08/10/2023 La Russie, « Etat-civilisation »

Vladimir Poutine prend plus souvent la parole que ne le rapportent les médias occidentaux. Le thème principal qui l’inspire consiste à opposer la Russie, « Etat-civilisation » à un Occident , représenté par les Etats-Unis , seulement intéressé par des guerres incessantes visant à s’approprier les ressources des autres Etats et en faire politiquement de véritables colonies.

Avec la guerre en Ukraine, la confrontation idéologique entre la Russie Etat-civilisation et un Occident accusé de vouloir lui imposer des valeurs qui lui sont étrangères, atteint son paroxysme. Ceci conduit Vladimir Poutine à magnifier la Russie et refuser son assimilation par un Occident qui ne représente aucun des idéaux qui sont les siens.

Il en résulte que la population russe profonde qui comprend semble-il dans sa majorité ce message, continue à accepter les morts et les privations résultant de cette guerre.

Dans sa brève intervention prononcée le 22 août 2022 à l’occasion de la « journée du drapeau« , Vladimir Poutine a souligne que cet emblème « symbolise notre foi dans les valeurs traditionnelles auxquelles nous ne renoncerons jamais ». « Le désir de vivre selon notre volonté, de choisir notre propre voie et de la suivre, est désormais constitutif du code génétique de notre peuple« . Cette notion de code est présente depuis longtemps dans son discours. En janvier 2012, alors que beaucoup d’opposants contestent son retour au Kremlin, Poutine a évoqué, dans une tribune consacrée à la « question nationale« , l’identité russe, caractérisée par un « autre code culturel« , que « l’on a tenté et que l’on tente de casser » et qu’il faut donc « préserver, renforcer et nourrir« . 

L’idée d’une Russie « État-civilisation » est abondamment propagée ces dernières années par le discours officiel. Dans un entretien, diffusé en mai 2020, Vladimir Poutine parle de la Russie, « non seulement comme un pays, mais comme une civilisation distincte grâce à ses riches traditions, à son caractère multiethnique, à ses nombreuses cultures et confessions« . C’est également en mai 2020 que Nikolaï Patrouchev, secrétaire du conseil de Sécurité de Russie, a dans une longue interview, souligné l’importance de la réforme constitutionnelle, qui renforce les pouvoirs du Kremlin et qui « ouvre une nouvelle page dans l’histoire de l’État russe« . 

Dans un article intitulé « la solitude du sang-mêlé« , publié il y a quatre ans, Vladislav Sourkov, ancien conseiller  du Kremlin, explique que l’année 2014 marque « la fin du cheminement épique de la Russie vers l’Occident, la fin des tentatives répétées et invariablement vouées à l’échec de devenir partie de la civilisation occidentale« . Le conflit avec l’Ukraine a provoqué un tournant dans la perception de la Russie comme puissance européenne, il a mis fin à ses deux grands projets géopolitiques (« grande Europe » et « grande Eurasie« ), et la conduit au repli, explique l’historien Igor Torbakov. D’où le regain d’intérêt pour Vadim Tsymboursky, auteur en 1993 d’un ouvrage de référence, « l’île Russie« , dans lequel il se fait l’avocat d’une Russie insulaire.

Il faut reconnaître qu’aux Etats-Unis, les élites dirigeantes du parti républicain comme du parti démocrate, ne font rien pour mettre en valeur l’Etat-civilisation américain, pour reprendre termes de Vladimir Poutine. Dans les Etats européens, pour ce qui les concerne, le spectacle donné par Washington ne représente en rien un exemple de civilisation.

07/10/2023 Derrière Poutine, voir le Patriache Kirill

Celui ci est le chef de l’Eglise orthodoxe de Russie, la sainte Russie comme la nomme ses représentants. Or de même que les Eglises catholique et protestante en Europe, l’Eglise orthodoxe russe a vu ces dernières années le nombre de ses pratiquants diminuer sensiblement.

Si une majorité des Russes âgés de plus de 40 ans continue à se dire orthodoxes, c’est à peine 20 des Russes en dessous de 30 ans qui s’affirment comme tels, y compris chez les jeunes femmes. Il en résulte un appauvrissement croissant du clergé et de ses moyens d’intervention dans la vie publique. Les ors et la pourpre des cathédrales du Christ Sauveur et de celle de Saint Basile à Moscou ne doivent pas faire illusion.

Il y a longtemps que le Patriarche Kirill avait vu la nécessité de se rapprocher du Kremlin et plus particulièrement de Vladimir Poutine, pour bénéficier de leur aide. Ceci se fit dans le cadre de négociations dont peu a été rendu public entre Poutine et le ministre de la défense Shoigu.

En mars 2023  le Patriarche a fait baiser une icône par le chef de la Garde Nationale de Russie, la même qui subit actuellement de lourdes pertes en Ukraine. De même Vladimir Poutine a multiplié les gestes de dévotion, allant jusqu’à s’être presque brûlé les doigts en allumant des cierges.

Certains observateurs européens craignent actuellement que faute de résultats concluants la guerre en Ukraine ne s’éternise. On peut penser que le Patriarche Kirill prie Dieu pour que ce soit le contraire. Il n’en tirerait que des avantages.

06/10/2023 L’expansion de l’univers ralentirait

L’expansion de l’univers doit en principe se traduire par une augmentation de la densité des régions déjà denses telles que les amas de galaxies, tandis que les régions dites vides parce que comportant peu d’étoiles s’étendraient continuellement.

Mais des chercheurs de l’Université de Michigan viennent de découvrir, comme ils l’écrivent dans un article dont nous publions ci-dessous la référence et le résumé, que la croissance des régions denses est plus lente que celle prévue par la théorie de la relativité générale. De plus, avec l’accélération de l’expansion due à une cause mal connues, dite énergie noire, les régions dites vides le seraient de plus en plus par rapport à ce que prévoyait la théorie.

Les galaxies s’étendent dans l’univers comme une toile d’araignée géante. Mais elles ne font pas au hasard. Elles tendent à s’agglomérer et à attirer à elles de plus en plus de matière  jusqu’au moment où elles s’effondrent du fait de leur propre gravité, selon Minh Nguyen le principal responsable de la recherche. C’est ce que l’on désigne par le terme d’expansion.

Source

https://phys.org/news/2023-09-universe-caught-suppressing-cosmic-growth.html

The universe caught suppressing cosmic structure growth

Date:September 11, 2023

Source: University of Michigan

Summary:


As the universe evolves, scientists expect large cosmic structures to grow at a certain rate: dense regions such as galaxy clusters would grow denser, while the void of space would grow emptier.

05/10/2022 Le cerveau entier est utilisé dans la formulation du langage.

Les régions du cerveau jusqu’ici identifiées comme des centres du langage ne le sont pas. Elles sont seulement des centres d’échange (hubs) qui coordonnent la production du langage entre de nombreuses régions du cerveau. C’est ce qu’affirme aujourd’hui Jeremy skipper, directeur de recherche à l’University College London dans un article dont nous publions ci-dessous les références et l’abstract.

Cette hypothèse qui contredit d’innombrables analyses publiées depuis la fin du 18e siècle a été reçue avec scepticisme. C’est ainsi que Broca avait situé dans les aires de Broca, ainsi nommées en son honneur, les parties du cortex frontal responsables de la formation et de l’expression du langage parlé. Les personnes touchées dans cette région comprennent ce qui leur est dit mais ne peuvent répondre. L’observation par imagerie cérébrale confirme ces hypothèses.

Skipper ne conteste pas le rôle de ces régions, mais il estime que de nombreuses autres régions du cerveau sont impliquées dans le processus langagier. C’est ainsi que lui et son équipe ont pu montrer par l’imagerie cérébrale que des régions différentes intervenaient dans la production des noms et dans celles des verbes.

Il estime que les régions dites jusqu’ici régions langagières du langage sont principalement des carrefours de connectivité (connectivity hubs) entre de nombreuses autres régions du cerveau..

Il considère que 40 % du cerveau peuvent être mobilisés, en fonction des thèmes, dans la formulation du langage.

Restera selon nous à montrer comment le cerveau intervient dans tout ce qui n’est pas le langage parlé, mais dans la productions de langages interhumains, conscients ou inconscients, telles que mimiques, postures ou réactions agressives.

Référence

The entire brain, more or less is at work: ‘Language regions’ are artefacts of averaging

Auteurs
Jeremy I Skipper and others

https://doi.org/10.1101/2023.09.01.555886

Abstract

Models of the neurobiology of language suggest that a small number of anatomically fixed brain regions are responsible for language functioning. This observation derives from centuries of examining brain lesions causing aphasia and is supported by decades of neuroimaging studies. The latter rely on thresholded measures of central tendency applied to activity patterns resulting from heterogeneous stimuli. We hypothesised that these methods obscure the whole brain distribution of regions supporting language. Specifically, cortical ‘language regions’ and the corresponding ‘language network’ consist of input regions and connectivity hubs. The latter primarily coordinate peripheral regions whose activity is variable, making them likely to be averaged out following thresholding. We tested these hypotheses in two studies using neuroimaging meta-analyses and functional magnetic resonance imaging during film watching. Both converged to suggest that averaging over heterogeneous words is localised to regions historically associated with language but distributed throughout most of the brain when not averaging over the sensorimotor properties of those words. The localised word regions are composed of highly central hubs. The film data further shows that these hubs are dynamic, connected to peripheral regions, and only appear in the aggregate across time. Results suggest that ‘language regions’ are an artefact of indiscriminately averaging across heterogeneous language representations and linguistic processes. Rather, they are mostly dynamic connectivity hubs coordinating whole-brain distributions of networks for processing the complexities of real-world language use, explaining why damage to them results in aphasia.

05/10/2022 Mieux comprendre les Néandertaliens

L’Homme de Néanderthal (homo neanderthalensis dit aussi homo sapiens neanderthalensis), est le représentant d’une sous-espèce humaine qui a vécu en Eurasie, approximativement, de – 450.000 bp jusqu’à – 40.000 bp. Il a succédé à  H. heidelbergensis  .

Les causes de son extinction face à l’Homo sapiens sont toujours discutées. S’agissait-il d’une démographie insuffisante, de métissage, d’une mauvaise résistance aux changements climatiques ou aux épidémies. Il est probable qu’ils se sont affrontées militairement, si l’on peut employer cette expression.. Dans ce cas, ils ont été défavorisés, car disposant d’armes moins efficaces. Mais cela seul pourrait-il expliquer leur disparition?

Jusqu’aux années 1950, ils ont toujours été présentés comme des brutes sous-développées, face à l’Homme moderne. Cependant il apparaît aujourd’hui que leurs technologies étaient sophistiquées, semblables à celles des homos sapiens de leur époque. Ils savaient tailler la pierre, maîtriser le feu, se vêtir de couvertures et de ponchos. Ils consommaient de nombreuses nourritures telles que des plantes et du gibier. Ils utilisaient toutes les méthodes de cuisson possibles. Ils péchaient et chassaient la mégafaune, ils pouvaient affronter l’ours, la hyène et le lion des cavernes. Ils enterraient leurs morts. Ils pratiquaient à l’occasion le cannibalisme.

Enfin ils savaient utiliser divers ornements naturels tels que des griffes et des pierres rares.

Il est difficile aujourd’hui de savoir quels langages articulés ils pratiquaient , ni la complexité de ceux-ci. De même l’on n’a pas trouvé de leur part d’indices de croyances religieuses élaborées.

Ludovic Slimak, dans Le dernier Néandertalien, évoque ces différents faits, en fournissant de nombreuse précisions. Il discute aussi certaines interprétations. Rappelons qu’il a lui-même dirigé des fouilles, notamment dans une cave proche du Mont Ventoux, en France ;

Références

Edition originale Le dernier Néandertalien, par Ludovic Slimak . Odile Jacob 2015
https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/archeologie-paleontologie-prehistoire/dernier-neandertalien_9782415004927.php

Version anglaise The naked neanderthal
https://www.penguin.co.uk/books/454664/the-naked-neanderthal-by-slimak-ludovic/9780241617663

04/10/2023 Le mouvement irresponsable des anti-vaccins provient des Etats-Unis


Peter Jay Hotez est un scientifique américain, pédiatre et expert international en matière de santé publique. Il s’est fait connaître par sa contribution à la lutte contre les maladies tropicales négligées par l’industrie pharmaceutique , telles que le hookworm, parasite intestinal souvent mortel ou la shistosomiasis, autre maladie parasitaire générée par des vers dits blood flukes. Récemment, il a contribué au lancement de Corbevax, un vaccin anti-covid 19 destiné à être distribué gratuitement à certains catégories de patients nécessiteux.

Or il est inquiétant de voir la véritable haine qu’il suscite aux Etats-Unis, notamment sur les réseaux sociaux. « Vous devriez être pendu pour crime contre l’humanité » est le plus anodin des messages qu’il reçoit quotidiennement.

Il vient de publier un ouvrage qu’il convient de lire ; »The deadly rise of anti-science. A scientist warning  » https://www.press.jhu.edu/books/title/33293/deadly-rise-anti-science, dans lequel il relate son expérience des mouvements anti-vaccins alors qu’il était souvent consulté par les medias sur la façon d’engager les gens à se faire vacciner.

Ce qui le préoccupe est que le mouvement anti-vaccins aux Etats-Unis se transforme progressivement en un mouvement anti-médecine. Celui-ci s’enracine notamment dans le Parti Républicain de Donald Trump. On y parle de liberté de la santé (Health freedom). On ne doit pas interdire aux parents d’enfants suspectés de rougeole ou de poliomyélite de les envoyer à l’école, même s’ils contaminent la moitié de la classe.

Comme toujours, le mouvement anti-vaccin né aux Etats-Unis est en train de s’étendre dans le monde entier, y compris en Russie

04/10/2023 L’évolution de l’univers paraît se ralentir

Ne faudra-t-il pas revoir nos modèles du cosmos ? L’évolution de l’univers nous apparait résulter de deux forces agissant de façon contradictoire: la force d’expansion et la force de gravité. La force d’expansion est le nom du phénomène qui voit à grande échelle les galaxies et amas de galaxies composant l’univers s’éloigner les uns des autres. Cet écartement mutuel, que l’on pourrait prendre pour un mouvement des galaxies dans l’espace, s’interprète en réalité par un gonflement, une dilatation, de l’espace lui-même, les galaxies étant de ce fait amenés à s’éloigner les uns des autres. 

La force de gravité, à plus petite échelle, voit au contraire les objets composant l’univers s’effondrer sur eux-mêmes.

Cela signifierait, selon le modèle de la cosmologie actuellement le plus répandu, dit lambda-CDM, qu’avec le temps le réseau des galaxies deviendrait de plus en plus dense tandis que des vides cosmiques dépourvue de toute matière seraient de plus en plus nombreux.

Cependant des chercheurs de l’Université de Michigan, référencés ci-dessous, en rassemblant un grand nombre de données intéressant l’évolution des galaxies après le Big Bang, croient pouvoir montrer que la force d’expansion s’est régulièrement ralentie. On pourrait en déduire que le modèle lambda-CDM est erroné, mais la communauté des cosmologistes paraît estimer aujourd’hui que l’expansion de l’univers observable se ralentit effectivement.

Comment expliquer cela ? Faut-il faire appel à des particules encore inconnues, notamment des particules de matière noire interagissant avec la matière d’une façon encore mal comprise ? L’hypothèse qu’il s’agirait là d’un début de la fin de l’expansion de l’univers, précédant une contraction comme le fait le modèle de l’univers cyclique envisagée par la théorie des cordes, sera sans doute aussi évoquée.

Référence

Evidence for Suppression of Structure Growth in the Concordance Cosmological Model

Nhat-Minh Nguyen, Dragan Huterer, and Yuewei Wen
Phys. Rev. Lett. 131, 111001 – Published 11 September 2023

Abstract

We present evidence for a suppressed growth rate of large-scale structure during the dark-energy-dominated era. Modeling the growth rate of perturbations with the “growth index” γ, we find that current cosmological data strongly prefer a higher growth index than the value γ=0.55 predicted by general relativity in a flat Lambda cold dark matter cosmology. Both the cosmic microwave background data from Planck and the large-scale structure data from weak lensing, galaxy clustering, and cosmic velocities separately favor growth suppression. When combined, they yield γ=0.633+0.025−0.024, excluding γ=0.55 at a statistical significance of 3.7σ. The combination of fσ8 and Planck measurements prefers an even higher growth index of γ=0.639+0.024−0.025, corresponding to a 4.2σ tension with the concordance model. In Planck data, the suppressed growth rate offsets the preference for nonzero curvature and fits the data equally well as the latter model. A higher γ leads to a higher matter fluctuation amplitude S8 inferred from galaxy clustering and weak lensing measurements, and a lower S8 from Planck data, effectively resolving the S8 tension.

03/10/2023 A la recherche d’étoiles composées de matière noire

On appelle matière noire les quelques 70% de matière composant l’univers. Elle est ainsi nommée car elle n’est pas directement visible à la lumière ordinaire. Mais les cosmologistes supposent son existence pour expliquer des phénomènes qui sont eux bien visibles au sein du cosmos, tels que la formation des galaxies et amas de galaxies. Ceux-ci n’existeraient pas en l’absence d’importantes quantités de matière noire autour de laquelle ils graviteraient.

Plusieurs modèles scientifiques existent pour tenter de caractériser les propriétés de la matière noire. L’un des plus connu est celui des « wimps » (Weakly Interacting Massive Particles). Selon ce modèle, la matière noire serait constituée de particules massives, donc sensibles à la gravitation, qui interagiraient faiblement avec la matière ordinaire La masse d’une particule de cette matière serait de 1 à 100 000 fois plus importante que celle d’un proton.

Voir https://www.cea.fr/comprendre/Pages/matiere-univers/essentiel-sur-matiere-noire.aspx

L’hypothèse selon laquelle il existerait des étoiles composées de matière noire a été présentée pour la première fois en 2007 par Katherine Freese de l’université d’Austin. Apparues aux origines de l’univers, les étoiles composées de matière noire pourraient être de taille équivalente à celle du système solaire. Leur énergie proviendrait non de la fusion nucléaire comme celle des autres étoiles, mais des processus spécifique de formation de la matière noire, d’où leur nom d’étoiles noires (black stars). Depuis 16 ans cependant, la preuve de leur existence n’avait pu être apportée.

Ce n’est que récemment, du fait d’observations faites par le Télescope spatial James Webb JWST, que l’hypothèse des étoiles noires a été relancée. Certains astronomes y ont vu une preuve, non seulement de l’existence de la matière noire, mais aussi de l’existence du Trou Noir Supermassif se trouvant au centre de notre galaxie . Celui-ci résulterait de la fusion d’étoiles devenues noires après avoir consommé tout leur combustible de matière. La même processus expliquerait la présence des autres Trous Noirs cosmologiques.

La matière noire pourrait intervenir également dans l’existence des étoiles ordinaires. La densité de celle-ci n’y serait que de 0,1%, mais cela serait suffisant pour produire les trillions de trillions d’interactions par seconde qui ferait briller l’étoile tout au long de sa vie.

Dans le cadre du projet JADES de la Nasa, JWST Advanced Deep Extragalactic Survey , une nouvelle série d’observations faites par le JWST seront étudiées et leur résultats publiés. Certains cosmologistes espèrent que l’hypothèse des Etoiles noires n’y sera pas confirmée.

Rappelons que le futur Télescope de la Nasa, dit Roman Space Telescope, qui devrait être lancé en 2027, devrait apporter de nouveaux éléments de réponse à ces interrogations.

02/10/2023 Signes de relance de l’activité cérébrale chez des patients à l’agonie (near death)

La très grande majorité des personnes à l’agonie décèdent sans s’en rendre compte. Si elles échangent des propos terminaux avec leur entourage, elles ne signalent rien de particulier. Elles n’ont d’ailleurs généralement pas la force de parler.

Par contre, un certain nombre de patients en état de mort imminente mais ayant finalement survécu relatent avoir eu des visions de décorporation ou sortie du corps, une perception visuelle dans toutes les directions simultanément, la  sensation d’avoir la capacité de  traverser  les obstacles physiques (les murs, la matière…), le rappel complet de leur propre existence, le souvenir d’un tunnel, la rencontre avec des entités spirituelles ou des personnes proches décédées, la vision d’une lumière, un sentiment d’amour infini, de paix et de tranquillité, l’impression de posséder une connaissance omnisciente, l’impression qu’il n’y a plus d’écoulement du temps, l’impression d’une expérience ineffable et d’union avec des principes divins ou supranormaux.

On parle d’EMI (Expérience de Mort Imminente)

Cependant, rares sont les EMI qui associent tous ces éléments et on observe une certaine variation inter-individuelle. Une part importante d’EMI comporte des sensations négatives. De plus il faut souligner que tous les témoignages d’EMI sont le fait de personnes qui finalement ne sont pas mortes. Même quand l’état de mort clinique a pu être diagnostiqué à leur sujet, et tout en reconnaissant que l’expérience qu’elles ils ont vécue peut être réelle et partageable, il n’en reste pas moins que cette expérience ne peut pas, par nature, être assimilée à celle de la mort effective, mais reste tout au plus celle de personnes vivantes placées dans une situation de mort  imminente 

Par ailleurs tous les témoignages d’EMI sont le fait de personnes qui en fin de compte ne sont pas mortes. Même quand l’état de mort clinique a pu être diagnostiqué à leur sujet, et tout en reconnaissant que l’expérience qu’ils ont vécue peut être réelle et partageable, il n’en reste pas moins que cette expérience ne peut pas, par nature, être assimilée à celle de la mort effective (cf Wikipedia )

Aujourd’hui l’observation par électroencéphalogramme du cerveau de quatre personnes mourantes relatant avoir de telles visions et ayant accepté de servir de témoin a montré que les oscillations neurales ou brain waves caractéristiques de l’activité cérébrale pouvaient manifester une suractivité au moment de la mort.

Ce fut le cas chez deux de ces personnes . Une suractivité des aires cérébrales bilatérales considérées comme le siège de la mémoire consciente, aires dites jonctions temporo-pariéto-occipitales, a été observées. Cette suractivité a duré quelques minutes. Mais on n’a pas su si elle s’était accompagné de visions .

Chez les deux autres témoins, aucune suractivité ne fut observée. Mais leur cerveau travaillait sans doute encore suffisamment pour augmenter leur rythme cardiaque et maintenir leur état de conscience alors que leur niveau d’oxygène dans le sang diminuait.

Source

Surge of neurophysiological coupling and connectivity of gamma oscillations in the dying human brain

Gang Xu https://orcid.org/0000-0001-6233-0388Temenuzhka Mihaylova https://orcid.org/0000-0002-9323-5823Duan Li+5, and Jimo Borjigin https://orcid.org/0000-0001-7246-4232 borjigin@umich.edu

Edited by Giulio Tononi, University of Wisconsin-Madison, Madison, WI; received September 23, 2022; accepted March 27, 2023 by Editorial Board Member Jeremy Nathans

May 1, 2023

https://doi.org/10.1073/pnas.2216268120

Is it possible for the human brain to be activated by the dying process? We addressed this issue by analyzing the electroencephalograms (EEG) of four dying patients before and after the clinical withdrawal of their ventilatory support and found that the resultant global hypoxia markedly stimulated gamma activities in two of the patients. The surge of gamma connectivity was both local, within the temporo–parieto–occipital (TPO) junctions, and global between the TPO zones and the contralateral prefrontal areas. While the mechanisms and physiological significance of these findings remain to be fully explored, these data demonstrate that the dying brain can still be active. They also suggest the need to reevaluate role of the brain during cardiac arrest.

Abstract

The brain is assumed to be hypoactive during cardiac arrest. However, animal models of cardiac and respiratory arrest demonstrate a surge of gamma oscillations and functional connectivity. To investigate whether these preclinical findings translate to humans, we analyzed electroencephalogram and electrocardiogram signals in four comatose dying patients before and after the withdrawal of ventilatory support. Two of the four patients exhibited a rapid and marked surge of gamma power, surge of cross-frequency coupling of gamma waves with slower oscillations, and increased interhemispheric functional and directed connectivity in gamma bands. High-frequency oscillations paralleled the activation of beta/gamma cross-frequency coupling within the somatosensory cortices. Importantly, both patients displayed surges of functional and directed connectivity at multiple frequency bands within the posterior cortical “hot zone,” a region postulated to be critical for conscious processing. This gamma activity was stimulated by global hypoxia and surged further as cardiac conditions deteriorated in the dying patients. These data demonstrate that the surge of gamma power and connectivity observed in animal models of cardiac arrest can be observed in select patients during the process of dying.

01/10/2023 Les solitons topologiques

Un soliton est une onde solitaire qui se propage sans se déformer dans un milieu non linéaire et dispersif. On en trouve dans de nombreux phénomènes physiques de même qu’ils sont la solution de nombreuses équations aux dérivées partielles non linéaires.

La topologie est la branche de la géométrie qui étudie les propriétés d’objets géométriques préservées par déformation continue sans arrachage ni recollement, comme un élastique que l’on peut tendre sans le rompre.

Les solitons topologiques sont des objets cosmiques décrits par la (discutée) théorie des cordes. Si ces objets existaient, ils permettraient de résoudre un paradoxe persistant concernant les trous noirs.

Ainsi un soliton topologique est une région de l’espace-temps qui se courbe sur elle-même et dans laquelle la lumière finit par tomber. Mais ce faisant, le soliton topologique ne devient pas entièrement obscur en son centre. En y regardant de près, on verrait la lumière y tourbillonner. Cependant la théorie des cordes postulant que les objets ont de nombreuses dimensions, la forme exacte du soliton topologique dans toutes ses dimensions ne devrait pas pouvoir être observée dans notre espace en 3-D

Peut-on sur ces bases mieux comprendre ce que sont les trous noirs. Les trous noirs réels sont difficiles à photographier en 2 dimensions car ils absorbent toute la lumière qui y entre. néanmoins en 2019 le Event Horizon Telecope EHT en a fourni une image remarquable.

Des chercheurs de la Johns Hopkins University (Maryland) se sont demandés si d’autres objets de l’espace-temps pourraient présenter des caractères comparables. Ils ont retenu le soliton topologique. A la suite de quoi ils ont simulé et visualisé la lumière que produirait l’un de ceux-ci. Ils ont fait apparaître une image semblable à celle que produirait un trou noir s’il était observé par l’EHT.

Ils ont pu montrer cependant que la lumière entrant dans un soliton topologique rebondissait sur ses bords, si bien que le centre conservait une certaine luminosité – ce qui n’est pas le cas dans les trous noirs. Ce travail a été publié dans un article dont on trouvera ci-dessous les références et l’abstract.

Si les signaux venant de l’espace et jusqu’ici interprétés comme provenant de trous noirs provenaient effectivement de solitons topologiques, cela permettrait de résoudre le paradoxe dit des trous noirs. Ceux-ci semblent violer les lois de la physique quantique en détruisant la lumière et les informations concernant les objets qui tombent dans leur sein.

Pour l’avenir, il serait possible d’en déduire quel type de théorie de la future gravitation quantique serait le plus pertinent.

Source

Imaging topological solitons: The microstructure behind the shadow

Pierre Heidmann, Ibrahima Bah, and Emanuele Berti

Phys. Rev. D 107, 084042 – Published 25 April 2023

ABSTRACT

We study photon geodesics in topological solitons that have the same asymptotic properties as Schwarzschild black holes. These are coherent states in string theory corresponding to pure deformations of spacetime through the dynamics of compact extra dimensions. We compare these solutions with Schwarzschild black holes by computing null geodesics, deriving Lyapunov exponents, and imaging their geometries as seen by a distant observer. We show that topological solitons are remarkably similar to black holes in apparent size and scattering properties, while being smooth and horizonless. Incoming photons experience very high redshift, inducing phenomenological horizonlike behaviors from the point of view of photon scattering. Thus, they provide a compelling case for real-world gravitational solitons and topological alternatives to black holes from string theory.