20/03/2024 L’empathie artificielle

Dorénavant, il semblerait que des millions d’humains se tournent vers des chatbots pour en obtenir un soutien émotionnel. Un chat bot est un logiciel, dorénavant accessible en ligne, qui est conçu pour imiter une conversation avec un humain à travers des interactions vocales ou écrite.

Pour avoir une idée des services offerts, on peut consulter le site ChatGPT On y apprend que celui-ci est un chatbot développé par l’entreprise OpenAI et mis en service le 30 novembre 2022 Il utilise des LLM et permet aux utilisateurs de converser avec lui selon la longueur, le format, le style, le niveau de détail et la langue que souhaite son interlocuteur.

Un LLM est un type de langage conçu pour sa capacité à générer du langage dans des termes courants, ainsi que différentes fonctions langagières telle que des jugements simples ou des classification. https://en.wikipedia.org/wiki/Large_language_model

Le point important pour l’utisateur est qu’il est gratuit pour des utilisations simples. Mais les fournisseurs tels que Microsoft ne tardent pas à orienter l’utilisateur vers tel ou tel type d’activité commerciale qu’ils jugent utile de promouvoir.

Le propre des chatbots (francais: robots parleurs) est qu’ils puissent entretenir des conversations avec un nombre de plus en plus grand et divers d’interlocuteurs en leur donnant l’impression qu’ils connaissent leurs problèmes, partagent leurs émotions et peuvent leur donner d’utiles conseils pour résoudre leurs difficultés. On dit qu’il s’agit d’intelligences artificielles empathiques.

Une personne capable d’empathie doit être d’abord pouvoir ressentir quelles sont les émotions de l’autre, les partager et lui suggérer des conseils et solutions découlant de sa propre expérience. Les chatbots ne connaissent rien de tel, mais ils ont appris à naviguer dans ce monde grâce à des semaines de formation professionnelle dans des bases de textes de référence de plus en plus riches.

Ils en tirent des capacités à soulager les patients qui étonnent les vénérables consultants professionnels. Ce soulagement va parfois au delà de ce que suggérerait l’éthique. On cite le cas d’un patient belge qui se serait suicidé après plusieurs semaines de dialogue avec une AI lui ayant conseillé de le faire pour être plus vite au Paradis.

Voir New Scientist, Amanda Ruggieri, Artificial Kindness p. 34, 9 March 2024

19/03/2024 Comment le cerveau humain a-t-il appris à chiffrer le rien ?

Le chiffre zéro est utilisé dans tous les domaines de la vie sociale, de l’astronomie à la comptabilité.

Mais d’où provient il ? Pour le comprendre , les deux auteurs de l’article référencé ci-dessous, dont on trouve également ici le résumé, ont utilisé l’électroencéphalographie (MEG) pour enregistrer les champs magnétiques se produisant dans les cerveaux de 29 sujets à qui l’on demandait de différencier le zéro du 1

L’on savait qu’il y a des neurones dans le cerveau qui répondent spécifiquement à la vue de 1 jusqu’à 9. Mais que se passe-il lorsque après neuf, le sujet ne voit plus qu’un écran blanc (vide)? Ils ont découvert que c’était les mêmes neurones qui réagissaient que ceux utilisés par ailleurs pour la représentation de l’absence.

Ainsi, selon les auteurs, une antilope cherchant à distinguer un prédateur dans la savane et ne voyant rien utilise des neurones différents que ceux qu’elle utilise généralement pour se représenter un espace dans lequel elle ne voit rien de particulièrement dangereux.

Creating something out of nothing: Symbolic and non-symbolic representations of numerical zero in the human brain

 Authors Benjy Barnett, Stephen M. Fleming

doi: https://doi.org/10.1101/2024.01.30.577906

Summary

Representing the quantity zero is considered a unique achievement of abstract human thought. Despite considerable progress in understanding the neural code supporting natural numbers, how numerical zero is encoded in the human brain remains unknown. We find that both non-symbolic empty sets (the absence of dots on a screen) and symbolic zero (“0”) occupy ordinal positions along graded neural number lines within posterior association cortex. Neural representations of zero are partly independent of numerical format, exhibiting distance effects with countable numerosities in the opposing (symbolic or non-symbolic) notation. Our results show that format-invariant neural magnitude codes extend to judgements of numerical zero, and offer support to theoretical accounts in which representations of symbolic zero are grounded in more basic representations of sensory absences.

18/03/2024 Une centrale nucléaire permanente sur la Lune

L’installation d’une base sur la Lune comportant la mise en place d’une centrale nucléaire parait une condition préalable indispensable pour de futures missions d’exploration de notre satellite. En effet, la nécessité de sources d’énergie permanente est devenue évidente.

Les panneaux solaires, bien qu’ utiles, ne semblent pas suffire pour couvrir les besoins énergétiques d’une présence humaine durable. A plus forte raison serait-ce le cas si la Lune devenait une base arrière pour de futures missions interplanétaires, vers Mars et ses satellites notamment.

Aujourd’hui les ambitions lunaires de la Russie et de la Chine ont pris la forme d’un projet audacieux: installer un réacteur nucléaire sur la Lune d’ici 2035. Cette initiative marque une étape importante dans l’exploration spatiale, visant à soutenir une base lunaire commune.

La collaboration entre Roscosmos, l’agence spatiale russe, et l’Administration Nationale de l’Espace Chinois (CNSA) s’est concrétisée en 2021 avec l’annonce de leur intention de construire une base lunaire internationale. Ce projet baptisé Station Internationale de Recherche Lunaire (ILRS), a été présenté comme une opportunité ouverte à toutes les nations et partenaires internationaux désireux de contribuer à l’exploration lunaire. Toutefois, il semble exclure la participation de certaines nations, comme les astronautes de la NASA, ce qui reflète les tensions géopolitiques actuelles.

17/03/2024 Découverte exceptionnelle d’organismes à corps mous datant des débuts de l’ordovicien

  • Éric et Sylvie Monceret sont membres de la Société d’études scientifiques de l’Aude, une société savante qui consacre une partie de ses travaux aux recherches paléontologiques menées dans le département et aux alentours. notamment le versant sud de la Montagne Noire, dans le but d’y trouver des traces de vie fossilisée depuis des millions d’années. Récemment ils y ont exhumé les traces d’ organismes à corps mous, des spécimens extrêmement rares car ils se dégradent vite avec le temps et ne se fossilisent que rarement.

Leur conservation exceptionnelle  est sans doute « dûe à la conjonction de deux phénomènes D’abord, ces spécimens, vivant sur le fond marin, à quelques dizaines de mètres de profondeur seulement, ont dû être rapidement ensevelis, à la suite de tempêtes, par exemple. Ensuite, ils ont dû être totalement privés d’oxygène, ce qui a eu pour conséquence de stopper leur processus de dégradation naturelle, avant qu’ils ne se minéralisent et deviennent des fossiles. »

Comme l’explique un expert, Bertrand Lefebvre : « La découverte de Cabrières comble un trou dans notre représentation de l’évolution de la vie sur Terre. Jusqu’à présent, nous pensions que le passage du cambrien à l’ordovicien, il y a 485 millions d’années, était caractérisé par une très forte diminution de la biodiversité marine. Or, comme on retrouve des espèces cambriennes à Cabrières, typique de la période ordovicienne, l’hypothèse d’une continuité de l’évolution de la vie, et non plus d’une rupture brutale, est maintenant privilégiée. » En ce sens, la découverte des époux Monceret est révolutionnaire.

« Aux temps du cambrien et de l’ordovicien, la Montagne Noire se trouvait aux environs du pôle Sud, fait savoir Bertrand Lefebvre. À l’époque, le climat de la planète était tropical, il était supérieur d’une douzaine de degrés en moyenne à celui que nous connaissons aujourd’hui. Comme toute forme de vie, les animaux et les végétaux ont tenté d’échapper aux très fortes chaleurs – on parle de 40 à 50 °C – en migrant vers des régions, des zones refuges, où les conditions de vie leur étaient plus favorables, à savoir les pôles. » Ce qui fait dire à Jonathan Antcliffe, paléontologue à l’Unil, que « le passé lointain nous donne un aperçu de notre possible futur proche ».

Riche d’enseignements, cette première étude du site de Cabrières a fait l’objet d’une publication scientifique, le 9 février dernier, dans la revue Nature Ecology and Evolution

On en trouve ci-dessous les références et l’abstract

The Cabrières Biota (France) provides insights into Ordovician polar ecosystems

Nature Ecology & Evolution (2024)

Abstract

Early Palaeozoic sites with soft-tissue preservation are predominantly found in Cambrian rocks and tend to capture past tropical and temperate ecosystems. In this study, we describe the diversity and preservation of the Cabrières Biota, a newly discovered Early Ordovician Lagerstätte from Montagne Noire, southern France. The Cabrières Biota showcases a diverse polar assemblage of both biomineralized and soft-bodied organisms predominantly preserved in iron oxides. Echinoderms are extremely scarce, while sponges and algae are abundantly represented. Non-biomineralized arthropod fragments are also preserved, along with faunal elements reminiscent of Cambrian Burgess Shale-type ecosystems, such as armoured lobopodians. The taxonomic diversity observed in the Cabrières Biota mixes Early Ordovician Lagerstätten taxa with Cambrian forms. By potentially being the closest Lagerstätte to the South Pole, the Cabrières Biota probably served as a biotic refuge amid the high-water temperatures of the Early Ordovician, and shows comparable ecological structuring to modern polar communities.

17/03/2024 Enfin des drones pour les forces armées françaises

Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a visité le 14 mars les usines Delair, près de Toulouse, pour observer leurs drones militaires DT-46 et UX-11, dont une centaine d’exemplaires seront livrés en Ukraine cet été. Cette visite s’est faite dans le cadre du lancement prochain de l’appel d’offres aux industriels français pour la fabrication de 2000 drones kamikazes. La commande est à destination des troupes ukrainiennes et françaises entre 2024 et 2025,

On appelle drone kamikaze ou drone suicide des drones aériens dotés d’une tête explosive, capable de survoler un certain temps leur objectif jusqu’au moment où il reçoit l’ordre de s’y écraser . Les Russes en fabriquent et utilisent beaucoup sous le nom de Geranium 2.

Il n’y a pas que des drones aériens. Les Ukrainiens qui ont été les premiers à en fabriquer, disposent aussi de drones marins. Il s’agit de petites vedettes sans équipage, commandées de terre ou d’un autre navire, qui peuvent aborder des navires ennemis et y causer d’importants dégâts, voire les couler.

Le grand public est beaucoup plus familier avec les petits drones dit quadcoptères. Ils sont dotés de quatre moteur électriques disposés au bout de quatre supports en croix et fonctionnant avec une électricité sur batteries embarquées. Lorsqu’ils sont à usage militaire, leur vol vertical leur permet de poser des charges le long d’immeubles voire à l’intérieur de locaux non fermés.

Mais leur usage le plus connu est différent. Ils peuvent prendre par exemple des images détaillées de manifestants non dissimulés. Leurs usages civils sont désormais nombreux, photographier des récoltes ou des pentes enneigés pour le compte des stations de sports d’hiver, par exemple.

Le ministre des Armées n’a pas choisi de lancer un appel d’offre pour la fabrication de drones par hasard : « Les drones kamikazes sont absolument fondamentaux dans la conduite des opérations » et vont pouvoir constituer un « complément du canon Caesar en matière d’artillerie » a-t-il expliqué. Souvent présentés pendant le conflit en Ukraine comme un « avantage tactique incontournable », les drones sont devenus les armes de guerre et de surveillance favorites des forces en présence notamment pour leur production à bas coût et leurs capacités de surveillance très développées.

Sébastien Lecornu avait par ailleurs revendiqué en avril 2023 un objectif de « dronisation des forces » lors de la présentation en Conseil des ministres de la loi de programmation militaire pour 2024-2030. Parmi les 413 milliards d’euros annoncés, 1,5 milliard étaient prévus uniquement pour les drones.

16/03/2024 Les Houthis mettront-ils en échec l’US Navy ?

Les rebelles Houthis du Yemen seraient sur le point de disposer de missiles hypersoniques développés et fournis par leur alliée l’Iran. Avec ces missiles ils pourraient sans difficultés frapper des navires de guerre américains et européens manœuvrant dans la mer Rouge.

Ils envisagent donc de reprendre la fabrication des missiles à leur compte.

L’information vient d’être fournie par Sputnik International et provient d’une source désireuse de rester anonyme .

Si cette information se révélait exacte, il serait incompréhensible que les Etats-Unis, disposant selon eux du meilleur système de renseignement du monde, n’en aient pas eu connaissance plus tôt et n’aient pas réagi en conséquence.

Voir https://sputnikglobe.com/20240314/houthis-go-hypersonic-how-ansar-allahs-advance-in-missile-tech-could-trigger-us-defeat-in-mideast-1117334551.html

Merci à Dedefensa
https://www.dedefensa.org/article/lhypersonique-revolution-des-houthis

16/03/2024 Contrôle de l’immigration entrante dans les pays européens

Les 18 et 19 novembre 2023 le gouvernement finlandais avait fait fermer quatre postes-frontière dans le sud-est du pays afin de lutter contre la hausse récente de « passages illégaux » en provenance de Russie, selon le Premier ministre finlandais Petteri Orpo et la ministre de l’Intérieur Mari Rantanen lors d’une conférence de presse.

Face au nombre croissant de demandeurs d’asile munis de documents de voyage irréguliers qui ont franchi la frontière orientale de la Finlande, qu’elle partage avec la Russie, la Finlande avait fait fermer ses postes-frontière d’Imatra, Niirala, Nuijamaa et Vaalimaa, dans le sud-est du pays, à partir de la nuit de samedi 18 à dimanche 19 novembre 2923 . Le gouvernement soupçonnait le Kremlin d’organiser ces passages illégaux pour augmenter encore le nombre déjà élevé de russophones en Finlande.

Cette première mesure n’a pas suffi. Les passages illégaux ont continué à augmenter. Ils prennent de plus en plus la forme de demandes d’asiles. N’importe qui peut faire une demande d’asile en Finlande s’il craint avec preuve à l’appui d’être persécuté dans ce pays. Les raisons de la persécution peuvent être l’origine, la religion, la nationalité, l’appartenance à un certain groupe social ou bien les opinions politiques.

Le gouvernement finlandais a réagi. Il veut faire adopter par la Finlande une loi temporaire pour endiguer la « migration instrumentalisée » qu’elle impute à la Russie après avoir observé un afflux de demandeurs d’asile à sa frontière, a-t-il annoncé. Un projet de loi, qui permettrait de limiter le nombre de demandes d’asile à une « zone limitée » de la frontière finlandaise, a été présenté aujourd’hui.

Mais c’est l’ensemble des Etats de l’Union européenne qui ressent la nécessité de contrôler les flux de migration légale à leurs frontières extérieures. Ceux-ci s’ajoutent aux flux de migration illégale, organisée par de véritables bandes criminelles de passeurs clandestins. Elles empruntent de plus en plus la voie maritime, méditerranéenne et aujourd’hui atlantique.

De plus ce n’est pas seulement la Russie qui organiserait de telles passages illégaux. Ils proviennent de plus en plus d’Etats officiellement musulmans qui les exigent au nom des libertés de croyance religieuses revendiquées comme une valeur de civilisation par la plupart des pays européens.

Or nul n’ignore que ce sont des organisations terroristes musulmanes qui les exigent, tel l’ex Etat islamique ou Daech. Ces organisations visent à faire entrer en Europe de plus en plus de militants ayant accepté d’y organiser des attentats meurtriers.

Les gouvernements européens laisseront-ils faire?

15/03/2024 L’apparition spontanée de la vie est possible dans l’univers sur les planètes semblables à la Terre

Créer la vie à partir d’éléments non-vivants semblait être un mur technologique infranchissable. Mais depuis quelques décennies, les scientifiques ont visé cet objectif. Dans une récente interview accordée au Washington Post, référencée ci-dessous, ils annoncent avoir créé des molécules d’ARN capables de se répliquer entre elles.

Beaucoup considèrent qu’avant l’arrivée de l’ADN, l’ARN faisait partie des composants de la “soupe primordiale” d’éléments présents sur la Terre et ayant permis l’apparition de la vie. A partir de sa création, dans une longue série d’évolutions commencées dans les océans, puis reproduites sur les continents et dans les airs, la vie a transformé la Terre et lui a donné le visage qu’on lui connait.

Selon les scientifiques du Salk Institute for Biological Studies, un institut de recherche biologique privé indépendant basé à San Diego en Californie, cette vision de la création de la vie ne fait aucun doute. Sinon, il faudrait donner à la vie une origines divine, comme le font toutes les religions.

Reste cependant à expliquer comment cette soupe primordiale est apparue sur la Terre et non sur des planètes proches.

En ce sens, l’apparition spontanée d’une molécule d’ARN capable de se répliquer seule par accident a constitué un changement « monumental ». Avec du temps (des millions, voire des milliards d’années) cette molécule d’ARN a pu se transformer d’elle-même en ADN et donner naissance à la vie. Dans leur étude, publiée par la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences, les chercheurs estiment qu’il faudra encore de nombreuses autres expériences du même genre pour démontrer la véracité de l’hypothèse.

Source

‘Monumental’ experiment suggests how life on Earth may have started

https://www.washingtonpost.com/science/2024/03/09/origin-of-life-rna-world

By Mark Johnson

March 9, 2024

In an important advance supporting the RNA World theory, scientists at the Salk Institute for Biological Studies in La Jolla, Calif., have carried out a small but essential part of the story. In test tubes, they developed an RNA molecule that was able to make accurate copies of a different type of RNA.

14/03/2024 Le dodo va-t-il être réveillé ? Et qu’en sera-t-il du mammouth laineux?

Une collaboration entre des généticiens et des écologistes prévoit de ramener le Dronte de Maurice (dodo), espèce éteinte, à la vie. Il serait alors réintroduit sur l’île Maurice où il vivait avant son extermination il y a quatre siècles.  

La start-up américaine de biotechnologie Colossal Biosciences, https://colossal.com/ spécialisée dans les technologies d’ingénierie génétique avait annoncé son intention de ramener le Dronte de Maurice (dodo) à la vie en janvier dernier. Il serait réintroduit dans l’Ile Maurice où il vivait avant son extermination par l’homme il y a quatre siècle.

Le Dronte de Maurice était une espèce d’oiseaux de l’ordre des Columbiformes, endémique de l’île Maurice, disparue depuis la fin du XVIIᵉ siècle. Il est plus connu sous le nom de dodo, nom vernaculaire également utilisé pour désigner le  Solitaire de Bourbon, bien que celui-ci appartienne à un autre ordre

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dodo_(oiseau)

Apparenté au Solitaire de Rodrigues et appartenant comme les pigeons à la famille des Columbidae, ce dronte  vivait dans les forêts ou les plaines. Il mesurait environ un mètre pour une masse moyenne de 10,2 kilogrammes. Découvert à la fin du xvie siècle, il était décrit comme lent, ne fuyant pas l’homme, gros et presque cubique. Son corps au plumage bleu gris était pourvu d’ailes atrophiées jaune et blanc, ainsi que d’un panache de quatre ou cinq plumes de mêmes couleurs en guise de queue. Ses pattes jaunes comportaient quatre doigts (trois à l’avant et un à l’arrière) terminés par de grands ongles noirs. Son bec crochu avait une tache bleue caractéristique à son extrémité et une rouge sur la mandibule inférieure. Sa tête noire ou grise possédait deux plis importants à la base du bec.

Décrit pour la première fois à la fin du 16 siècle lors de l’arrivée des Européens sur l’île Maurice, le Dodo s’est éteint moins d’un siècle plus tard. Il est aujourd’hui souvent cité comme un exemple des espèces éteintes du fait de l’homme, car sa disparition est directement imputable à l’activité humaine, notamment la chasse.

Il n’est pas certain à ce jour que l’opération tentée par Colossal Biosciences aboutisse car les gènes conservés ne sont pas en très bon état. Mais elle mérite d’être tentée vu son intérêt scientifique

Dans le même temps l’entreprise envisage de redonner vie de la même façon au Mammouth laineux, en s’appuyant sur l’éléphant d’Afrique. Le cout serait plus élevé. Mais à une époque où les dépenses militaires s’élèvent vertiginieusement, pourquoi rechigner ?

14/03/2024 Comment grossissent les trous noirs géants situés au centre des galaxies

Qu’est-ce qui alimente la croissance des trous noirs supermassifs au cœur des galaxies et provoque la formation de nouvelles étoiles ? Une étude récente apporte un éclairage novateur sur ce mystère cosmique, grâce à l’intelligence artificielle

Les trous noirs supermassifs, présents au centre de toutes les grandes galaxies, jouent un rôle déterminant dans l’évolution de ces dernières. Contrairement à une idée répandue, leur croissance ne dépend pas uniquement de la fusion entre galaxies. Une recherche menée par l’Université de Bath, et publiée dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, démontre que la présence d’un réservoir de gaz froid au centre de la galaxie hôte est également nécessaire pour alimenter ces géants cosmiques.

Cette étude, la première du genre à utiliser l’apprentissage automatique pour classer les fusions de galaxies, a permis de mieux comprendre la relation entre ces fusions, l’accrétion des trous noirs supermassifs (le processus par lequel ils attirent et accumulent de la matière) et la formation d’étoiles. Mathilda Avirett-Mackenzie, doctorante au Département de Physique de l’Université de Bath, souligne l’avantage de cette approche, permettant d’obtenir une lecture plus fidèle des activités galactiques, libérée des préjugés humains souvent présents dans les classifications traditionnelles.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont formé un réseau de neurones artificiels sur des simulations de fusions de galaxies, puis ont appliqué ce modèle aux galaxies observées dans l’Univers. Ce processus a révélé que les fusions de galaxies ne sont pas fortement associées à la croissance des trous noirs supermassifs. En effet, les signatures de fusion sont tout aussi communes dans les galaxies avec ou sans trous noirs en accrétion.

L’étude, qui a analysé un échantillon de près de 8 000 systèmes de trous noirs en accrétion, indique que les fusions conduisent à la croissance des trous noirs uniquement dans un type spécifique de galaxies: celles en formation d’étoiles contenant d’importantes quantités de gaz froid. Ce résultat met en lumière l’importance du gaz froid, non seulement pour la formation des étoiles mais aussi pour la croissance des trous noirs supermassifs.

Source

What makes black holes grow and new stars form? Machine learning helps solve the mystery

https://www.sciencedaily.com/releases/2024/03/240305134225.htm

March 5, 2024
University of Bath
Summary:
It takes more than a galaxy merger to make a black hole grow and new stars form: machine learning shows cold gas is needed too to initiate rapid growth — new research finds………..