21/01/2026 La déformation volontaire des crânes dans le Japon ancien

Unveiling Japan’s ancient practice of cranial modification: The case of the Hirota people in Tanegashima

An international team of researchers report that the Hirota people, who lived on the southern Japanese island of Tanegashima between the late Yayoi period to the Kofun period (3rd to 7th century CE), practiced cranial modification Peer-Reviewed Publication

Kyushu University

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Skeletal remains from the Hirota ruins
image: A photograph of the ancient human remains found at the Hirota ruins. A notable characteristic of the remains is the wearing of many shell accessories, indicative of the culture and trade of the region at the time. view more  Credit: The Kyushu University Museum

Fukuoka, Japan—A team of biological anthropologists and archaeologists from Kyushu University and the University of Montana have broken new ground in our understanding on the practice of intentional cranial modification, a practice found in numerous ancient civilizations around the world.

Publishing in PLOS ONE, the team reports that the Hirota people, who lived on the southern Japanese island of Tanegashima around the 3rd century to 7th century CE, also partook in the practice. Moreover, the study found no significant differences in cranial modification between sexes, indicating that both males and females practiced intentional cranial modification.

Cranial modification is a form of body alteration where the head of a person is pressed or bound, usually at an early age, to permanently deform the skull. The practice predates written history, and researchers theorize that it was performed to signify group affiliation or demonstrate social status.

« One location in Japan that has long been associated with cranial deformation is the Hirota site on the Japanese island of Tanegashima, in Kagoshima Prefecture. This is a large-scale burial site of the Hirota people who lived there during the end of the Yayoi Period, around the 3rd century CE, to the Kofun Period, between the 5th and 7th century CE. » explains Noriko Seguchi of Kyushu University’s Faculty of Social and Cultural Studies who led the study. « This site was excavated from 1957 to 1959 and again from 2005 to 2006. From the initial excavation, we found remains with cranial deformations characterized by a short head and a flattened back of the skull, specifically the occipital bone and posterior parts of the parietal bones. »

However, while the site provided an ideal opportunity to study the phenomenon, it had remained unclear whether these cranial modifications had been intentional, or were simply the unintended result of other habits.

To conduct the study, the research group employed a hybrid approach, utilizing 2D images to analyze the shape of the skulls’ outline, as well as 3D scans of their surface. The group also compared crania data from other archeological sites in Japan, such as the Doigahama Yayoi people in Western Yamaguchi, and the Kyushu Island Jomon people, who were the hunter-gatherer predecessors to the Yayoi people. Along with visually assessing skull morphology, the team gathered all this data and statically analyzed the contours and shapes between the skulls.

« Our results revealed distinct cranial morphology and significant statistical variability between the Hirota individuals with the Kyushu Island Jomon and Doigahama Yayoi samples, » continues Seguchi. « The presence of a flattened back of the skull characterized by changes in the occipital bone, along with depressions in parts of the skull that connects the bones together, specifically the sagittal and lambdoidal sutures, strongly suggested intentional cranial modification. »

The motivations behind this practice remain unclear, but the researchers hypothesize that the Hirota people deformed their crania to preserve group identity and potentially facilitate long-distance trade of shellfish, as supported by archaeological evidence found at the site.

« Our findings significantly contribute to our understanding of the practice of intentional cranial modification in ancient societies, » concludes Seguchi. « We hope that further investigations in the region will offer additional insights into the social and cultural significance of this practice in East Asia and the world. »

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Traduction (extraits)

La déformation volontaire du crâne (ou « crâne allongé ») comme pratique culturelle a été observée par les anthropologues dans un certain nombre de cultures à travers le monde. Toutefois, bien que cette modification intentionnelle ait été constatée ailleurs en Asie de l’Est, les preuves en faisant état au Japon ont été bien plus rares.

Un endroit fait néanmoins figure d’exception dans la mer de Chine orientale : l’île de Tanega-shima (種子島), au sud de l’île de Kyūshū, la plus au sud-ouest de l’archipel principal du pays du soleil levant.

Entre le IIIe et VIIe siècle de notre ère environ, les habitants de ce qui est maintenant connu par les archéologues sous le nom de site funéraire d’Hirota, semblent avoir entrepris de modifier la forme de leurs os, hommes comme femmes. C’est en tout cas ce que suggèrent les crânes retrouvés dans leur vaste cimetière, caractérisés par une tête courte au dos aplati. e la Hongrie au Pérou en passant par la Cisjordanie… La déformation volontaire du crâne (ou « crâne allongé ») comme pratique culturelle a été observée par les anthropologues dans un certain nombre de cultures à travers le monde. Toutefois, bien que cette modification intentionnelle ait été constatée ailleurs en Asie de l’Est, les preuves en faisant état au Japon ont été bien plus rares.

Un endroit fait néanmoins figure d’exception dans la mer de Chine orientale : l’île de Tanega-shima (種子島), au sud de l’île de Kyūshū, la plus au sud-ouest de l’archipel principal du pays du soleil levant.

Entre le IIIe et VIIe siècle de notre ère environ, les habitants de ce qui est maintenant connu par les archéologues sous le nom de site funéraire d’Hirota, semblent avoir entrepris de modifier la forme de leurs os, hommes comme femmes. C’est en tout cas ce que suggèrent les crânes retrouvés dans leur vaste cimetière, caractérisés par une tête courte au dos aplati.

20/01/2026 Le Groenland et les intéretss américains




Un territoire grandlas comme quatre fois celui de la France métropolitaine, mais peuplé de seulement 56 000 personnes, et recouvert à 85 % de glace. À première vue, le Groenland ne semble pas particulièrement attrayant. Pourtant, la plus grande île du monde fait aujourd’hui l’objet de nombreuses convoitises, notamment de la part du président des États-Unis.

Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump a fait part à plusieurs reprises de ses envies d’annexion. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper », a-t-il de nouveau déclaré le 6 janvier 2026.

Une prise de parole qui inquiète particulièrement les Européens, moins de deux jours après l’opération spéciale américaine qui a conduit à l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro. 

En 2019 déjà, Donald Trump avait évoqué l’idée d’acheter ce territoire, obtenant une fin de non-recevoir de la part des autorités danoises, dont le Groenland est un pays constitutif. Quelques-uns de ses prédécesseurs avaient essuyé le même refus, en 1867, en 1910 ou encore en 1947.

Un statut original

Le Groenland a connu de nombreux changements de statut depuis la seconde moitié du XXe siècle. L’ancienne colonie danoise a accédé au statut de communauté autonome constitutive du royaume du Danemark en 1979. Elle a alors acquis des compétences en matière de fiscalité, d’économie ou d’éducation, puis de police ou encore de justice à partir de 2009.

Le territoire reste néanmoins soumis à la Constitution et à la Cour suprême du Danemark, celui-ci conservant des prérogatives importantes, notamment dans les domaines des relations internationales, de la défense et de la sécurité. Par ailleurs, Copenhague verse aujourd’hui l’équivalent de 500 millions d’euros d’aides à l’île chaque année.

Comme le Danemark, le Groenland a rejoint la Communauté économique européenne (CEE, désormais Union européenne) en 1973. Mais le territoire autonome a décidé de la quitter douze ans plus tard, à la suite d’un référendum. Il n’est donc plus un territoire européen depuis le 1er février 1985.

Outre son appartenance au Danemark, le territoire conserve toutefois des liens importants avec l’Union européenne. Le Groenland figure ainsi parmi les 13 pays et territoires d’outre-mer (PTOM), un ensemble de dépendances et de territoires ultramarins qui entretiennent des liens constitutionnels avec un État membre de l’Union européenne, sans faire partie intégrante de l’UE.

Ces 13 pays et territoires relèvent aujourd’hui de trois États : 6 sont reliés à la France (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, les Terres australes et antarctiques françaises, Wallis-et-Futuna et Saint-Barthélemy), 6 autres aux Pays-Bas (Sint Maarten, Saba, Sint Eustatius, Aruba, Curaçao et Bonaire) et enfin le Groenland qui est un pays constitutif du royaume du Danemark. Le droit européen ne s’applique pas dans ces territoires, qui par ailleurs ne sont pas membres de l’espace Schengen 

Les PTOM sont en revanche associés à certaines politiques de l’UE pour faciliter leur développement économique, social et commercial. Ce cadre est fixé par la décision d’association des outre-mer (DAO) : leur financement est issu du budget de l’Union, auquel s’ajoutent certaines dispositions de l’Instrument européen pour le voisinage, le développement et la coopération internationale (NDICI). Par ailleurs, les produits importés dans l’UE depuis les PTOM ne sont pas soumis aux droits de douane ou aux restrictions quantitatives. Enfin, leurs ressortissants disposent de la citoyenneté européenne et donc d’un passeport de l’UE. Le Groenland a connu de nombreux changements de statut depuis la seconde moitié du XXe siècle. L’ancienne colonie danoise a accédé au statut de communauté autonome constitutive du royaume du Danemark en 1979. Elle a alors acquis des compétences en matière de fiscalité, d’économie ou d’éducation, puis de police ou encore de justice à partir de 2009.

Le territoire reste néanmoins soumis à la Constitution et à la Cour suprême du Danemark, le pays scandinave conservant des prérogatives importantes, notamment dans les domaines des relations internationales, de la défense et de la sécurité. Par ailleurs, Copenhague verse aujourd’hui l’équivalent de 500 millions d’euros d’aides à l’île chaque année.

Comme le Danemark, le Groenland a rejoint la Communauté économique européenne (CEE, désormais Union européenne) en 1973. Mais le territoire autonome a décidé de la quitter douze ans plus tard, à la suite d’un référendum. Il n’est donc plus un territoire européen depuis le 1er février 1985.

Outre son appartenance au Danemark, le territoire conserve toutefois des liens importants avec l’Union européenne. Le Groenland figure ainsi parmi les 13 pays et territoires d’outre-mer (PTOM), un ensemble de dépendances et de territoires ultramarins qui entretiennent des liens constitutionnels avec un État membre de l’Union européenne, sans faire partie intégrante de l’UE.

Ces 13 pays et territoires relèvent aujourd’hui de trois Etats : 6 sont reliés à la France (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, les Terres australes et antarctiques françaises, Wallis-et-Futuna et Saint-Barthélemy), 6 autres aux Pays-Bas (Sint Maarten, Saba, Sint Eustatius, Aruba, Curaçao et Bonaire) et enfin le Groenland qui est un pays constitutif du royaume du Danemark. Le droit européen ne s’applique pas dans ces territoires, qui ne sont pas membres de l’espace Schengen par ailleurs.

Les PTOM sont en revanche associés à certaines politiques de l’UE pour faciliter leur développement économique, social et commercial. Ce cadre est fixé par la décision d’association des outre-mer (DAO) : leur financement est issu du budget de l’Union, auquel s’ajoutent certaines dispositions de l’Instrument européen pour le voisinage, le développement et la coopération internationale ). Par ailleurs, les produits importés dans l’UE depuis les PTOM ne sont pas soumis aux droits de douane ou aux restrictions quantitatives. Enfin, leurs ressortissants disposent de la citoyenneté européenne et donc d’un passeport de l’UE.

Pourquoi Donald Trump a-t-il décidé de s’emparer du Groenland ?

Pour justifier ses volontés d’annexion du Groenland, Donald Trump avance des raisons de sécurité nationale. Présents depuis la Seconde Guerre mondiale sur l’île, les États-Unis y ont notamment construit une base aérienne au nord-ouest, à Qaanaaq (ou Thulé) en 1953, rebaptisée base spatiale de Pituffik en 2023.

Dans une moindre mesure, le Groenland suscite également les convoitises de la Chine, qui y a développé des activités économiques et scientifiques ces dernières années, ou celles de la Russie, qui espère dominer l’Arctique dans les années à venir.

Ces multiples intérêts s’expliquent par la situation géographique de l’île, dont les planisphères donnent une mauvaise représentation. En regardant une carte centrée sur le Groenland (voir l’encadré ci-dessous), on constate la position stratégique du territoire. Constitué en grande partie de glace, il se réchauffe deux fois plus vite que le reste du globe, entraînant la fonte des glaces. Cette fonte pourrait ouvrir de nouvelles routes commerciales maritimes jusqu’ici inaccessibles.

De plus, le sol du Groenland est particulièrement riche en ressources : 13 % du pétrole et 30 % du gaz naturel non découverts à ce jour se trouveraient en Arctique, dont la majeure partie au Groenland.

Il serait riche enfin en terres rares, comme le nickel ou le cobalt, nécessaires à la fabrication des batteries pour les téléphones portables, par exemple. Là aussi, la fonte des glaces pourrait s’avérer déterminante.

L’option militaire n’a pas été écartée par Donald Trump pour s’emparer du Groenland. Compte tenu de la présence desbases militaire américaine sur l’île, une hypothétique invasion s’avérerait relativement simple à mettre en œuvre. Évidemment, une telle intervention créerait un choc sans précédent, notamment parce que les États-Unis et le Danemark sont alliés au sein de l’Otan

« S’ils envahissent le Groenland, ils envahissent l’Otan. L’article 5 de l’Otan [qui implique qu’une attaque contre l’un ou plusieurs de ses membres est considérée comme une attaque dirigée contre tous devrait être déclenché. Et si un pays de l’Otan envahit l’Otan, il n’y a plus d’Otan« , explique par exemple Elisabet Svane, correspondante politique en chef du journal danois Politiken, citée par la BBC.

Enfin, les États membres de l’UE, dont le Danemark, pourraient théoriquement évoquer l’article 42§7 du traité sur l’Union européenne, également appelé « clause de défense mutuelle ». « Au cas où un État membre serait l’objet d’une agression armée sur son territoire, les autres États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir« , précise cet article clause dont bénéficie également le Groenland, a confirmé un porte-parole de la Commission européenne.

L’opposition de la France

Un an après le début du second mandat de Donald Trump, l’image des États-Unis auprès des Français s’est profondément transformée. L’enquête Ifop commandée par le site « Partir à New York », réalisée en ligne les 15 et 16 janvier 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes, donne des enseignements nets sur cette évolution.F

Sur la question des velléités américaines autour du Groenland – les Français affichent une forte opposition aux intentions de Washington. 70 % déclarent souhaiter que la France continue à s’opposer à de telles ambitions expansionnistes de l’administration américaine.

Cette défiance dépasse la seule opposition symbolique puisque 63 % des Français soutiennent la participation de leur pays à une mission militaire au Groenland – même si celle-ci est davantage politique que combattante – marquant un désir d’affirmer la présence européenne face à l’administration Trump.

Cependant, quand il s’agit d’options plus radicales, l’opinion publique se divise. 43 % estiment que la France devrait empêcher « au besoin par la force » une annexion américaine du Groenland, tandis que 33 % s’y opposent et 24 % n’ont pas d’avis. De même, une sortie de l’OTAN trouve l’appui de seulement 31 %, reflétant une prudence vis-à-vis d’une rupture stratégique nette avec l’alliance transatlantique.

Au-delà du volet géopolitique spécifique au Groenland, le sondage montre une remise en question plus large de la relation franco-américaine. 51 % des Français estiment aujourd’hui que les États-Unis constitueront une menace militaire pour la France dans les années à venir, un niveau de perception assez proche de celui attribué à la Chine (58 %).

La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège ont récemment déployé des troupes au Groenland pour une opération de reconnaissance, visant à soutenir la sécurité dans la région arctique sous souveraineté danoise. Cette mission, connue sous le nom d’« Arctic Endurance », a été ordonnée en réponse aux menaces russes et chinoises, et vise à montrer aux États-Unis que l’OTAN est présente dans la région. Les militaires français, suédois, allemands et norvégiens participent à des exercices conjoints pour renforcer la sécurité et la surveillance maritime dans la région. 

 Les militaires français, suédois, allemands et norvégiens sont déjà sur place, et d’autres troupes de l’Otan seront également présentes dans les jours à venir. Cette mission vise à soutenir le Danemark dans la garantie de la sécurité dans la région, notamment dans le domaine des capacités de surveillance maritime. 

Les forces militaires en présence


Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Danemark occupé autorise les États-Unis à construire et exploiter des installations militaires au Groenland pour protéger le continent américain d’éventuelles agressions. En 1951, un traité entre Washington et Copenhague donne même le droit aux forces armées américaines de se déplacer librement sur l’île, à condition de respecter la souveraineté du royaume.

Si, à la fin de la guerre, les États-Unis possédaient 15 bases militaires au Groenland, il n’en reste plus qu’une : la base aérienne de Pituffik, située à l’extrême nord-est de l’île. Cet espace stratégique regroupe plusieurs installations militaires américaines. On y trouve es radars, des à missiles, des hangars pour bombardiers, ainsi que 150 à 200 soldats stationnés sur place, selon Le Monde.

Plusieurs avions de transport de troupes danois ont atterri au Groenland ce mercredi 14 janvier, dans la foulée des déclarations du ministre danois de la Défense sur le renforcement de la présence militaire du pays sur l’île. La sécurité du Groenland est officiellement assurée par le Danemark, via la « Joint Arctic Command », chargée de coordonner les unités militaires déployées au Groenland et aux îles Féroé.

La défense danoise compte des soldats à Station Nord, la base militaire la plus septentrionale du monde, ainsi que plusieurs détachements de la Royal Danish Air Force répartis au sud, à l’est et à l’ouest de l’île. Sous sa supervision se trouvent des navires de patrouille arctique, des avions, des hélicoptères, et la patrouille à chiens de traîneau longue distance, assurant la surveillance de l’intérieur de ce vaste territoire, explique le ministère de la défense danoise.

Plusieurs pays européens se sont associés au Danemark pour ce déploiement militaire, dans le cadre de l’opération baptisée Arctic Endurance. L’Allemagne a envoyé treize membres de son armée de terre, la Suède et la Norvège deux soldats chacun. Un officier britannique, un officier de marine hollandais et deux officiers finlandais participent également à l’exercice, selon le journal Le Parisien.

Le contingent français est, lui, estimé à une quinzaine de soldats. Il s’agit de spécialistes de haute montagne, aguerris aux conditions extrêmes et au combat en zone arctique. Un savoir-faire rare en Europe qui expliquerait notamment le nombre limité de militaires déployés.

Quant à l’avenir de cette mission dans le grand nord, la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, Alice Rufo, a indiqué sur BFMTV que son extension dépendrait des besoins, laissant ouverte la possibilité d’un renforcement plus important. D’autant qu’Emmanuel Macron a lui-même annoncé lors de ses vœux aux armées que la France allait envoyer d’autres « moyens terrestres, aériens et maritimes » dans les « prochains jours ».

Seront-ils reçus par des tirs a balles réelles américaines?

soureces

www.ladepeche.fr

www.ouest-france.fr

Euronews

19/01/2025 La Chie utise curieusement ses chalutiers

La semaine dernière, 1400 chalutiers ont formé une longue barrière étendue 200 miles (environ 320 kilomètres) au large de la mer de Chine orientale (qui sépare la Chine, le Japon et Taïwan), relève le New-York Times . Aux alentours de Noël, une opération similaire avait été menée sur une plus large échelle. Près de 2000 navires se sont étalés sur près de 290 miles (490 kilomètres). Le quotidien américain a été prévenu par une société d’analyse de données. «Je me suis dit : Ce n’est pas normal», explique Jason Wang, directeur des opérations de la société d’analyse ingeniSPACE.Plusieurs cargos ont dû être déroutés, tant la masse des bateaux était importante. Une formation qui pourrait être utile en cas de conflit. «La masse de ces petits bateaux pourrait servir de leurre pour les missiles et les torpilles, saturant les radars ou les capteurs de drones avec un trop grand nombre de cibles», analyse Thomas Shugart, un ancien officier de marine auprès du journal américain.

Ces multiples bateaux de pêche pourraient avoir «d’énormes impacts tactiques en cas de confrontation en mer», ajoute l’expert militaire Stéphane Audrand sur X. Ils contribueraient «à un isolement de Taïwan qui serait potentiellement difficile à rompre sans des masses colossales de munitions». La Chine n’a pas souhaité commenter ces formations. 

«Selon moi, il s’agissait d’un exercice visant à évaluer la réaction des civils face à une mobilisation massive en cas d’urgence future, par exemple pour venir en renfort d’une mise en quarantaine, un blocus ou d’autres mesures de pression contre Taïwan», commente auprès du New-York Times Gregory Poling, directeur de l’Initiative pour la transparence maritime en Asie au CSIS. Une analyse corroborée par l’utilisation par le passé de chalutiers civils dans le cadre de manœuvres militaires. 

Ces mouvements de chalutiers interviennent à peine quelques jours après des exercices militaires maritimes chinois de grande ampleur au large de Taïwan. L’un d’eux simulait notamment l’encerclement de l’île dans le viseur du régime communiste de Pékin. Plusieurs cargos ont dû être déroutés, tant la masse des bateaux était importante. Une formation qui pourrait être utile en cas de conflit. «La masse de ces petits bateaux pourrait servir de leurre pour les missiles et les torpilles, saturant les radars ou les capteurs de drones avec un trop grand nombre de cibles», analyse Thomas Shugart, un ancien officier de marine auprès du journal américain.

Ces multiples bateaux de pêche pourraient avoir «d’énormes impacts tactiques en cas de confrontation en mer», ajoute l’expert militaire Stéphane Audrand sur X. Ils contribueraient «à un isolement de Taïwan qui serait potentiellement difficile à rompre sans des masses colossales de munitions». La Chine n’a pas souhaité commenter ces formations. 

«Selon moi, il s’agissait d’un exercice visant à évaluer la réaction des civils face à une mobilisation massive en cas d’urgence future, par exemple pour venir en renfort d’une mise en quarantaine, un blocus ou d’autres mesures de pression contre Taïwan», commente auprès du New-York Times Gregory Poling, directeur de l’Initiative pour la transparence maritime en Asie au CSIS. Une analyse corroborée par l’utilisation par le passé de chalutiers civils dans le cadre de manœuvres militaires. 

Ces mouvements de chalutiers interviennent à peine quelques jours après des exercices militaires maritimes chinois de grande ampleur au large de Taïwan. L’un d’eux simulait notamment l’encerclement de l’île dans le viseur du régime communiste de Pékin.

Références d’artiles à lire




Stories by Jonathan O’Callaghan

Jonathan O’Callaghan is an award-winning freelance journalist covering astronomy, astrophysics, commercial spaceflight and space exploration. Follow him on X @Astro_Jonny

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NASA spent years and billions of dollars collecting Martian samples to bring home. Now they might be stranded

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UFOs Are Just One Explanation for Mysterious Patterns in Old Telescope Data

New peer-reviewed research reporting strange lights in the pre-space-age sky is sparking curiosity and controversy

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ExoplanetsSeptember 9, 2025

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A monumental sign of an atmosphere on TRAPPIST-1e could be the precursor to finally finding a living world around another star

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7 Big Mysteries about Interstellar Object 3I/ATLAS

Scientists are racing to learn as much as possible about the interstellar comet 3I/ATLAS before it

19/02/2026 Origines de la Lune

Trois hypothèses existent aujourd’hui concernant la formation de la Lune:


Impact géant

La théorie la plus acceptée est celle de l’impact géant, qui suggère qu’il y a environ 4,5 milliards d’années, la Terre a subi une collision avec un corps céleste de la taille de Mars, souvent appelé Théia. Cette collision a projeté des débris dans l’orbite terrestre, qui se sont ensuite agglomérés pour former la Lune. Cette théorie explique les similitudes de composition chimique entre la Terre et la Lune, tout en tenant compte des différences, notamment la faible proportion de fer dans la Lune. 

Fission

Une autre hypothèse, moins soutenue aujourd’hui, est celle de la fission, qui propose que la Lune se soit détachée de la Terre en raison d’une rotation rapide de celle-ci. Cependant, cette théorie ne peut pas expliquer les différences de composition entre les deux corps. 

Formation simultanée

Une troisième théorie suggère que la Terre et la Lune se seraient formées simultanément à partir du même nuage de poussière et de gaz. Cependant, cette hypothèse ne rend pas compte des différences observées dans la composition des deux corps. 

    Cependant aujourd’ui, une nouvelle hypothèse suggère que l’impact géant aurait abouti à la formation simultanée de trois fragments de T erre, ainsi que d’un nuge géant de débris et de poussières. En orbitant ensembles autours de la Terre, ils se seraient rapprohes jusqu’à formere un nouvetit astre, la Lune, qui serait devenu un satelle de la Terre, etant trop prche de celle ci pour prendre son indépendance dans le cosmos.

    Référence

    Is this how the moon was really made? – ScienceDirect

    Jonathan O’Callaghan

    Origin of the Moon – Wikipedia

    8/01/2026 Le Mercosur et les pesticides

    Même si les produits importés du Mercosur doivent légalement respecter les normes de l’UE, les agriculteurs dénoncent un manque de contrôle et des opposants à l’accord s’inquiètent d’une tolérance sur la présence de résidus de pesticides.

    Parmi les griefs, la présence dans les importations de produits agricoles cultivés au Brésil, avec des pesticides parfois interdits en Europe. 60 % des substances actives autorisées au Brésil ne sont pas approuvées dans l’Union européenne. C’est beaucoup, mais c’est à nuancer. Certains États membres peuvent autoriser temporairement des substances non approuvées par Bruxelles. La France, par exemple, permet l’utilisation de l’herbicide flufenacet pendant encore un an, bien qu’il soit reconnu comme perturbateur endocrinien.

    Au contraire, certains produits peuvent être interdits au niveau national.

    Voir aussi

    Interview d’Olivier Jacquin, sénateur socialiste de Meurthe-et-Moselle L’agriculture française est en plein « crise existentielle « 

    Diffusé le vendredi 16 janvier 2026 à 7:47

    Nouvelle démonstration de force des agriculteurs de Meurthe-et-Moselle, avec plusieurs opérations escargots ce jeudi 15 janvier, pour dénoncer l’accord commercial avec le Mercosur en phase d’être signé.

    Quelques heures aprs la signature du traité de libre-échange entre l’UE et les pays sud-américains du Mercosur prévue le samedi 17 janvier au Paraguay , la France a annoncé voter contre. De plus , les agriculteurs de Meurthe-et-Moselle ont mené plusieurs actions pour manifester leur opposition. Des manifestations que soutient le sénateur socialiste lorrain Olivier Jacquin.

    Queston :Vous êtes vous même agriculteurs, est ce que vous soutenez les exploitants dans leur opposition au Mercosur ?

    Réponse :Oui, je les soutiens très largement, je n’étais pas aux manifestations jeudi, mais mercredi j’ai demandé gouvernement pour quelle raison il acceptait le projet de cet accord tout à fait anormal sur le Mercosur.

    Q; Pourquoi qualifier cet accord « d’anormal » ?

    R; On est un pays qui exporte. Dès lors, on ne peut pas demander la fermeture des frontières et à ne pas importer. Par contre, ce sont les conditions des importations qui ne sont absolument pas satisfaisantes puisqu’on est en face de concurrents en Amérique du Sud qui ne pratiquent pas l’agriculture de manière aussi respectueuse que nous pouvons le faire en France. Par exemple, au Brésil, 60% des produits chimiques utilisés sont interdits en Europe. Nous demandons donc des « clauses miroir » : accepter les importations, mais dans les mêmes conditions de production qu’en France, avec les mêmes modes de production, sinon pas d’accord.

    L’autre élément très important, c’est qu’on s’est aperçu que les contrôles sur ces importations étaient totalement insatisfaisants, à tel point qu’hier seulement, la ministre de l’Agriculture a annoncé une nouvelle brigade de contrôle de 100 agents, pour intensifier des contrôles tant ils sont faibles actuellement.

    Cela fait 25 ans que l’Amérique latine et l’Europe travaillent sur ce traité, qui concerne d’autres secteurs que l’agriculture, mais qui est le seul avec des quotas mis en place. Les grandes enseignes ont par ailleurs également indiqué qu’elles se fourniraient français, qu’elles n’achèteraient pas les produits d’Amérique latine, donc le Mercosur n’est-il pas en réalité un prétexte qui illustre une crise existentielle de notre modèle ?

    Vous avez raison, à la fois cet accord est insatisfaisant et il vient sur un fond de crise, comme vous le dites, existentielle, qui posepoir l’avenir de l’agriculture et particulièrement des jeunes agriculteurs.

    Q. Que pensez-vous de la loi d’urgence agricole qui est prévue pour le printemps avant l’été ?

    R. Ils viennent effectivement d’annoncer une loi d’urgence, je dis « et alors », parce qu’ils nous ont fait une loi Egalim qui devait régler les problèmes des marges de la grande distribution et avoir un effet sur le revenu, elle n’en a pas eu. Il y a eu l’an dernier une loi d’orientation en mars 2025. Puis cette inique loi Duplomb très productiviste et une loi de dérégulation environnementale qui n’a pas changé grand-chose, d’ailleurs les décrets d’application ne sont pas encore passés, donc ce que vous qualifiez de crise existentielle me semble tout à fait avéré.

    Q. Concernant la gestion de la crise de la dermatose nodulaire, et l’abattage systématique des troupeaux, traumatisant pour chaque éleveur, considérez-vous que la stratégie gouvernementale a fonctionné ?

    R. J’ai pu en parler à des spécialistes et la stratégie du gouvernement, véritablement traumatisante d’abattre complètement les troupeaux, n’est pas forcément mauvaise d’un point de vue scientifique. Le problème c’est l’accompagnement qualitatif des agriculteurs qui sont victimes de la pandémie. Aujourd’hui, entre la DNC et la tuberculose bovine, on se rend compte que l’élevage est extrêmement fragile face aux risques de nouvelles pandémies. Je pose la question de la souveraineté sanitaire de la France, d’un point de vue vaccinal notamment, est-ce qu’on a vraiment les moyens de combattre ces maladies

    Même si les produits importés du Mercosur doivent légalement respecter les normes de l’UE, les agriculteurs dénoncent un manque de contrôle et des opposants à l’accord s’inquiètent d’une tolérance sur la présence de résidus de pesticides.

    Voir aussi

    La Commission européenne promet l’interdiction d’importer des produits contenant des résidus de trois fongicides

    Pour tenter de contenir la colère, la Commission européenne a promis d’interdire totalement l’importation de produits agricoles contenant des résidus de trois fongicides : le carbendazime, le bénomyl et le thiophanate-méthyl. Les deux premiers sont déjà interdits au Brésil, mais le thiophanate-méthyl, retiré du marché européen en 2021, car suspecté d’être dangereux pour la santé, figure parmi les substances toujours commercialisables au Brésil.

    La France a allongé la liste des pesticides interdits. «Une mesure à la portée limitée », selon des analystes. Pas de quoi éteindre les inquiétudes autour des pesticides bannis dans l’Union européenne.

    Des pesticides parfois bannis des champs, mais pas forcément des usines. Des industriels européens exportent toujours, et notamment au Brésil, des substances dont l’usage est pourtant interdit dans l’Union européenne. Elle autorise en effet beaucoup de produits phytosanitaires interdits au Brésil. Sur les 421 substances actives approuvées par Bruxelles, 73 % ne le sont pas formellement au Brésil

    18/01/2026 Les iles Kouriles

    1918,la Seconde Guerre mondiale est terminée en Europe, mais les combats se poursuivent en Extrême-Orient. L’Armée rouge a écrasé les Japonais en Mandchourie et mène simultanément des assauts terrestres et maritimes au sud de Sakhaline et sur les îles Kouriles.

    Le 18 août, l’opération de débarquement sur l’île de Choumchou est lancée. Les Japonais en ont fait une véritable forteresse, mais les troupes d’assaut de l’Armée rouge parviennent à prendre pied sur la côte. En six jours de combat, 8 800 soldats soviétiques capturent 23 000 militaires japonais. Des faits d’armes rarissimes, défiant, selon les historiens, toutes les lois de l’offensive et faisant de cette dernière bataille de la Seconde Guerre mondiale un épisode unique dans l’histoire militaire.

    Grâce au débarquement des Kouriles, la Russie a retrouvé ses terres historiques. Aujourd’hui, ses frontières en Extrême-Orient sont bien gardées. Les équipages des navires Taïmyr et Ioujno-Kourilsk assurent leur service dans les eaux de l’océan Pacifique, tandis que des groupes mobiles de gardes-frontières patrouillent, à bord de véhicules et de quads, même les secteurs les plus inaccessibles du littoral du Kamtchatka.


    Îles Kouriles — Wikipédia

    Russie – Les îles Kouriles : un archipel frontalier très disputé du fait d’enjeux géopolitiques et géostratégiques majeurs | CNES

    18/01/2026 Les Îles Kouriles : la dernière bataille de la Seconde Guerre mondiale

    La Seconde Guerre mondiale est terminée en Europe, mais les combats se poursuivent en Extrême-Orient. L’Armée rouge a écrasé les Japonais en Mandchourie et mène simultanément des assauts terrestres et maritimes au sud de Sakhaline et sur les îles Kouriles.

    Le18 août, l’opération de débarquement sur l’île de Choumchou est lancée. Les Japonais en ont fait une véritable forteresse, mais les troupes d’assaut de l’Armée rouge parviennent à prendre pied sur la côte. En six jours de combat, 8 800 soldats soviétiques capturent 23 000 militaires japonais. Des faits d’armes rarissimes, défiant, selon les historiens, toutes les lois de l’offensive et faisant de cette dernière bataille de la Seconde Guerre mondiale un épisode unique dans l’histoire militaire.

    Grâce au débarquement des Kouriles, la Russie a retrouvé ses terres historiques. Aujourd’hui, ses frontières en Extrême-Orient sont bien gardées. Les équipages des navires Taïmyr et Ioujno-Kourilsk assurent leur service dans les eaux de l’océan Pacifique, tandis que des groupes mobiles de gardes-frontières patrouillent, à bord de véhicules et de quads, même les secteurs les plus inaccessibles du littoral du Kamtchatka.


    Îles Kouriles — Wikipédia

    Russie – Les îles Kouriles : un archipel frontalier très disputé du fait d’enjeux géopolitiques et géostratégiques majeurs | CNES

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    17/01/2026 Vanguard

    Initiées par Jacques-Yves Cousteau dans les années 1960, les expériences Précontinent I, II et III avaient déjà pour objectif d’expérimenter la vie sous-marine à différentes profondeurs, avec des habitats fixes situés à proximité de la côte. D’autres précurseurs, comme l’architecte Jacques Rougerie, ont mené des travaux similaires. Depuis, la technologie a évolué. Le projet Vanguard vise à développer des structures immergées durables, autonomes, évolutives et modulables, qui ouvriront un nouveau chapitre de l’exploration océanique.

     habitat sous-marin innovant

    Ce qui fait la différence avec les projets précédents, c’est que Vanguard a été conçu comme une véritable maison sous l’eau et pas seulement comme une capsule dédiée à l’expérimentation.

    La structure, accessible par la plongée classique, peut héberger jusqu’à quatre personnes dans une salle de 12 mètres de long et 3,7 mètres de large, soit un peu plus de 44 m2, la taille moyenne d’un deux-pièces. L’espace a été optimisé au centimètre près et comprend des couchettes rabattables, un coin repas etPour en savoir plus des postes de travail.​ Les plongeurs peuvent entrer et sortir par une « moon pool », une ouverture circulaire dans le plancher, pour travailler sous l’eau avant de regagner la structure.

    En complément, Vanguard abrite une base sous-marine ancrée au fond de la mer qui l’arrime fermement au sol. La coque a été pensée pour garantir la sécurité des occupants à une profondeur pouvant aller jusqu’à 50 mètres. Pour ce faire, l’impression 3D métallique par soudage robotisé (WAAM) a permis de fabriquer des modules robustes qui sont capables de résister aux conditions extrêmes de pression et de température des fonds marins, avec une longévité estimée à 20 ans. À la surface, une bouée assure la transmission de l’air comprimé, l’alimentation en électricité et la communication avec le monde extérieur.

    une présence humaine permanente sous la mer

    Les membres d’équipage de Vanguard pourront ainsi effectuer des séjours de sept jours, voire plus, sans devoir remonter à la surface, comme c’était le cas auparavant.

    Pour en savoir plus

    Live at ocean pressure, though, and all that wasted time is gone. “Within 15 minutes, you can put your equipment on, go through your checks and go out and do your research for up to nine hours a day,” says Garcia.

    Vanguard, which has living and sleeping spaces, can facilitate stays of weeks or months at depth. Once they are at ocean pressure, divers’ body tissues reach “saturation”, where the concentration of breathing gases is in equilibrium. This changes the calculus of ocean science, opening up a new era in how humans can live
    and work undersea.

    It’s an opportunity that excites Jim Brittsan, the founder of Miami-based Sustainable Oceans and Reefs (SOAR), an organisation dedicated to advancing marine conservation. “Living under the sea fundamentally changes how research can be conducted,” he says.

    Vanguard can be fully equipped as a research lab, with state-of-the-art facilities for human biological science as well as ocean science. Samples from the environment or from the divers themselves can be analysed without the stresses of decompression.he Vanguard undersea habitat

    “I love the idea of being able to process those samples at depth,” Kernagis says. She points out that RNA expression levels in divers’ blood have a distinct signature related to decompression, but this can mask other potential changes that occur during a dive. In analysing samples taken on the surface, we weren’t actually seeing what was happening at depth, she says. Physiologists should get a better understanding with samples taken during long duration underwater stays.

    Perhaps most exciting, though, is the coral restoration science that becomes possible over extended periods. “Maximising coral growth is time-consuming work,” Kernagis says. “With Vanguard, you can amplify your time building out the coral nurseries, and you can do the monitoring and the maintenance – going out and on the coral garden – which has been a big gap when it comes to coral restoration. Plus we’re able to do it deeper than with regular scuba.”

    Brittsan shares Kernagis’s enthusiasm: it has been hard to do large-scale studies of coral communities at depth, he says. Vanguard could be a game-changer on this
    front. “Vanguard creates the opportunity to immerse yourself in that environment: to observe natural processes as they happen.”

    That means observing the routines and rhythms of the ocean from within, including the “diel vertical migration”, the largest daily migration of biomass on Earth as creatures ascend from the depths to feed and descend again to avoid predators. Researchers will also see transient events like mass coral spawning and predator-prey interactions.

    Vanguard is just the start of this new era: it is a pilot habitat that is preparing the ground for a much more permanent presence under the sea. DEEP is already building larger, more flexible habitats that will allow humans to become aquatic. “That’s our vision,” Kernagis says.AQUANAUT, KNOW THYSELFOne of the biggest opportunities with Vanguard is the chance to study what happens to the human body during extended stays in pressurised conditions. These “hyperbaric” environments are likely to change body tissues in ways that are not fully understood, Kernagis says – even whether the changes are reversible.

    17/01/2026 Exploration océanique :Vanguard

    Initiées par Jacques-Yves Cousteau dans les années 1960, les expériences Précontinent I, II et III avaient déjà pour objectif d’expérimenter la vie sous-marine à différentes profondeurs, avec des habitats fixes situés à proximité de la côte. D’autres précurseurs, comme l’architecte Jacques Rougerie, ont mené des travaux similaires. Depuis, la technologie a évolué. Le projet Vanguard vise à développer des structures immergées durables, autonomes, évolutives et modulables, qui ouvriront un nouveau chapitre de l’exploration océanique.

     Un habitat sous-marin innovant

    Ce qui fait la différence avec les projets précédents, c’est que Vanguard a été conçu comme une véritable maison sous l’eau et pas seulement comme une capsule dédiée à l’expérimentation.

    La structure, accessible par la plongée classique, peut héberger jusqu’à quatre personnes dans une salle de 12 mètres de long et 3,7 mètres de large, soit un peu plus de 44 m2, la taille moyenne d’un deux-pièces. L’espace a été optimisé au centimètre près et comprend des couchettes rabattables, un coin repas etPour en savoir plus des postes de travail.​ Les plongeurs peuvent entrer et sortir par une « moon pool », une ouverture circulaire dans le plancher, pour travailler sous l’eau avant de regagner la structure.

    En complément, Vanguard abrite une base sous-marine ancrée au fond de la mer qui l’arrime fermement au sol. La coque a été pensée pour garantir la sécurité des occupants à une profondeur pouvant aller jusqu’à 50 mètres. Pour ce faire, l’impression 3D métallique par soudage robotisé (WAAM) a permis de fabriquer des modules robustes qui sont capables de résister aux conditions extrêmes de pression et de température des fonds marins, avec une longévité estimée à 20 ans. À la surface, une bouée assure la transmission de l’air comprimé, l’alimentation en électricité et la communication avec le monde extérieur.

    une présence humaine permanente sous la mer

    Les membres d’équipage de Vanguard pourront ainsi effectuer des séjours de sept jours, voire plus, sans devoir remonter à la surface, comme c’était le cas auparavant.

    Pour en savoir plus, voir

    Vanguard, which has living and sleeping spaces, can facilitate stays of weeks or months at depth. Once they are at ocean pressure, divers’ body tissues reach “saturation”, where the concentration of breathing gases is in equilibrium. This changes the calculus of ocean science, opening up a new era in how humans can live and work undersea.

    It’s an opportunity that excites Jim Brittsan, the founder of Miami-based Sustainable Oceans and Reefs (SOAR), an organisation dedicated to advancing marine conservation. “Living under the sea fundamentally changes how research can be conducted,” he says.

    Vanguard can be fully equipped as a research lab, with state-of-the-art facilities for human biological science as well as ocean science. Samples from the environment or from the divers themselves can be analysed without the stresses of decompression.he Vanguard undersea habitat

    “I love the idea of being able to process those samples at depth,” Kernagis says. She points out that RNA expression levels in divers’ blood have a distinct signature related to decompression, but this can mask other potential changes that occur during a dive. In analysing samples taken on the surface, we weren’t actually seeing what was happening at depth, she says. Physiologists should get a better understanding with samples taken during long duration underwater stays.

    Perhaps most exciting, though, is the coral restoration science that becomes possible over extended periods. “Maximising coral growth is time-consuming work,” Kernagis says. “With Vanguard, you can amplify your time building out the coral nurseries, and you can do the monitoring and the maintenance – going out and on the coral garden – which has been a big gap when it comes to coral restoration. Plus we’re able to do it deeper than with regular scuba.”

    Brittsan shares Kernagis’s enthusiasm: it has been hard to do large-scale studies of coral communities at depth, he says. Vanguard could be a game-changer on this front. “Vanguard creates the opportunity to immerse yourself in that environment: to observe natural processes as they happen.”

    That means observing the routines and rhythms of the ocean from within, including the “diel vertical migration”, the largest daily migration of biomass on Earth as creatures ascend from the depths to feed and descend again to avoid predators. Researchers will also see transient events like mass coral spawning and predator-prey interactions.

    Vanguard is just the start of this new era: it is a pilot habitat that is preparing the ground for a much more permanent presence under the sea. DEEP is already building larger, more flexible habitats that will allow humans to become aquatic. “That’s our vision,” Kernagis says.AQUANAUT, KNOW THYSELFOne of the biggest opportunities with Vanguard is the chance to study what happens to the human body during extended stays in pressurised conditions. These “hyperbaric” environments are likely to change body tissues in ways that are not fully understood, Kernagis says – even whether the changes are reversible.