15/05/2025 Comment produire de l’oxygène sur la planète Mars sans faire appel à la photosynthèse

Sur Terre, grâce à l’énergie fournie par la lumière du soleil, les plantes vertes sont capables de produire, outre des nutriments, de l’oxygène : on appelle ce processus «  photosynthèse ». La photosynthèse est la synthèse de matière organique, notamment de glucides, réalisée à partir de l’eau que les racines puisent dans le sol et à partir du dioxyde de carbone CO2 capté dans l’air par les feuilles des plantes. Grâce à l’énergie fournie par le lumière du soleil, la réaction produit de l’oxygène, qui est rejeté dans l’atmosphère. La formule de la photosynthèse est la suivante : 6 CO2 + 12 H2O + lumière → C6H12O6 + 6 O2 + 6 H2O. Autrement dit, la plante a besoin de 6 molécules de dioxyde de carbone, 12 molécules d’eau et de la lumière pour fabriquer une molécule de glucose et 6 molécules de dioxygène, et rejeter 6 molécules d’eau.

Cet oxygène est utilisé par les autres espèce vivantes dans le processus appelé respiration. La respiration est une fonction biologique qui permet aux êtres vivants d’utiliser leurs réserves énergétiques grâce à des échanges gazeux avec le milieu extérieur. De très nombreux organismes respirent, bactéries, végétaux, champignons et animaux. Ceux-ci sont dotés d’organes spécialisés à cette fin, les poumons. Dans les poumons, l’échange gazeux se produit entre les millions d’alvéoles pulmonaires et les vaisseaux capillaires qui les enveloppent. L‘oxygène inhalé passe des alvéoles au sang des capillaires, et le dioxyde de carbone du sang des capillaires à l’air dans les alvéoles.

Des calculs ont montré que l’oxygéne produit par les plantes n’est pas en quantité suffisante pour répondre aux besoins d’oxygénation des autres organismes. Il faut une autre source d’oxygène. Longtemps l’origine de cet oxygène était restée mystérieuse. Mais des chercheurs de l’Académie des sciences de Pékin, dirigés par Chaomin Sun avaient récemment découvert que des bactéries et des archées océaniques produisaient de l’oxygène en grande profondeur, mais en très faible quantité. Celui-ci avait été appelé « oxygène noir » « dark ogygen » . Elles le font au terme d’un processus qui produit des nodules métalliques de manganèse en sous-produit.

En 2013 Andrew Sweetman de la Scottish Association for Marine Sciences avait détecté de l’oxygène produit à des milliers de mètres en profondeur. Depuis lui et son équipe ont montré que deux espèces de bactéries se développent en présence d’ions nitrate. L’ion nitrate est l’ion polyatomique de formule chimique NO3 au centre duquel l’atome d’azote se trouve à son nombre d’oxydation le plus élevé : +5 (ou V). C’est un anion (ion chargé négativement) portant une seule charge électrique négative (anion monovalent). Les bactéries le réduisent en ammonium libérant de l’oxygène an cours du processus.

L’ion ammonium de formule brute NH4+ est un ion polyatomique de charge électrique positive. Ce cation polyatomique possède une structure tétraédrique, l’atome d’azote N occupant le centre et les quatre atomes d’hydrogène occupant les sommets équivalents du tétraèdre. Wikipedia.

Référence

Nitrate-driven dark oxygen production by diverse deep-sea microorganisms

Chaomin Sun and others

doi: https://doi.org/10.1101/2025.03.10.642362

  • Abstract

To date, only three biotic pathways for light-independent oxygen production (i.e., dark oxygen) have been reported: chlorate dismutation, nitric oxide dismutation, and methanobactin-dependent water lysis. Oxygen has been shown to be produced and consumed in dark and anoxic environments, as evidenced by its prevalence in deep-sea surface sediments. However, the microbial communities and pathways driving deep-sea dark oxygen production (DOP) remain poorly understood. Here we identify a novel DOP pathway driven by dissimilatory nitrate reduction to ammonium (DNRA) in two deep-sea Deferribacterota strains. The DOP activity of these Deferribacterota strains potentially promotes the formation of manganese nodules and influences the growth and metabolism of both aerobic and anaerobic microbes, underscoring the significant role of microbial DOP in shaping deep-sea geological and ecological systems. We also cultured several deep-sea DOP-capable microorganisms from the Campylobacterota, Deinococcota, and Pseudomonadota phyla, which generate dark oxygen through unidentified nitrate-driven pathways. Combined with previous geological evidence, our results suggest that nitrate-driven dark oxygen, alongside photosynthetic oxygen, jointly contributed to early Earth’s oxygenation, driving the Great Oxidation Event. Overall, our findings provide novel insights into deep-sea oxygen sources, shed light on the origins of early Earth’s oxygen, and expand perspectives on the potential for terraforming other planets.

14/05/2025 Mise en évidence du neutrino, la particule qui ne devrait pas exister

Les neutrinos sont des fermions de spin ½, plus précisément des leptons. Ils sont électriquement neutres. Il en existe trois «saveurs » électronique, muonique et tauique.

Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Neutrino

Définir ainsi le neutrino n’encouragera le profane à approfondir le sujet. Ceci dit les astronomes s’affrontent aujourd’hui pour déterminer la nature d’une particule provenant de l’espace. Les neutrinos n’ont pas de charge électrique et ont une masse très faible dont on connaît seulement une limite supérieure. , l’électron, dont la masse vaut environ 511 000 eV/c2.

Or un neutrino d’une énergie jamais enregistrée vient d’être détecté par des scientifiques de la collaboration KM3NeT grâce au télescope du même nom installé dans les profondeurs de la mer Méditerranée et principalement financé et opéré par le CNRS et ses partenaires italiens et néerlandais. Cette découverte inattendue marque une avancée significative dans la compréhension des phénomènes énergétiques extrêmes de l’Univers et bouscule les modèles astrophysiques actuels.

Le résultat est publié dans la revue Nature en date du 12 février 2025 dont on trouvera ci. dessous les références et l’abstract.

Malgré leur abondance dans l’Univers, les neutrinos n’interagissent que très peu avec la matière ce qui rend ces « particules fantômes » difficiles à détecter. Ces messagers cosmiques d’une masse d’un million de fois plus faible que celle d’un électron, sont émis en ligne droite lors d’évènements cosmiques. L’étude des neutrinos nous apporte des informations précieuses, inaccessibles par des méthodes plus classiques, sur les phénomènes astrophysiques extrêmes dont ils sont originaires. 

Or une détection exceptionnelle vient d’être réalisée

Il s’agit de celle d’un neutrino d’une énergie inédite d’environ 220 pétaélectronvolts (PeV), soit trente fois supérieure à celle de tous les neutrinos précédemment détectés à l’échelle mondiale. A travers l’étude de sa source, ce neutrino ultra-énergétique pourrait révéler des indices uniques sur des événements cataclysmiques tels que des explosions d’étoiles ou des trous noirs. 

Fruit de plusieurs mois de simulations, de calibrations et de vérifications rigoureuses du signal, ce résultat repose sur une instrumentation à la pointe de la technologie : KM3NeT est un observatoire géant composé de milliers capteurs de lumière. Ses détecteurs sont installés sur deux sites stratégiques dans les profondeurs de la mer Méditerranée : ARCA, dédié à l’astronomie des hautes énergies au large de la Sicile (Italie), et ORCA, spécialisé dans l’étude des basses énergies près de Toulon (France).

Leur installation dans les profondeurs marines a nécessité des solutions technologiques avancées, comparables à celles utilisées dans le spatial, pour opérer dans un environnement extrême et difficile d’accès. Les scientifiques profitent ainsi d’un milieu transparent, de l’absence de lumière parasite et de bruit de fond atmosphérique que l’on ne trouve olus en dessous de 1000 mètres,

Il s’agit des conditions idéales pour observer la lumière Tcherenkov ou effet Tcherenkov , un phénomène associé à la détection des neutrinos . :Le détecteur KM3NeT/ORCA est hébergé par la plateforme nationale LSPM2 . Cette plateforme du CNRS permet un accès privilégié et continu afin d’étudier l’environnement marin.

La découverte marque le début d’un véritable jeu de pistes pour remonter à la source du neutrino détecté en analysant sa direction, son énergie et son moment d’émission. Elle remet en perspective certains modèles physiques et cartographies de l’Univers.

En parallèle, l’ajout régulier de nouvelles lignes de détection permettra au télescope de devenir d’ici 2030 un dispositif pleinement opérationnel, offrant des résultats toujours plus performants dans l’étude des neutrinos et l’exploration des mystères de l’Univers. 

référence

Nature
Article
Published: 12 February 2025

Observation of an ultra-high-energy cosmic neutrino with KM3NeT

Abstract

The detection of cosmic neutrinos with energies above a teraelectronvolt (TeV) offers a unique exploration into astrophysical phenomena. Electrically neutral and interacting only by means of the weak interaction, neutrinos are not deflected by magnetic fields and are rarely absorbed by interstellar matter: their direction indicates that their cosmic origin might be from the farthest reaches of the Universe. High-energy neutrinos can be produced when ultra-relativistic cosmic-ray protons or nuclei interact with other matter or photons, and their observation could be a signature of these processes. Here we report an exceptionally high-energy event observed by KM3NeT, the deep-sea neutrino telescope in the Mediterranean Sea, which we associate with a cosmic neutrino detection. We detect a muon with an estimated energy of petaelectronvolts (PeV). In light of its enormous energy and near-horizontal direction, the muon most probably originated from the interaction of a neutrino of even higher energy in the vicinity of the detector. The cosmic neutrino energy spectrum measured up to now falls steeply with energy. However, the energy of this event is much larger than that of any neutrino detected so far. This suggests that the neutrino may have originated in a different cosmic accelerator than the lower-energy neutrinos, or this may be the first detection of a cosmogenic neutrino8, resulting from the interactions of ultra-high-energy cosmic rays with background photons in the Universe.

V c

13/05/2025 La planète Vénus aurait conservé une certaine activité volcanique

Vénus a connu un volcanisme très actif il y a 200 à 500 millions d’années. Les images obtenues par différentes sondes vénusiennes ont permis d’observer de nombreux cratères de taille moyenne. Par contre l’on n’y avait pas vu de petits cratères

https://fr.wikipedia.org › wiki › Cratère_volcanique

Un cratère volcanique est l’évent (appelé aussi bouche) d’un volcan par lequel sort du magma sous forme liquide (lave), solide (éjectas), accompagnée de gaz.

Sur les cartes que la sonde Magellan (voir ci-dessous) a réussi à compléter, on voit:
– des milliers de cratères d’au moins 10 km de diamètre 
– 274 cratères entre 20 et 100 km de diamètre
 -156 cratères dépassent les 100 km
Il y a des cratères de plus de 100 km de diamètre dont le plus grand atteint 280 km.

La dense atmosphère de la planète consume la plupart des petits astéroïdes et comètes qui traversent sa route, et seuls les gros objets frappent le sol : il y a moins de 1000 cratères d’impact sur Vénus.  La théorie dominante chez les planétologues est celle de grandes éruptions à un moment récent de regain d’activité interne dans l’Histoire de Vénus qui auraient recouvert la majorité de la surface de la planète.

Leur bon état de préservation est trompeur : l’érosion est insignifiante sur Vénus, car il n’y a pas de pluie et l’épaisse atmosphère de gaz carbonique joue plus le rôle d’une couverture protectrice que celui d’un agent destructeur. Les sommets qui paraissent contemporains ont sans doute des dizaines, voire des centaines de millions d’années d’âge.

Grâce aux sondes Vénus, on observe également des dômes (de longues coulées de lave) de 15 à 90 km de diamètre, des plateaux, et de gigantesques monts, dont le plus haut est le mont Maxwell avec 11 000 m d’altitude (L’altitude du Mont Blanc terrestre est 40806 m), ainsi que des  » coronaes  » étranges cercles de rides et de sillons sur la croûte, dont les plus grands atteignent 2 600 km.

Toutefois, en trois ans de surveillance, la sonde Magellan n’avait pas surpris sur Vénus d’éruption contemporaine, comme si le volcanisme était en veilleuse.

Références

Vénus (planète) https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9nus_(plan%C3%A8te)v

Sondes soviétiques Venus (ou Venera) http://www.capcomespace.net/dossiers/espace_sovietique/sondes/sondes_venus.htm

Mission Magellan https://fr.wikipedia.org/wiki/Magellan_(sonde_spatiale)

Surface changes observed on a Venusian volcano during the Magellan mission Science 15 Mar 2023 Vol 379, Issue 6638 pp. 1205-1208
DOI: 10.1126/science.abm7735 27 787



12/05/2025 La Russie serait-elle prête à se relancer dans une guerre majeure ?

https://www.msn.com/fr-xl/actualite/other/selon-des-informations-confidentielles-la-russie-serait-pr%C3%AAte-%C3%A0-se-relancer-dans-une-guerre-majeure-apr%C3%A8s-la-paix-en-ukraine/ss-AA1EAXY8

Ce bruit circule actuellement. On peut penser qu’il n’est absolument pas fondé. Il ne sert que les intérêts des industries de l’armement, tant occidentales que chinoise. Il faudrait que Vladimir Poutine ait perdu tout sens commun pour engager la Russie dans une guerre d’ampleur, resterait-elle conventionnelle.

Il ne peut pas ignorer les pertes humaines russes. Ainsi, selon la BBC, dont on ne peut mettre en doute la sincérité, le nombre des tués se situerait entre 164 223 et 237 211 personnes depuis l’invasion de l’Ukraine. .Ce chiffre ne tient pas compte des blessés dont beaucoup resteront invalides https://www.bbc.com/afrique/articles/c230j1393k9o Confrontée à ces pertes, la population russe au dernier recensement était de 143,8 millions

Durant la première guerre mondiale, en France, les historiens civils et militaires, parlent de 2 000 000 de soldats français morts aux combats (sans les coloniaux et les disparus) entre 1914 et 1918 (et sans les chiffres de la grippe espagnole). Les pertes russes en 3 mois de guerre, sont donc relativement plus nombreuses que les pertes françaises en 4 ans.

Quant aux pertes de matériel militaire , au 1er avril 2025, l’armée russe a perdu près de 3 800 chars, 5 500 véhicules de combat d’infanterie, 900 pièces d’artillerie automotrice, 136 avions… Depuis le 22 février 2022, elle a subi ses pires pertes matérielles depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le contingent qui a franchi la frontière russo-ukrainienne il y a trois ans n’existe plus, et le Kremlin s’est depuis efforcé de remettre en service les milliers d’engins soviétiques stockés dans ses dépôts Après avoir déployé des chars T-80 et des T-72, conçus dans les années 1970, la Russie a été contrainte de puiser dans ses réserves pour utiliser des T-62 entrés en service en 1961.

Comme l’on sait, elle doit faire appel à la Corée du Nord pour reconstituer ses réserves de munition.

Par ailleurs, près d’un tiers de la flotte russe de la mer Noire, soit 27 sur 80 navires, dont un unique sous-marin – auraient été coulés ou mis hors service depuis que les forces de Moscou ont envahi l’Ukraine en février 2022. Le ministère britannique de la Défense a déclaré la flotte de la mer Noire « fonctionnellement inactive » en mars 2024.

La Russie possède un unique porte-avions vieillissant face aux flottes occidentales et chinoises. Il s’agit de l’Amiral Kouznetsov, qui est en réparation prolongée depuis plusieurs incidents graves.

Il n’y a que dans le domaine de l’aviation militaire que la Russie possède une force respectable. Mais son entretien paraît insuffisant. Ceci tient en partie au trop grand nombre des types d’avions.

Enfin, depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022, l’armée russe a, elle aussi, largement intégré les drones dans ses opérations tactiques. Elle utilise désormais un large éventail d’appareils pour des missions de reconnaissance, de frappes en profondeur et d’opérations de brouillage.

Rappelons en comparaison que l’Armée française était classée en 2017 deuxième en Europe derrière la Russie, et cinquième au niveau mondial. Selon une étude américaine, la France restera la principale puissance militaire en Europe (hors Russie) et dans les cinq premières mondiales dans les années 2030.

11/05/2025 Des BCI à la conquête de Mars

L’exploration de la planète Mars par des humains, et afortiori des séjours de quelques jours à quelques mois , paraitront longtemps impossibles aux Terriens. Dans ce cas ceux-ci ne trouveront pas un grand intérêt à des missions de quelques heures dont le coût en termes de lanceurs et de rovers paraissent déjà prohibitifs.

Cependant, si les hommes ne voulaient pas renoncer à des missions habitées sur Mars et ses satellites, il faudra faire œuvre d’imagination.  

Une solution actuellement à l’ étude consisterait à débarquer sur Mars des robots humanoïdes dotés de brain-computer interfaces ou BCIs greffées le temps nécessaire et de façon durable dans le cerveau des explorateurs humains.

Ceux-ci ne perdraient pas leur caractère humain mais ils accéderaient le temps de la mission à toutes les ressources de l’exploration spatiale robotisée. A priori dans le cadre de leur retour sur la Terre, les humains pourraient conserver ces greffes le temps nécessaire sans que le fonctionnent de la partie terrestre de leurs cerveaux en soit affectée.

L’idée de base d’un BCI est de superposer les messages provenant d’un cerveau humain et ceux d’un robot explorateur tant dans le sens de la réception des informations que dans celui de l’élaboration des commandes et de la transmission des ordres. Des interfaces prenant la forme d’électrodes implantées dans le cortex permettraient une grande variété d’actions.

D’ores et déjà, sur Terre, des paraplégiques peuvent envoyer des ordres à un de leur membre paralysé provenant directement de leur cerveau, grâce à des électrodes implantées dans celui-ci . Les applications se multiplieront dans un proche avenir, avec des « rescue robots » qui interviendront par exemple dans des immeubles en feu.

10/05/2025 Qu’est que l’AGI ?

Qui s’intéresse au concept d’ Intelligence artificielle IA rencontre inévitablement celui de l ‘IA générale ou AGI. C’est elle qui a fait le succès des « large language models (LLM) », une forme d’IA qui donne leur puissance à des chatbots tels que ChatGPT.

L’AGI est devenue l’outil principal de sociétés telles que OpenAI qui assure travailler pour le bien de toute l’humanité. OpenAI, https://openai.com/, est une entreprise américaine d’intelligence artificielle fondée en 2015 à San Francisco. Sa mission selon ses dirigeants est de développer et de promouvoir une intelligence artificielle générale « sûre et bénéfique pour tous les humains». C’est OpenAI qui a créé ChatGPT, https://openai.com/index/chatgpt/. Les média spécialisés assurent avoir détecté des élémentd d’AGI dans les LLM.

En fait il n’est toujours clair de définir le bien que fera l’AGI à l’humanité. Pour Melanie Mitchell du Santa Fe Institute à New Mexico il ne s’ait pas d’un concept scientifique. Cet avis est partagé par beaucoup, y compris par Ben Goertzel et Shane Legg, cofondateur de Google Deep Mind https://fr.wikipedia.org/wiki/Google_DeepMind

Pour d’autres au contaire le terme désigne un champ d’applications capables de réaliser progressivement tout ce dont l’esprit humain est capable, sinon d’avantage. Les fondateurs de DeepMind viennent de proposer un cadre de travail à 6 niveaux six-level framework, dans lequel le niveau supérieur détaille tout ce que l’on peut attendre de l’esprit humain, actuel ou futur

Artificial human-like intelligence et superintelligent AI ont été des concepts de science fiction pendant des siècles. Mais le terme a décollé il y a 20 ans quand les ingénieurs en informatique Ben Goertzel et Shane Legg, cofondateur de la firme DeepMind. l’ont employé pour désigner des systèmes capables de réaliser, au delà d’applications limitées, tout ce que l’esprit humain peut concevoir.

Depuis DeepMind en particulier cherche à redéfinir l’AGI comme faisant partie des seules « sciences cognititives. L’année dernière, Legg conjointement avec le fondateur de DeepMind, ont défini ce que pourrait etre l’AGI. Ils ont proposé un cadre de travail à 6 niveaux (six-level framework dans lequel le niveau supérieur dépasse tout ce que 100/100 des humains pourraient faire

The problem with AGI

“The levels idea is really pointing out that there’s this continuum,” says team member Meredith Morris at DeepMind, now part of Google. “There’s this progression as technology evolves.” Morris hopes their work will draw more attention to the idea, and ultimately to some form of consensus on what AGI actually is: “We would love to have folks from those other fields that study intelligence and learning working together with our researchers on developing these benchmarks.”

But Mitchell points out that intelligence is itself a multidimensional concept, with a lot of crossovers with other equally murky concepts, such as sentience and understanding. As such, it isn’t readily measurable with a test in the same way as other, more concrete tasks, like the ability to translate language.

Applying more scrutiny to when an AI could be considered an AGI might yield progress, but Mitchell is still sceptical that the sort of machine that AGI proponents envisage will be achieved, because it is unclear whether the faculties of human intelligence can ever be abstracted into standalone concepts – never mind replicated in AI. “There’s a kind of faith that the field has had for a long time, that we can develop human-level intelligence in these disembodied substrates,” she says. “Whether that’s possible or not, I think it’s a big open question.”

Following claims that an AI has shown « sparks of artificial general intelligence », what are we to make of the hype surrounding this technology? AI expert Melanie Mitchell is your guide

For Thomas Dietterich at Oregon State University, the problem with AGI is a more practical one – namely that it is a mistake to define artificial intelligence with respect to humans. “We have this focus on replicating our capabilities, and this leads to the rampant anthropomorphisation of our systems, giving them names like Siri and Alexa.”

Instead, he says, we should think of AI as “an intelligence prosthetic that can do certain things for us” – which sounds a lot like what the AI community had in mind before the concept of AGI came along.

10/05/2025 Les effets quantiques en biologie

Plus on approfoPlus on approfondit l’étude de certains mécanismes biologiques, plus on découvre que les plus inexplicables d’entre eux font appel à la physique quantique..

C’est le cas de la photosynthèse chez les végétaux, du sens de la navigation des oiseaux migrateurs, comme du plus mystérieux de ces phénomènes, la conscience.

On pourrait penser que les mécanismes de la physique quantique ne pourraient pas se manifester dans le milieu tiède et humide des cellules vivantes. En laboratoire, ils ont besoin d’être parfaitement isolés du milieu ambiant. Mais aujourd’hui les opinions commencent à changer et le concept de biologie quantique s’impose de plus en plus. Ceci dit, mettre en évidence le fait que des comportements quantiques puissent exister dans la machinerie des cellules vivantes oblige à repenser les limites entre le monde classique et le monde quantique.

Greg Scholes, chimiste à la Princeton University, considère que le concept de biologie quantique ne devient intéressant que si il peut expliquer des comportements macroscopiques émergents inexplicables par les lois de la biologie classique.

Mais il faut pour cela rechercher la preuve de l’existence dans le monde biologique de phénomènes courants en physique quantique tel que la superposition, la décohérence et l’effondrement quantique (décohérence).

Des soupçons de superposition sont apparu dans des protéines dites microtubules étudiées in vitro. Mais il ne s’agit encore que de soupçons. Les microtubules sont des filaments du cytosquelette impliqués dans des fonctions majeures telles que la mitose ou le transport intracellulaire. Ce sont des cylindres creux constitués de tubuline, l’une des protéines les plus abondantes de la cellule.

Clarice Aiello, qui dirige le Quantum Biology Tech (QuBiT) Lab de l’University of California, Los Angeles. conduit une recherche sur les effets surprenants des faibles champs magnétiques sur un certain nombre de processus biologiques tels que le métabolisme des cellules pendant la réparation de l’ADN dans lc traitement du cancer. L’hypothèse est que ces champs influencent une propriété quantiques des électrons nommée le spin.

https://www.frontiersin.org/journals/cell-and-developmentalbiology/articles/10.3389/fcell.2021.633305/full

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09/05/2025 Allemagne-France. Matériels militaires. Qui mène en tête ?

Le Monde du 7 mai écrivait

Le temps des effusions est passé, le travail de fond – autrement dit le plus dur – reste à faire pour donner du corps à la « relance » du tandem franco-allemand. Pour leur premier échange public, mercredi 7 mai, à Paris, le nouveau chancelier allemand, Friedrich Merz, et le président français, Emmanuel Macron, ont veillé, avec un plaisir non feint, à mettre en scène leur entrée en matière.

Nous éprouvons, à notre place plus modeste, le même plaisir. Mais ceci ne doit pas empêcher de se poser des questions. Où se trouve la supériorité allemande aujourd’hui? Certainement pas dans le domaine des industries d’armement

A un époque ou l’on présente comme une évidence la probabilité d’une offensive de la Russie contre l’Ouest, qui commencerait nécessairement par une invasion des Pays-Bas puis par une entrée en Allemagne, combien de temps pourrait résister l’Allemagne ? N’ayant que des armements américains servis par des militaires peu entrainés, elle tiendrait le coup 5 jours au mieux.

En matière de blindés, elle ne dispose que du Leopard 2 qui comme le Leclerc français, est largement périmé. Son futur blindé n’a pas de nom. Il est destiné à devenir opérationnel autour de 2040. il succédera au Leopard 2 allemand et au char Leclerc français.

Dans le domaine des avions de combat l’armée allemande exploite actuellement 138 Eurofighter, L’Eurofighter Typhoon, développé par le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, est également utilisé par l’Autriche, l’Arabie saoudite, Oman, le Koweït et le Qatar. Il reste l’avion de combat construit en Europe qui compte le plus de clients à ce jour, soit 9 au total selon son site. Mais fin 2022, Berlin a aussi passé commande auprès de l’Américain Lockheed Martin de 35 avions de combat F-35A Lightning II. Ils devraient être livrés entre 2026 et 2029.

Comme on le voit, l’Allemagne ignore superbement le Rafale français et ses prochaines génération. Bien que les chaines de fabrication de celui-ci soient saturées , une coopération franco-allemende aurait pu etre négociéé.

Seule la Deutsche Marine est à peu près du niveau. En 2020, la marine allemande était composée de 65 navires totalisant 220 000 tonnes. Principalement armée de six sous-marins, 10 frégates et 5 corvettes, elle dispose également de 54 aéronefs. Mais elle n’a pas de porte-avions ni de sous-marins nucléaires d’attaque;

Le commandement, basé à Rostock, est divisé en cinq départements. Le département des opérations, le département de planification, le département de formation et d’entraînement, le département de soutien et le département médical. Les forces navales sont réparties en 2 flottilles (Einsatzflottille) et un commandement de l’aéronavale

08/05/2025 Les planètes errantes 

Ces planètes (anglais rogue planet) sont très nombreuses, au moins 20 fois plus que les étoiles. Selon une analyse de 2023 faite par David Bennett du NASA’s Goddard Space Flight Center de Maryland , il pourrait s’en trouver des trillions dans notre galaxie.

Il ne s’agirait pas de planètes orbitant autour d’étoiles, comme le fait la Terre autour du soleil. Mais leur existence n’est pas incompatible avec les théories concernant la formation des planètes. On ne peut les observer directement. On ne peut le faire qu’en étudiant la façon dont elles dévient la lumière provenant d’étoiles plus éloignées ou d’autres galaxies.

Il apparaît que certaines de ces planètes ont le diamètre de la Terre. Elles auraient pris naissance du fait de l’effondrement sous la gravité de nuages de gaz orbitant autour de certaines étoiles jeunes. Mais elles auraient pu aussi se former au sein de systèmes solaires avant d’en être éjectées par des collisions internes, collisions dont la force les auraient projetées à l’extérieur.

Concernant la Voie Lactée, on sait que certaines étoiles errantes se sont formées autour de paires d’étoiles orbitant l’une autour de l’autre, que l’on nomme des systèmes binaires Dans ce cas la plus grosse finit par éjecter la plus petite.

Sans étoiles pour les échauffer, les planètes errantes sont glaciales. La seule source de chaleur provient de ce que l’on nomme les vents thermaux générés par la contraction de la planète alors qu’elle se refroidit, le cryovolcanisme sur Pluton. Cependant certaines planètes errantes peuvent d’avoir d’importants nuages d’hydrogène dans leur atmosphère. Celui-ct est un gaz à effet de serre dans les hautes pressions, pouvant réchauffer la planète, , comme l’a fait remarquer David Stevenson, du California Institute of Technology, Pasadena. Dans certains cas les planètes errantes pourraient avoir des temperatures de surface analogues aux températures terrestres du fait d’une désintégration radioactive interne

Des simulations ont même suggéré que certaines planètes errantes pourraient etre habitables sinon habitées, soit dans des océans restés liquides sous une épaisse banquise glacée, soit dans une atmosphère de surface constituée d’hydrogène.

07/05/2025 Douze articles du Newscientist à lire

Le Newscientist a récemment publié 12 articles (anglais), référencés ci-dessous. Des auteurs compétents y analysent des questions actuellement d’actualité dans le domaine des sciences et des technologies. Nous en recommandons la lecture.

What is thought and how does thinking manifest in the brain?

Why are there so many rogue planets and what do they look like?

How indefinite causality could lead us to a theory of quantum gravity

Why viewing cancer as an ecosystem could lead to better treatments

Quantum biology: New clues on how life might make use of weird physics

To rescue biodiversity, we need a better way to measure it

What neurodiversity means for psychiatrists and the people they help

What is artificial general intelligence, and is it a useful concept?

What are fractals and how can they help us understand the world?

Will we get to net zero fast enough, and how will the climate respond?

Quantum to cosmos: Why scale is vital to our understanding of reality