21/12/2024 Des signes prometteurs de vie sur l’exoplanète LHS 1140 b.

Le terme d’exoplanète désigne une planète située en dehors du système solaire.

 Située à 50 millions d’années-lumière, cette planète est 1,73 fois plus grande que la Terre et pourrait contenir jusqu’à 20% d’eau.  Sa surface est glacée mais elle se trouve dans une zone où l’eau liquide est possible.. La découverte d’eau et  potentiellement d’une atmosphère sur une exoplanète rocheuse marque une avancée majeure dans la recherche spatiale.

Le télescope spatial James Webb a permis cette découverte sans précédent. Il a capté des signaux provenant d’une planète située à près de 50 millions d’années-lumière. Les chercheurs des universités du Michigan et de Montréal ont analysé ces données révélant la présence possible d’océans et d’une atmosphère sur LHS 1140 b.

LHS 1140 b se distingue par sa composition et ses caractéristiques physiques. Elle est 1,73 fois plus grande que la Terre et possède une masse 5,6 fois supérieure.

Sa surface glacée soulève des questions quant à sa capacité à abriter la vie. En effet, cette exoplanète se situe dans la zone dite « Goldilocks », où les températures pourraient permettre la présence d’eau liquide. L’eau liquide représente un atout majeur dans la recherche de la vie extraterrestre, si tout au moins il s’agit de vie analogue à la vie terrestre.

Les scientifiques estiment que l’eau pourrait représenter jusqu’à 20 % de la masse de la planète, ce qui renforcerait sa potentielle habitabilité.

La découverte de LHS 1140 b redéfinit notre approche de la recherche de vie dans l’univers. Elle stimule l’intérêt pour l’exploration d’autres exoplanètes potentiellement habitables.

La NASA et d’autres agences spatiales intensifieront désotmais leurs efforts pour mieux comprendre ces mondes lointains et les secrets qu’ils renferment.

Référence

https://www.innovant.fr/2024/11/29/la-vie-sur-une-autre-planete-enfin-trouvee-la-nasa-devoile-cette-exoplanete-avec-une-atmosphere-potentiellement-habitable/#google_vignette



21/12/2025 Comment à 73 ans, prétendre avoir la force d’exercer les fonctions de Premier ministre ?

C’est insensé, pourtant c’est ce que fait aujourd’hui Francois Bayrou. Il a exercé des fonctions ministérielles suffisamment longtemps pour savoir que celles-ci imposent un rythme de vie épuisant, même pour un homme plus jeune. Malgré l’aide d’un cabinet ministériel diligent il faut pouvoir connaître les dossiers et les enjeux suffisamment à fond pour prendre en temps utile les décisions incombant à la charge ou pour répondre aux critiques de l’opposition.

Chaque téléspectateur a pu voir récemment que François Bayrou était incapable de justifier son absence à Mayotte aux côtes du Président de la république au moment où celui-ci tentait d’apporter des réponses sommaires aux questions concernant l’avenir de l’Archipel.

Il a expliqué par des propos hésitants, quasi bredouillants, que ses fonctions en tant maire de Pau lui avaient imposé de rester en France, comme si ces fonctions ne pouvaient pas attendre.

On voit mal comment dans les prochaines heures il pourra justifier le choix d’un gouvernement et les premières décisions à prendre, sauf à s’abriter entièrement derrière Emmanuel Macron. Mais sans doute est-ce que souhaite ce dernier.


20/12/2024 Les trois catégories de missiles français

Le missile Mistral 3 à courte portée

D’une longueur inférieure à deux mètres avec un poids inférieur à 20 kg, il est facilement opérable et résiste aux contremesures. Le Mistral 3 est un missile de défense sol-air de très courte portée fonctionnant en mode « tire et oublie ».
Sa vitesse et sa manœuvrabilité font de lui un armement très efficace sur tous types de cibles : chasseurs, avions de transport, hélicoptères, drones, missiles de croisière, munitions rôdeuses.

Le Missile Moyenne Portée Akeron MP

Il s’agit d’un missile antichar de nouvelle génération, il remplace le missile MILAN en service depuis 1974. Il est destiné à équiper les unités de combat au contact dans le cadre de missions offensives ou défensives. Il permet de neutraliser des combattants et cibles blindées jusqu’à 4000 mètres.

Ses caractéristiques sont les suivantes : Portée minimale 160m . Portée maximale 4000m. Tir et oubli avec homme dans la boucle. Tir à partir d’espace confiné. Capacité antichar, antipersonnel et anti structure. Capacité de perforation : 3m de béton.

L’Akeron MP permet de neutraliser des cibles (véhicules blindés de dernière génération, embarcations légères ou infrastructures), de jour comme de nuit, jusqu’à une distance d’au moins 4 km, qu’elles soient statiques ou mobiles. Ce missile « combat proven » est polyvalent grâce à sa charge multi-effets . Il garantit également une précision métrique.

Au moyen de sa fibre optique et de son traitement d’image, il permet de conserver « l’homme dans la boucle » ; c’est-à-dire que le tireur peut modifier sa trajectoire à tout moment. En cas de menace sur le tireur, il bénéficie également de la capacité « tire et oublie ». D’une longueur inférieure à deux mètres avec un poids inférieur à 20 kg, il est facilement opérable et résiste aux contre-mesures.

Le missile balistique intercontinental (ICBM) M51 .

Les ICBM sont des armes stratégiques capables de frapper à plus de 5 500 km. Indispensables pour la dissuasion nucléaire, ils transportent des ogives, suivent une trajectoire parabolique, et sont maîtrisés par seulement sept nations dans le monde.

Les forces nucléaires françaises reposent principalement sur des missiles balistiques lancés depuis des sous-marins (MSBS). Ces missiles, appelés M51, équipent les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la Marine nationale. Ils ont une portée de 9 000 kilomètres, ce qui en fait un outil de dissuasion stratégique très efficace.

Chacun des Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins (SNLE) de la Force Océanique Stratégique (FOST) est doté de seize missiles, capables de transporter leur charge utile à une distance intercontinentale de plusieurs milliers de kilomètres.

Missile de type Mer-Sol Balistique Stratégique (MSBS), le M51 est un lanceur à trois étages à propulsion solide, d’une masse totale de plus de cinquante tonnes pour douze mètres de haut.

Lancé sous l’eau depuis un sous-marin en plongée, le M51 traverse l’atmosphère pour rejoindre l’espace à une altitude supérieure à 2 000 kilomètres, bien au-delà de l’orbite basse. Il rentre ensuite dans l’atmosphère à la vitesse de 20 000 km/h (Mach 20). Le M51 constitue un concentré de technologie spatiale qui allie puissance, précision et fiabilité.

Les mêmes contraintes s’imposent aux Sous-marins Nucléaires Lanceurs d’Engins français et à leurs équipages. Ces sous-marins font des croisières de plusieurs semaines sans pouvoir remonter en surface ni communiquer avec les familles.


19/12/2024 Découverte sous les glaces de l’Antarctique de nouveaux organismes chimiotrophes

On désigne sous le nom d’organismes chimiotrophe les organismes
qui trouvent l’énergie nécessaire au développement de leurs cellules sans utiliser la lumière du Soleil (ou d’une source artificielle). 

La chimiosynthèse est la conversion biologique de molécules contenant un ou plusieurs atomes de carbone ou de méthane en éléments nutritifs utilisables pour constituer de la matière organique. Les organismes qui la pratiquent s’opposent aux organismes photosynthétiques qui utilisent la lumière du Soleil pour produire des composés organiques complexes.

Or des scientifiques viennent de découvrir un écosystème insoupçonné vivant sous les épaisses couches de glace de l’Antarctique. Grâce à des technologies de pointe, telles que les foreuses cryogéniques et les capteurs biogéochimiques, une équipe internationale a exploré des lacs sous-glaciaires qui n’avaient pas vu la lumière du jour depuis des millions d’années.

Ces recherches, publiées notamment dans Nature Communications (voir ci-dessous), révèlent un écosystème complexe composé de micro-organismes et d’organismes aquatiques uniques. Ces derniers prospèrent malgré des conditions environnementales extrêmes : températures glaciales, obscurité totale et ressources nutritives limitées. Ces découverts sont saluée comme une percée majeure dans notre compréhension des écosystèmes extrêmes.

Parmi les découvertes les plus marquantes, les scientifiques ont identifié des micro-organismes capables de produire leur énergie à partir de processus chimiques, une adaptation rare appelée chimiosynthèse. Ces organismes utilisent les minéraux et les gaz présents dans l’eau pour survivre sans faire appel à la lumière solaire.

Certaines formes de vie ainsi découvertes, notamment chez des bactéries et des archées, affichent une résistance étonnante à la pression et à l’acidité de leur environnement. En outre, des traces de bioluminescence ont été détectées, soulignant des adaptations à la lumière encore peu étudiées.

Ces caractéristiques suggèrent non seulement une résilience extraordinaire, mais ouvrent également la voie à des hypothèses sur la possibilité de vie dans des environnements extraterrestres similaires, comme sur les lunes glacées d’Europe ou d’Encelade.

La découverte des écosystème sous-glaciaire en Antarctique dépasse largement les frontières de la biologie classique. Ces formes de vie, isolées depuis des millions d’années, fournissent des indices précieux sur l’évolution et la survie des organismes dans des environnements hostiles. Leur capacité à prospérer sans lumière solaire et avec un accès limité aux nutriments remet en question les modèles établis d’habitabilité.

Les implications s’étendent également à la recherche spatiale. Les conditions extrêmes de ces lacs sous-glaciaires sont considérées comme analogues aux environnements extraterrestres, notamment sur les lunes glacées du système solaire. La mission européenne JUICE (Jupiter Icy Moons Explorer) et la mission américaine Europa Clipper pourraient bénéficier directement des techniques développées pour explorer ces lacs enfouis sous la glace.

Sur le plan environnemental, ces découvertes mettent en lumière l’impact du réchauffement climatique. La fonte accélérée des glaces polaires pourrait perturber ces écosystèmes isolés, libérant des micro-organismes qui pourraient interagir avec les écosystèmes existants ou révéler des pathogènes inconnus.

Apres cette découverte majeure, les scientifiques envisagent de nouvelles expéditions pour explorer davantage de lacs sous-glaciaires. Les défis sont cependant considérables. Les infrastructures nécessaires sont coûteuses, et les conditions climatiques extrêmes compliquent les opérations. Des innovations comme les robots submersibles autonomes et les systèmes de forage écologiques sont en cours de développement pour minimiser l’impact des explorations sur ces environnements fragiles.

Les aspects éthiques prennent également de l’importance. Ces écosystèmes, restés intacts pendant des millénaires, doivent être explorés avec précaution pour éviter toute contamination. Cela soulève des débats sur la manière de concilier recherche scientifique et préservation environnementale.

Références

1 Lake enigma https://www.techno-science.net/en/news/discovery-of-strange-form-of-life-under-antarctic-ice-N26176.html

———————————————————-

2 nature  https://www.nature.com/articles/s43247-024-01842-5
The perennially ice-covered Lake Enigma, Antarctica supports unique microbial communities

Published: 03 December 2024
Communications Earth & Environment 

volume  5, Article number: 741 (2024) 

Abstract

Northern Foothills of Victoria Land, Antarctica contains numerous hydrological formations, ranging from small surface streams and ponds fed by glacial or snow meltwater to permafrost lakes containing briny pockets. Here we describe the discovery of a massive body of unfrozen stratified oligotrophic water in Lake Enigma, a permanently ice-covered lake previously thought to be frozen from top to bottom. A remarkable feature of the Lake Enigma microbial ecosystem is the presence, and sometimes even dominance, of ultrasmall bacteria belonging to the superphylum Patescibacteria, a group apparenNaturetly absent from Antarctic lakes in the well-studied McMurdo Dry Valleys. Cyanobacteria are virtually absent from Lake Enigma ice and water column although they are well represented in its extensive and diverse benthic microbial mats. Collectively, these features reveal a new complexity in Antarctic lake food webs and demonstrate that in addition to phototrophic and simple chemotrophic metabolisms, both symbiotic and predatory lifestyles may exist.

———————————————————-

3. nature https://www.nature.com/articles/s43247-024-01842-5 

Phylogenetically and functionally diverse microorganisms reside under the Ross Ice Shelf

  • published: 10 January 2022

    Abstract

Throughout coastal Antarctica, ice shelves separate oceanic waters from sunlight by hundreds of meters of ice. Historical studies have detected activity of nitrifying microorganisms in oceanic cavities below permanent ice shelves. However, little is known about the microbial composition and pathways that mediate these activities. In this study, we profiled the microbial communities beneath the Ross Ice Shelf using a multi-omics approach. Overall, beneath-shelf microorganisms are of comparable abundance and diversity, though distinct composition, relative to those in the open meso- and bathypelagic ocean. Production of new organic carbon is likely driven by aerobic lithoautotrophic archaea and bacteria that can use ammonium, nitrite, and sulfur compounds as electron donors. Also enriched were aerobic organoheterotrophic bacteria capable of degrading complex organic carbon substrates, likely derived from in situ fixed carbon and potentially refractory organic matter laterally advected by the below-shelf waters. Altogether, these findings uncover a taxonomically distinct microbial community potentially adapted to a highly oligotrophic marine environment and suggest that ocean cavity waters are primarily chemosynthetically-driven systems.



18/12/2024 Un réveil de la guerre entre la Corée du Nord et la Corée du Sud

Ces dernières semaines Vladimir Poutine avait obtenu l’appui militaire de la Corée du Nord dans l’Opération Militaire Spéciale qu’il avait déclenchée deux ans auparavant dans le Dombass pour empêcher que l’Ukraine ne rallie l’Otan. Cet appui n’ a pas tardé à se préciser.

La nouvelle est venue de Séoul. Récemment, les renseignements sud-coréens (NIS) ont fait connaître le projet de détachement de 12 000 soldats nord-coréens auprès des militaires russes en Ukraine. Dans un communiqué, les renseignements sud-coréens ont expliqué avoir « observé du 8 au 13 (octobre) que la Corée du Nord avait transporté des forces spéciales en Russie dans un navire de transport de la marine russe, confirmant le début de la participation militaire de la Corée du Nord ». D’ores et déjà des images avaient circulé sur les réseaux sociaux occidentaux montrant des militaires nord- coréens blessés ou tués lors des premiers engagements.

 À l’appui de ce constat, le NIS a diffusé des images satellites détaillées montrant, selon lui, le premier déploiement de ces militaires. Mille cinq cent de ceux-ci s’ntraîneraient déjà dans l’Extrême-Orient russe.

https://t.co/r1f6og8hFH pic.twitter.com/iGyMj5Gs5V

Si la crainte de l’envoi d’un contingent nord-coréen vers l’Ukraine est une escalade notable dans le conflit, elle correspond à un soutien croissant de Pyongyang à Moscou. Ainsi le ministre de la Défense sud-coréen Shin Won-sik, cité par CNN, avait certifié en début d’année que les usines de la Corée du Nord produisant de l’armement pour la Russie opéraient « à plein régime ».

Début octobre, Foreign Policy indiquait que des sources Osint (source ouverte) suggéraient l’arrivée de milliers de conteneurs maritimes depuis la mi-2022 – au moins 11 000 selon le département d’État américain. Les estimations du nombre exact d’obus d’artillerie nord-coréens livrés varient considérablement, de 1,6 million à près de 6 millions d’obus, et les experts estiment qu’au moins 2 millions d’obus ont été envoyés en Russie depuis cet été. 

Ainsi,  selon GEO, le ministre de la Défense sud-coréen Shin Won-sik, cité par CNN, a certifié en début d’année que les usines de la Corée du Nord produisant de l’armement pour la Russie opéraient « à plein régime ».

Mais acquérir des obus de la Corée du Nord n’a rien à voir avec le recrutement par l’armée russe de milliers de combattants nord-coréens. Si l’on voulait dramatiser, on parlerait dans ce dernier cas d’un début de guerre mondiale.

17/12/2024 Construire des abris durables sur la planète Mars nécessitera un béton spécial

Un béton spécial soufré sera nécessaire pour abriter durablement les prochains explorateurs humains. Compte tenu de la distance, il ne sera pas possible d’explorer Mars sur le modèle des missions lunaires Apollo, dit touch and go, qui consiste à atterrir et repartir peu de temps après.

Pourquoi cette impossibilité avec Mars ? À cause du mouvement des planètes autour du Soleil. Quitter Mars à un moment inadéquat pour regagner la Terre impliquerait deux ans de voyage dans l’espace juste pour le retour. Il suffit d’attendre que la Terre et Mars soient de nouveau proches l’une de l’autre — tous les deux ans — pour bénéficier de six mois de temps de trajet “seulement”. Mars n’orbite pas autour de la Terre comme la Lune et il faudra donc que les colons y bâtissent des abris.

Bien sûr, le temps de transport aller-retour n’est qu’un des très nombreux défis technologiques, logistiques et humains inhérents à un tel projet de voyage habité. Les radiations solaires et cosmiques très dangereuses, la vie communautaire dans un vaisseau, les effets de l’apesanteur sur le corps humain en font partie. C’est pourquoi de nombreuses personnes affirment que cela restera hors de notre portée pour encore quelques décennies.

Cependant Mars comme la Lune sont couvertes d’une poussière très fine faite de milliards d’années de chute de météorites à leur surface. On l’appelle régolithe. Or celle-ci sera d’une grande utilité pour élaborer du béton sur place et y bâtir des abris durables. Cependant ce béton affrontera d’autres contraintes que celles rencontrées sur la Terre: peu de pression atmosphérique rayonnement ultraviolet constant, etc.

Il faut donc déterminer quel type de régolithe est le plus prometteur. L’étude référencée ci-dessous indique que le meilleur candidat est le béton soufré, le plus abondant sur Mars selon les analyses effectuées par les atterrisseurs et rovers martiens Viking, Spirit, Opportunity et Curiosity. Par ailleurs de l’eau en abondance sera nécessaire. En dehors de cette apportée lors de chaque liaison avec la Terre, il faudra donc récupérer l’urine produite in situ pas les astronautes.

Source

Acta Astronautica Volume 226, Part 1, January 2025, Pages 494-520

Martian buildings: Feasible cement/concrete for onsite sustainable construction from the structural point of view

Omid Kari and others

https://doi.org/10.1016/j.actaastro.2024.10.056Get rights and content

Abstract

Colonizing other planets, like Mars, marks a significant milestone in the pursuit of a multi-planetary existence. Millions of people would settle on Mars in self-sufficient bases. Colonizing Mars is a long-term mission that demands self-sufficient, secure habitats and comprehensive planning. Importing structures, such as inflatable structures, from Earth is cost-prohibitive, making the utilization of in-situ resources and onsite construction the most viable approach for preparing the required buildings. Studies have shown that it is possible to produce and craft several kinds of binders and concretes with appropriate mechanical behavior using Martian soil composition; however, determining the optimal option for onsite construction remains a challenge. This study investigates available cement/concrete options for onsite construction on Mars from a structural engineering perspective, taking into account the available resources and technologies. In this regard, the observations and data provided by Martian landers, rovers, orbiters and methods such as Viking-1 & 2, Pathfinder, Spirit, Opportunity, Curiosity, Mars Express, Ultraviolet–visible/Near-infrared reflectivity spectra and Alpha particle X-ray spectrometer were used to obtain a comprehensive and detailed investigation. Eleven types of Martian cement/concrete based on the in-situ resources, soil composition, and available technologies were compared based on the criteria and indices defined in accordance with the structural engineering point of view to select the best practical option for onsite construction. These criteria encompass factors such as mechanical behavior, Martian structural loads, raw material accessibility, available sources, energy required for production, water requirement, curing and hardening time, possibility of using 3D printers, byproduct usefulness, conditions required for hardening and curing, importation requirements from Earth, production complexity, long-term durability and behavior under galactic cosmic rays (GCRs) and solar energetic particles (SEPs). The pros and cons of each cement/concrete option are thoroughly assessed, considering the harsh conditions on Mars. Additionally, the study highlights extra considerations that are crucial for onsite construction on Mars. To determine the best practical option for onsite construction and sustainable colonization, the proposed cements/concretes were compared using multi-scale spider/radar diagrams and a quantitative point of view. This perspective was enabled by assigning weights to each criterion through expert consultation, experimental data, and literature review, ensuring that the diagrams accurately reflect the features of each concrete mix. This comprehensive investigation aims to provide valuable insights into selecting the most suitable cement/concrete for onsite construction on Mars, considering the structural engineering perspective and the long-term goal of sustainable colonization.

17/12/2024 Les Chantiers de l’Atlantique préparent leur premier paquebot à voiles

En 2018, Chantiers de l’Atlantique a présenté lors du Seatrade, le salon international de la croisière, son projet de navire à voiles nommé Silenseas. La conception de ce navire, d’une taille de 200m,  est fondée sur une technologie de voiles innovantes, en matériau composite, robustes et durables, issue de l’activité de R&D de l’entreprise et baptisée Solid Sail. Elle  est associée à une solution de gréement tout aussi innovante, Aeol Drive, qui comprend notamment un balestron ou livarde orientable à 360°.

En 2019, s’appuyant sur de nouveaux développements et tests, Chantiers de l’Atlantique est revenu avec un concept évolué nommé Silenseas plus (+). Ce navire hybride propulsé à voiles intégrera également des moteurs à biocarburation pour permettre au navire de respecter son planning de croisière ,c’est à dire de naviguer faute de vent ou par vents trop faibles.

Le système Solid Sail, inventé et développé par Chantiers de l’Atlantique peut faire progresser le navire dans la plupart des conditions de vent alors que la voile continue de fonctionner en parallèle des moteurs pour maintenir la vitesse souhaitée. Cette possibilité permet des réductions significatives en matière d’émissions et de coûts de fonctionnement.

Les voiles sont associées à des moteurs à agrocarburants (aussi appelés biocarburants). Ce terme désigne les carburants d’origine agricole. On en distingue trois grand types : ceux à base d’alcool, qui alimentent les moteurs à essence ; ceux à base d’huile, qui alimentent les moteurs diesel et ceux sous forme de gaz (par exemple gaz naturel) . Ces carburants sont d’ores et déjà des éléments déterminants dans le respect des futures exigences réglementaires en termes d’émission de gaz à effet de serre (European Green Deal). 

Les voiles Solid Sail associées au gréement AeolDrive sont de réelles avancées grâce à une technologie permettant une utilisation de la voile simple, fiable, présentant une excellente tenue dans le temps et des performances aérodynamiques extraordinaires. Ce système breveté est composé de panneaux composite articulés pour un pliage automatique.

Les voiles, associées à des moteurs à bicarburation sont d’ores et déjà des éléments déterminant dans le respect des futures exigences réglementaires en termes d’émission de gaz à effet de serre .

Afin de valider les performances de la voile et du gréement à balestron, Chantiers de l’Atlantique a lancé une série de test grandeur nature lors d’un tour du monde à la voile simulé sur un démonstrateur à l’échelle 1/5. Les années prochaines verront de nouveaux développements qui permettront de confirmer la maturité de ce projet aux applications multiples qui iront au-delà du monde de la croisière.

Il apparaît en effet que beaucoup de transports de marchandises pourraient utiliser ces solutions dans des version cargo pour un certain nombre de liaisons commerciales.

https://chantiers-atlantique.com/references/silenseas

16/12/2024 Cannibalisme sous l’Age de bronze britannique

Nous sommes dans une cave de ce qui est aujourd’hui le Somerset britannique, au début de l’Age de bronze. Nous sommes plongés dans l’obscurité. Subitement des torches apparaissent, des silhouettes se précisent. Il s’agit d’hommes jetant dans une fosse profonde de 15 m une quarantaine d’hommes, de femmes et d’enfants encore vivants.

Très vite, ils les en ressortent pour les démembrer, en dévorer la chair, briser les os et les cranes à l’aide d’outils de pierre pour en retirer la moelle et les cerveaux qu’ils mangent encore tièdes.

En témoignent aujourd’hui les marques spécifiques de fractures demeurant sur les ossements humains retrouvés à la suite de fouilles conduites sur ce site et soumis à différents examens et analyses des restes. On lira à ce sujet un article scientifique publié le 16 décembre 2022 dans la revue Antiquity

Source

The darker angels of our nature: Early Bronze Age butchered human remains from Charterhouse Warren, Somerset, UK

Published online by Cambridge University Press:  16 December 2024


Abstract

Direct physical evidence for violent interpersonal conflict is seen only sporadically in the archaeological record for prehistoric Britain. Human remains from Charterhouse Warren, south-west England, therefore present a unique opportunity for the study of mass violence in the Early Bronze Age. At least 37 men, women and children were killed and butchered, their disarticulated remains thrown into a 15m-deep natural shaft in what is, most plausibly, interpreted as a single event. The authors examine the physical remains and debate the societal tensions that could motivate a level and scale of violence that is unprecedented in British prehistory.

16/12/2024 Le réchauffement climatique et la disparition progressive de l’eau douce disponible

Confronté au problème mondial résumé par ce titre, l’ONU (UNESCO) a demandé au World Resources Institute de produire un rapport annuel sur la situation et les remèdes possibles à apporter aux crises prévues.

On trouve aux références ci-dessous un état de la situation pour 2024 / 2025

https://www.wri.org/initiatives/allied-climate-transformation-act2025/resources/global-adaptation-action-progress-gaps-expect-2024

ainsi que

https://environmentaldocuments.com/act-2025-global-adaptation-action-progress-gaps-what-to-expect-2024.pdf

Élément essentiel à toute forme de vie, l’eau couvre 72 % de la surface de la Terre et représente un volume d’environ 1,4 milliard de km3. Malgré son abondance, seul 2,8 % de ce volume est constitué d’eau douce, propre à la consommation humaine. L’eau douce se trouve en grande partie dans les glaciers, mais également dans les nappes souterraines, les rivières et les lacs, ainsi que sous forme de vapeur d’eau dans l’air. La part de l’eau issue des précipitations atmosphériques qui s’écoule dans les cours d’eau jusqu’à la mer, ou qui est recueillie dans les lacs, les aquifères et les réservoirs, correspond à la ressource renouvelable. On parle alors d’« eau bleue » ; son volume mondial est estimé à 37 000 km3 par an

Au cours du XXe siècle, les prélèvements d’eau douce pour les usages domestiques, agricoles ou industriels ont considérablement augmenté à l’échelle mondiale, passant de 600 km3/an au début du XXe siècle à 3 880 km3/an en 2017. Avec l’accroissement de la population, ils devraient continuer de croître de 1 % par an d’ici 2050 (Unesco, 2022).

À l’échelle planétaire, le taux de prélèvement d’eau douce représente 10,5 % du taux de renouvellement annuel moyen des ressources en eau douce. Il varie fortement d’un continent à l’autre du fait de la densité de population et de l’abondance ou non de la ressource : Asie (41,3 %), Amérique du Nord (8,8 %), Afrique (6,6 %), Europe (4,2 %), Australie et Océanie (2,9 %), Amérique du Sud (1,7 %). Environ 69 % de l’eau prélevée est destinée à l’agriculture (principalement pour l’irrigation mais aussi pour l’élevage et pour l’aquaculture), 19 % à l’industrie (y compris la production d’énergie) et 12 % aux consommations des municipalités et des particuliers (Unesco, 2021).

Avec le changement climatique, la ressource en eau renouvelable intérieure par habitant a diminué d’environ 20 % entre 2000 et 2018. Cette évolution est plus marquée dans les pays où la ressource par habitant est la plus basse, tels que l’Afrique subsaharienne (- 41 %), l’Asie centrale (- 30 %), l’Asie de l’Ouest (- 29 %) et l’Afrique du Nord (- 26 %), avec des risques de pénurie d’eau (FAO, 2021).

Compte tenu des enjeux liés à l’utilisation de l’eau et aux besoins des écosystèmes, les auteurs du rapport ont défini des seuils à ne pas dépasser en matière d’utilisation d’eau douce (« eau bleue ») à l’échelle globale et à l’échelle locale (bassins-versants)

15/12/2024 Quelles priorités pour la France sous un gouvernement Bayrou ?

Nous pourrions poser la question autrement : à supposer que l’actuel président de la République renonce à imposer au futur gouvernement Bayrou des décisions ou non décisions imposées par son ubris déréglée, que devrait être selon nous le programme que ce futur gouvernement pourrait proposer à la nation.

Ce programme devrait être suffisamment consensuel pour recueillir le soutien d’une majorité du corps électoral ou des partis qui la composent, qu’ils soient actuellement dans la majorité ou l’opposition. Par ailleurs, dans un premier temps ce programme ne devrait pas non plus venir en contradiction avec la politique de l’Union européenne, afin d’éviter d’interminable négociations.

Que seraient les priorités ?

  • Relancer la recherche scientifique française, fondamentale et appliquée, dans des domaines où les chercheurs Français sont aujourd’hui obligés de s’expatrier faute de pouvoir espérer des rémunérions satisfaisantes en France. On citera en premier lieu l’Intelligence artificielle généralisée dans laquelle la France dispose de solides atouts
  • Renforcer les investissements français dans le projet international ITER intéressant la fusion nucléaire.
  • Définir un programme spatial plus ambitieux que celui consistant à donner un successeur au lanceur Ariane. Par ailleurs, la place de la France dans les projets internationaux d’exploration puis d’exploitation des ressources lunaires et martienne devrait sans attendre être redéfinie et financée.
  • Encourager les recherches et applications françaises concernant les domaines militaires terrestres, maritimes ou spatiaux – d’autant plus que ces domaines relevant du secret militaire n’ont pas être partagés avec les Etats alliés.