23/08/2025 (2) La conscience chez les animaux

Suite à notre article 23/08/2025. Les animaux sont-ils conscients?

Plutôt que parler de conscience chez les animaux, beaucoup de scientifiques préfèrent se référer à des « nivaux de conscience », les humains occupant le sommet de la pyramide.. Ainsi récemment David Robson pour la revue New Scientist https://www.newscientist.com/author/david-robson/ expliqua qu’il convenait d’envisager cinq different elements de l’expérince consciente.

Ceux-ci seraient les suivants : comment l’animal perçoit chacun de ses cinq sens – Comment il distingue entre le bon et le mauvais – Comment l’animal conjugue des informations sensorielles différentes en une expérience sensorielle unique – A quel niveau les expériences passées influencent-elles ses décisions présentes et ses futurs comportements – Comment se représent-t-il lui-même – comment son passé influence-t-il sa perception du présent et ses décisions pour le futur.

Il est connu depuis des millénaires que toutes les espèces animales ne réagissent pas de la même façon à la perception qu’elles ont de la réalité. L’on sait également que les espèces dites domestiquées par l’homme n’ont pas les mêmes réactions que les espères restées sauvages.

La science en saura plus dans ce domaine au fur et à mesure que de nouvelles espèces animales seront testées pour évaluer leur niveau de conscience. C’est ainsi que le poulpe montre une conscience précise de son corps, et notamment de la distance qui sépare ses deux yeux. Les poulpes ne sont pas des animaux comme les autres : dotés de nombreux cerveaux, un à l’extrémité de chacune de leur tentacules principales, le fonctionnement de leur système nerveux est totalement différent du nôtre.

Quels animaux peuvent faire montre de conscience ?

Il semble qu’il n’y ait pas de limites. Les nuées d’oiseaux qui sont des rassemblement d’oiseaux grégaires, s’adaptent à des situations différentes, y compris inattendues, pour mieux y faire face, en improvisant les répondes adaptéess. On parle de comportements d’agrégation. Mais les oiseaux n’attentenent pas que leurs leaders décident pour les suivre. Une communication entre eux s’étblie ablits pour qu’ils adoptent un comportement cohérent. Il en est de même cornant les bancs de poissons migrateurs

Par ailleurs, dans un tout autre domaine, le nombre des animaux s qui passent avec succès le test du miroir par lequel ils montrent qu’ils peuvent distinguer leur image dans un miroir de ce qu’ils son eux-mêmes  ne cesse d’augmenter.

S’appuyant sur ces résultats, des chercheurs ont écrit en avrils dernier The New York Declaration on Animal Consciousness, qui a récolté plus de 300 signatures. Ils y déclarent approuver les travaux scientifiques recherchant des possibilités d’expériences conscientes chez les mammifères et les oiseaux, ainsi que d’états passagers de conscience chez les poissons, les amphibiens, les reptiles et certains insectes.

Cela n’avait pas toujours été le cas. En 2012 avait été publiéé la Cambridge Declaration on Consciousness quis se bornait à constater l’évidence du fait que les humains n’étaient pas les seuls à posséder le substrat neurologique capable de suggérer l’apparition d’états de conscience.

23/08/2025. Les animaux sont-ils conscients?

Depuis une cinquantaine d’années des expériences ont été conduites pour vérifieur les observations selon lesquelles ceux qui vivent avec eux n’ont jamais doute : les animaux ont une vie intérieure très proche de ce que sont les formes premières de la conscience humaine, notamment les très jeunes enfants.

Le concept de conscience est difficile à préciser. S’agit-il de l’anglais awareness ou état de mise en garde permanent, S’agit-il de self-awareness ou conscience du fait que celui qui regarde et qui juge n’est pas nécessairement objectif. Son jugement peut dépendre des conditions dans lesquelles ce regard est porté, et notamment de l’état d’esprit de la personne qui le porte.

On pourra parler dans ces conditions de conscience subjective . Elle reposerait sur le fait que le sujet conscient, celui qui observe et qui juge, a appris que son jugement initial ne pouvait jamais être pris au premier degré. Il devait être soumis à sa propre auto-critique.

Autrement dit, si l’on pouvait observer le fonctionnement du cerveau d’un sujet conscient ou plus exactement en état de conscience, on devrait distinguer deux types de zones neuronales. Les premières se borneraient à enregistrer au premier degré ce que ce que percevrait le sujet, puis mettraient si l’on peut dire cette première perception en réserve, notamment en n’en faisant pas part à l’extérieur.

Par contre elles la communiqueraient à d’autres aires du cerveau ayant mémorisé les réactions précédentes du sujet conscient à des situations analogues . Interviendrait ensuite le cerveau tout entier qui informerait le sujet conscient lui-même des contenus et des suites des expériences passées

Pour la Science 2019/7 N° 501 – juillet

Couverture de PLS_501

Article de magazine

Le génome d’Escherichia coli complètement recodé

Pages 6 à 7

Article

Bibliographie

Auteur(e)s

Illustrations

22/08/2025 Recodage du code génétiquue d’une bactérie

Pour supprimer des redondances dans le code génétique de la bactérie Escherichia coli, des chercheurs l’ont entièrement recodé. Et la souche produite est viable. Cette bactérie

La bactérie Escherichia coli ci-contre, un amas de ces microorganismes vu au microscope électronique) est très commune dans la flore intestinale de l’humain.

La biologie de synthèse est un domaine de recherche en plein essor. Afin de mieux comprendre les mécanismes génétiques et les lois du vivant, les scientifiques modifient de diverses façons l’ADN. En 2016, l’équipe de l’entrepreneur californien Craig Venter, spécialisé dans les biotechnologies, a synthétisé une cellule artificielle capable de se répliquer avec un nombre minimal de gènes: elle n’en comptait que 473, à comparer par exemple aux quelque 20 000 du génome humain. Par des approches similaires de suppression de gènes, d’autres chercheurs ont réussi à réduire le génome de la bactérie Escherichia coli de près de 15 %. Jason Chin, de l’université de Cambridge, et ses collègues ont adopté une autre approche. Ils ont cherché non pas à réduire la taille du génome d’E. coli, mais à remplacer certaines redondances du code génétique.

Cette tâche ambitieuse a été rendue possible grâce au développement récent de techniques de synthèse et d’assemblage de l’ADN. Cette molécule, avec sa structure en double hélice, est constituée d’une succession de bases azotées de quatre types : adénine (A), thymine (T), guanine (G) et cytosine (C). Certaines de ces séquences, contenant parfois plusieurs milliers de bases, définissent des gènes dont la transcription permet la synthèse de protéines. Ces dernières sont composées d’une suite d’acides aminés, chacun étant codé par un triplet de bases dans l’ADN, un « codon ». Par exemple, le triplet TCG code la sérine. Il existe des centaines d’acides aminés, mais les organismes vivants n’en utilisent que 20. Dès lors, 20 codons devraient suffire, mais le génome utilise tous les 43 = 64 codons possibles: 61 d’entre eux codent des acides aminés et 3 servent de codons stop qui indiquent quand se termine un gène. Il y a donc redondance, plusieurs codons étant associés au même acide aminé (par exemple, la sérine est associée à 6 codons différents). On parle alors de « code dégénéré ».

En 2013, afin d’étudier ces redondances, une équipe a supprimé un codon stop du génome d’E. coli. et l’a remplacé systématiquement par un codon équivalent. Mais cela n’avait un impact que sur un nombre limité (321) de codons dans l’ADN de la bactérie. Jason Chin et son équipe ont procédé à des modifications plus importantes. Ils ont remplacé deux codons de la sérine et un codon stop par des synonymes. Cela a impliqué de modifier pas moins de 18 214 triplets de bases.

Le nouvel ADN a été conçu sur ordinateur et synthétisé par des processus chimiques bien maîtrisés. La difficulté rencontrée par les chercheurs venait de la taille du génome de la bactérie, qui comprend 4 millions de paires de bases. Comme il ne peut être synthétisé en une fois, les chercheurs ont dû produire des fragments de 100 000 bases, qui étaient injectés au fur et à mesure dans le génome d’E. coli. Ils ont finalement obtenu une lignée de bactéries au génome complètement recodé. Nommée Syn61, cette lignée est viable, mais ses membres se reproduisent plus lentement que leurs consœurs. En outre, les images au microscope indiquent que les bactéries Syn61 sont légèrement plus longues.

La biologie de synthèse étant une discipline qui progresse vite, le record établi par l’équipe de Jason Chin ne tiendra pas très longtemps. Un consortium international achèvera bientôt la synthèse du génome complet de la levure Saccharomyces cerevisiae, soit 12 millions de paires de bases. Et la constitution d’un génome d’E. coli utilisant seulement 57 codons est aussi en cours.

Par ailleurs, le fait de réduire les redondances sur les codons présente un intérêt majeur. Il est alors possible de réaffecter un codon non utilisé et, par des opérations de génie génétique, lui faire correspondre un acide aminé que ne produisent pas les organismes vivants. Ce qui pourrait donner des protéines de synthèse aux fonctions nouvelles.

À terme, l’un des objectifs est de fabriquer des organismes spécialement conçus, par exemple, pour produire certains composés: des sortes de microusines sur mesure, à l’image des souches génétiquement modifiées d’E. coli qui produisent l’insuline humaine à destination des diabétiques.

21/08/2025 Des orques qui font des cadeaux aux humains

Des chercheurs du centre de recherche marine Bay Cetology , au Canada, rapportent avoir observé un petit groupe d’orques (orca gladiator ou orcinus orca ) dites aussi baleines tueuses, apportant des raies, des saumons et autres poissons aux plongeurs de la station. Ce n’est pas la première fois que ce comportement altruiste avait été observé chez ce redoutable prédateur. Ceci signifie-t-il que les orques possèdent unr théorie de l’espriit et font preuve d’altruisme y compris interspécifique.

Jared Towers du centre de recherche marine qui avait les années précédentes observé ce comportemen dans 32 cas entre 2004 et 2024, dont un en Norvège estime que les orques font ainsi des cadeaux aux humains. Mais que recherchent-elles en attirant ainsi leur sympathie ?

Mais que recrchent les orques ? Rappelons qu’aux siècles précédants, les naufragés redoutaient particulièrement les attaques d’orques

journal of Comparative Psychology DOI: 10.1037/com0000422

orcas

orcas are bringing humans gifts – what does it mean?

Researchers have documented orcas seemingly gifting rays, seals and fish to scientists and divers, which could suggest they have theory of mind and engage in altruism – even across species

30 June 2025

Orcas have been seen appearing to gift dead prey to humans, which may be a sign that they engage in altruism and can recognise sentience in other species.

Jared Towers at marine research firm Bay Cetology was filming a pod of orcas (Orcinus orca) as they snacked on seabirds in Alert Bay, Canada, when he made the discovery. Two of the whales, Akela and Quiver, approached Towers with birds clutched between their jaws. Akela, a young female, released the dead bird in front of Towers and lingered for a moment, as if to watch what he would do. Quiver, Akela’s little brother, did the same, dropping the bird and waiting.

Stunned, Towers watched as the two whales then grabbed the prey again and swam away. “I remember thinking, did that just happen?” he says. This event in 2015 and another in 2018, in which a young female orca presented Towers with a harbour seal pup, inspired him to document cases of killer whales attempting to share prey with humans.

Orcas scrub each other clean with bits of kelp

He interviewed others who had had similar experiences, identifying another 32 cases from between 2004 and 2024. These include a young male orca in New Zealand named Funky Monkey repeatedly approaching a researcher with a long-tailed stingray draped over its head, and a killer whale in Norway seemingly gifting jellyfish to a diver. In all, 18 different prey species were offered, including blubber from a grey whale, seals, jellyfish, birds, an otter, rays, a starfish and a turtle – plus a strand of seaweed.

This behaviour has previously been seen within orca pods. “They live in very close-knit, complex, social societies and share prey throughout their entire lives,” says Towers.

ournal of Comparative Psychology DOI: 10.1037/com0000422

21/08/2021 Les superordinateurs quantiques

Longtemps considérés comme impossibles, ces supercalculateurs commencent à apparaitre dans les centres de recherche d’IBM . Il s’agit en fait d’ un ordinateur quantique et d’un supercalculateur classique travaillant en tandem. Ils peuvent alors reproduire le comportement de plusieurs molécules utilisables dans la chimie organique et la recherche pharmaceutique.

Ils sont le produit d’une collaboration entre IBM et l’Institut japonais de recherche RIKEN https://fr.wikipedia.org/wiki/RIKEN

Ces ordinateur quantiques peuvent aider à prévoii les compotements des molécules à l’intérieur d’une réaction chimique. Il s’agit de prévoir les états quantiques des électrons en vue de la recherche pharmaceutique ou la catalyse industrielle ; le tout en évitant les nombreuses erreurs qui sont le sous-produit du calcul quantique à l’échelle industrielle.

Dans in article commun publié par le New Scientist, Seiji Yunoki et Mitsuhisa Sato de RIKEN expliquent comment ils ont associé un IBM  Heron quantum computer et le Fugaku supercomputer de RIKEN, le tout pour reproduire synthétiquement des molécules d’azote

Le Héron est un supercalculateur de 77 quantum bits, or qubits,et l  »algorytme de RIKEN est nommé SQD . Disons pour simplifier que l’un fait les calculs  et l’autre repère et supprime les erreurs.

Les applications devraient être d’une autre ampleur, notamment aujourd’hui dans la concurrence militaire entre IBM et la Russie.

Pour en savoir plus

In the near term, this intervention is the “secret sauce” for getting error-prone quantum computers to do chemistry, says Kenneth Merz at the Cleveland Clinic in Ohio. Using a different IBM quantum computer yoked to a classical computer, his team developed a variation of the SQD algorithm that can model molecules in solutions, which is a more realistic representation of chemical experiments than previous models.

In Merz’s view, further optimisations of SQD could help the combination of quantum and conventional computing gain tangible advantages over just the latter within the next year.

The combination of quantum and supercomputing is not only worthwhile – it’s inevitable,” says Sam Stanwyck at computing firm NVIDIA. A realistic use of quantum computing is one where quantum processors are integrated with powerful classical processors in a supercomputer centre, he says. NVIDIA has already developed a software platform that aims to support such hybrid approaches.

Aseem Datar at Microsoft says his firm has its sights set on the “tremendous potential in the combination of quantum computing, supercomputing and AI to accelerate and transform chemistry and material science” as well.

20/08/2025 Des mathématiciens pourront-ils détruire le concept d’infini ?

Que sert-il à mesurer? Combien d’atomes existent dans l’univers ? Certains scientifiques estiment ce nombre à 10 puissance 80 ;0, soit 1 suivi de 80 zéros. Mais ce nombre n’a pas de rapport avec la réalité physique. Il en serait de même si l’on répondait : une infinité. A ces niveaux, l’expérience scientifique n’ plus de sens.

Même si la cosmologie nous dit que l’univers est infini, il est nécessaire d’admettre qu’il possède des frontières. Ceci nous oblige à parler de l’univers observable celui apparu à la suite du Big Bang. Avant cela, comme au delà, parler d’univers n’a’ pas de sens. De même un nombre tel que 10 puissance 90, que jamais personne n’a pu compter, est une illusion.

Ceci importe-t-il ? Depuis 1960, un nombre croissant de scientifiques répond par l’affirmative..Ils se désignent eux-mêmes comme ultrafinitistes. Un nombre tel que 1090 est une illusion,” selon D. Zeilberger de la Rutgers University, New Jersey

Dans le passé, le mouvement ultrainfinitist s’est fait reprocher d’être à la fois radical et incohérent. Les très grands nombres et l’infini mettent en quetion les fondations de la science, depuis lala logique jusqu’à la cosmologie. Cependant le nombre de ses sympathisants ne cesse de grandir. Ils ne peuvent plus être ignorés.

Pour Justin Clarke-Doane de la Columbia University , il y a des potentiels pour approfondir le concept. En avril, il a animé une suite de conférences destinées à préciser ce terme. Il s’y confirma que la poupard des mathéaticiens font appel à un cadre théorique dit Zermelo-Fraenkel-Choice ZFC https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_ensembles_de_Zermelo-Fraenkel

Il s’agit d’une liste de jugements et d’axiomes dont les scientifiques reconnaissent a priori la validité et qui les autorisent à procéder à leurs recherches. L’un de ces axiomes reconnaît l’existence de l’infini.

Cependant en 1931, le mathématicien Kurt Gödel avait montré qu’il était impossible de prouver que les axiomes de la ZFC sont compatibles avec les résultats des recherches scientifiques. « Mais aujourd’hui les mathématiciens utilisent la ZFC sans avoir besoin de l’embrasser explicitement dans sa totalité » explique Zuzana Haniková de l’Académie tchèque des sciences.


Alexander Esenin-Volpin, mathematicien russe poète et dissident, affirma reonaitre la valdité de la ZF theory, à condition d’abandonner le concept d’infinité. En 1971 un autre mathématicien, Rohit Parikh de la City University of New York écrivit un article montrant que le concept de “small number”, bien que difficile à définir, pouvait être utilisé dans les théories scientiques utiles.

Extraite et traduit, avec simplifications, de

The End of infiity Karmela Padovic-Callaghan

The New Scientist 9 August 2025

Voir aussi

For ultrafinitists, there is no need for infinity in mathematics

What makes a number, or a proof, feasible? This question is at the heart of the ultrafinitist project. Though the issue connects to age-old paradoxes, such as exactly how many grains of sand you have to put together to make a pile, for Parikh, the key concern is to avoid losing track of mathematics’ connection to humanity. “You have to draw a line somewhere. Things have to be related to human activity,” he says. In his view, the ultrafinitist way of thinking orients researchers towards our experience, and he says that, while this approach is still incomplete, “an incomplete approach is better than nothing”.

Others draw inspiration from elsewhere. For Zeilberger, a computer scientist, the fact that computers can only ever approximate infinity – and so are unable to use the fuzzy “very large number” concept that humans rely on – is an argument for doing away with it. His affinity for ultrafinitism started when he first learned calculus, which uses infinitely large or small numbers rather heavily, to his distaste. The rise of calculus in the 17th century cemented infinity’s place in mathematics, but Zeilberger sees this as a historical fluke, a consequence of computers not having been developed earlier, and says that he would love to teach his students calculus without it.

Even non-ultrafinitists concern themselves with the limits of computation – indeed, there is an entire field dedicated to it, called computational complexity. Dean sees ultrafinitism and computational complexity as two sides of the same coin.

19/09/2025 Megalithes en Espagne

Des archéologues espagnols conduisant des recherches sut sur les populations de l’age du bronze de la côte de Valence prés de Séville, rapportent avoir découvert dans une chambre mortuaire une pierre tombale de2 mètres pesant plus de 2 tonnes.

Ils n’ont pas encore découvert d’ou elle pouvait provenir puisque c’était la première fois qu’ils trouvaient une pierre de cette taille et qu’il ne s’en trouvait pas dans la région. Les sculptures que comporte cette pierre indiquent qu’elle était utilisé comme pierre tombale entre 4.500 et 3.700 bp..

Or les carrières se trouvant dans la région sont à une distance de plus de 55 kms. La pierre ne pouvait avoir été apportée que par la mer, nécessairement sur des embations ressemelant à de grosses piroques

Les égyptiens de l’époque des pharaons avaient déjà maitrisé cette technique. Les populations cotières espagnoles pouvaient elles avoir eu avecvc une avec eux des contacts suffisant ?

Référence

Journal of Archaeological Science

Volume 180, August 2025, 106263

Seafaring megaliths: A geoarchaeological approach to the Matarrubilla giant stone basin at Valencina (Spain)

Author links open overlay panelLuis M. Cáceres Puro a b ans others

https://doi.org/10.1016/j.jas.2025.106263

Highlights•

  • •A large square stone basin made of gypsiferous cataclasite occupies the chamber of the tholos
  • •The transport of the rock to Valencina most plausibly implies the use of some kind of boat
  • •The basin must have been placed on its current position at some point between 4544 and 3227 BCE
  • •The construction of the tholos of Matarrubilla must have been later than the placement of the basin

Abstract

A broad multidisciplinary approach is deployed to study an exceptional megalithic feature: the stone basin that presides over the chamber of the Matarrubilla tholos, part of the Valencina Copper Age mega-site (Sevilla, Spain). The study, including geoarchaeological characterisation and sourcing of the stone, traceological analysis of its surfaces based on photogrammetry and morphometrics, digital image analysis as well as OSL dating, leads to a number of substantial findings of great relevance to understand the significance of this stone basin, the only of its kind documented to this date in the Iberian Peninsula, with parallels only in Ireland and Malta. Among the most relevant conclusions, it is worth noting the fact that the gypsiferous cataclasite block the basin was made of was brought from the other side of the marine bay that five thousand years ago extended across the south-east of Valencina, this is the first evidence of waterborne transport of a megalithic stone in the Iberian Peninsula. In addition, the basin appears to have been put where it stands today sometime in the first half of the 4th millennium BC, long before any tholoi were built at Valencina, which suggest a prior history of still poorly documented monumentality at this mega-site.

L’altermagnétisme, un nouvel état au service de la spintronique

​​Un an seulement après sa prédiction théorique, l’altermagnétisme est démontré expérimentalement dans un matériau à base de manganèse et de silicium, le Mn5Si3. Cette découverte, signée par une collaboration européenne impliquant des chercheurs du CEA-Irig, ouvre des perspectives prometteuses pour la performance des dispositifs spintroniques. 

​Jusqu’à très récemment, il existait deux types de matériaux magnétiques : les ferromagnétiques, capables de s’aimanter sous l’effet d’un champ magnétique extérieur et de conserver cette aimantation ; et les antiferromagnétiques dont les spins, répartis sur des sous-réseaux équivalents, ont des directions opposées ce qui induit une aimantation nulle.

Mais, en 2019, des chercheurs de l’Université de Mayence et de l’Académie des sciences de Prague ont prédit théoriquement un troisième type : les altermagnétiques, pour lesquels les sous-réseaux de spins ne sont pas équivalents. Ce nouvel état a été démontré expérimentalement sur un matériau à base de manganèse et de silicium, Mn5Si3, en 2021. « Comme ce domaine est très nouveau pour l’époque, les papiers ont beaucoup tardé à être publiés dans des revues. À​ ce jour, quatre matériaux ont été identifiés expérimentalement : le premier est RuO2, le deuxième Mn5Si(celui de notre étude), puis MnTe et CrSb », contextualise Vincent Baltz, chercheur CNRS au laboratoire Spintec du CEA-Irig qui a contribué à cette découverte particulièrement prometteuse.

De fait, l’altermagnétisme combine les avantages du ferromagnétisme (polarisation magnétique d’un courant électrique) et de l’antiferromagnétisme (robustesse aux champs magnétiques et réponse aux fréquences THz ultrarapides). Cette nouvelle classe de matériaux se distingue par la configuration de leurs spins qui leur confère des propriétés propres, comme la possibilité de polariser magnétiquement un courant électrique malgré l’absence d’aimantation. Autant d’intérêts pour les dispositifs spintroniques qui pourraient ainsi gagner en performance et rapidité.

Les nombreux avantages du siliciure de manganèse

Dans la présente étude, les chercheurs se sont intéressés aux propriétés de  Mn5Si3​ qui a l’avantage d’être composé de matériaux abondants et peu onéreux. D’une part, son altermagnétisme a été révélé par la présence d’un « effet Hall anormal », typique des ferromagnétiques, qui est une propriété de faire apparaître une tension électrique transversale suite à l’application d’un courant électrique longitudinal liée à l’aimantation, alors que Mn5Si3 n’en possède pas. D’autre part, ce matériau a permis de confirmer le rôle des symétries cristallines attendues pour expliquer l’altermagnétisme.​

Structure cristalline et altermagnétique de Mn5Si3

Imbriqués dans la structure cristalline des atomes de silicium (gris), les atomes de manganèse (violet) sont répartis en un grand et petit hexagone au centre. Les chercheurs ont montré que l’altermagnétisme est produit par seulement quatre des six atomes de manganèse centraux formant un ensemble de moments magnétiques colinéaires orientés alternativement dans des directions opposées (flèches oranges et bleues). © V.Baltz et al. ​​

Par ailleurs, même si Mn5Si3 révèle sa phase altermagnétique en dessous de 240 K, alors que RuO2 ou MnTe l’es​​​t à température ambiante (300 K), il permet de s’affranchir d’une contrainte qu’explique le chercheur : « un effet dit extrinsèque peut perturber les conclusions de notre étude : il est lié au couplage spin-orbite (lorsque le spin de l’électron est couplé à sa trajectoire) qui s’ajoute au rôle intrinsèque des symétries. Mais si les éléments constitutifs du matériau sont légers, le spin-orbite est alors minimal ce qui est l’avantage de Mn5Si3 par rapport aux trois autres matériaux identifiés ».

La découverte du caractère original altermagnétique ouvre un nouveau champ d’investigations dans le domaine de la physique des matériaux et promet des développements innovants. lus de précisions sL’altermagnétisme, un nouvel état au service de la spintronique

18/08/2025 Le loup terrible

Aenocyon dirus (autrefois désigné sous le nom de Canis dirus), désigné vulgairement sous les noms de loup sinistre ou encore loup terrible[1], est une espèce de canidés qui a vécu en Amérique du Nord et en Sibérie au Pléistocène et s’est éteinte il y a environ 10 000 ans.

En avril 2025, l’entreprise Colossal Biosciences annonce avoir « ressuscité » cette espèce disparue en restaurant les caractères phénotypiques les plus marquants du loup sinistre chez un loup gris ; il s’agit toutefois bien de loups légèrement modifiés génétiquement, et aucunement de Aenocyon.

On trouve dans wikipeia les précisions suivants auxquelles nous nous limiteronici

Aenocyon dirus désigne une est une espèce de canidés qui a vécu en Amérique du Nord et en Sibérie au Pléistocène et s’est éteinte il y a environ 10 000 ans.

En avril 2025, l’entreprise Colossal Biosciences annonce avoir « ressuscité » cette espèce disparue en restaurant les caractères phénotypiques les plus marquants du loup sinistre chez un loup gris ; il s’agit toutefois bien de loups légèrement modifiés génétiquement, et aucunement de Aenocyon.

Aenocyon dirus désigne une est une espèce de canidés qui a vécu en Amérique du Nord et en Sibérie au Pléistocène et s’est éteinte il y a environ 10 000 ans.

En avril 2025, l’entreprise Colossal Biosciences annonce avoir « ressuscité » cette espèce disparue en restaurant les caractères phénotypiques les plus marquants du loup sinistre chez un loup gris ; il s’agit toutefois bien de loups légèrement modifiés génétiquement, et aucunement de Aenocyon.

Caractères

Aenocyon dirus était plus gros que le Loup gris en taille et en allure, il mesurait environ 1,50 m de long et pesait en moyenne 68 kg pour la sous-espèce la plus grosse, le Aenocyon dirus dirus. Il est probable que ces loups vivaient en meutes, unies par des liens de famille, et qu’ils chassaient en groupes.

La principale différence entre Canis lupus et Aenocyon dirus se trouve dans la structure du squelette, plus massif et plus lourd chez A. dirus. Ses pattes étaient proportionnellement plus courtes, sa tête plus grande et plus lourde (une tête retrouvée en Yakoutie en 2018 est longue de 41,5 cm, correspondant ainsi à la moitié du corps d’un loup contemporain), mais la capacité crânienne était moindre. Ses dents, plus grandes et plus fortes que celles du Loup gris, étaient capables de broyer des os. De telles caractéristiques suggèrent que c’était un moins bon coureur que les loups actuels et qu’il se nourrissait d’animaux peu rapides et de grande taille, ou de proies affaiblies et de charognes, un peu comme les hyènes actuelles, mais aussi comme d’autres prédateurs qui vivaient à son époque, les félins à dents de sabre comme le Smilodon, qui eux aussi présentaient des adaptations évolutives pour la chasse d’animaux de grande taille.

Répartition et chronologie

Illustration de deux Aenocyon dirus disputant une carcasse de Mammouth de Colomb à un Smilodon à La Brea, par R.Bruce Horsfall[2]. Cette concurrence a probablement dû se dérouler, car ces deux animaux ont vécu à la même époque dans toute l’Amérique.

En Amérique, Aenocyon apparaît dans le registre fossile de l’Amérique du Nord il y a environ 100 000 ans. Il est rapidement devenu un superprédateur mais il a commencé à décliner il y a 16 000 ans, ce qui coïncide avec l’essor des populations humaine sur le continent américain. Les causes de son extinction ne sont pas établies clairement, mais on suppose qu’elles doivent être en rapport avec l’impact de l’homme sur la mégafaune de l’Amérique du Nord, d’une part, et avec le changement climatique qui suit la dernière glaciation, d’autre part. Au fur et à mesure que disparaissaient peu à peu ses proies traditionnelles, comme Megatherium (des paresseux géants), A. dirus a été réduit à un régime essentiellement nécrophage et s’est éteint voici 10 000 ans. Au contraire, le loup gris, qui se nourrissait d’animaux plus petits et plus rapides, a survécu à l’arrivée de l’homme et s’est maintenu jusqu’à nos jours.

Fossiles

Les premiers restes fossiles de Aenocyon dirus ont été découverts par Francis Linck sur les rives du fleuve Ohio en 1854, mais le principal gisement pour cette espèce se trouve dans les puits de bitume de La Brea en Californie où on en a découvert plus de 3 600 spécimens.

Une tête de loup congelée dans le pergélisol sibérien a été mise au jour en 2018, correspondant à un A. dirus âgé de 2 et 4 ans. À elle seule la tête, longue de 41,5 cm et dont le cerveau, les dents et la fourrure sont préservés, correspond à la moitié du corps d’un loup contemporain, montrant que ce loup des steppes du Pléistocène était bien plus grand que nos loups et couvert d’une épaisse fourrure[3].

Taxonomie et évolution

En 2020, cinq génomes provenant de fossiles vieux de 13 000 à plus de 50 000 ans montrent que Aenocyon dirus (alors encore désigné sous le nom de Canis dirus), bien que morphologiquement similaire au Loup gris actuel, appartient à une lignée qui s’est séparée des autres Canidés il y a environ 5,7 millions d’années. Contrairement à de nombreux exemples d’hybridation chez les Canidés, ils ne montrent aucun flux génique entre Aenocyon dirus et les loups gris d’Amérique du Nord ou les coyotes. Cela suggère que Aenocyon dirus a évolué indépendamment des ancêtres pléistocènes de ces espèces. Ces résultats soutiennent également une origine précoce dans le Nouveau Monde, tandis que les ancêtres des loups gris, des coyotes et des dholes ont évolué en Eurasie et n’ont colonisé l’Amérique du Nord que relativement récemment[4].

En 1918, des restes fossiles, reconnus plus tard comme de la même espèce que les fossiles connus de C. dirus, avaient été placés dans un genre séparé, Aenocyon (« Loup terrible »)[5]. L’étude génétique de 2020, qui montre une grande entre C. Dirus et la sous-tribu des Canina (en), tend à restaurer cet ancien classement[4].