Le monde de la physique quantique s’est longtemps confronté à un mystère persistant concernant les « métaux étranges ». Aujourd’hui, un nouvel éclairage se profile, offrant une perspective inattendue et innovante sur ces matériaux singuliers.
Le Center for Computational Quantum Physics (CCQ) du Flatiron Institute à New York, sous la direction d’Aavishkar Patel, a mis en lumière un mécanisme éclaircissant les propriétés distinctives des métaux étranges.
Dans une publication datant du 18 août dans la revue Science (Voir ci dessous références et abstract), A. Patel et son équipe dévoilent leur théorie sur ces métaux atypiques, apportant une réponse à l’un des plus grands défis de la physique de la matière condensée.
Le comportement étrange des métaux se retrouve dans de nombreux matériaux quantiques, y compris certains qui, moyennant de petites modifications, peuvent devenir des supraconducteurs (matériaux dans lesquels les électrons circulent avec une résistance nulle à des températures suffisamment basses). Cette relation suggère que la compréhension des métaux étranges pourrait aider les chercheurs à identifier de nouveaux types de supraconductivité.
La nouvelle théorie démontre pourquoi la résistivité électrique de ces métaux est proportionnelle à la température, même à des températures extrêmement basses. Ainsi, ces métaux résistent davantage à l’électron que les métaux conventionnels comme l’or ou le cuivre à température égale.
Elle repose sur la combinaison de deux propriétés des métaux étranges. Premièrement, leurs électrons peuvent s’enchevêtrer les uns dans les autres par la mécanique quantique, liant ainsi leurs avenits, et ils restent enchevêtrés même lorsqu’ils sont séparés fut-ce à grande distance. Deuxièmement, les métaux étranges présentent une disposition non uniforme des atomes, semblable à un patchwork.
« Cette interaction entre l’entrelacement et la non-uniformité est un phénomène inédit ; jamais considéré auparavant pour aucun matériau », précise Aavishkar Patel. Il ajoute que ce simple constat démontre que la complexité autrefois attribuée aux métaux étranges était mal orientée
Référence
Universal theory of strange metals from spatially random interactions
Many correlated electron systems, such as cuprates and heavy fermion materials, host an unusual type of metallic state called the strange metal. Strange metals have transport and thermodynamic properties with temperature dependences that differ from those of ordinary metals. Devising a theory that describes all of these properties correctly remains challenging. Patel et al. achieved this goal by introducing disorder in the coupling constants of a model of strongly interacting systems. —
Abstract
Strange metals—ubiquitous in correlated quantum materials—transport electrical charge at low temperatures but not by the individual electronic quasiparticle excitations, which carry charge in ordinary metals. In this work, we consider two-dimensional metals of fermions coupled to quantum critical scalars, the latter representing order parameters or fractionalized particles. We show that at low temperatures (T), such metals generically exhibit strange metal behavior with a T-linear resistivity arising from spatially random fluctuations in the fermion-scalar Yukawa couplings about a nonzero spatial average. We also find a T ln(1/T) specific heat and a rationale for the Planckian bound on the transport scattering time. These results are in agreement with observations and are obtained in the large N expansion of an ensemble of critical metals with N fermion flavors.
Cette particule encore peu connue en dehors des physiciens, est le muon Le muon est, selon le modèle standard de la physique des particules, une particule élémentaire de charge électrique négative. Une fois apparue elle est instable en ce sens qu’elle se désintègre radioactivment en quelques 2 millonieme de seconde. Le muon a pour spin 1/2 et a les mêmes propriétés physiques que l’électron, mise à part sa masse, 207 fois plus grande , C’est la raison pour laquelle on l’appelle parfois « électron lourd »). Les muons sont des fermions de la famille des leptons, comme les électrons et les taus. Les muons sont notés μ−. L’antimuon, l’antiparticule associée au muon, est notée μ+ et est chargée positivement.
De nombreuses expériences sont menées quotidiennement dans des accélérateurs de particules pour comprendre les propriétés exotiques des muons Au laboratoire national des accélérateurs Fermi (FermiLab) près de Chicago , les muons sont mis évidence grâce à des oscillations inattendues, aussi appelées moments magnétiques, qui pourraient perturber l’ensemble des connaissances dans la physique des particules.
Le muon y apparaît poussé par un type de matière et d’énergie encore complètement inconnu de la physique . Si le résultat s’avère correct, cette découverte représentera une réelle avancée dans la physique des particules depuis les 50 dernières années, lorsque les premières théories ont été développées.
L’expérience faite sur l’anneau Muon 2-g du FermiLab consiste en l’accélération et la collision de deux particules non élémentaires (ou composites) dans des conditions de champ magnétique intense et de très basses températures (-267 °C). Cette collision produit une force de 13 téraélectronvolts et l’apparition d’une particule, le muon, qui va osciller lorsqu’il se déplace au travers du champ magnétique. Une fois apparu, le muon est instable et va se désintégrer radioactivement en 2.2 millionièmes de seconde 6. Les muons sont également dotés d’un spin, qui leur procure une propriété d’oscillation sous l’effet d’un champ magnétique
Les chercheurs ayant mené les expériences au FermiLab ont remarqué que l’oscillation de ces muons était inhabituelle et déviait de ce que le modèle standard prédit. Celui-ci, développé en 1970, décrit 3 des 4 forces fondamentales existantes dans l’univers . Dans le modèle standard de la physique des particules, des calculs très stricts sur la façon dont les muons doivent se déplacer sont établis.
Par ailleurs, une hypothèse de la physique quantique soutient que les particules peuvent soudainement apparaître et influencer un élément avec lequel elles interagissent avant de disparaître à nouveau.
Le Sénat américain a adopté sa version de la loi sur l’autorisation de la défense nationale [National Defense Authorization Act ou NDAA lors d’un vote bipartite massif jeudi, après avoir rejeté la demande du sénateur Bernie Sanders de réduire de 10 % les dépenses militaires.
Seuls 11 sénateurs, dont Sanders (Indépendant-Vermont), ont voté contre l’adoption finale de la NDAA, qui autoriserait un montant record de 886 milliards de dollars de dépenses militaires pour l’année fiscale à venir, dont plus de 844 milliards de dollars pour le Pentagone et environ 32 milliards de dollars pour les programmes d’armement nucléaire du ministère de l’Energie.
Le Congressional Budget Office a estimé au début du mois que les forces nucléaires américaines coûteraient à la nation 756 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, soit plus de 75 milliards de dollars par an. À titre de comparaison, le plan d’annulation de la dette étudiante, refusé par la Cour suprême le mois dernier, aurait coûté 30 milliards de dollars par an sur dix ans, selon le ministère de l’Education.
Russie
Selon un document du gouvernement examiné par l’agence de presse Reuters, la Russie aurait doublé son objectif de dépenses de défense pour 2023, à plus de 90 milliards d’euros, soit un tiers de toutes les dépenses publiques.
Entre 2011 et 2022, la Russie a consacré un minimum de 13,9 % et un maximum de 23 % de son budget à la défense. Depuis le début de l’année, la Russie a déjà dépensé 57,4 % du nouvel objectif budgétaire de dépenses de défense, selon le document.
France
Après plusieurs semaines de débats, la loi de programmation militaire 2024-2030 a été définitivement adoptée par le Parlement ce jeudi 13 juillet. Le texte prévoit une enveloppe de 413,3 milliards d’euros sur 7 ans pour les armées.
Conclusion
Etats-Unis: Environ 870 milliards de dollars de dépenses militaires pour 2024 Russie: Environ 90 milliards d’euros pour 2024 France: Environ 60 milliards d’euros pour 2024
Les ondes gravitationnelles ont été prédites et décrites théoriquement par Albert Einstein de 1916 à 1918 par analogie avec l’émission et la propagation des ondes lumineuses dans un champ électromagnétique lorsque l’on agite une charge.Ce sont des ondes se propageant dans le tissu élastique de l’espace-temps dont les déformations et la courbure sont gouvernées par les équations de la relativité générale. Elles se propagent à la vitesse de la lumière en transportant de l’énergie. On peut les comparer à des déformations due à la propagation des ondes à la surface de l’eau lorsqu’on y jette un caillou.
On a commencé à penser sérieusement à partir des années 1960 qu’il devait être possible de développer une astronomie gravitationnelle prometteuse car les ondes gravitationnelles sont très pénétrantes et elles peuvent nous renseigner sur des phénomènes astrophysiques extrêmes que l’on trouve associés à des astres compacts comme les étoiles à neutrons et les trous noirs mais aussi le Big Bang.
Les projets Ligo et Virgo
La découverte en 1974 d’un premier pulsar binaire par Russell Hulse et Joseph Taylor (prix Nobel 1993) a permis de démontrer indirectement l’existence de ces ondes mais il restait à construire des instruments capables de les détecter directement. C’est ainsi que sont nés les projets d’interféromètre Ligo, aux États-Unis, et Virgo en Europe.
Les signaux reçus des deux interféromètres sont encore peu nombreux, faibles et difficiles à interpréter . Par contre ils font apparaître un phénomène que ne soupçonnaient pas initialement les physiciens et qui a été nommé mémoire gravitationnelle.
Ce terme signifie que les particules qui vibrent dans les ondes gravitationnelles ne retournent jamais à leur position de départ. Elles se trouvent très faiblement déplacées et d’une façon continue. Ceci est attribué au fait que l’espace temps qui conjugue les trois dimensions de l’espace et la dimension du temps est en permanence allongé dans ces trois dimensions et rétréci dans la dimension du temps, le tout du fait de l’onde gravitationnelle .
Ces dernières années les cosmologistes David Garfinkle de l’Université d’Oakland et Andrew Strominger à Harvard ont décidé de mettre cette mémoire en évidence. En cas de succès, selon eux, les conséquences scientifiques de cette découverte seraient considérables. La mémoire gravitationnelle en résultant ferait apparaire une symétrie jusqu’ici cachée qui imprégnerait l’ensemble de l’univers. De plus la théorie de la gravité quantique censée faire la synthèse entre la Relativité générale d’Einstein et la mécanique quantique, y trouverait des bases solides.
Rappelons que la gravité quantique est une branche de la physique théorique tentant d’unifier la mécanique quantique et la relativité générale. Une telle théorie permettrait notamment de comprendre les phénomènes impliquant de grandes quantités de matière ou d’énergie sur de petites dimensions spatiales, tels que les trous noirs ou l’origine de l’Univers.
L’approche générale utilisée pour obtenir une théorie de la gravité quantique est d’examiner les symétries et indices permettant de combiner la mécanique quantique et la relativité générale en une théorie globale unifiée.
Pour en savoir plus
[Submitted on 10 May 2022 (v1), last revised 22 Feb 2023 (this version, v2)]
Black-hole ringdown as a probe of higher-curvature gravity theories
Detecting gravitational waves from coalescing compact binaries allows us to explore the dynamical, nonlinear regime of general relativity and constrain modifications to it. Some of the gravitational-wave events observed by the LIGO-Virgo Collaboration have sufficiently high signal-to-noise ratio in the merger, allowing us to probe the relaxation of the remnant black hole to its final, stationary state – the so-called black-hole ringdown, which is characterized by a set of quasinormal modes. Can we use the ringdown to constrain deviations from general relativity, as predicted by several of its contenders? Here, we address this question by using an inspiral-merger-ringdown waveform model in the effective-one-body formalism, augmented with a parametrization of the ringdown based on an expansion in the final black hole’s spin. We give a prescription on how to include in this waveform model, the quasinormal mode frequencies calculated on a theory-by-theory basis. In particular, we focus on theories that modify general relativity by higher-order curvature corrections, namely, Einstein-dilaton-Gauss-Bonnet (EdGB), dynamical Chern-Simons (dCS) theories, and cubic- and quartic-order effective-field-theories (EFT) of general relativity. We use this parametrized waveform model to measure the ringdown properties of the two loudest ringdown signals observed so far, GW150914 and GW200129. We find that while EdGB theory cannot be constrained with these events, we can place upper bounds on the fundamental lengthscale of cubic- (ℓcEFT⩽38.2 km) and quartic-order (ℓqEFT⩽51.3 km) EFTs of general relativity, and of dCS gravity (ℓdCS⩽38.7 km). The latter result is a concrete example of a theory presently unconstrained by inspiral-only analyses which, however, can be constrained by merger-ringdown studies with current gravitational-wave data.
Jésus avait une femme, qu’il préférait à ses disciples, tous des hommes. C’est ce qu’affirme le gnosticisme.
Le courant de pensée gnostique a été profondément influencé par la pensée philosophique et religieuse du monde grec. Ses premières manifestations sont antérieures à la naissance du christianisme. Son fondateur, Simon le Mage, n’était pas chrétien. Ce n’est qu’ultérieurement, au deuxième siècle de notre ère, que le gnosticisme est devenu l’un des courants hérétiques du christianisme. Il a donné naissance à de nombreux textes dont l’Évangile de Philippe qui date au plus tôt des années 150 après J.-C., et l’Évangile de Thomas qui suscite aujourd’hui beaucoup de curiosité .
On ne sait pas trop quand est apparu le gnosticisme. C’est un courant de pensée profondément influencé par la pensée philosophique et religieuse du monde grec. Ses premières manifestations sont antérieures à la naissance du christianisme. Son fondateur, Simon le Mage, n’était pas chrétien. Ce n’est qu’ultérieurement, au deuxième siècle de notre ère, que le gnosticisme est devenu l’un des courants hérétiques du christianisme. Il a donné naissance à de nombreux textes dont l’Évangile de Philippe qui date au plus tôt des années 150 après J.-C., et l’Évangile de Thomas qui suscite aujourd’hui beaucoup de curiosité et de fascination.
De fait, l’Évangile de Philippe fait référence à Myriam de Magdala (Marie-Madeleine) et la présente comme la compagne de Jésus. Il dit d’abord (sentence 32)
: « Trois marchaient toujours avec le Seigneur : Marie, sa mère, et la sœur de celle-ci, et Myriam de Magdala que l’on nomme sa compagne, car Myriam est sa mère, sa sœur et sa compagne ».
Et quelques pages plus loin (sentence 55), il précise : « Le Seigneur aimait Myriam (c’est-à-dire Marie-Madeleine) plus que tous les disciples et il l’embrassait souvent sur la bouche. Les autres disciples le virent aimant Myriam et lui dirent “Pourquoi l’aimes-tu plus que nous ?”. Le Sauveur répondit “Comment se fait-il que je ne vous aime pas autant qu’elle ?” ».
Nous allons tenter de comprendre comment l’Évangile de Philippe a pu rapporter ces propos et de quelle manière on peut les éclairer. Cela permettra, sinon de conclure que Jésus avait une compagne, du moins de découvrir certains aspects de la pensée gnostique.
Qui était Marie-Madeleine ?
Peut-on déjà dire, d’après les Évangiles canoniques, que Marie-Madeleine a une place particulière auprès de Jésus ? Marie (dite Madeleine) faisait partie des femmes de Galilée qui suivaient Jésus et l’assistaient de leurs biens, par gratitude pour une guérison obtenue. Le surnom de Madeleine, accordé à Marie signifie probablement qu’elle était originaire de Magdala . Jésus l’avait libérée de sept démons, ce qui ne signifie pas forcément qu’elle était une pécheresse.
Marie-Madeleine était-elle également Marie de Béthanie (la sœur de Lazare et de Marthe qui écoute religieusement Jésus pendant que Marthe s’affaire à lui préparer un repas) ou encore la pécheresse anonyme qui essuie les pieds de Jésus avec ses cheveux) ?
On peut en douter. L’Évangile de Jean distingue soigneusement Marie-Madeleine de Marie de Béthanie. Et on ne peut pas davantage identifier Marie-Madeleine à la pécheresse de Luc car lorsque Luc la présente , il ne fait aucun lien avec sa pécheresse. Les trois femmes étaient donc vraisemblablement distinctes. Pourtant, par la suite, elles ont souvent été confondues. C’est pourquoi on a fait de Marie-Madeleine l’archétype de la pécheresse (peut-être même de la prostituée) repentante et pardonnée.
Ce qui est clair en tout cas, c’est que les Évangiles donnent une grande place à Marie-Madeleine. Elle fait partie des femmes qui assistent à la crucifixion de Jésus et découvrent le tombeau vide. De plus, et surtout, selon Matthieu, Marc et Jean, Marie-Madeleine figure parmi les femmes qui, les premières, reçoivent l’annonce de la résurrection, avant les disciples. Selon l’Évangile de Jean, elle a même eu le privilège d’assister à la première apparition de Jésus en personne C’est elle qui va ensuite annoncer la résurrection du Christ aux disciples, en particulier à Pierre.
Ce n’est pas un hasard. Le récit de l’Évangile de Jean est très attentif aux préséances au moment de la résurrection car elles sont significatives du rang qui, dans l’Église primitive, devait être accordé à Pierre et à Jean (le disciple que Jésus aimait), ainsi qu’à Marie-Madeleine, à qui il a voulu donner une place prépondérante.
Marie-Madeleine a une place fondamentale et même première, y compris par rapport à Pierre, ce qui est révélateur des conflits entre le courant du christianisme « orthodoxe » (représenté par Pierre) et le courant gnostique (représenté par Marie-Madeleine).
Donnons quelques exemples. Dans l’Évangile de Thomas, « Simon Pierre dit aux disciples : que Marie (Madeleine) sorte de parmi nous, car les femmes ne sont pas dignes de la Vie ». Dans la Pistis Sophia, Pierre se fâche parce que Jésus dialogue principalement avec Marie-Madeleine. Dans les Dialogues du Sauveur, Marie-Madeleine fait partie, avec Jude et Matthieu, du petit groupe qui reçoit une instruction particulière du Seigneur et elle est louée comme une femme qui « connaît le Tout ». Enfin, dans l’Évangile de Marie (Marie étant Marie-Madeleine et non Marie, mère de Jésus), Marie-Madeleine est très clairement privilégiée par rapport à Pierre à qui elle doit tout expliquer. « Pierre dit : “Est-il possible que le Maître se soit entretenu ainsi avec une femme ? […] L’a-t-il vraiment choisie et préférée à nous ?”. Alors Marie pleura […]. Lévi prit la parole et dit “Pierre, tu as toujours été un emporté ; je te vois maintenant t’acharner contre la femme, comme font nos adversaires. Pourtant si le Maître l’a rendue digne, qui es-tu pour la rejeter ? Assurément le Maître la connaît très bien, il l’a aimée plus que nous.” »
Donc, de deux choses l’une. Ou bien Marie-Madeleine a effectivement eu une place importante dans le christianisme primitif des années 40 à 50 après J.-C. mais ce rôle a été ensuite minimisé par l’Église officielle (sauf par le courant johannique). Ou bien le gnosticisme, pour des raisons qu’il faudra essayer de comprendre, a voulu lui « créer » un rôle primordial en dépit du fait qu’elle était femme ou peut-être, justement parce qu’elle était une femme.
Rappelons que l’Évangile de Philippe a été écrit plus de cent vingt ans après la mort de Jésus.
La mise à jour bi-mensuelle du rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la pandémie mondiale de COVID-19 révèle qu’au cours des quatre dernières semaines, le nombre d’infections a augmenté de 80 pour cent et qu’ont été signalé 1,5 million de nouveaux cas de COVID-19.
La plupart de ces cas proviennent de la Corée du Sud, qui constitue une exception, non pas en ce qui concerne l’intensité de la pandémie mais par le sérieux de la collecte et de la communication de statistiques à ce sujet. L’OMS met en garde: «Actuellement, les cas signalés ne représentent pas exactement les taux d’infection en raison de la réduction des tests et de la notification à l’échelle mondiale. Le nombre cumulé de cas signalés à l’OMS approche les 770 millions.
Par ailleurs le nombre de décès approche les sept millions. Toutefois, si l’on tient compte des décès non signalés dans les pays dont le système d’information sanitaire est insuffisant, l’estimation acceptée atteint le chiffre de 24,6 millions de décès, soit 3,5 fois plus que les chiffres officiels.
La version EG.5 du virus, surnommée Eris par certains scientifiques, est actuellement la plus scrutée car elle pourrait être porteuse du rebond. Les rassemblements estivaux et la baisse d’immunité peuvent aussi jouer, selon certains experts.
Ce sous-variant Eris de la famille Omicron, membre du lignage XBB, semble plus transmissible que d’autres en circulation – probablement sous l’effet de nouvelles mutations génétiques -, et peut-être plus capable d’échapper aux défenses immunitaires.
« On l’a identifié en Inde, mais aussi dans d’autres pays d’Asie, en Amérique du Nord, en Europe, où il tend à supplanter les précédentes souches dominantes », selon Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève.
À ce stade,les preuves disponibles ne suggèrent pas que l’EG.5 présente des risques supplémentaires pour la santé publique par rapport aux autres lignées descendantes d’Omicron en circulation. Mais le risque demeure qu’un variant plus dangereux émerge et provoque une hausse soudaine des cas et des décès »,
Concernant l’émergence de ce dernier variant, EG5 (responsable de 17 pour cent de tous les cas dans le monde), et d’autres souches fortement mutées, Tedros Adhanom Ghebreyesus , responsable de l’OMS, a mis en garde: «Le risque d’émergence d’un variant plus dangereux qui pourrait provoquer une augmentation soudaine du nombre de cas et de décès demeure… Aujourd’hui, sur les conseils du comité de surveillance, je publie des recommandations permanentes à l’intention des pays dans sept domaines majeurs. Ces recommandations renforcent les conseils que l’OMS a donnés aux pays dans son plan stratégique de préparation et de riposte au COVID-19 publié en mai.
Ces recommandations comprennent le suivi et le dépistage du COVID-19 dans la population, la mise en œuvre de mesures visant à réduire le risque de transmission, la collaboration avec les agences nationales de santé publique pour suivre les nouvelles souches, l’établissement de rapports sur l’efficacité des vaccins et la réalisation de recherches essentielles pour comprendre les causes et le traitement des syndromes post-viraux. En outre, j’ai demandé que soient communiquées les tendances en matière de taux d’infection, de gravité de la maladie et de décès »
Situation aux États-Unis
Pour s’assurer que les citoyens oublient le COVID, l’administration Biden et le Congrès ont systématiquement mis fin à toutes les dépenses publiques consacrées au dépistage et à la vaccination, ce qui signifie qu’une personne devra dépenser en moyenne 11 dollars pour chaque test rapide à domicile du COVID-19 et débourser entre 110 et 130 dollars pour les derniers vaccins contre le COVID, même si cette personne est sans emploi et est à peine capable de subsister sur le plan économique.
Selon les données sur les eaux usées de Biobot Analytics, https://biobot.io/ qui est devenue la principale source de suivi du COVID, la vague qui a commencé à la mi-juin s’est poursuivie dans tout le pays, avec une augmentation massive des nouveaux cas au cours de la deuxième moitié du mois de juillet.
Dans tout le pays, les niveaux de SARS-CoV-2 dans les eaux usées ont été multipliés par 2,5 par rapport à leur niveau le plus bas en juin. Plus récemment, les hospitalisations et les admissions dans les unités de soins intensifs ont augmenté, confirmant les données relatives aux concentrations détectées dans les eaux usées. Des résultats similaires en provenance d’Italie et du Royaume-Uni confirment les dangers de l’inaction face au SRAS-CoV-2.
Un rapport publié dans Fortune révèle que dans tout le pays, l’absentéisme des élèves a augmenté à un rythme record. Nombre de ces élèves invoquent la maladie, la détresse économique et un environnement scolaire hostile, conséquence du manque de personnel dans les écoles, ainsi qu’un sentiment général d’anxiété et de dépression au sein de la communauté, qui fait que les écoles semblent moins accueillantes.
Outre la crise sociale qui frappe les écoles en raison du sous-financement chronique et des bas salaires des enseignants et du personnel auxiliaire, l’impact de l’infection et de la réinfection sur le bien-être des jeunes est un élément négatif majeur. Dans une étude du Lancet publiée en juillet, les chercheurs ont constaté que les déficits cognitifs consécutifs à l’infection par le SRAS-CoV-2 étaient détectables près de deux ans plus tard dans un sous-ensemble de personnes étudiées.
Parmi les enfants et les adolescents atteints de COVID longue durée, des troubles graves du sommeil, de la fatigue extrême à l’effort, des difficultés à se souvenir, de l’incapacité à trouver les mots justes ou à travailler avec les chiffres et les nombres étaient fréquents. Ils se sont également plaints de bourdonnements d’oreilles persistants, d’étourderie, de douleurs thoraciques et de douleurs articulaires.
Une récente étude de population menée en Australie auprès de personnes fortement vaccinées a révélé qu’une personne interrogée sur cinq déclarait des symptômes de COVID longue durée trois mois après une infection confirmée du variant Omicron. Une autre étude réalisée par des chercheurs de l’Institut national de la santé (NIH) indique que le syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS), qui se traduit par une accélération du rythme cardiaque, des vertiges, une faiblesse et des troubles cognitifs en position assise ou debout, peut apparaître six à huit mois après une infection au COVID-19.
L’annonce de la fin de la pandémie était motivée par des décisions politiques basées uniquement sur les intérêts économiques . Non seulement la pandémie de COVID se poursuit à un rythme dangereux, faisant planer la perspective d’un virus évoluant de manière à échapper à tous les vaccins et traitements disponibles mais elle engendre également une invalidité chronique de masse à laquelle les agences de santé publique et l’ensemble de l’appareil politique tournent le dos. C’est le cas notamment en ce qui ce que l’on nomme le Covid Long
Pour en savoir plus sur le Covid Long, voir LE TEMPS
La matière noire sera-t-elle oubliée? Malgré des centaines de chercheurs et de colossaux investissements, les hypothétiques particules censées la composer n’ont jamais été découvertes. Si bien que certains astrophysiciens privilégient des théories alternatives comme la théorie MOND (théorie de la dynamique newtonienne modifiée), énoncée dans les années 1980 par le physicien israélien Mordehai Milgrom. Selon ce dernier, les équations de Newton ne sont plus valables lorsque les accélérations deviennent très faibles. Il introduit alors une faible modification de ces équations : l’accélération décroît en 1/r et non 1/r² ‘est une des versions de cette théorie, AQUAL qui semble aujourd’hui validée par des résultats obtenus par Kyu-Hyun Chae, de l’université Sejong de Séoul, en Corée du Sud.
Kyu-Hyun Chae a analysé les données astrométriques du satellite Gaia, de l’Agence spatiale européenne (ESA), chargé de cataloguer le mouvement de centaines de millions d’étoiles de la Voie lactée. Il s’est plus particulièrement intéressé aux interactions à laquelle se livrent les étoiles binaires à longue période entre elles.
Ces couples stellaires, où les deux astres sont suffisamment distants l’un de l’autre, constituent un choix particulièrement judicieux pour tester les théories MOND, explique l’astronome à Sciences et Avenir que nous remercions pour cet article
« La dynamique des orbites binaires n’est pas affectée par la matière noire (si son existence était prouvée) et la gravité peut donc être testée directement dans la limite des faibles accélérations avec ces étoiles. En effet, l’espace entre les deux étoiles est si petit que la quantité de matière noire qui pourrait s’y trouver est tout à fait négligeable. La version 3 du catalogue Gaia fournit des mesures très précises des vitesses et des distances projetées dans le ciel pour un grand nombre de binaires. Il s’agit d’un ensemble de données sans précédent. C’est pourquoi, avec d’autres chercheurs, nous les utilisons pour tester la gravité. »
Pour son travail, Kyu-Hyun Chae a recensé plus de 20.000 couples d’étoiles situées jusqu’à une distance de 650 années-lumière de la Terre.
D’après son étude, publiée dans la revue The Astrophysical Journal, dont on trouvera ci-dessous les références et l’abstract, lorsque deux étoiles tournent l’une autour de l’autre avec des accélérations inférieures à environ un nanomètre par seconde carré, elles commencent à s’écarter de la prédiction de la loi universelle de la gravitation de Newton et de la relativité générale. L’accélération observée est en effet d’environ 30 à 40 % supérieure aux prédictions.
A gauche : un système d’étoiles doubles. Crédit : Wikipedia. A droite : Anomalies gravitationnelles observées dans 20.000 binaires. Crédit : Kyu-Hyun Chae.
L’amplification de l’accélération mesurée correspond bien aux prédictions de la théorie MOND. Plus exactement, elle est en accord avec la théorie AQUAL qui « a été proposée juste après MOND et qui est une théorie lagrangienne spécifique de la gravité modifiée« selon Kyu-Hyun Chae.
Mieux, pour rendre compte correctement du facteur d’amplification de l’accélération, il faut également compter sur l‘effet de champ externe (EFE) qui stipule que les mouvements d’un objet dans le cosmos ne doivent pas seulement dépendre de la masse de cet objet mais aussi de l’attraction gravitationnelle de toutes les autres masses de l’Univers. Il s’agit d’une autre prédiction de MOND qui entre en totale contradiction avec le principe d’équivalence d’Einstein, lequel affirme que tous les corps soumis à un même champ gravitationnel tombent à la même vitesse dans le vide. Et donc que le mouvement des étoiles dans une galaxie doit être indépendant d’un champ gravitationnel uniforme externe.
Référence
Breakdown of the Newton–Einstein Standard Gravity at Low Acceleration in Internal Dynamics of Wide Binary Stars
A gravitational anomaly is found at weak gravitational acceleration gN ≲ 10−9 m s−2 from analyses of the dynamics of wide binary stars selected from the Gaia DR3 database that have accurate distances, proper motions, and reliably inferred stellar masses. Implicit high-order multiplicities are required and the multiplicity fraction is calibrated so that binary internal motions agree statistically with Newtonian dynamics at a high enough acceleration of ≈10−8 m s−2. The observed sky-projected motions and separation are deprojected to the 3D relative velocity v and separation r through a Monte Carlo method, and a statistical relation between the Newtonian acceleration gN ≡ GM/r2 (where M is the total mass of the binary system) and a kinematic acceleration g ≡ v2/r is compared with the corresponding relation predicted by Newtonian dynamics. The empirical acceleration relation at ≲10−9 m s−2 systematically deviates from the Newtonian expectation. A gravitational anomaly parameter δobs−newt between the observed acceleration at gN and the Newtonian prediction is measured to be: δobs−newt = 0.034 ± 0.007 and 0.109 ± 0.013 at gN ≈ 10−8.91 and 10−10.15 m s−2, from the main sample of 26,615 wide binaries within 200 pc. These two deviations in the same direction represent a 10σ significance. The deviation represents a direct evidence for the breakdown of standard gravity at weak acceleration. At gN = 10−10.15 m s−2, the observed to Newton-predicted acceleration ratio is . This systematic deviation agrees with the boost factor that the AQUAL theory predicts for kinematic accelerations in circular orbits under the Galactic external field.
Selon les dernières données officielles publiées cette semaine, les exportations chinoises ont chuté de 14,5 pour cent en juillet par rapport à l’année précédente. Cette chute, la plus importante depuis le début de la pandémie de COVID-19 au début de l’année 2020, n’est qu’un des indices économiques qui confirment les difficultés de la deuxième économie mondiale et du premier exportateur.
Les exportations chinoises ont diminué de 12,4 pour cent au cours de chacun des trois derniers mois, chutant de 12,4 pour cent. Les importations ont également chuté de 12,4 pour cent en juillet et de 6,8 pour cent en juin, reflétant à la fois une baisse des dépenses de consommation et une contraction de la demande d’importation de matière première et autres entrants de la part des fabricants.
Certes, les chiffres officiels de l’inflation publiés hier montrent que, contrairement à une grande partie du reste du monde, les prix sont globalement en baisse en Chine. L’indice des prix à la consommation a baissé de 0,3 pour cent en glissement annuel en juillet, alors qu’il était resté stable en juin. L’indice des prix à la production, qui mesure le prix des marchandises à la sortie de l’usine, a encore baissé de 4,4 pour cent en juillet.
Mais ceci n’est pas bon signe. La chute des prix est une preuve supplémentaire du fait que le rebond attendu des dépenses de consommation à la suite de la levée par le gouvernement de la quasi-totalité des restrictions COVID-19 au début de l’année ne s’est pas produit. Tout au long de l’année, la Chine s’est trouvée au bord de la déflation, un indicateur de stagnation économique.
Le régime du Parti communiste chinois (PCC) s’est fixé un objectif modeste de croissance économique de 5 pour cent. il s’agirait de la croissance la plus faible depuis 1990. Même l’objectif de 5 pour cent est aujourd’hui remis en question. La croissance du deuxième trimestre de cette année a été de 6,3 pour cent par rapport à la même période de l’année dernière, alors que les principaux centres de production, tels que Shanghai, étaient sous le coup des mesures entreprises pour combattre le COVID-19.
Le président chinois Xi Jinping et les dirigeants du PCC sont manifestement préoccupés par l’état de l’économie, notamment en raison des risques de troubles sociaux. Lors de sa réunion du mois dernier, le Politburo du PCC a admis que l’économie avait fait des « progrès tortueux » depuis la levée des restrictions due au COVID-19. Il a promis « d’optimiser concrètement l’environnement de développement des entreprises privées », en réduisant les restrictions imposées aux promoteurs immobiliers et autres sociétés privées.
Le déclin des exportations chinoises et le ralentissement économique ne sont pas seulement le résultat d’une faible croissance mondiale et d’un commerce mondial chancelant, mais aussi de la guerre économique menée par les États-Unis pour détruire l’économie chinoise et, en particulier, paralyser ses industries de haute technologie. Le président américain Joe Biden a non seulement maintenu les droits de douane punitifs imposés à la Chine par son prédécesseur Trump, mais il a aussi considérablement élargi la portée des interdictions imposées aux entreprises chinoises de haute technologie et à la vente de puces informatiques de pointe et d’équipements de fabrication de puces à la Chine, au nom de la « sécurité nationale ».
Biden a intensifié l’attaque contre les industries chinoises de haute technologie en signant des mesures visant à interdire aux entreprises américaines et aux sociétés de capital-risque d’investir dans des sociétés chinoises impliquées dans des technologies de pointe, notamment dans le développement de semi-conducteurs, d’ordinateurs quantiques et de certaines applications de l’intelligence artificielle.
Loin d’être étroitement ciblées, comme le prétend Washington, les interdictions ont une portée considérable et sont conçues pour paralyser la capacité de la Chine à concurrencer les applications commerciales et militaires de haute technologie. De plus, comme pour les interdictions précédentes, les États-Unis font pression sur leurs alliés d’Europe et d’Asie pour qu’ils leur emboîtent le pas.
Washington considère la Chine comme la principale menace à son hégémonie mondiale et ne reculera devant rien, y compris la guerre, pour faire céder Pékin. Le fait même que la guerre économique menée par lui le soit au nom de la « sécurité nationale » laisse penser que les États-Unis se préparent rapidement à un conflit militaire avec la Chine, alors même qu’ils intensifient la guerre contre la Russie.
Face à l’incertitude croissante créée par la guerre économique américaine, les entreprises mondiales diversifient de plus en plus leurs bases de production dans ce que l’on appelle la « Chine plus un » The “China Plus One” strategy refers to a business strategy adopted by companies, especially multinational corporations, to diversify their production and supply chain activities by adding an alternative manufacturing or sourcing location to China.— en d’autres termes, elles conservent certaines usines en Chine, en particulier pour l’énorme marché chinois, tout en délocalisant une grande partie de la production ailleurs. Bien que de nombreux facteurs soient sans doute en jeu, les exportations chinoises vers les États-Unis ont chuté de 23 pour cent d’une année sur l’autre en juillet, alors que les exportations vers les États-Unis en provenance du Mexique, du Canada, du Viêt Nam et d’autres pays ont fortement augmenté.
Le ralentissement économique de la Chine génère indubitablement de vives tensions sociales et politiques. Le tournant du PCC vers la restauration capitaliste à partir de 1978 reposait idéologiquement sur l’affirmation que le marché élèverait le niveau de vie de l’ensemble de la population. À l’apogée de l’expansion économique chinoise, l’appareil du PCC considérait qu’une croissance économique de 8 pour cent était la référence pour un taux d’emploi élevé et la stabilité sociale.
Aujourd’hui, l’objectif de croissance économique est de 5 pour cent et le chômage augmente. Le taux officiel de chômage urbain pour le mois de juillet était de 5,4 pour cent, mais ce chiffre n’inclut pas les très nombreux migrants internes des zones rurales — environ 280 millions de travailleurs — qui affluent vers les villes pour y trouver une main-d’œuvre bon marché dans les secteurs de la fabrication et de la construction. Les travailleurs migrants sont traités comme des citoyens de seconde zone, qui n’ont pas droit aux services essentiels dans les villes où ils travaillent et sont les premiers à être licenciés.
Le chômage des jeunes en milieu urbain est bien plus élevé, atteignant un taux record de 21,3 pour cent pour les 16-24 ans en juin, selon les statistiques officielles. Cependant, de nombreux jeunes, en particulier les millions de nouveaux diplômés de l’université, abandonnent tout simplement le marché du travail, ou « s’allongent pour ne rien faire » selon l’expression chinoise, malgré les exhortations du gouvernement à accepter n’importe quel emploi subalterne et mal rémunéré. Zhang Dandan, économiste à l’université de Pékin, a estimé que le taux de chômage réel des jeunes en mars pourrait avoir atteint 46,5 pour cent. Et c’est sans compter la situation dans les zones rurales.
L’aliénation des jeunes est alimentée par l’énorme fossé social entre les riches et les pauvres généré par les processus de restauration capitaliste. Alors que le nombre de milliardaires en dollars en Chine n’a parfois été dépassé que par celui des États-Unis, de larges pans de la population luttent pour survivre avec des revenus très faibles. En 2020, le premier ministre chinois Li Keqiang a déclaré que 600 millions de personnes vivaient avec moins de 1 000 yuans (143 dollars américains) par mois, soit moins de 5 dollars par jour.
Le président Xi, qui est conscient des tensions sociales explosives qui se développent, a fait de la « prospérité commune » un slogan clé de son troisième mandat, faisant pression sur l’oligarchie des entreprises pour qu’elle contribue à l’enrichissement de la société, tout en se vantant d’avoir mis fin à la pauvreté absolue en Chine. Si l’extraordinaire expansion économique de la Chine a permis d’améliorer le niveau de vie d’une grande partie de la population, des inégalités sociales flagrantes subsistent et le sort des pauvres s’aggrave à mesure que l’économie s’effondre. La réaction de l’appareil bureaucratique du PCC a été d’exiger que les médias donnent une tournure positive aux mauvaises nouvelles économiques et de censurer les vidéos et les images de pauvreté terrible apparaissant sur les médias sociaux.
Le marasme économique et les tensions sociales qui se développent en Chine ne sont qu’une expression de l’aggravation de la crise du capitalisme à l’échelle internationale, y compris aux États-Unis. En outre, dans une économie mondiale qui a été profondément intégrée par les processus de production mondialisée au cours des quatre dernières décennies, les mesures de guerre commerciale prises par les États-Unis pour exacerber l’effondrement de l’économie chinoise seront mal ressenties d’une manière ou d’une autre.
Les mesures de relance chinoises prises à la suite de la crise financière mondiale de 2008-2009 ont joué un rôle crucial dans la reprise de l’économie mondiale, tout comme les exportations chinoises pendant la période initiale de la pandémie de COVID-19. Aujourd’hui, alors que l’économie mondiale ralentit dans un contexte d’instabilité financière croissante, la Chine, couverte de dettes et qui est confrontée à une guerre commerciale punitive de la part des États-Unis, n’est plus en mesure de jouer le même rôle.
Nous ajouterons pour notre part que le réchauffement climatique prévu pour les prochaines années ne fera accroître les difficultés chinoises. Une grande partie du territoire agricole actuel se désertifiera, tandis que le débit des fleuves nourriciers (énumérés ci-dessous) se rétrécira
Nommé GRB 221009A, ce sursaut gamma a rayonné en quelques dizaines de secondes une énergie supérieure à celle produite par le soleil durant les dix milliards d’années de son existence .
GRB 221009A aussi connu sous le nom de Swift J1913.1+1946 a été conjointement découvert par le Neil Gehrels Swift Observatory et le Fermi Gamma-ray Space Telescope en octobre 2022. Sa distance a été estimée à 2,4 milliards d’années-lumière. Il proviendrait de la constellation Sagitta et a duré 10 heures. Il a saturé les détecteurs de rayons gamma de la plupart des observatoires spatiaux, ce qui lui a valu le surnom de The boat « brightest of all time”.
Si les rayons gamma avaient été dirigés directement vers la Terre, ils auraient détruit une partie significative de l’atmosphère terrestre, notamment la couche d’ozone qui la protège desrayons cosmiques. Les conséquences sur la vie terrestre sont encore mal étudiées, mais elles auraient été considérables.
Il est étonnant de voir l’indifférence avec laquelle a été perçu cet évènement dans le grand public
Quand deux trous noirs entrent en collision au plus lointain de l’univers, ils émettent un court instant des ondes gravitationnelles. Celles-ci peuvent aujourd’hui être reçues et observées dans les deux détecteurs mis en place à cette fin, en Amérique Ligo Laser Interferometer Gravitational Wave Observatory et Virgo en Italie,
Les signaux reçus sont peu nombreux et très faibles. Par contre ils font apparaître un phénomène que ne soupçonnaient pas initialement les physiciens et qui a été nommé mémoire gravitationnelle. Ce terme signifie que les particules qui vibrent dans les ondes gravitationnelles ne retournent jamais à leur position de départ. Elles se trouvent très faiblement déplacées. Ceci est attribué au fait que l’espace temps qui conjugue les trois dimensions de l’espace et celle du temps est en permanence allongé sur ces trois dimensions et comprimé par celle du temps, ceci du fait de l’onde gravitationnelle
L’hypothèse d’une trace permanente dans l’espace temps laissée par le passage des ondes gravitationnelle a laissé longtemps les scientifiques sceptiques jusqu’à ce qu’elle soit confirmée par les interféromètres.
En relativité générale, les trous noirs sont désignés par deux nombres, leur masse et leur spin. Les paramètres supplémentaires sont nommés des cheveux (hairs) ) Si les chercheurs ne trouvent pas assez de cheveux, cela confirmerait la relativité d’Einstein, mais serait inquiétant pour les projets de gravité quantique. Ceux-ci postulent l’existence de particules quantiques dites soft particules identiques sinon voisines aux soft particules