13/03/2024 Production dans l’espace interstellaire d’une molécule complexe indispensable à la vie

Un acide aminé indispensable à la vie telle qu’elle s’est développée sur la Terre, appelée acide carbamique, peut résulter de réactions chimiques se produisant sur des blocs de glace d’eau dans l’espace interstellaire.

Les acides aminés sont les briques de base indispensables à la vie terrestre. Jusqu’ici il n’avait pas été démontré qu’ils puissent se former aux basses températures et faibles pressions régnant dans l’espace profond.

Aujourd’hui, des chercheurs viennent de reproduire ces conditions en laboratoire. Ils ont constaté qu’ils pouvaient obtenir de l’acide carbamique et espèrent pouvoir obtenir d’autres acides aminés, à une température de 17 degrés centigrade analogue à celle existant dans un disque protoplanétaire.

On peut penser que si de telles acides se forment spontanément dans l’espace, des astéroïdes ou des météores aient pu en apporter sur la Terre où ils ont auraient contribué à la formation de la vie.

Le même raisonnement pourrait être appliqué aux milliards de planètes dont le Télescope spatial James Webb découvre actuellement l’existence. La vie en ce cas serait apparemment partout. Mais vu les distances et les capacités de nos technologies, comment pourrions nous communiquer?

Référence

Thermal Synthesis of Carbamic Acid and Its Dimer in Interstellar Ices: A Reservoir of Interstellar Amino Acids

November 29, 2023

https://doi.org/10.1021/acscentsci.3c01108

Abstract

Reactions in interstellar ices are shown to be capable of producing key prebiotic molecules without energetic radiation that are necessary for the origins of life. When present in interstellar ices, carbamic acid (H2NCOOH) can serve as a condensed-phase source of the molecular building blocks for more complex proteinogenic amino acids. Here, Fourier transform infrared spectroscopy during heating of analogue interstellar ices composed of carbon dioxide and ammonia identifies the lower limit for thermal synthesis to be 62 ± 3 K for carbamic acid and 39 ± 4 K for its salt ammonium carbamate ([H2NCOO][NH4+]). While solvation increases the rates of formation and decomposition of carbamic acid in ice, the absence of solvent effects after sublimation results in a significant barrier to dissociation and a stable gas-phase molecule. Photoionization reflectron time-of-flight mass spectrometry permits an unprecedented degree of sensitivity toward gaseous carbamic acid and demonstrates sublimation of carbamic acid from decomposition of ammonium carbamate and again at higher temperatures from carbamic acid dimers. Since the dimer is observed at temperatures up to 290 K, similar to the environment of a protoplanetary disk, this dimer is a promising reservoir of amino acids during the formation of stars and planets.

13/03/2024 Méthodes de gangsters chez Boeing

Le si correct Boeing, qui se fait selon lui un devoir religieux de respecter les règles de sécurité imposées au transport aérien de passagers par la Federal Aviation Administration américaine; n’hésite pas quand de sordides intérêts l’exige, à se comporter comme le faisaient les gangs américains de Chicago dans les années trente.

Le prétendu suicide d’un de ses employés le prouve une nouvelle fois. Celui-ci John Barnett, 62 ans, avait consacré les dernières années de sa vie à dénoncer les négligences en matière de sécurité de son ancien employeur, Boeing.

Or il a été retrouvé mort dans son camping car sur le parking d’un hôtel à Charleston, dans l’Etat américain de Caroline du Sud, selon une information publiée lundi 11 mars par la BBC. C’est là qu’il devait être interrogé par la justice, samedi 9 mars, dans le cadre de la procédure judiciaire qu’il avait intentée contre Boeing. Il ne s’était pas jamais présenté. Selon les autorités du comté de Charleston, qui s’occupent de l’affaire, le décès remonte à ce même samedi 9 mars. Il aurait été causé par un «coup de pistolet auto-infligé», un aimable euphémisme désignant un suicide, ajoute le communiqué, qui précise que les investigations se poursuivent.

John Barnett, 32 ans d’entreprise à son actif jusqu’à sa retraite en 2017, avait travaillé à partir de 2010 comme responsable de la qualité à l’usine de North Charleston, qui fabrique le 787 Dreamliner.

Dans la presse, il avait fait état d’une série de défaillances à même de mettre en péril la sécurité des vols, et par conséquent celle des salariés et des passagers: ouvriers installant délibérément des pièces défectueuses sur les avions en cours de production, défauts dans le suivi des composantes des appareils, dysfonctionnements sur un quart des masques à oxygène… Le tout, expliquait-il, pour éviter les retards sur la chaîne de production et respecter les rythmes imposés par la commande. Des accusations que Boeing avait rejetées publiquement, mais qui avaient été en partie validées par la Federal Aviation Administration en 2017.

«Nous sommes attristés par le décès de John Barnett et nos pensées vont à sa famille et à ses amis», a fait savoir Boeing. Le drame survient après une série de scandales et d’accidents impliquant la compagnie fondée à Seattle. Début janvier, une porte d’un Boeing 737 MAX 9, de la compagnie Alaska Airlines s’est ainsi détachée quelques minutes après un décollage à l’aéroport international de Portland, dans l’ouest des Etats-Unis, faisant quelques blessés légers.

Merci à Libération, qui a pris le risque de signaler ce véritable meurtre. Si des journalistes de Libération prennent l’avion prochainement, qu’ils préfèrent Airbus

12/03/2024 Une théorie postquantique de la gravité classique

La physique moderne repose sur deux principes : la mécanique quantique, régissant les plus petites particules de l’Univers et la relativité générale d’Einstein, régissant notamment la gravité. Plus précisément, toute la matière de l’Univers obéit aux lois de la mécanique quantique, mais le comportement quantique ne peut être observé qu’à l’échelle des molécules et des atomes.

Cependant, ces deux théories comportent de nombreux points de contradiction et sont fondamentalement incompatibles. Les physiciens suggèrent qu’afin de les unifier, la théorie de la gravité selon Einstein doit être modifiée pour être adaptée à la mécanique quantique. Cette approche est notamment explorée dans le cadre de la théorie des cordes et de la gravité quantique à boucles.

Il existe aujourd’hui une nouvelle hypothèse. Il s’agit d’une approche où la gravité et la mécanique quantique seraient unifiées, tout en préservant le concept classique d’espace-temps selon Einstein. Dans cette vision, d’une part l’espace-temps ne serait pas influencé par la mécanique quantique, d’autre part, il s’écoulerait de manière aléatoire.

Ce serait une rupture fondamentale avec le principe selon laquelle la physique de l’espace-temps serait prévisible . En d’autres termes, l’espace serait déformé au hasard et le temps fluctuerait de manière imprévisible non pas dans l’univers entier mais dans différentes parties de l’Univers.

La théorie postquantique de la gravité classique remet en question notre compréhension de la nature fondamentale de la gravité et offre des pistes pour étudier sa nature quantique potentielle. Elle a également des implications pour le problème de l’information dans les trous noirs . Elle permet la destruction de l’information, résolvant le problème de l’information dans les trous noirs

Référence.

[Submitted on 29 Feb 2024]

Anomalous contribution to galactic rotation curves due to stochastic spacetime

Jonathan OppenheimAndrea Russo

We consider a proposed alternative to quantum gravity, in which the spacetime metric is treated as classical, even while matter fields remain quantum. Consistency of the theory necessarily requires that the metric evolve stochastically. Here, we show that this stochastic behaviour leads to a modification of general relativity at low accelerations.
In the low acceleration regime, the variance in the acceleration produced by the gravitational field is high in comparison to that produced by the Newtonian potential, and acts as an entropic force, causing a deviation from Einstein’s theory of general relativity. We show that in this « diffusion regime », the entropic force acts from a gravitational point of view, as if it were a contribution to the matter distribution.
We compute how this modifies the expectation value of the metric via the path integral formalism, and find that an entropic force driven by a stochastic cosmological constant can explain galactic rotation curves without needing to evoke dark matter. We caution that a greater understanding of this effect is needed before conclusions can be drawn, most likely through numerical simulations, and provide a template for computing the deviation from general relativity which serves as an experimental signature of the Brownian motion of spacetime.

Subjects:General Relativity and Quantum Cosmology (gr-qc); Astrophysics of Galaxies (astro-ph.GA); High Energy Physics – Theory (hep-th)
Cite as:arXiv:2402.19459 [gr-qc]
 (or arXiv:2402.19459v1 [gr-qc] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2402.19459

11/03/2024 Une énorme exo-planète en orbite autour d’un soleil minuscule

On trouve de tout dans l’espace interplanétaire, à condition de s’éloigner suffisamment de la Terre. Ci-dessous nous publions les références d’un article d’astronomes ayant découvert une planète de la taille de notre Jupiter, orbitant en 3,2 de nos jours autour d’un soleil neuf fois moins massif que notre propre soleil.

Les auteurs de la découverte ne comprennent pas comment un couple aussi disparate a pu se former et se maintenir. Un peu de psychanalyse pourrait peut-être les aider

Référence

A Neptune-mass exoplanet in close orbit around a very low-mass star challenges formation models

 SCIENCE
30 Nov 2023
Vol 382, Issue 6674
pp. 1031-1035

DOI: 10.1126/science.abo0233

  • Editor’s summary

Planets form in protoplanetary disks of gas and dust around young stars that are undergoing their own formation process. The amount of material in the disk determines how big the planets can grow. Stefánsson et al. observed a nearby low-mass star using near-infrared spectroscopy. They detected Doppler shifts due to an orbiting exoplanet of at least 13 Earth masses, which is almost the mass of Neptune. Theoretical models do not predict the formation of such a massive planet around a low-mass star (see the Perspective by Masset). The authors used simulations to show that its presence could be explained if the protoplanetary disk were 10 times more massive than expected for the host star. —Keith T. Smith

Abstract

Theories of planet formation predict that low-mass stars should rarely host exoplanets with masses exceeding that of Neptune. We used radial velocity observations to detect a Neptune-mass exoplanet orbiting LHS 3154, a star that is nine times less massive than the Sun. The exoplanet’s orbital period is 3.7 days, and its minimum mass is 13.2 Earth masses. We used simulations to show that the high planet-to-star mass ratio (>3.5 × 10−4) is not an expected outcome of either the core accretion or gravitational instability theories of planet formation. In the core-accretion simulations, we show that close-in Neptune-mass planets are only formed if the dust mass of the protoplanetary disk is an order of magnitude greater than typically observed around very low-mass stars.

11/03/2024 En cas de guerre entre l’Ouest et la Russie, le rapport de forces va-t-il s’inverser au profit des forces russes?

Jusqu’à ces jours de début février la Russie ne paraissait pas capable de faire face en cas de guerre aux forces conjuguées des Etats-Unis et des pays de l’Otan, renforcées le cas échéant des apports nucléaires et militaires de la France.

Puis soudain les choses ont changé.

Le Kremlin a fait savoir que si ce qu’il nomme l’encerclement occidental se poursuivait , il n’hésiterait pas à répondre par la guerre. Cette guerre pourrait inclure l’utilisation d’armes nucléaires tactiques. Par ailleurs l’armée russe, au lieu d’être découragée et mal équipée, comme l’avait montré une habile propagande russe sur les médias sociaux européens, avait pris le temps de se reposer, se réarmer et s’entraîner. Elle se disait capable de porter la guerre des pays baltes jusqu’à l’Allemagne et au-delà.

Les européens pour leur part ont découvert que les troupes qui, comme Emmanuel Macron l’ait imprudemment promis, iraient renforcer l’Ukraine, reviendraient en Europe dans des cercueils, si elles en revenaient. Les européens, et notamment les mères de famille européennes, étaient-elles prêtes à accepter cela comme elles l’avaient fait durant les deux guerres mondiales.

Le Pape l’a bien senti et a proclamé qu’il était temps de négocier. Mais négocier quoi, lui a-t-on répondu ?

Les thèmes ne manquent pas. Négocier que l’Otan cesse de réclamer une entrée de l ‘Ukraine dans l’Organisation y compris la partie russophone de cette même Ukraine. Négocier aussi un accord entre l’Agence Spatiale Européenne et l’Agence Spatiale russe Roscosmos pour une coopération dans la mise en place d’installations durables sur le planète Mars.

10/03/2024 Le dernier des hommes singes

Le paranthrope était un hominien qui a survécu sur Terre assez longtemps pour être le contemporain des premiers hommes ou homo. Les hominiens sont des « Primate non arboricole, à attitude bipède, dépourvu de queue et de callosités fessières, à pilosité réduite, tel que les australopithèques et les hommes fossiles et actuels » (La classification récente réunit, au contraire, l’homme et les singes dans un même groupe.)

Nos ancêtres se distinguèrent des ancêtres des chimpanzés il y a environ six à sept millions d’années et depuis donnèrent naissance quelques 20 espèces d’hominidés connus, sans mentionner ceux qui restent à découvrir. La famille des Hominidés comprend l’homme, ses ancêtres fossiles et dans la classification actuelle, certains grands singes africains comme le gorille et le chimpanzé.

Paranthropus, qui a vécu entre approximativement entre 2,5 à 1,5 millions d’années bp before present fut parmi les premiers hominidés découverts par les paléontologistes, en 1938. Les os de son crâne l’avaient d’abord fait prendre pour un grand singe mais un examen plus attentif montra qu’il était plus proche des humains que des singes. Ainsi l’orifice cérébral à la base de son crâne montra qu’il pouvait marcher debout.

Mais Paranthropus, par rapport au autres espèces déjà connues, se distinguait par sa charpente trapue ainsi que par une mâchoire et des dents massives. Il ne pouvait donc être considéré comme un ancêtre. Avec le temps, il apparu comme la forme dernière d’une des deux branche évolutive qui conduisait vers l’homme.

L’explication courante concernant l’évolution vers l’homme est qu’avec le refroidissement climatique ayant caractérisé une période située il y a 2,5 millions d’années, les hominidés se trouvèrent divisés en deux catégories. La première aboutit aux paranthropes, la seconds aux premiers représentants du genre humain.

La taille de Paranthropus était d’environ 5 pieds. Il disposait de molaires d’un diamètre égal au pouce d’une homme moderne, ses mâchoires étaient taillées comme des leviers. Il était capable de grimper aux arbres et se nourrir de fruits mieux que les chimpanzés. Les premiers humains étaient plus minces, leurs mâchoires et leurs dents plus petites.

Les périodes de refroidissement se succédant et s’accentuant à chaque fois, les milieux végétaux caractérisant jusque là l’Afrique se dégradèrent régulièrement. . De nombreux mammifères ne purent s’adapter et disparurent. Ce fut le cas de Paranthropus  . Homo au contraire évolua jusqu’à atteindre une taille de 6 pieds, savoir faire des outils de pierre et se nourrir de sa chasse. Il devint alors capable de quitter l’Afrique. La taille de son cerveau s’agrandit et ses capacités intellectuelles augmentèrent considérablement.

Cependant la disparition de Paranthropus ne fut que progressive. Il cohabita pendant de nombreux siècles avec les hommes, apparemment paisiblement. Mais leurs modes de vie devenu de plus en plus différents les empêchèrent de s’hybrider

Pour en savoir plus

Lire New scientist 25 november 2023, p. 36
Michael Marshall Last of the ape-people

Voir aussi

https://www.nationalgeographic.com/science/article/why-the-cousins-are-gone

10/03/2024 Netanyahou veut-il la mort d’Israel ?

Netanyahou était légitime en cherchant à éliminer le plus grand nombre possible de militants-terroristes du Hamas, responsables de crimes abominables à l’encontre des Israéliens ou plutôt des Israéliennes : femmes violées pendant qu’on les égorgeait, nouveaux-nés cuits au four, etc…crimes dont ils se vantaient eux-mèmes sur les réseaux sociaux arabisants.

Mais cela ne voulait pas dire que Netanyahou devait en retour inonder d’obus une grande partie de la ville de Gaza et le nord-est de la bande du même nom, peuplées par 1,5 ou 2 millions de Palestiniens et Palestiniennes.

Cela veut pas dire qu’il doive aujourd’hui les empêcher de s’enfuir, pour être massacrés à leur tour. Il signerait de ce fait la mort d’Israël dans les opinions mondiales. Déjà circulent sur les médias du monde entier des images de palestiniennes éventrées.

Certes le Hamas est loin d’être éliminé aujourd’hui mais ce n’est pas en pratiquant ses méthodes qu’Israël y parviendra. Ce sera entre autres en s’appuyant sur les Pays occidentaux et leurs services secrets.

https://www.lemonde.fr/israel-palestine/article/2024/03/09/guerre-israel-hamas-jour-155-un-navire-d-aide-pret-a-embarquer-pour-gaza-quinze-drones-houthistes-abattus-au-large-du-yemen-ce-qu-il-faut-savoir_6221086_1667123.html

09/03/2024 Comment les premières formes de vie protocellulaires sont-elles apparues sur Terre

Une équipe de l’Institut de Recherche Scripps a découvert un chemin plausible expliquant la formation et l’évolution chimique des protocellules, ces précurseurs des cellules vivantes. Ces découvertes, publiées dans la revue Chem, pourraient éclairer le processus d’évolution précoce et la complexification de la vie sur notre planète.

Remarque préalable

Dans les documents publiés par les auteurs de cette recherche, nous n’avons pas trouvé mention de l’apparition des virus. Rappelons qu’aujourd’hui les virus sont considérés comme ne se multipliant que dans les cellules vivantes. La cellule hôte doit fournir l’énergie et la machinerie de synthèse ainsi que les précurseurs de faible poids moléculaire pour la synthèse des protéines virales et des acides nucléiques.

Il serait donc concevable que les protocellules décrites par l’étude aient pu, très vite après leur apparition, se dégrader pour donner naissance à un sous-produit qui aurait été un protovirus.

Les protocellules, un assemblage sphérique de lipides, sont considérées comme les ancêtres des cellules. Mais comment ces structures simples ont-elles pu se diversifier pour donner naissance à la vie telle que nous la connaissons ? La réponse réside peut-être dans un processus chimique nommé phosphorylation, selon les scientifiques de Scripps. Ce processus, impliquant l’ajout de groupes phosphate aux molécules, aurait favorisé l’émergence de protocellules à double chaîne plus complexes, capables d’abriter des réactions chimiques diverses et de se diviser.

Pour arriver à ces conclusions, l’équipe dirigée par Ramanarayanan Krishnamurthy et Ashok Deniz a recréé des conditions prébiotiques en laboratoire, en utilisant des acides gras et du glycérol, substances probablement présentes sur la Terre primitive. En ajoutant divers composants chimiques et en modifiant l’environnement de réaction (température, pH, ions métalliques), ils ont observé la formation de vésicules, structures semblables aux protocellules. Ces expériences ont montré que les acides gras et le glycérol pouvaient subir une phosphorylation, conduisant à des vésicules plus stables et diversifiées, essentielles à l’évolution de la vie.

Ce travail ne révèle pas seulement un chemin possible pour l’apparition des phospholipides, briques fondamentales de la vie, mais ouvre également la porte à une meilleure compréhension des mécanismes dynamiques derrière la fusion et la division des protocellules. La prochaine étape pour les chercheurs sera d’explorer ces processus dynamiques pour approfondir notre compréhension de l’évolution des premières formes de vie sur Terre.

https://www.geo.fr/sciences/comment-les-premieres-cellules-se-sont-elles-formees-sur-terre-des-scientifiques-pensent-avoir-la-reponse-219111

Référence

Experimentally modeling the emergence of prebiotically plausible phospholipid vesicles

Published:February 29, 2024

DOI:https://doi.org/10.1016/j.chempr.2024.02.007

https://www.cell.com/chem/abstract/S2451-9294(24)00069-X

Highlights
  • Emergence of phospholipid-protocells in the context of chemical origins of life
  • Transition from fatty acids to phospholipid-based vesicles via cyclic-phospholipids
  • Heterogeneous vesicle compositions and morphologies stable to a range of conditions
  • Emergence of 1,2-diacylglycerol protocell-compositions coincidental with biology

  • Summary

The prebiotic emergence of protocells is an important part of any origins of life scenario. Although fatty-acid-based vesicles are well studied, how they transitioned to phospholipid vesicles is uncertain. Herein, we show that cyclic-phospholipids formed from fatty acids and glycerol could have played a role by generating a heterogeneous library of vesicles with diverse morphologies and tolerance to a range of metal ions, temperature, and pH. The cyclic phosphate moiety facilitates the natural emergence of vesicles composed of diacyl-phospholipids to become part of the chemical evolutionary process. Competing emergent properties of the various systems (facilitated by additives) could have led to an early preference of the sn-1,2-acyl-substitution on the glycerol backbone coincidental with extant biology. Thus, cyclic-phospholipids could have played a significant role not only in early prebiotic protocellular chemistry but also in facilitating the chemical evolution of protocells from the structurally simple to the functionally more complex.

09/03/2023 Bravo, Poutine. Ou comment faire détester la Russie par l’Europe entière

Les Russes devraient féliciter Vladimir Vladimirovich Poutine et son équipe de généraux er d’affairistes qui ont pris le pouvoir au Kremlin. Ils ont réussi à faire détester la Russie dans tous les pays européens, alors que beaucoup de citoyens de bonne volonté les y considéraient initialement avec intérêt.

La façon autant militairement brutale que politiquement maladroite avec laquelle les Russes ont accueilli les demandes d’autonomie de l’Ukraine non russophone a suscité partout dans le monde de la sympathie pour le jeune président Volodymyr Zelinsky, qui pourtant n’est pas sans défauts. L’invasion militaire d’une partie de l’Ukraine ayant entraîne des dizaines de milliers de morts de chaque coté et une destruction des villes touchées analogue à celle de Berlin en 1945 a terrifié. Etait-ce le sort qui menaçait les nationaliste ukrainiens s’ils négociaient avec l’occupant russe ?

Plus récemment la façon dont Poutine, apparemment plus assuré que jamais de son pouvoir, a menacé les Occidentaux de guerre nucléaire en cas d’escalade du conflit en Ukraine a donné l’impression qu’il préparait une troisième guerre mondiale, avec l’atomisation d’une partie du monde. Ces menaces étaient si déraisonnable qu’elles on pu faire douter de la santé mentale de leur auteur.

Dans le même temps ceux des Européens qui souhaitaient reprendre leur distance avec une Amérique dominée par son complexe militaro-industriel ont cessé de voir un danger dans leur soumission à l’Amérique. Ils y ont vu au contraire une nécessaire protection contre l’impérialisme russe. Les efforts pour construire une Europe un peu plus indépendante de Washington, tels ceux d’Emmanuel Macron, ont perdu toute crédibilité. Il fallait faire un front unique contre la Russie. Mais ceci a accru la dépendance européenne à l’égard du capitalisme américain,

Disons pour conclure ce rapide examen, et relancer espoir d’un monde multipolaire incluant la Chine et une Russie apaisée, qu’il serait plus que temps pour l’Europe de prendre son destin en mains en renonçant une fois pour toute à sa soumission tant à l’Amérique qu’à la Russie.

Nous avons reçu ces commentaires

Quelques commentaires pour ramener un peu de bon sens:

– la Russie n’est détestée en Europe que par les bobos globalistes, mais les populations ne sont pas dupes et comprennent que la Russie aura un rôle a jouer dans leur libération

– l’Ukraine (plus précisément la junte de Kiev après Maidan) n’a jamais demande une autonomie des régions russophones! Leur but était le nettoyage ethnique des russophones du sud-est du pays. Re-écrire l’histoire est facile, mais la vérité restera la vérité

– les menaces de Poutine sont toujours une réponse a une menace externe, ici les menaces de Macron. Les US ont compris que la Russie était en train de gagner sur le champ de bataille en ex-Ukraine, et poussent les Européens a prendre le leadership contre la Russie. Ceci est aussi une conséquence des problèmes internes aux US avant les élections. Si un jour Macron ou ses amis Anglais ou Allemands envoient des troupes en ex-Ukraine et bombardent la Russie (en Crimée par exemple), ils le feront dans le cadre des fameux accords de sécurité bilatéraux et ce point est fondamental! En effet une telle intervention est donc hors OTAN et l’article 5 ne peut etre active automatiquement.

Donc la Russie peut répondre en conventionnel ou nucléaire et les US peuvent laisser faire, c’est leur décision. Si ils ont quitte l’OTAN entre temps, c’est encore plus simple pour eux.

Résultat: une Europe dévastée, mais pas de guerre US/Russie. Back to 1945.

08/03/2024 Découverte dans la Voie Lactée de mystérieuses cordes cosmiques

Des astronomes ont découvert dans la Voie Lactée des structures horizontales, atteignant des longueurs de 8 à 10 années-lumière, qui semblent dirigées vers le Trou Noir supermassif Sagittarius° situé à 25.000 années-lumière de la Terre au centre de la galaxie. Il s’agit de filaments constitués de points et de traits comme le seraient des messages morse géants.

Cette découverte a été due au MeerKAT radio telescope du Northern Cape of South Africa, à la suite d’une observation de 200h du centre galactique

Le Pr Farhad Yusef-Zadeh, astronome à la Northwestern University de Evanston, Illinois, s’est dit stupéfié par ces structures. Il pense qu’elles devraient beaucoup nous en apprendre concernant l’activité du Trou Noir lui-même.

Quarante ans auparavant des filaments de ce type, mais plus importants en diamètre, donc moins significatifs, et par ailleurs verticaux au lieu d’être horizontaux; avaient été découverts autour de Sagittarius° . On ne connait toujours pas encore la cause produisant de telles cordes. On a seulement constaté qu’elles généraient de forts champs magnétique et émettaient des ondes radio en accélérant des particules à une vitesse proche de celle de la lumière.