03/04/2024 Notre cosmos n’est-il que l’apparence d’une réalité bien plus étrange ?

La théorie des cordes ambitionne d’être la « théorie de tout » Cependant elle ne peut pas décrire un univers en expansion tel que notre univers. Mais elle pourrait peut être y arriver si nous redéfinissions en profondeur ce que nous nommons la réalité.

La théorie des cordes est le meilleur cadre conceptuel permettant d’intégrer les quatre forces de la nature, y compris la plus dérangeante de toutes, la gravité. En forçant un peu sur les mots, nous pourrions y ajouter le big bang et les trous noirs.

Mais pour que la théorie des cordes puisse décrire un univers en expansion accélérée, il lui faudrait toute autre chose. Il est vrai que nul ne peut comprendre ce qui produit cette expansion. On évoque quelquefois une énergie noire. Mais selon la théorie des cordes, celles-ci n’aurait jamais du apparaître.

Aujourd’hui, pour résoudre cette énigme, certains physiciens commencent à considérer notre univers comme une partie limitée d’une bien plus grande réalité. Notre espace familier n’y serait qu’un des éléments d’un hyperespace multidimensionnel.

Certes, la théorie des cordes supposant 10 dimensions d’espace-temps est si subtile qu’ elle pourrait eut décrire un univers fantastique composé de 10×500 univers. Autrement dit elle n’est d’aucune utilité en cosmologie, laquelle n’a pas besoin d’univers si nombreux.

De plus si un espace temps ne se limite pas à un niveau minimum d’énergie, selon la physique quantique, il est intrinsèquement instable et court le risque de se dégrader, se transformant en un nouvel univers de plus bas niveau d’énergie.

Pour le cosmologiste Daine Danielson https://physics.uchicago.edu/people/profile/daine-danielson/ , on obtient ainsi

(à suivre)

03/04/2024 Origine probable de la vie sur la Terre

Dans une étude récemment publiée dans la revue Science, un groupe de chercheurs propose une nouvelle théorie au sujet de l’origine de la vie sur notre planète et plus précisément du milieu dans lequel elle est apparue.

Si Charles Darwin avait émis, au XIXe siècle, l’idée que la vie se serait pour la première fois développée dans un « petit étang chaud », plusieurs autres possibilités ont été étudiées depuis.

La vie est-elle vraiment apparue dans l’océan ?

A ce jour, l’hypothèse la plus communément admise est que les premières cellules vivantes seraient apparues dans un milieu océanique, mais les travaux dirigés par le Dr Craig Walton, de l’Université de Zurich (Suisse), pourraient bien changer cet état des connaissances.

En compagnie de trois autres chercheurs spécialisés dans les sciences de la Terre, il s’est en effet intéressé au rôle décisif joué par le phosphore dans le processus chimique qui a conduit à l’apparition de la vie.

Le phosphore, ingrédient indispensable du processus biochimique

Le phosphore est, tout comme l’azote et le carbone, « un élément essentiel à la vie sur Terre ». Partie intégrante de molécules comme l’ADN ou l’ARN, il constitue un ingrédient indispensable de nombreuses réactions biochimiques.

Partant de ce postulat, le Dr Walton et les autres auteurs de l’étude ont cherché à comprendre comment les premiers organismes vivants avaient pu acquérir « suffisamment de phosphore pour déclencher les processus biochimiques nécessaires à la vie ».

A la recherche du milieu idéal

En étudiant les résultats d’expériences menées en laboratoire, les chercheurs sont parvenus à un premier constat majeur : la chimie prébiotique (c’est-à-dire l’ensemble des réactions chimiques qui ont probablement précédé la vie) nécessite des niveaux de phosphore « environ 10 000 fois plus élevés que ceux qui existent généralement dans les eaux naturelles ».

Cela implique que dans l’environnement primitif de la Terre, tous les milieux aquatiques n’étaient pas propices à l’apparition de la vie et qu’il a fallu qu’un certain nombre de conditions soient réunies pour que les réactions chimiques originelles aient lieu.

Les lacs de soude, berceaux potentiels de la vie ?

Reprenant une hypothèse émise en 2019 par des chercheurs américains, les scientifiques ont identifié les lacs de soude, présentant un pH élevé et une forte concentration en sels carbonatés, comme des berceaux potentiels de la vie.

La particularité de ces lacs est que l’eau qu’ils contiennent s’échappe principalement par évaporation, en l’absence de ruissellement naturel. Au lieu d’être emporté et redistribué dans différents cours d’eau, le phosphore a donc tendance à rester et à s’accumuler dans ces lacs.

Une étude de cas probante.

Les auteurs de l’étude sont ainsi parvenus à une conclusion intéressante. Selon eux, il existe une forte probabilité que la vie se soit développée au départ dans ce type de lacs de grande taille à bassin fermé, qui ont pu selon eux « se former facilement sur la surface fortement cratérisée et volcaniquement active de la Terre primitive ».

Les chercheurs précisent que le processus prébiotique n’a toutefois pas pu avoir lieu dans des lacs de dimension réduite. Ce type de milieu est en effet sujet à « des chutes soudaines de phosphore dès que la vie commence à le consommer, étouffant ainsi les réactions chimiques et stoppant tout développement biologique ultérieur ».

Les grands lacs de soude constituent un « environnement unique »

A l’inverse, les grands lacs de soude constituent un « environnement unique » pouvant « absorber cette consommation grâce aux apports continus des affluents ou d’autres sources, ce qui permet de maintenir des concentrations de phosphore robustes sur des périodes plus longues ».

Dans ces milieux si particuliers, les processus biochimiques ont donc pu conserver une dynamique favorable sur plusieurs générations, donnant à la vie émergente « suffisamment de temps pour évoluer sans épuiser rapidement ses ressources essentielles ».

This article originally appeared on Yahoo Actualités at

https://fr.news.yahoo.com/cette-etude-donne-une-explication-inedite-aux-origines-de-la-vie-sur-terre-142544897.html

03/04/2024 Le 4-phénylbutyrate, innovation majeure dans le traitement de la maladie d’Alzheimer.

L’accumulation de protéines anormales dans le cerveau constitue l’une des signatures biologiques de la maladie d’Alzheimer. Ces agrégats provoquent des dysfonctionnements cellulaires et la mort neuronale, entraînant progressivement une détérioration des fonctions cognitives. Le PBA intervient à ce niveau en prévenant la formation de ces agrégats toxiques.

Comme l’explique la professeure agrégée de recherche en médecine du sommeil et auteur principale de l’étude : « En améliorant généralement la santé neuronale et cellulaire, nous pouvons atténuer ou retarder la progression de la maladie ». Cette approche vise non seulement à ralentir l’évolution de la maladie mais également à restaurer certaines fonctions cérébrales

Les expérimentations menées sur des souris victimes de la maladie d’Alzheimer révèlent des résultats particulièrement encourageants. Les chercheurs ont administré le PBA par injection à des souris présentant des altérations cérébrales et des symptômes comparables à ceux observés chez les patients atteints d’Alzheimer.

Le traitement s’est avéré efficace même à un stade avancé de la maladie. Avant l’administration du PBA, les souris montraient des déficits cognitifs majeurs, notamment une incapacité à distinguer les objets déplacés des objets immobiles lors de tests de mémoire standardisés.

Après le traitement, les chercheurs ont observé une restauration remarquable des capacités mémorielles chez ces animaux. Cette récupération fonctionnelle suggère que le PBA pourrait non seulement freiner la progression de la maladie, mais aussi inverser certains de ses effets délétères sur la cognition

Les avantages potentiels de cette approche sont multiples :

  • Restauration des fonctions cognitives précédemment perdues.
  • Amélioration de la santé neuronale globale.
  • Efficacité même à des stades avancés de la maladie.
  • Nouveau paradigme thérapeutique ciblant les mécanismes fondamentaux de la maladie.

L’équipe de recherche souligne pourtant que beaucoup de travail reste à accomplir avant d’envisager des usages cliniques chez l’humain. Des essais supplémentaires seront nécessaires pour confirmer ces résultats prometteurs et évaluer l’innocuité du traitement pour les patients.

02/04/2025 Des bactéries vivant sans lumière ni oxygène

Des chercheurs ont récemment découvert dans un lac salé de l’Antarctique, sous 20 mètres de glace, un écosystème dont on ignore encore la source d’énergie. Il s’agit peut-être d’un exemple intéressant d’autres formes de vie existant sur d’autres planètes/

    https://www.letemps.ch/sciences/bacteries-vivant-lumiere-oxygene

    Les micro-organismes découverts y vivent sus 20 mètres de glace, dans une eau dont le taux de salinité dépasse les 20% et la température atteint les moins 13 degrés Celsius.

    «La découverte de cet écosystème nous donne des indices sur d’autres environnements glacés et isolés sur la Terre, mais aussi potentiellement pour des formes de vie sur d’autres planètes recouvertes de glace qui peuvent abriter des dépôts salins et des océans comme c’est le cas dese Europa, une lune de Jupiter», selon Nathaniel Ostrom, zoologiste à l’Université du Michigan et coauteur de ces travaux parus dans les «Annales de l’Académie américaine des sciences» (Pnas) datées du 26 au 30 novembre 2024.

    Les concentrations élevées en hydrogène et en oxyde d’azote sous forme de gaz fournissent probablement la source d’énergie chimique permettant l’existence de cet écosystème microbien isolé, suppute le scientifique. Ces gaz se forment de réactions chimiques de l’eau fortement salée avec les roches environnantes riches en fer.

    «Nous ne connaissions jusqu’alors presque rien de ces processus géochimiques et des vies microbiennes dans ces environnements glacés, surtout dans des températures en dessous de zéro», relève Alison Murray, de l’Institut de recherche du désert à l’Université du Nevada, principale coauteur de l’étude.

    Malgré les températures très basses, l’absence de lumière et la forte salinité, cet environnement abrite une faune abondante de bactéries très diverses capables de survivre et de muter sans l’énergie du soleil.

    Quant à la présence d’eau, indispensable à la vie telle que nous la connaissons, faut-il rappeler que La molécule d’eau, de formule H2O, est constituée de 2 éléments chimiques, l’hydrogène et l’oxygène. Ces deux éléments étant très répandus dans l’Univers, la molécule d’eau est présente dans tout le cosmos, essentiellement sous forme de glace ou de vapeur.

    02/04/2025 Des tremblements de terre sont fréquents sur la planète Mars. Leurs causes ne sont pas connues

    Ils n’ont été observés que durant l’été martien. Ils ne ressemblent pas à leurs équivalents terrestres, ce qui surprend les scientifiques.

    Depuis l’arrivée en 2018 de l ‘atterrisseur de la Nana nommé InSight, des centaines d’entre eux ont été observés, dont certains particulièrement importants. Ceci montre que Mars est séismiquement beaucoup plus active qu’on ne le pensait.

    Cependant, les séismes martiens semblent ne se produire que dans l’hémisphère nord de la planète, au rythme de 10 fois par jour selon la fréquence maximum.

    Pour les observateurs, le point le plus intrigant est le caractère saisonnier de ces phénomènes. Mars présente des cycles saisonniers, mais comme elle ne possède pas d’eau les séismes ne sont pas liés à des précipitations orageuses comme ils le sont souvent sur Terre, l’eau y modifiant la consistance de la surface .

    Certes Mars possède à ses pôles de faibles quantités de glace à base de dioxyde de carbone qui fondent pendant l’été. Mais il n’y a pas là de quoi provoquer de tremblements de terre

    Pour en savoir plus
    Les calottes polaires de Mars
    https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/les-calottes-polaires-de-mars

    01/04/2025 Apparition de la vie dans l’univers

    Dans un excellent ouvrage, parfaitement documenté, Julien Duchène, membre de l’Académie de Liège , département de physique atomique et moléculaire, Institut de Physique, montre comment, selon la plupart des hypothèses actuelles, la Vie serait apparue sur la Terre il y a quelques milliards d’années.

    Il ne s’agirait pas du produit d’un événement totalement aléatoire, pratiquement imprévisible, et moins encore comme beaucoup d’humains le croient encore d’une intervention divine, mais du résultat d’une évolution physico-chimique pratiquement obligée dont il nous donne le détail. Cependant le rythme de cette évolution a été si lent que le phénomène ne pourrait pas se renouveler spontanément une seconde fois .

    Voir https://europesolidaire.eu/2025/03/31/31-03-2025-pourquoi-la-vie-telle-que-la-science-actuelle-la-definie-est-elle-apparue-dans-lunivers/

    L’auteur va plus loin. Pour lui cette apparition de la vie n’a pas été et ne pourrait pas être un phénomène limité à la Terre, ou si l’on préfère au système solaire. L’univers visible comporte des millions d’amas galactiques et des milliards de galaxies, autrement dit un nombre incommensurable de planètes susceptibles d’héberger la vie.

    Il serait peu scientifique d’imaginer que ces planètes ont été ou sont demeurées stériles. Seulement les distances dans l’espace-temps sont si grandes que nous ne pouvons pas pour le moment vérifier cette hypothèse.

    Par contre nous pourrions avec les progrès considérables faits récemment par les technologies de l’information associées aux sciences du vivant espérer réaliser en quelques dizaines d’années les prototypes d’organismes vivants aux cerveaux artificiels augmentés, capables non seulement de penser comme nous mais mieux que nous – et ceci en toute autonomie.

    Il nous restera à tenter de ne pas nous détruire récproquement

    31/03/2025 Pourquoi la vie telle que la science actuelle la définie est- elle apparue dans l’univers ?

    Voir https://www.persee.fr/doc/barb_0001-4141_1982_num_68_1_57312

    Notre commentaire éventuel ultérieurement

    Voir https://www.persee.fr/doc/barb_0001-4141_1982_num_68_1_57312

    Notre commentaire éventuel ultérieurement

    31/03/2025 Les obélisques, un nouveau genre de viroide

    Une équipe de recherche de l’université de Stanford à San Francisco vient de découvrir un nouveau genre de viroïde dans le système digestif humain. Il s’agit de petites boucles d’ARN qu’ils ont appelées « obélisques ». On en trouve dans la bouche et l’intestin de l’Homme. Elles pourraient affecter l’activité génétique du microbiome.

    Les scientifiques américains ont publié cette découverte dans bioRXi. Voir références et abstract ci-dessous.

    Ces viroïdes ont été trouvés dans des bactéries qui vivent dans la bouche et les intestins de l’Homme, dont une bactérie buccale commune et bien connue appelée Streptococcus sanguinis.

    Les viroïdes sont de petites molécules circulaires d’acide ribonucléique (ARN) qui sont différentes des virus conventionnels. Contrairement aux virus, les viroïdes ne codent pas pour des protéines et ne possèdent pas de capside protéique. Ils consistent en une courte molécule d’ARN circulaire, généralement composée de quelques centaines de nucléotides.

    Les viroïdes sont connus pour causer des maladies chez les plantes. Ils agissent en interférant avec les mécanismes cellulaires normaux de la plante hôte, entraînant souvent des symptômes tels que la déformation des feuilles, la nécrose, la réduction de la croissance, et d’autres anomalies. Les viroïdes se propagent généralement d’une plante à une autre par des mécanismes qui ne sont pas entièrement compris, mais ils peuvent être transmis mécaniquement  par contact avec des outils agricoles contaminés.

    Le terme « viroïde » a été proposé pour la première fois en 1971 par le chercheur néerlandais Theo O. Diener (1921-2023). Depuis lors, plusieurs types de viroïdes ont été identifiés, chacun associé à des maladies spécifiques chez les plantes. Les viroïdes représentent un exemple unique de parasites subviraux, car ils peuvent causer des maladies sans la présence d’un virus associé.

    Selon les auteurs de cette étude, les viroïdes « obélisques « constituent une classe d’ARN différents ayant colonisé de nombreux organismes hôtes dont la bactérie Streptococcus sanguinis qui fait partie du microbiome humain. Ces particules doivent leur nom « obélisques » en raison de la structure particulièrement symétrique de l’ARN qui lui donne l’apparence d’une tige.

    En analysant avec l’aide d’un logiciel particulier les catalogues existants des gènes actifs des microbes vivant chez l’Homme, les chercheurs ont pu découvrir environ 30 000 séquences d’ARN formant des cercles. Chacune de ces boucles est composée d’environ 1000 nucléotides, les éléments constitutifs de la molécule d’ARN. D’après eux il est fort peu probable que ces particules soient de véritables virus, car outre l’absence d’une enveloppe de protéine autour de la molécule d’ARN, elles ne possèdent pas suffisamment de nucléotides.

    On pourrait admettre qu’il s’agit d’une forme primitive de virus, apparue sur la Terre alors que celle-ci ne connaissait pas d’autres formes de vie.

    Référence

    https://doi.org/10.1101/2024.01.20.576352

    Abstract

    We describe the “Obelisks,” a previously unrecoss of viroid-like elements that we first identified in human gut metatranscriptomic data. “Obelisks” share several properties: (i) apparently circular RNA ∼1kb genome assemblies, (ii) predicted rod-like secondary structures encompassing the entire genome, and (iii) open reading frames coding for a novel protein superfamily, which we call the “Oblins”. We find that Obelisks form their own distinct phylogenetic group with no detectable sequence or structural similarity to known biological agents. Further, Obelisks are prevalent in tested human microbiome metatranscriptomes with representatives detected in ∼7% of analysed stool metatranscriptomes (29/440) and in ∼50% of analysed oral metatranscriptomes (17/32). Obelisk compositions appear to differ between the anatomic sites and are capable of persisting in individuals, with continued presence over >300 days observed in one case. Large scale searches identified 29,959 Obelisks (clustered at 90% nucleotide identity), with examples from all seven continents and in diverse ecological niches. From this search, a subset of Obelisks are identified to code for Obelisk-specific variants of the hammerhead type-III self-cleaving ribozyme. Lastly, we identified one case of a bacterial species (Streptococcus sanguinis) in which a subset of defined laboratory strains harboured a specific Obelisk RNA population. As such, Obelisks comprise a class of diverse RNAs that have colonised, and gone unnoticed in, human, and global microbiomes.





























    Une
    équipe de recherche de l’université de Stanford à San Francisco
    vient de découvrir un nouveau genre de viroïde dans le système
    digestif humain. Il s’agit de petites boucles d’ARN qu’ils ont
    appelées « obélisques ». On en trouve dans la bouche et
    l’intestin de l’Homme. Elles pourraient affecter l’activité
    génétique du microbiome.

    Les
    scientifiques américains ont publié cette découverte dans
    bioRXiv,
    Voir références et abstract ci-dessous.

    Ces
    viroïdes ont été trouvés dans des bactéries qui vivent dans la
    bouche et les intestins de l’Homme, dont une bactérie buccale
    commune et bien connue appelée
    Streptococcus
    sanguinis
    .
    Les
    viroïdes sont de petites molécules circulaires d’acide
    ribonucléique
    (ARN) qui sont différentes des virus
    conventionnels. Contrairement aux virus, les viroïdes ne codent pas
    pour des protéines et ne possèdent pas de capside protéique. Ils
    consistent en une courte molécule d’ARN circulaire, généralement
    composée de quelques centaines de nucléotides.


    Les viroïdes sont connus
    pour causer des maladies chez les plantes. Ils agissent en
    interférant avec les mécanismes cellulaires normaux de la plante
    hôte, entraînant souvent des symptômes tels que la déformation
    des feuilles, la nécrose, la réduction de la croissance, et
    d’autres anomalies. Les viroïdes se propagent généralement d’une
    plante à une autre par des mécanismes qui ne sont pas entièrement
    compris, mais ils peuvent être transmis mécaniquement  par
    contact avec des outils agricoles contaminés.

    Le terme « viroïde » a
    été proposé pour la première fois en 1971 par le chercheur
    néerlandais Theo O. Diener (1921-2023). Depuis lors, plusieurs types
    de viroïdes ont été identifiés, chacun associé à des maladies
    spécifiques chez les plantes. Les viroïdes représentent un exemple
    unique de parasites subviraux, car ils peuvent causer des maladies
    sans la présence d’un virus associé.


    Selon les auteurs de cette
    étude, les viroïdes « obélisques « constituent une classe
    d’ARN différents ayant colonisé de nombreux organismes hôtes
    dont la bactérie
    Streptococcus
    sanguinis
    qui
    fait partie du microbiome humain. Ces particules doivent leur nom
    « obélisques » en raison de la structure particulièrement
    symétrique de l’ARN qui lui donne l’apparence d’une tige.


    En analysant avec l’aide
    d’un logiciel particulier les catalogues existants des gènes
    actifs des microbes vivant chez l’Homme, les chercheurs ont pu
    découvrir environ 30 000 séquences d’ARN formant des
    cercles. Chacune de ces boucles est composée d’environ
    1000 nucléotides, les éléments constitutifs de la molécule
    d’ARN. D’après eux il est fort peu probable que ces particules
    soient de véritables virus, car outre l’absence d’une enveloppe
    de protéine autour de la molécule d’ARN, elles ne possèdent pas
    suffisamment de nucléotides.On pourrait admettre qu’il
    s’agit d’une forme primitive de virus, apparue sur la Terre alors que
    celle-ci ne connaissait pas d’autres formes de vie.Référence
    Grâc


    Viroid-like
    colonists of human microbiome



    doi:
    https://doi.org/10.1101/2024.01.20.576352




    • Abstract



      We
      describe the “Obelisks,” a previously unrecoss of viroid-like
      elements that we first identified in human gut metatranscriptomic
      data. “Obelisks” share several properties: (i) apparently
      circular RNA ∼1kb genome assemblies, (ii) predicted rod-like
      secondary structures encompassing the entire genome, and (iii) open
      reading frames coding for a novel protein superfamily, which we call
      the “Oblins”. We find that Obelisks form their own distinct
      phylogenetic group with no detectable sequence or structural
      similarity to known biological agents. Further, Obelisks are
      prevalent in tested human microbiome metatranscriptomes with
      representatives detected in ∼7% of analysed stool
      metatranscriptomes (29/440) and in ∼50% of analysed oral
      metatranscriptomes (17/32). Obelisk compositions appear to differ
      between the anatomic sites and are capable of persisting in
      individuals, with continued presence over >300 days observed in
      one case. Large scale searches identified 29,959 Obelisks (clustered
      at 90% nucleotide identity), with examples from all seven continents
      and in diverse ecological niches. From this search, a subset of
      Obelisks are identified to code for Obelisk-specific variants of the
      hammerhead type-III self-cleaving ribozyme. Lastly, we identified
      one case of a bacterial species (
      Streptococcus
      sanguinis
      )
      in which a subset of defined laboratory strains harboured a specific
      Obelisk RNA population. As such, Obelisks comprise a class of
      diverse RNAs that have colonised, and gone unnoticed in, human, and
      global microbiomes.



    30/03/2025 Le programme spatial chinois

    C’est le journaliste spécialisé Andrew Jones qui, dans une photo postée sur X, l’a communiqué auprès d’un public non-sinophone : la Chine prévoit, en parallèle de sondes envoyées vers Pluton, Neptune et Triton (une lune de Neptune), l’établissement d’une base lunaire robotisée, à l’horizon 2038, un peu moins de quinze ans.

    Lors d’une présentation aux médias, le secteur spatial chinois a dévoilé, dans un tableau très sobre, leurs ambitions d’expéditions planétaires pour les prochaines décennies. Et le moins que l’on en puisse dire, c’est que Washington, dans son objectif de leader de l’exploration planétaire, devrait s’inquiéter.

    À première vue, l’ambition est presque modeste lorsque l’on la compare aux objectifs que l’on s’est donnés côté américain, en particulier si l’on s’appuie sur les déclarations des deux maîtres actuels du pays, Donald Trump et Elon Musk. Le premier espère qu’un Américain touchera le sol avant la toute fin de son mandat, soit 2029, et le second a parié sur 2028 pour que le drapeau étoilé flotte à la surface de la planète rouge.

    29/03/2025 La Nasa verra-t-elle son budget spatial de recherche scientifique réduit de 50% par Trump dès 2026

    Comme prévu le budget de recherche scientifique de la Nasa devrait être réduit de 50% dès l’année prochaine. Ces économies présentées comme indispensables à l’équilibre non seulement du budget de la Nasa mais du budget fédéral consacré à la recherche scientifique correspondraient en fait à une exigence d’Elon Musk voulant faire de ces recherches un monopole pour SpaceX

    SpaceX, officiellement Space Exploration Technologies Corporation, est une entreprise américaine spécialisée dans le domaine de l’astronautique et du vol spatial. Elle appartient à Elon Musk

    Référence

    White House may seek to slash NASA’s science budget by 50 percent
    https://arstechnica.com/space/2025/03/white-house-may-seek-to-slash-nasas-science-budget-by-50-percent/

    « It would be nothing short of an extinction-level event for space science. »
    Eric Berger – 7 mars 2025 14:54 |0

    This is a montage of New Horizons images of Jupiter and its volcanic moon Io, taken during the spacecraft’s Jupiter flyby in early 2007. The Io image shows a major eruption in progress on Io’s night side, at the northern volcano Tvashtar. Incandescent lava glows red beneath a 330km-high volcanic plume. Credit: NASA

    Although the Trump administration will not publicly release its budget request for at least a few more weeks, senior agency officials are starting to be briefed on the president’s priorities.

    Eric Berger – 7 mars 2025 14:54