Table des articles récents

02/03/2024 Il y avait de la glace d’eau en abondance sur Mars

01/03/2024 Vers une nouvelle espèce d’Homo sapiens ?

01/03/2024 Le Tiny Machine Learning

29/02/2024 En cas de guerre conventionnelle entre la Russie et Occident, combien d’hommes seraient disponibles de part et d’autre ?

28/02/2024 Des poissons centenaires

28/02/2924 La Jungle du Darién

27/02/2024 Les sanctions contre Poutine sont-elles efficaces? Questions à Sergie Guriev

26/02/2023 Généraliser l’électrolyse de l’eau

Notre univers est en inflation parce qu’il est trop gourmand

26/02/2023 Agriculture française. Comment évoluera le monde pendant les 50 prochaines années ?

29/02/2024 Le futur supersonique commercial américain X-59. A quand un remplaçant français du Concorde ?

23/02/2024. Mourir seul chez soi dans l’indifférence générale

23/02/2024. Sous-marins nucléaires. L’Australie attendra encore un peu

22/02/2024 Les trous blancs recrachent la matière dont était fait l’univers passé.

18/02/2024 Tout savoir sur l’Intelligence Artificielle et les technologies de l’information grâce à l’Armée de l’air et de l’Espace française

17/02/2024 Face à la Russie, que peuvent faire les Européens en matière d’armement ?

14/02/2024 Une première détection de matière noire (Black matter)

16/02/2024 Assassinat politique en Russie. Mort de l’opposant Alexeï Navalny

15/02/2024 Découverte d’un nouveau viröide réplicateur

14/02/2024 L’Hydrogène blanc. Pourquoi si peu d’enthousiasme ?

14/02/2024 Pourra-t-on un jour expliquer toutes les étrangetés du monde quantique?

12/00/2024 Félicitations, Vladimir Poutine et Tucker Carlson, sans oublier Elon Musk: un pic d’audience

11/02/2024. Des galaxies massives apparues peu après le Big Bang

10/02/2024 Les crimes sexuels du Hamas. Merci à Paris Match d’oser en parler

10/02/2024 Un nouvel océan d’eau liquide découvert dans le système solaire

04/02/2024 Un nouveau sursaut Gamma GRB d’une force exceptionnelle

06/02/2024 Des galaxies anormalement peuplées d’étoiles

07/02.2023 Sur les drones militaires

06/02/2024 Le principe de l’incertitude quantique gagne en certitude

05/02/2024 La croissance de l’intestin, clef de la croissance du cerveau chez nos ancêtres

04/02/2024 Un bel avenir pour les « dark ships ».

04/02/2024 Pourquoi Vénus se distingue-t-elle de ses soeurs dites habitables du Système Solaire ?

03/02/2024 Un petit trou noir se trouverait-il au centre du soleil ?

02/02/2024 Le canon automoteur français CAESAR

A suivre

02/03/2024 Il y avait de la glace d’eau en abondance sur Mars

Il apparaît qu’une couche de glace d’eau d’une épaisseur considérable se soit étendue sous l’équateur martien. Des données acquises par l’Orbiter Mars Express montrent que ce dépôt, appelé Medusae Fossae Formation, contenait assez d’eau pour recouvrir la surface entière de Mars d’un océan de 1,5 à 2,7 m de profondeur. C’est en explorant les bords d’un cratère d’impact créé par la chute d’un astéroïde de 150 m. de diamètre que l’Orbiter a permis de faire cette découverte. Il est probable que cette glace ait fondu de quelques mètres pendant les étés martiens.

Il n’est pas impossible qu’ aujourd’hui encore demeure sur Mars un peu de glace d’eau accessible. Ce point sera à préciser dès que possible

Références

Geophysical Research Letter

A Large New Crater Exposes the Limits of Water Ice on Mars

Colin M. DundasMichael T. MellonLiliya V. PosiolovaKatarina MiljkovićGareth S. CollinsLivio L. TornabeneVidhya Ganesh RangarajanMatthew P. Golombek … See all authors 

First published: 14 December 2022

https://doi.org/10.1029/2022GL100747

Abstract

Water ice in the Martian mid-latitudes has advanced and retreated in response to variations in the planet’s orbit, obliquity, and climate. A 150 m-diameter new impact crater near 35°N provides the lowest-latitude impact exposure of subsurface ice on Mars. This is the largest known ice-exposing crater and provides key constraints on Martian climate history. This crater indicates a regional, relatively pure ice deposit that is unstable and has nearly vanished. In the past, this deposit may have been tens of meters thick and extended equatorward of 35°N. We infer that it is overlain by pore ice emplaced during temporary stable intervals, due to recent climate variability. The marginal survival of ice here suggests that it is near the edge of shallow ice that regularly exchanges with the atmosphere.

Key points

  • Water ice is exposed in a 150 m-diameter new impact crater near 35°N on Mars
  • The ice includes both massive ice and a covering layer of pore ice
  • This ice marks the southern margin of remaining ice deposits from high-obliquity periods

Voir aussi

https://www.esa.int/Science_Exploration/Space_Science/Buried_water_ice_at_Mars_s_equator

Voir aussi

https://www.nationalgeographic.fr/espace/la-nasa-confirme-la-presence-deau-liquide-sur-mars

01/03/2024 Vers une nouvelle espèce d’Homo sapiens ?

Aujourd’hui, il y a plus de 8 milliards d’humains vivant sur la planète . On les retrouve dans toutes les parties du monde qu’ils ne cessent de transformer. Leurs activités ont conduit à l’extinction d’une grande partie d’autres espèces. Si l’on avait regardé la Terre entre 800.000 et 900/000 ans plus tôt, le tableau aurait été radicalement différent.

C’est ce que montre une étude référencée ci-dessous que vient de publier dans Nature une équipe de chercheurs chinois et américains. Ils ont développé à cette fin un modèle dit coalescent pour prédire la taille des populations humaines à partir des génomes de 3000 humains d’aujourd’hui https://en.wikipedia.org/wiki/Coalescent_theory

Le modèle a fait apparaître une réduction de la population globale d’environ 100.000 à 1.000 individus  laquelle a persisté pendant au moins 100.000 ans. Ce déclin semble avoir été du à des modification climatiques majeures. Il n’a été retrouvé qu’un nombre infime de fossiles correspondant à cette période

Celle-ci correspond à l’apparition de ce que l’on nomme un ancêtre commun, entre néandertal, denisova et sapiens, lequel sapiens serait apparu à cette époque.

Le changement climatique actuellement en cours fera-t-il apparaître une nouvelle espèce d’homo ?

Référence

https://www.science.org/doi/10.1126/science.abq7487

Genomic inference of a severe human bottleneck during the Early to Middle Pleistocene transition

Abstract

Population size history is essential for studying human evolution. However, ancient population size history during the Pleistocene is notoriously difficult to unravel. In this study, we developed a fast infinitesimal time coalescent process (FitCoal) to circumvent this difficulty and calculated the composite likelihood for present-day human genomic sequences of 3154 individuals. Results showed that human ancestors went through a severe population bottleneck with about 1280 breeding individuals between around 930,000 and 813,000 years ago. The bottleneck lasted for about 117,000 years and brought human ancestors close to extinction. This bottleneck is congruent with a substantial chronological gap in the available African and Eurasian fossil record. Our results provide new insights into our ancestry and suggest a coincident speciation event.

01/03/2024 Le Tiny Machine Learning

Désormais, les utilisateurs de téléphones portables ou même de montres de poignet ne s’étonnent pas de pouvoir y accomplir des tâches d’Intelligence Artificielle (IA ou AI) qui il y a quelques années encore nécessitaient l’usage d’un ordinateur connecté au réseau internet. La seul précaution qu’ils doivent prendre est de changer régulièrement la pile alimentant leurs appareils.

Ceci est permis par l’usage de plus en plus répandu de ce que l’on nomme le  tiny machine learning (TinyML). Le bas prix et la petite taille de tels assistants permet de les utiliser partout, notamment dans l’Internet des objets IoT qui coopéreront en permanence entre eux et entre les humains dans la vie professionnelle comme dans la vie domestique.

Ainsi lorsque un buffet de cuisine constatera que le nombre de vos bouteilles de lait en réserve diminue dangereusement, non seulement il vous en avertira mais il pourra passer commande de nouvelles bouteilles à un épicier connecté qui vous les fera livrer automatiquement.

Les TinyML utilisent les simples microcontrôleurs que l’on trouve désormais dans tous les composants électroniques. Voir http://lense.institutoptique.fr/mine/microcontroleurs-quest-ce-quun-microcontroleur/ On estime que ceux-ci se comptent dans le monde au nombre de 250 milliards . Par ailleurs plusieurs types de logiciels de développement sont vendus dans divers pays. On citera Arduino et Seeed Studio,

Pour en savoir plus

Avantages
  • Faible latence : les données n’ont plus besoin d’être transférées sur un serveur pour l’inférence. Le modèle TinyML fonctionne en effet sur des périphériques Edge. Or, les transferts de données sont généralement chronophages, ce qui provoque un léger retard. La suppression de cette exigence diminue la latence des applications de machine learning ; 
  • Faible consommation d’énergie. Comme on l’a déjà indiqué, les microcontrôleurs sur lesquels fonctionnent le TinyML consomment très peu d’énergie. C’est ce qui leur permet de continuer de fonctionner sans avoir à être rechargés pendant de très longues périodes. Puisqu’une infrastructure de serveur approfondie n’est pas requise pour réaliser le transfert de données, les ressources en énergie sont encore plus faibles. Et les coûts, nettement plus bas ;
  • Faible bande passante : comme les données n’ont pas besoin d’être constamment envoyées au serveur, les applications de TInyML utilisent logiquement moins de bande passante ; 
  • Confidentialité : étant donné que le modèle s’exécute sur Edge, vos données ne sont stockées dans aucun serveur. Elles ne risquent donc pas d’être hackées.  
  • Principaux cas d’utilisation de la technologie 

Profitant de la percée réalisée par le machine learning classique avant lui, le TInyML a rapidement inondé tous les secteurs d’activité. Et plus particulièrement, ceux qui dépendent des réseaux et des données de l’Internet des objets (IoT).  

La vision assistée par ordinateur, la maintenance prédictive et la reconnaissance des gestes sont autant de cas d’utilisation du TinyML. On le retrouve ainsi dans :  

  • L’agriculture : les données peuvent être collectées et analysées en temps réel à l’aide d’applications de TinyML. La startup suédoise Imagimob a même créé une plateforme de développement ouverte à cinquante-cinq organisations dans toute l’Union européenne, pour améliorer la gestion des cultures et du bétail grâce au machine learning de poche ; 
  • La santé : le projet Solar Scare Mosquito utilise le TinyML pour freiner la propagation des maladies comme la dengue, le paludisme, le virus Zika, le chikungunya, etc. Il détecte les conditions de reproduction des moustiques et pulvérise de l’eau pour empêcher leur reproduction. En plus de reposer sur la technologie peu énergivore du TinyML, ce projet fonctionne également à l’énergie solaire ; 
  • L’expérience client : la personnalisation est un levier marketing ultra puissant pour les marques. Ce sont en effet les entreprises qui comprennent le mieux leurs clients et les ciblent avec des annonces et des messages qui résonnent avec leur comportement qui gagnent en général le plus de parts de marché. Le déploiement d’applications Edge TinyML leur permet de mieux comprendre le comportement et le parcours de leur prospect, puis d’adapter leur expérience en ligne à leurs exigences ; 
  • Industrie : les machines industrielles sont sujettes aux pannes. En utilisant le TinyML sur des appareils à faible alimentation, il est possible de surveiller sa chaîne de production et de prédire les problèmes techniques à l’avance. Ce maintien prédictif a pour principal avantage de permettre d’énormes économies et d’augmenter la sécurité dans les usines.  

Références

https://theconversation.com/ai-in-the-developing-world-how-tiny-machine-learning-can-have-a-big-impact-220025

Fondation https://www.tinyml.org/

29/02/2024 En cas de guerre conventionnelle entre la Russie et Occident, combien d’hommes seraient disponibles de part et d’autre ?

Qui dit guerre conventionnelle veut dire qu’aucun des adversaires ne voudrait utiliser d’armes nucléaires, par peur de riposte. Même si celles-ci se limitaient à un armement de basse intensité prenant la forme d’obus atomiques armant des canons autoportés, les pertes humaines et les destructions de l’environnement seraient telles qu ‘aucun des belligérants potentiels ne paraît prêts à dénoncer l’accord tacite de ne pas y avoir recours. Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Obus_atomique/ Souhaitons qu’ils persistent dans ces bonnes dispositions

Ceci admis, en termes humains, que serait le rapport de force ? On estime généralement que la supériorité de la Russie serait indiscutable. Mais est-ce le cas ?

Selon des estimations officieuses, elle aurait perdu dans les combats avec l’armée ukrainienne 75.000 soldats contre 31.000 chez les Ukrainiens. Elle aurait engagé un premier contingent de 300.000 hommes qui selon des informations ayant circulé sur Internet étaient initialement mal formés et mal armés. Quant aux pertes, le média russe en exil Meduza, cité par Courrier international, a publié, le samedi 24 février, son estimation du nombre de soldats russes morts en Ukraine entre le premier jour de l’invasion et la fin 2023. La méthode du site russe basée sur la comparaison entre les listes officielles des pertes russes et des données provenant d’organisations civiles enregistrant les successions, aboutit à un total de « 75 000 hommes » qui seraient morts au sein des troupes russes. Ces chiffres ne tiennent pas compte des blessés.

Une deuxième campagne visant à mobiliser un nouvel effectif de 300.000 semble en cours, suscitant une vive opposions des épouses et mères. Sur une population de 143 millions de personne, l’effort serait faisable. Encore faudrait- il que le Kremlin s’y décide.

Du coté de l’Otan, les effectifs militaires sont importants.

Voir https://fr.statista.com/statistiques/1286116/effectif-militaire-otan/#:~:text=Cette%20statistique%20pr%C3%A9sente%20les%20effectifs,totalit%C3%A9%20des%20autres%20pays%20membres.

Les effectifs théoriquement mobilisables sont en proportion. En termes d’effectifs, la France compte l’armée la plus nombreuse de l’Union européenne avec 205 000 militaires actifs (sur une population d’un peu moins de 68 millions d’habitants), auxquels s’ajoutent 35 000 réservistes. Au second rang, les forces armées d’Allemagne comptent 184 000 militaires d’active (sur une population de 83,2 millions d’habitants) et peuvent également s’appuyer sur 15 000 réservistes. 

Troisième de l’Union, l’Italie enregistre quant à elle 170 000 actifs (sur une population d’un peu plus de 59 millions d’habitants) et 20 000 réservistes. Parmi les Etats membres de l’UE qui jouissent d’effectifs militaires supérieurs à 100 000 actifs se trouvent aussi la Grèce (130 000), l’Espagne et la Pologne (120 000 chacune).

Nous ne comptons pas ici les Etats-Unis, pour qui l’adversaire potentiel à rendre en considération n’est plus la Russie mais la Chine.

Certes les délais pour mobiliser et mettre en ordre de marche ces ressources paraissent devoir être bien plus longs qu’en Russie ? Mais serait-ce le cas ?

20/02/2024 Des poissons centenaires

Les poissons d’eau douce à la longévité la plus importante vivent dans un endroit auquel on ne pouvait pas s’attendre : un désert. En particulier celui de l’Arizona, dans lequel se trouvent des étendues d’eau comme le lac Apache, au sud-ouest de l’État américain. Là-bas, des chercheurs ont découvert un genre de poisson pour lequel trois espèces ou plus peuvent vivre plus d’un siècle ! Il s’agit du « poisson-buffle » ou du « buffalo », de son nom scientifique Ictiobus.

Selon cette étude, publiée dans la revue Scientific Reports, plus de 90% des poissons-buffles du lac Apache sont âgés de plus de 85 ans, et beaucoup seraient nés dans les années 1920. Que ce soit le buffalo à grande bouche, le buffalo à petite bouche et le buffalo noir, la longévité de ces espèces n’existe nulle part ailleurs dans le monde parmi les poissons d’eau douce, selon ce rapport.

À l’origine, ces poissons sont originaires du centre de l’Amérique du Nord, selon le communiqué. Ils auraient été élevés le long du fleuve Mississippi, dans le Midwest, puis stockés pour la pêche commerciale en amont du lac Apache, dans le lac Roosevelt, en 1918. Mais des spécimens ont migré dans le lac Apache, dans lequel ils ont été très peu pêchés. Certains des poissons ayant été stockés à l’époque seraient donc toujours vivants !

Le principal auteur de cette étude, Alec Lackmann, professeur à l’Université du Minnesota Duluth (États-Unis), travaille depuis longtemps sur ces espèces peu connues de la science. En 2019 déjà, il avait publié des recherches prouvant qu’un spécimen de poisson-buffle à grande bouche (Ictiobus cyprinellus), avaitun âge estimé à 112 ans, alors que la longévité maximale de cette espèce était jusqu’ici évaluée à 25 ans. 

Sa technique pour estimer leur âge est particulièrement efficace : il recherche dans leur crâne un petit caillou appelé otolithe, qui se développe tout au long de la vie du poisson, formant une nouvelle couche chaque année. Comme lorsque l’on étudie les anneaux du tronc d’un arbre pour évaluer sa vieillesse, il suffit d’observer cette pierre au microscope pour déterminer l’âge de l’animal de manière beaucoup plus précise que lorsque l’on regarde ses écailles.

Une nouvelle porte s’ouvre pour la science

La découverte de cette famille de poissons d’eau douce capable de vivre particulièrement longtemps peut avoir une importance non négligeable dans certains domaines scientifiques, et notamment ceux qui touchent au vieillissement et à la dégénérescence des activités vitales. « Cette étude ouvre la porte à un avenir dans lequel une compréhension plus complète du processus de vieillissement des vertébrés pourra être réalisée, y compris pour les humains », a déclaré le spécialiste Alec Lackmann. Car l’étude des poissons, qui peuvent avoir de multiples ressemblances génétiques avec les humains, est déjà source de nombreuses avancées scientifiques. Récemment, l’étude de minuscules poissons a par exemple suggéré que ralentir le vieillissement de leur intestin pouvait les faire vieillir plus lentement et en meilleure santé !

Référence

Centenarian lifespans of three freshwater fish species in Arizona reveal the exceptional longevity of the buffalofishes (Ictiobus)
Abstract

During the 1910s three buffalofish species (Catostomidae: Ictiobus cyprinellusI. bubalusI. niger) were reared in ponds along the Mississippi River. Individuals of these buffalofishes were transported to locations across the United States to support or establish commercial fisheries, including Roosevelt Lake, Arizona in 1918. During the 1930s–1960s a commercial fishery existed on Roosevelt Lake, ending by 1970. Scarce information exists on Arizona buffalofishes since. From 2018 to 2023 we studied buffalofishes from nearby Apache Lake (adjacent and downstream of Roosevelt Lake) in collaboration with anglers. Here we show that > 90% of buffalofishes captured from Apache Lake are more than 80 years old and that some of the original buffalofishes from the Arizona stocking in 1918 are likely still alive. Using unique markings on old-age buffalofishes, we demonstrate how individuals are identified and inform dozens of recaptures. We now know all species of USA Ictiobus can live more than 100 years, making it the only genus of animal besides marine rockfishes (Sebastes) for which three or more species have been shown to live > 100 years. Our citizen-science collaboration has revealed remarkable longevity for freshwater fishes and has fundamentally redefined our understanding of the genus Ictiobus itself.

During the 1910s three buffalofish species (Catostomidae: Ictiobus cyprinellusI. bubalusI. niger) were reared in ponds along the Mississippi River. Individuals of these buffalofishes were transported to locations across the United States to support or establish commercial fisheries, including Roosevelt Lake, Arizona in 1918. During the 1930s–1960s a commercial fishery existed on Roosevelt Lake, ending by 1970. Scarce information exists on Arizona buffalofishes since. From 2018 to 2023 we studied buffalofishes from nearby Apache Lake (adjacent and downstream of Roosevelt Lake) in collaboration with anglers. Here we show that > 90% of buffalofishes captured from Apache Lake are more than 80 years old and that some of the original buffalofishes from the Arizona stocking in 1918 are likely still alive. Using unique markings on old-age buffalofishes, we demonstrate how individuals are identified and inform dozens of recaptures. We now know all species of USA Ictiobus can live more than 100 years, making it the only genus of animal besides marine rockfishes (Sebastes) for which three or more species have been shown to live > 100 years. Our citizen-science collaboration has revealed remarkable longevity for freshwater fishes and has fundamentally redefined our understanding of the genus Ictiobus itself.

28/02/2024 Migrants. La périlleuse traversée de la jungle du Darién

Un rapport de 62 pages, intitulé « “This Hell Was My Only Option”: Abuses Against Migrants and Asylum Seekers Pushed to Cross the Darién Gap » (« “Je n’avais pas d’autre choix que cet enfer” : Les migrants et les demandeurs d’asile poussés à traverser la jungle du Darién victimes d’abus »), est le premier d’une série de rapports de Human Rights Watch sur la migration par la jungle du Darién.

Human Rights Watch a constaté que les restrictions sur les déplacements à partir de pays d’Amérique du Sud vers le Mexique et l’Amérique centrale, souvent promues par le gouvernement des États-Unis, ont contribué à une forte augmentation du nombre de personnes traversant la jungle du Darién. Cela expose les migrants à des abus, notamment à la violence sexuelle, et favorise le crime organisé dans cette région.

« Les récits accablants qui nous parviennent de la jungle du Darién résultent de l’échec de politiques migratoires qui poussent les gens vers le danger et les abus », a déclaré Juanita Goebertus, directrice de la division Amériques à Human Rights Watch. « Les défis croissants en matière d’immigration dans notre région nécessitent de nouvelles politiques régionales, qui doivent garantir les droits des personnes en déplacement. »

L’année dernière, plus d’un demi-million de personnes ont traversé la jungle du Darién pour se diriger vers le nord, souvent les États-Unis, afin de fuir la pauvreté et les crises des droits humains aux Amériques, notamment la violence et les actes de persécution. Des Vénézuéliens, des Haïtiens et des Équatoriens, ainsi que des personnes provenant d’autres régions telles que l’Asie et l’Afrique, risquent leur vie dans cette zone géographique difficile.

Depuis janvier 2022, plus de 440 000 Vénézuéliens ont traversé la jungle du Darién, soit le plus grand nombre de migrants toutes nationalités confondues. Ils fuient la situation d’urgence humanitaire dans leur pays, qui entrave l’accès à la nourriture et aux médicaments, ainsi que les abus et les actes de persécution perpétrés par les forces de sécurité, les groupes armés et les gangs.

Au cours de leur traversée, qui dure plusieurs jours, les migrants et les demandeurs d’asile de toutes nationalités sont souvent victimes de vols et de graves abus, y compris de violence sexuelle.

Du côté colombien de la jungle du Darién, le Gulf Clan, un groupe armé s’adonnant au trafic de drogue, réglemente les routes que les migrants et les demandeurs d’asile peuvent emprunter, décide qui peut les aider en cours de route, soutire de l’argent aux personnes tirant profit des flux migratoires et édicte des règles de conduite qu’il impose tant aux habitants qu’aux migrants, parfois en usant de violence. Selon les estimations de l’armée colombienne, le Gulf Clan collecte en moyenne 125 dollars par personne traversant la jungle du Darién. Si cette estimation est correcte, entre janvier et octobre 2023, le contrôle de cette route migratoire pourrait lui avoir rapporté au total 57 millions de dollars.

Par ailleurs, des criminels et des bandits attaquent les migrants et demandeurs d’asile lors de leur passage sur les nombreuses routes sillonnant la jungle, en particulier du côté panamien. Les vols et les abus sexuels sont monnaie courante, et il peut aussi y avoir des viols. Depuis avril 2021, Médecins sans frontières a porté assistance à 950 personnes, pour la plupart des femmes, ayant fait état de violence sexuelle au cours de leur traversée de la jungle du Darién.

Note

La région du Darién ou bouchon du Darién (de l’espagnoltapón del Darién) est une zone de marais et de forêt située à la frontière entre la Colombie et le Panama, d’environ 160 km de long et 50 km de large.


https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gion_du_Dari%C3%A9n#:~:text=Carte%20de%20la%20r%C3%A9gion%20frontali%C3%A8re,Dari%C3%A9n%20est%20indiqu%C3%A9%20en%20vert.

27/02/2024 Les sanctions contre Poutine sont-elles efficaces? Questions à Sergie Guriev

Nous lisons ceci dans un article de The Conversation

https://theconversation.com/conversation-avec-sergei-guriev-le-seul-scenario-optimiste-est-le-depart-de-poutine-quelle-quen-soit-la-forme-224180

Question de The Conversation à Sergei Guriev, Former chief economist of the European Bank for Reconstruction and Development
Vous faites partie du Groupe de travail international de Stanford sur les sanctions contre la Russie. Qu’est-ce que ce groupe et comment a-t-il jusqu’ici façonné les sanctions ?

Réponse de Sergei Guriev. Le groupe est composé d’économistes, de politistes et d’anciens fonctionnaires des États-Unis, d’Europe et d’autres pays. Sa raison d’être est de publier des rapports détaillés sur la meilleure façon de sanctionner le régime russe. À ce jour, 18 rapports ont été publiés. J’ai contribué à cinq d’entre eux : les quatre premiers, et celui sur les sanctions dans le domaine énergétique, paru en septembre.

L’idée est d’informer les décideurs politiques sur les coûts des mesures concrètes qui peuvent être appliquées, et sur leur impact potentiel. Nous voulons nous assurer que cette guerre coûte plus cher à la Russie et que, par conséquent, Poutine dispose de moins de ressources pour tuer des Ukrainiens et détruire des villes ukrainiennes.

Question. Pouvez-vous établir un lien direct entre les documents qui ont été publiés par le Groupe et certaines des sanctions qui ont été mises en œuvre ?

Réponse Nous avons plaidé depuis le début en faveur d’un embargo pétrolier, et celui-ci a fini par être décrété. Nous avons toujours dit qu’il était nécessaire de plafonner le prix du pétrole et de renforcer les sanctions technologiques et les sanctions financières, et tout cela s’est produit. Pour autant, je ne sais pas si nous avons joué un rôle déterminant en la matière.

Question A quel point ces sanctions sont-elles efficaces ? La Russie a trouvé d’autres débouchés pour ses produits énergétiques, et certains pays l’aident à contourner les sanctions appliquées par les Occidentaux. La semaine dernière encore, The Conversation a publié un article indiquant que les filiales des banques allemandes situées dans des zones figurant sur la liste noire du Groupe d’action financière étaient plus susceptibles de prêter de l’argent aux pays sanctionnés.

Réponse. Je pense que la bonne façon de poser cette question est : « Qu’en serait-il si les sanctions n’avaient pas été adoptées ? » Lorsque nous posons la question « Les sanctions sont-elles efficaces ? », nous ne devrions pas comparer ce qui se passe actuellement avec ce que nous voudrions qu’il se passe. Nous devons comparer ce qui se passe actuellement avec ce qui se serait passé en l’absence de sanctions.

Imaginez que toutes les banques européennes – y compris les banques allemandes – situées en Europe; aient continué de financer le régime de Poutine : Poutine aurait un accès illimité à toutes les sources de financement. Il aurait un accès illimité aux réserves de sa banque centrale. Il aurait un accès illimité à la technologie française et allemande. Il pourrait également recruter des soldats dans le monde entier. Il continuerait de vendre du pétrole et du gaz à l’Europe au prix fort. Imaginez donc ce monde. L’armée ukrainienne aurait-elle plus de mal à défendre l’Ukraine ? La réponse est évidemment « oui ».

Aujourd’hui, Poutine a appris à contourner les sanctions. Mais l’Occident redouble d’efforts pour lutter contre ce phénomène. On constate que Poutine a de plus en plus de mal à passer par la Turquie, voire par la Chine. Les banques chinoises, turques et d’Asie centrale sont de plus en plus vigilantes en ce qui concerne les paiements à leurs homologues russes. Pour contourner les sanctions, Poutine est contraint de faire appel à des pays tiers qui lui facturent des frais d’intermédiation. Et plus on donne aux intermédiaires, moins on garde d’argent pour soi, et c’est une bonne chose. Il n’en reste pas moins qu’il faut investir davantage d’efforts dans le renforcement et l’application des sanctions.

Ces sanctions ont porté atteinte à la capacité de la Russie à se moderniser, et notamment à la capacité du quatrième émetteur mondial de gaz à effet de serre à rendre son industrie plus respectueuse de l’environnement en cette période d’urgence climatique, que ce soit du fait des restrictions à l’importation de technologies, de l’effondrement des sources de capitaux étrangers ou du gel des programmes internationaux. Est-il possible d’aider le pays à mener à bien sa transition énergétique tout en frappant le Kremlin là où ça fait mal ?

Question Pouvez-vous établir un lien direct entre les documents qui ont été publiés par le Groupe et certaines des sanctions qui ont été mises en œuvre ?

Réponse? Nous avons plaidé depuis le début en faveur d’un embargo pétrolier, et celui-ci a fini par être décrété. Nous avons toujours dit qu’il était nécessaire de plafonner le prix du pétrole et de renforcer les sanctions technologiques et les sanctions financières, et tout cela s’est produit. Pour autant, je ne sais pas si nous avons joué un rôle déterminant en la matière.

Question À quel point ces sanctions sont-elles efficaces ? La Russie a trouvé d’autres débouchés pour ses produits énergétiques, et certains pays l’aident à contourner les sanctions appliquées par les Occidentaux. La semaine dernière encore, The Conversation a publié un article indiquant que les filiales des banques allemandes situées dans des zones figurant sur la liste noire du Groupe d’action financière étaient plus susceptibles que les autres de prêter de l’argent aux pays sanctionnés.

Réponse. Je pense que la bonne façon de poser cette question est : « Qu’en serait-il si les sanctions n’avaient pas été adoptées ? » Lorsque nous posons la question « Les sanctions sont-elles efficaces ? », nous ne devrions pas comparer ce qui se passe actuellement avec ce que nous voudrions qu’il se passe. Nous devons comparer ce qui se passe actuellement avec ce qui se serait passé en l’absence de sanctions.

Imaginez que toutes les banques européennes – y compris les banques allemandes – situées en Europe aient continué de financer le régime de Poutine : Poutine aurait un accès illimité à toutes les sources de financement. Il aurait un accès illimité aux réserves de sa banque centrale. Il aurait un accès illimité à la technologie française et allemande. Il pourrait également recruter des soldats dans le monde entier. Il continuerait de vendre du pétrole et du gaz à l’Europe au prix fort. Imaginez donc ce monde. L’armée ukrainienne aurait-elle plus de mal à défendre l’Ukraine ? La réponse est évidemment « oui ».

Aujourd’hui, Poutine a appris à contourner les sanctions. Mais l’Occident redouble d’efforts pour lutter contre ce phénomène. On constate que Poutine a de plus en plus de mal à passer par la Turquie, voire par la Chine. Les banques chinoises, turques et d’Asie centrale sont de plus en plus vigilantes en ce qui concerne les paiements à leurs homologues russes. Pour contourner les sanctions, Poutine est contraint de faire appel à des pays tiers qui lui facturent des frais d’intermédiation. Et plus on donne aux intermédiaires, moins on garde d’argent pour soi, et c’est une bonne chose. Il n’en reste pas moins qu’il faut investir davantage d’efforts dans le renforcement et l’application des sanctions.

Question. Les sanctions ont porté atteinte à la capacité de la Russie à se moderniser, et notamment à la capacité du quatrième émetteur mondial de gaz à effet de serre à rendre son industrie plus respectueuse de l’environnement en cette période d’urgence climatique, que ce soit du fait des restrictions à l’importation de technologies, de l’effondrement des sources de capitaux étrangers ou du gel des programmes internationaux. Est-il possible d’aider le pays à mener à bien sa transition énergétique tout en frappant le Kremlin là où ça fait mal ?

Réponse. Je pense que vous l’avez bien formulé : l’accès de Poutine aux technologies est limité. Et bien que ce ne soit pas mon domaine d’expertise, s’il existe des technologies qui ne peuvent pas être utilisées pour la production militaire, mais qui ne peuvent être utilisées que pour la transition verte, alors les États-Unis devraient continuer à les exporter vers la Russie. Mais d’après ce que j’ai compris, il y en a très peu.

En 2022 et 2023, Poutine a importé de nombreuses technologies civiles, comme des lave-vaisselle ou des réfrigérateurs, dans le seul but d’avoir accès à des microprocesseurs afin de produire des missiles et, in fine, de tuer des Ukrainiens. La Russie souffre également du manque de puces pour ses cartes de crédit. Par conséquent, les banques se sont mises à les recycler.

Je ne suis donc pas sûr qu’il existe une technologie civile avancée destinée à aider à la décarbonation que Poutine ne puisse pas utiliser pour la production militaire. Mais, encore une fois, c’est une question dont je ne suis pas spécialiste. Je veux tout de même souligner que la meilleure façon de contribuer à une transition verte tout en limitant la capacité de Poutine à mener cette guerre est de poursuivre la décarbonation des économies occidentales. Si l’Occident décarbone plus rapidement et réduit sa demande en combustibles fossiles, cela réduira les prix du pétrole au niveau mondial et donc les revenus que Poutine peut utiliser pour tuer des Ukrainiens.

27/02/2024 Notre univers serait en inflation parce qu’il serait trop gourmand

L’expansion accélérée de l’Univers intrigue les scientifiques depuis des décennies. Une nouvelle étude théorique propose une explication à ce phénomène:

Rappelons que le modèle cosmologique standard suggère que l’Univers est en expansion en raison de la présence d’une énergie noire, invisible et non détectée autrement que par cette expansion.

Une étude publiée le 12 décembre 2023 dans le Journal of Cosmology and Astroparticle Physics dont on trouvera ci-dessous les références et l’abstract propose une alternative: l’expansion cosmologique pourrait résulter de la fusion de notre Univers avec d’autres univers.

Les auteurs proposent un modèle mathématique démontrant comment l’absorption d’autres univers pourrait augmenter le volume de notre Univers
Cette hypothèse offre également une nouvelle perspective sur l’inflation cosmologique, ce moment juste après le Big Bang où l’Univers a connu une expansion fulgurante. Les chercheurs suggèrent que cet épisode pourrait avoir été provoqué par l’absorption de notre jeune Univers par un Univers plus grand, éliminant ainsi le besoin d’un champ hypothétique, l’inflaton, responsable de cette expansion rapide.

La validation de cette hypothèse nécessitera des données observationnelles précises. Les télescopes Euclid et James Webb, grâce à leur capacité à étudier le fond diffus cosmologique, pourraient fournir des réponses décisives.

La collision et l’absorption d’univers bébés représentent une vision audacieuse de l’évolution cosmique. Cette théorie non seulement défie les conceptions traditionnelles mais ouvre également la porte à de nouvelles recherches pour comprendre l’expansion de notre Univers. Seules les observations futures pourront confirmer ou infirmer cette proposition.

https://www.techno-science.net/actualite/absorption-univers-paralleles-explication-interessante-expansion-cosmologique-N24535.html

Référence

12 décembre 2023
 Journal of Cosmology and Astroparticle Physics 
https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1475-7516/2023/12/011

Is the present acceleration of the Universe caused by merging with other universes?

J. Ambjørn1 and Y. Watabiki

Published 12 December 2023 • © 2023 The Author(s)
Journal of Cosmology and Astroparticle PhysicsVolume 2023December 2023

Abstract

We show that by allowing our Universe to merge with other universes one is lead to modified Friedmann equations that explain the present accelerated expansion of our Universe without the need of a cosmological constant.

26/02/2023 Agriculture française. Comment évoluera le monde pendant les 50 prochaines années ?

Un demi-siècle est la durée à prendre en compte dans le choix d’une carrière, pour soi et ses enfants. C’est aussi une période dont on peut raisonnablement envisager l’évolution toutes choses égales d’ailleurs, c’est à dire sans un bouleversement toujours possible des conditions actuelles.

Nous présentons ici une courte liste des domaines dont l’évolution prévisible aura une influence sur l’avenir de l’agriculture en France

. Le réchauffement climatique mondial. Même si celui-ci n’a pas l’importance que certains climatologues prévoyaient ces dernières années, il paraît inévitable. La France est un pays entouré de mers dont le réchauffement sera moins sensible que dans d’autres régions du monde entièrement continentales. Mais son agriculture devra néanmoins évoluer. Elle deviendra de type méditerranéen dans tout le nord et l’ouest, ainsi en général que sur les côtes. Des régions entières continentales risquent de devenir de type désertique, c’est-à-dire au mieux exigeant une importante irrigation et des variétés cultivées peu exigeantes en eau. La couverture forestière qui fait la richesse du pays souffrira beaucoup, du fait que quelques décennies sont nécessaires pour lui permettre de s’adapter. Les grands incendies y deviendront plus fréquents. Les Alpes et les Pyrénées résisteront le mieux au réchauffement. Leur approvisionnement en eau bénéficiera quelques décennies de la fonte des glaces Mais là encore leurs cultures devront devenir, même en altitude, de type méditerranéen.

. Evolution de la demande internationale. Au niveau des populations dites favorisées, celle-ci changera peu. Les produits français présentés comme de luxe garderont leur clientèle, mais non sans mal du fait d’une concurrence accrue. Le point majeur à considérer sera le passage de la population africaine de 1 milliard à 2 milliards ou plus de bouches à nourrir. La demande en produits de base tels que les céréales deviendra très importante. La France ne devrait pas ignorer ce marché, dont bénéficieront en premier lieu les pays céréaliers tels que l’Ukraine.

. Poids politique de la grande distribution et des intermédiaires. Ces secteurs sont en contact direct avec la population, c’est-à-dire avec les électeurs, qu’il s’agisse d’élections locales ou nationales. Ils obtiendront toujours des arbitrages politiques favorables, face aux agriculteurs.

. Poids économique de la surmécanisation. Les manifestations de ces derniers jours ont mis en scène des engins excessivement puissants au regard des travaux à faire. Le coût de ces matériels et du carburant pourrait dans beaucoup de cas être réduit, sans même parler d’une coopération d’usage toujours difficile à organiser. Cette surmécanisation s’accompagne d’ailleurs d’un appel croissant à une main d’oeuvre saisonnière extra-européenne.

. Poids excessif des formalités administratives. Dans ce cas, ce sont les administrations nationales et locales qui doivent être incriminées. Le plus souvent l’informatisation des procédures ajoute à la charge plutôt qu’être un facteur d’allégement.

A suivre