29/08/2025 Apparition de l’ Homo sapiens. Pourquoi un tel ensemble de mutations favorables en si peu de temps ?

Entre 2 millions d’années et l’apparition d’ Homo sapiens, les premiers humains dits Homo erectus à descendre des arbres et se tenir debout ont fait preuve d’une grande mobilité et d’une capacité d’invention qui ne se rencontre chez aucune autre espèce. La première sortie d’Afrique, la chasse, la maîtrise du feu… autant d’innovations souvent attribuées a Homo erectus

Mais si cette rapidité évolutive est surprenante, qui dirait-on de la rapidité de l’évolution qui a permis à certain des derniers Homo erectus de devenir des Homo sapiens après avoir été Néandertaliens, sans mentionner les encore mystérieux Dénisoviens et ceux dont on n’a pas encore retrouvé de traces.

Dans un article de Science et avenir daté de juin 2025, on trouve un liste de ce que l’auteur de cet article nomme « «  7 atouts qui ont fait le succès de notre espèce » . En premier lieu estmentionnée une boite crânienne orientée de telle façon qu’elle permette établissement d’un gros cerveau abondamment connecté à l’ensemble du système nerveux cognitif. Par ailleurs des groupes sanguins très diversifiés permettent les métissages et les migrations.

Or comment se fait-il qu’en si peu de temps les humains de l’époque se soient transformés d’une façon si pertinent? Aujourd’hui la génomique synthétique vise à synthétiser un génome entier afin de le produire artificiellement au laboratoire. Pour ce faire, grâce aux méthodes de la chimie et de la biologie moléculaire, les éléments constitutifs de l’ADN (les nucléotides) sont attachés l’un à l’autre selon l’ordre souhaité. Or, malgré les précautions prises il faut des mois pour réaliser avec succès cette opération.

La transformation sur le mode naturel;, par essais et erreurs spontanés, des espèces préexistantes, n’a pus se faire dans les millénaires passés qu’au terme de très longs délais. Les religions y voient d’ail lues l’intervention de la volonté divine.

La théorie de l’évolution postule que les espèces mutent en permanence mais que seules les mutations favorables à la bonne adaptation des espèces sont conservées au sein du patrimoine génétique ?Ainsi l’adaptation spontanée des humains à la vie dans l’espace ne pourra se faire que dans des limites vite atteintes. Aujourd’hui il n’est pas envisageable que des humains puissent vivre longtemps sur la Lune ou sur Mars. Il faudra y envoyer des robots convenablement protégés.

En fait on peut penser que l’apparition de l’Homo sapiens relève de processus naturels que l’on devrait retrouver dans l’univers entier. Mais selon l’observatoire spatial James Webb et les calculs des astronomes, l’univers visible à lui seul contiendrait des centaines de milliards de galaxies. Combien de milliards de milliards de milliards de Sapiens tels que le lecteur du présent article ce chiffre représenterait-il ?


28/08/2025 Les premières sorties d’Afrique d’Homo erectus

Entre 2 millions d’années et l’apparition d’ Homo sapiens, les premiers humains dits Homo erectus à descendre des arbres et se tenir debout ont fait preuve d’une grande mobilité et d’une capacité d’invention qui ne se rencontre chez aucune autre espèce. La première sortie d’Afrique, la chasse, la maîtrise du feu… autant d’innovations souvent attribuées Homo erectus. Mais qui sont-ils ? Constituent-ils un groupe homogène ? Et surtout, qui sont leurs successeurs ?

De 781 000 à 126 000 ans avant le présent, les Homo erctusdsont apparaissent en Afrique et en Eurasie. L’évolution humaine à cette période est encore mal comprise car les fossiles sont à la fois très rares et très différents entre eux. Mais elle est aussi au centre de l’attention car elle voit l’émergence des mystérieux Dénisoviens, de Néandertal et d’Homo sapiens.

C’est Homo erectus qui, le premier, franchit le pas. On retrouve des fossiles humains apparentés à ce genre et datés d’environ 2 millions d’années, en Géorgie, puis des spécimens un peu plus récents, autour de 1,8 million d’années, en Indonésie. Depuis le sud de l’Afrique jusqu’au fin fond de l’Asie, Homo erectus se disperse partout où il le peut. Comme Homo sapiens le fera plus tard, vers 150 000 ans.

Leur extension hors d’Afrique s’apparente plutôt à une expansion démographique progressive. Ainsi, plutôt que de parler de vagues migratoires dûment motivées, les paléoanthropologues évoquent une progression qui n’est pas décidée volontairement

Les Homo erectus ne savent pas qu’ils sortent d’Afrique — un concept qui leur est évidemment étranger. Leurs déplacements s’effectuent sur quelques dizaines de kilomètres de distance à la fois, au fil de centaines de millénaires, et il est probable qu’ils ressemblent plus à des successions d’allers-retours plutôt qu’à un mouvement général et continu à sens unique.

Mais qu’est-ce qui pousse les humains à changer d’horizon ? Parmi les hypothèses, les scientifiques évoquent des variations climatiques qui perturberaient leur environnement. Mais, contrairement à notre époque où les dérèglements connaissent une forte accélération, ils ont lieu sur un très long terme et rien ne prouve que nos ancêtres s’en soient rendus e. Peut-être étaient-ils motivés par des besoins alimentaires due à une augmentation de leur population ? Mais peut-etre aussi par l’envie d’explorer, l »envie de passer la ligne d’horzoni pour aller voir plus loin ?

Les scientifiques s’entendent sur une chose : Homo erectus est le premier doté de capacités qui facilitent son expansion géographique. Grandes jambes, petits bras, cet Homo nouveau genre possède un corps plus adapté à la marche. Son comportement et un outillage plus diversifié représentent également des avantages sur les humains qui le précèdaient.

Alors que ceux-ci sont cantonnés à des écosystèmes bien déterminés — des zones un peu forestières, ni trop humides ni trop sèches —, Homo erectus, lui, fait preuve d’une faculté d’adaptation à des milieux extrêmement variés. Forêt tropicale, forêt européenne, zone ouverte, zone fermée, climat chaud ou plus froid… il peut habiter toutes les niches écologiques qu’il rencontre.

L’origine africaine des humains et leur première sortie de ce continent, il y a 2 millions d’années, fait consensus parmi les paléoanthropologues. Mais, comme toujours en science et encore plus en préhistoire, ces connaissances ne sont pas figées

Restes humains, outils de pierre qui témoignent d’activités diverses… les experts s’appuient sur les données les plus solides pour établir leurs hypothèses. Mais, loin d’être des certitudes, celles-ci peuvent être remises en question par la découverte suivante.

Homo sapiens, espèce de l’Homme moderne, est apparu en Afrique[ et y aurait vécu depuis environ 300 000 ans, avant de quitter l’Afrique il y a entre 60 000 et 50 000 ans, se répandant sur les autres continents, ce que confirment les études génétiques. Ce faisant il a supplantant les espèces humaines antérieures, comme l’Homme de Néandertal en Europe et l’Homme de Denisova en Asie, avec des épisodes d’hybridation limitée entre espèces.

Le débat sur l’oOrigine de l’homme moderne 

Avec l’essor de l’anthropologie au début du XIXe siècle, un débat virulent opposa les tenants du monogénisme comme Johann Friedrich Blumenbach et James Cowles Pritchard, pour qui les différentes races humaines sont des variétés partageant une ascendance commune, et ceux du polygénisme tels que Louis Agassiz et Josiah C. Nott, qui soutenaient que les races humaines sont des espèces distinctes ou se sont développées comme espèces distinctes par transmutation à partir de singes, sans avoir d’ancêtres communs.

Vers le milieu du XXe siècle, de nombreux anthropologues s’étaient ralliés à la théorie du monogénisme, mais les partisans du polygénisme, comme Carleton Coon, demeuraient influents. Ce dernier émit en 1962 l’hypothèse d’une évolution indépendante et séparée d’Homo erectus vers Homo sapiens sur chacun des cinq continents

Le polygénisme a ensuite cédé la place dans les années 1980 à la théorie de l’origine multirégionale de l’homme moderne, une version intermédiaire dans laquelle les cinq branches d’Homo erectus échangent des gènes tout au long de leur évolution avant de parvenir au stade final Homo sapiens.

Le développement de la génétique des populations dans les années 1980 et 1990 a permis de montrer l’origine commune et récente de toute l’humanité actuelle, avec un enracinement sur le continent africain, refaisant du monogénisme l’hypothèse e centrale et quasi-consensuelle de l’origine de l’Homme moderne.

Premiers Homo sapiens

Homo sapiens est apparu en Afrique il y a au moins 300 000 ans, d’après les fossiles les plus anciens connus à ce jour, trouvés à Djebel Irhoud, au Maroc, et publiés en 2017 par Jean-Jacques Hublin Homo sapiens aurait colonisé tout le continent avant de migrer hors d’Afrique.

Dans sa publication de 2017, Jean-Jacques Hublin défend l’idée d’une émergence d’Homo sapiens à l’échelle de l’ensemble du continent africain, selon une sorte de modèle multirégional limité à l’Afrique. Selon lui, l’arbre phylogénétique de l’humanité est un « arbre dont il manque de nombreuses branches » et la surreprésentation de certaines régions et périodes serait due avant tout à l’abondance de fossiles trouvés en Afrique orientale, région dont les conditions ont été propices à la conservation des ossements.

Le passage de l’industrie lithique acheuléenne aux industries dites de mode 3, qui s’est produit en Afrique à partir d’environ 400 000 ans BP, témoignerait peut-être de la transition entre des formes humaines archaïques et les premiers sapiens]

En 2019, une étude des paléoanthropologues français Aurélien Mounier (CNRS-MNHN) et argentine Marta Mirazón Larh (université de Cambridge), publiée dans la revue Nature, montre, parmi les plus anciens fossiles africains connus attribués à l’espèce Homo sapiens, des formes qui préfiguraient le mieux la morphologie finalement acquise par l’Homme moderne.

L’analyse de nombreux crânes d’hommes modernes, issus des différentes populations de la planète, propose une morphologie virtuelle du dernier ancêtre commun de l’humanité actuelle, et la compare, en morphométrie 3D, aux 5 crânes africains les plus complets datés d’au moins 200 000 ans : Irhoud 1 (Maroc), Florisbad (Afrique du Sud), Eliye Springs (Kenya), Omo Kibish 2 (Éthiopie), et LH 18 (Tanzanie). Le crâne de Florisbad est jugé le plus proche de notre ancêtre virtuel, devant celui d’Eliye Springs. Les trois autres crânes fossiles représenteraient des stades plus archaïques de l’espèce Homo sapiens.

Dans une synthèse publiée en 2016, le paléoanthropologue anglais Christopher Brian Stringer, du Musée d’histoire naturelle de Londres, rappelle l’existence, dans plusieurs régions d’Afrique, de fossiles humains récents qui ne sont peut-être pas attribuables à l’espèce Homo sapiens. Les fossiles d’Iwo Eleru (14 ka, Nigeria), de Lukenya Hill (22 ka, Kenya), et du lac Eyasi (7 fragments de crâne, environ 110 ka, Tanzanie), pourraient témoigner de l’existence de populations reliques en Afrique, tout comme l’Homme de Kabwe (environ 250 ka, Zambie), un peu plus ancien, holotype de l’espèce Homo rhodesiensis..

Ces deux études soulignent la grande diversité des morphologies relevées sur les différents fossiles africains datés sur une période allant du Pléistocène moyen tardif jusqu’au Pléistocène supérieur, ce qui pourrait refléter la coexistence de populations ou d’espèces morphologiquement distinctes en Afrique tout au long de cette période. Le modèle d’évolution applicable au Paléolithique moyen africain resterait alors un buissonnement évolutif, ce qui contredirait la théorie de l’origine multirégionale de l’homme moderne à l’échelle du continent, telle que proposée par Jean-Jacques Hublin,

Il est aussi possible d’envisager cette hypothèse comme une version intermédiaire, consistant à imaginer un chemin évolutif se déroulant successivement dans plusieurs régions d’Afrique, avec de possibles apports génétiques de populations plus archaïques le long de ces migrations. Dans cette vision, l’Homme moderne n’émergerait pas d’un foyer régional unique, mais par accrétion successive de caractères acquis à différents moments et dans différentes régions du continent. Ce chemin évolutif laisserait derrière lui différentes populations ou espèces humaines archaïques ayant coexisté un certain temps avec la lignée pionnière, avant de finalement s’éteindre peu avant ou durant le Pléistocène supérieur.

Premières arrivées en Europe

Un fragment de calotte crânienne fossile, noté Apidima 1, fut découvert en 1978 dans la Grotte d’Apidima, située dans le sud du Péloponnèse, en Grèce. Grâce à l’imagerie virtuelle par tomodensitométrie, l’analyse du fossile en morphométrie 3D, soulignant notamment la rondeur de l’os occipital et l’absence de fosse sus-iniaque, a permis en 2019 de l’attribuer à Homo sapiens, avec une datation de 210 000 ans (datation par l’uranium-thorium). Cette datation reculerait de quelque 160 000 ans l’âge de l’arrivée des premiers Homo sapiens en Europe[14],[15].

Homo sapiens n’a pas pu à l’époque se maintenir en Europe où il a probablement été supplanté par l’Homme de Néandertal, mieux adapté au froid des cycles glaciaires successifs, avant que l’Homme de Cro-Magnon réussisse bien plus tard son implantation, à partir de 48 000 ans aBP.

Le second plus ancien fossile d’Homo sapiens trouvé hors d’Afrique, un demi-maxillaire avec ses huit dents, a été découvert en 2002 dans la grotte de Misliya, en Israël. Il a été daté en 2018 d’environ 185 000 ans. Des fossiles d’Homo sapiens avaient été mis au jour en Israël dès les années 1930, dans la grotte d’Es Skhul, datés d’environ 118 000 ans, et dans la grotte de Qafzeh, datés d’environ 92 000 ans. Sur les deux sites, les individus exhumés ont bénéficié de sépultures

Ces premiers Homo sapiens trouvés hors d’Afrique n’auraient pas contribué au patrimoine génétique de l’humanité actuelle. Ils auraient profité d’une période interglaciaire pour s’étendre en dehors de l’Afrique, avant que le retour ultérieur d’une phase glaciaire conduise peut-être à leur retrait d’Eurasie, au profit de Néandertaliens venus du Nord. .

Certains chercheurs pensent que seuls quelques individus ont quitté l’Afrique dans le cadre d’une unique migration et qu’elles ont peuplé le reste du monde. Seul un petit groupe de près de 150 personnes aurait franchi la mer Rouge. C’est pourquoi, de tous les lignages présents en Afrique, seules les filles d’un seul lignage, L3, sont présentes hors d’Afrique. S’il y avait eu plusieurs migrations, on trouverait plus d’un lignage africain hors d’Afrique. Les filles du L3, les lignages M et N, sont peu fréquentes en Afrique subsaharienne (l’haplogroupe M1 est très ancien et diversifié en Afrique du Nord et en Afrique du Nord-Est) et semblent y être arrivées récemment. Une explication possible est que ces mutations se sont produites en Afrique de l’Est peu avant l’exode et, par effet fondateur, sont devenues les haplogroupes dominants après la sortie d’Afrique. Les mutations ont aussi pu se produire peu après la sortie d’Afrique.

D’autres chercheurs ont proposé un modèle de dispersion double selon lequel il y aurait eu deux sorties d’Afrique, dont l’une par la mer Rouge, qui se serait dirigée vers l’Inde en traversant les régions côtières (la route de la Côte), et qui serait représentée par l’Haplogroupe M. La seconde impliquerait un autre groupe, porteur de l’haplogroupe N, qui aurait suivi le Nil à partir de l’Afrique de l’Est, se dirigeant vers le nord et gagnant le Levant à travers le Sinaï. Puis, ce groupe se serait séparé dans plusieurs directions, certains allant en Europe et d’autres se dirigeant vers l’est, en Asie. Cette hypothèse tente d’expliquer pourquoi l’haplogroupe N est prédominant en Europe et pourquoi l’haplogroupe M y est absent.

Les preuves d’une migration vers l’est par la côte d’Arabie ont pu être en partie détruites par la montée du niveau de la mer pendant l’Holocène.

Une calotte crânienne fossile d’Homo sapiens, notée Manot 1, découverte en 2008 dans la grotte de Manot, en Galilée occidentale (Israël), publiée en 2015 avec une datation de 54 700 ans +/- 5 500 ans avant le présent, est le plus ancien fossile de morphologie moderne trouvé à ce jour au Levant. Sa datation semble indiquer un probable contact des hommes modernes avec les populations néandertaliennes contemporaines du Levant, représentées par les fossiles néandertaliens de la grotte de Kébara, datés d’environ 60 000 ans, et de la grotte d’Amud, datés d’environ 55 000 ans. Selon les études génétiques, cette période correspond à l’époque estimée de l’hybridation des Néandertaliens avec les hommes modernes, juste après leur sortie d’Afrique. Cette découverte tend à appuyer la théorie d’une dernière sortie d’Afrique par le Levant plutôt que par la mer Rouge.

L’hypothèse d’une sortie d’Afrique il y a 60 000 ans serait corroborée par l’analyse du crâne d’Hofmeyr appartenant à un Homo sapiens d’Afrique du Sud, daté de 36 000 ans, et étonnamment semblable aux crânes d’Européens du Paléolithique supérieur. Cette similitude suggère en effet que la population d’Afrique sub-saharienne dont l’Homme d’Hofmeyr était issu et les Européens du Paléolithique descendaient d’un ancêtre commun.

Une étude de 2021 estime qu’à partir de la sortie d’Afrique il y a entre 63 000 à 90 000 ans, le peuplement de l’Eurasie aurait duré entre 12 000 à 15 000 ans par des voies intérieures.

références

voit l’émergence des mystérieux Dénisoviens, de Néandertal et d’Homo sapiens.

C’est Homo erectus qui, le premier, franchit le pas. On retrouve des fossiles humains apparentés à ce genre et datés d’environ 2 millions d’années, en Géorgie, puis des spécimens un peu plus récents, autour de 1,8 million d’années, en Indonésie. Depuis le sud de l’Afrique jusqu’au fin fond de l’Asie, Homo erectus se disperse partout où il le peut. Comme Homo sapiens le fera plus tard, vers 150 000 ans.

Leur extension hors d’Afrique s’apparente plutôt à une expansion démographique progressive. Ainsi, plutôt que de parler de vagues migratoires dûment motivées, les paléoanthropologues évoquent une progression qui n’est pas décidée volontairementaaaaaairemennnttitrconscientisée. Les Homo erectus ne savent pas qu’ils sortent d’Afrique — un concept qui leur est par ailleurs étranger. Leurs déplacements s’effectuent sur quelques dizaines de kilomètres de distance à la fois, au fil de centaines de millénaires, et il est probable qu’ils ressemblent plus à des successions d’allers-retours plutôt qu’à un mouvement général et continu à sens unique.

Mais qu’est-ce qui pousse les humains à changer d’horizon ? Parmi les hypothèses, les scientifiques évoquent des variations climatiques qui perturberaient leur environnement. Mais, contrairement à notre époque où les dérèglements connaissent une forte accélération, ils ont lieu sur un très long terme et rien ne prouve que nos ancêtres s’en soient rendus e. Peut-être étaient-ils motivés par des besoins alimentaires due àune augmentation de leur population ? Mais peut-etre aussi par l’envie d’explorer, l »envie de passer la ligne d’hori pour aller voir plus loin ?

Les scientifiques s’entendent sur une chose : Homo erectus est le premier doté de capacités qui facilitent son expansion géographique. Grandes jambes, petits bras, cet Homo nouveau genre possède un corps plus adapté à la marche. Son comportement et un outillage plus diversifié représentent également des avantages sur les humains qui le précèdaient.

Alors que ceux-ci sont cantonnés à des écosystèmes bien déterminés — des zones un peu forestières, ni trop humides ni trop sèches —, Homo erectus, lui, fait preuve d’une faculté d’adaptation à des milieux extrêmement variés. Forêt tropicale, forêt européenne, zone ouverte, zone fermée, climat chaud ou plus froid… il peut habiter toutes les niches écologiques qu’il rencontre.

L’origine africaine des humains et leur première sortie de ce continent, il y a 2 millions d’années, fait consensus parmi les paléoanthropologues. Mais, comme toujours en science et encore plus en préhistoire, ces connaissances ne sont pas figées

Restes humains, outils de pierre qui témoignent d’activités diverses… les experts s’appuient sur les données les plus solides pour établir leurs hypothèses. Mais, loin d’être des certitudes, celles-ci peuvent être remises en question par la découverte suivante.

Depuis quand l’humain peuple-t-il l’Amérique ?

En paléoanthropologie, l’origine africaine de l’Homme moderne est la théorie la plus communément admise pour décrire l’origine des populations humaines actuelles. Cette théorie porte aussi l’appellation anglaise Out of Africa II (deuxième sortie d’Afrique), pour la différencier de Out of Africa I, expression qui renvoie aux migrations d’espèces antérieures du genre Homo hors d’Afrique au cours du Paléolithique inférieur et au début du Paléolithique moyen. Dans les milieux scientifiques elle porte aussi les noms d’« hypothèse d’une origine unique récente » (OUR), « hypothèse du remplacement » (HR), et modèle de l’« origine africaine récente » (OAR).

Homo sapiens, espèce de l’Homme moderne, est apparu en Afrique[ et y aurait vécu depuis environ 300 000 ans, avant de quitter l’Afrique il y a entre 60 000 et 50 000 ans, se répandant sur les autres continents, ce que confirment les études génétiques. Ce faisant il a supplantant les espèces humaines antérieures, comme l’Homme de Néandertal en Europe et l’Homme de Denisova en Asie, avec des épisodes d’hybridation limitée entre espèces.

Origine de l’homme moderne : monogénisme cont

Avec l’essor de l’anthropologie au début du XIXe siècle, un débat virulent opposa les tenants du monogénisme comme Johann Friedrich Blumenbach et James Cowles Pritchard, pour qui les différentes races humaines sont des variétés partageant une ascendance commune, et ceux du polygénisme tels que Louis Agassiz et Josiah C. Nott, qui soutenaient que les races humaines sont des espèces distinctes ou se sont développées comme espèces distinctes par transmutation à partir de singes, sans avoir d’ancêtres communs.

Vers le milieu du XXe siècle, de nombreux anthropologues s’étaient ralliés à la théorie du monogénisme, mais les partisans du polygénisme, comme Carleton Coon, demeuraient influents. Ce dernier émit en 1962 l’hypothèse d’une évolution indépendante et séparée d’Homo erectus vers Homo sapiens sur chacun des cinq continents

Le polygénisme a ensuite cédé la place dans les années 1980 à la théorie de l’origine multirégionale de l’homme moderne, une version intermédiaire dans laquelle les cinq branches d’Homo erectus échangent des gènes tout au long de leur évolution avant de parvenir au stade final Homo sapiens.

Le développement de la génétique des populations dans les années 1980 et 1990 a permis de montrer l’origine commune et récente de toute l’humanité actuelle, avec un enracinement sur le continent africain, refaisant du monogénisme l’hypothèse e centrale et quasi-consensuelle de l’origine de l’Homme moderne.

Premiers Homo sapiens

Homo sapiens est apparu en Afrique il y a au moins 300 000 ans, d’après les fossiles les plus anciens connus à ce jour, trouvés à Djebel Irhoud, au Maroc, et publiés en 2017 par Jean-Jacques Hublin Homo sapiens aurait colonisé tout le continent avant de migrer hors d’Afrique.

Dans sa publication de 2017, Jean-Jacques Hublin défend l’idée d’une émergence d’Homo sapiens à l’échelle de l’ensemble du continent africain, selon une sorte de modèle multirégional limité à l’Afrique. Selon lui, l’arbre phylogénétique de l’humanité est un « arbre dont il manque de nombreuses branches » et la surreprésentation de certaines régions et périodes serait due avant tout à l’abondance de fossiles trouvés en Afrique orientale, région dont les conditions ont été propices à la conservation des ossements.

Le passage de l’industrie lithique acheuléenne aux industries dites de mode 3, qui s’est produit en Afrique à partir d’environ 400 000 ans BP, témoignerait peut-être de la transition entre des formes humaines archaïques et les premiers sapiens]

En 2019, une étude des paléoanthropologues français Aurélien Mounier (CNRS-MNHN) et argentine Marta Mirazón Larh (université de Cambridge), publiée dans la revue Nature, montre, parmi les plus anciens fossiles africains connus attribués à l’espèce Homo sapiens, des formes qui préfiguraient le mieux la morphologie finalement acquise par l’Homme moderne.

L’analyse de nombreux crânes d’hommes modernes, issus des différentes populations de la planète, propose une morphologie virtuelle du dernier ancêtre commun de l’humanité actuelle, et la compare, en morphométrie 3D, aux 5 crânes africains les plus complets datés d’au moins 200 000 ans : Irhoud 1 (Maroc), Florisbad (Afrique du Sud), Eliye Springs (Kenya), Omo Kibish 2 (Éthiopie), et LH 18 (Tanzanie). Le crâne de Florisbad est jugé le plus proche de notre ancêtre virtuel, devant celui d’Eliye Springs. Les trois autres crânes fossiles représenteraient des stades plus archaïques de l’espèce Homo sapiens.

Dans une synthèse publiée en 2016, le paléoanthropologue anglais Christopher Brian Stringer, du Musée d’histoire naturelle de Londres, rappelle l’existence, dans plusieurs régions d’Afrique, de fossiles humains récents qui ne sont peut-être pas attribuables à l’espèce Homo sapiens. Les fossiles d’Iwo Eleru (14 ka, Nigeria), de Lukenya Hill (22 ka, Kenya), et du lac Eyasi (7 fragments de crâne, environ 110 ka, Tanzanie), pourraient témoigner de l’existence de populations reliques en Afrique, tout comme l’Homme de Kabwe (environ 250 ka, Zambie), un peu plus ancien, holotype de l’espèce Homo rhodesiensis..

Ces deux études soulignent la grande diversité des morphologies relevées sur les différents fossiles africains datés sur une période allant du Pléistocène moyen tardif jusqu’au Pléistocène supérieur, ce qui pourrait refléter la coexistence de populations ou d’espèces morphologiquement distinctes en Afrique tout au long de cette période. Le modèle d’évolution applicable au Paléolithique moyen africain resterait alors un buissonnement évolutif, ce qui contredirait la théorie de l’origine multirégionale de l’homme moderne à l’échelle du continent, telle que proposée par Jean-Jacques Hublin,

Il est aussi possible d’envisager cette hypothèse comme une version intermédiaire, consistant à imaginer un chemin évolutif se déroulant successivement dans plusieurs régions d’Afrique, avec de possibles apports génétiques de populations plus archaïques le long de ces migrations. Dans cette vision, l’Homme moderne n’émergerait pas d’un foyer régional unique, mais par accrétion successive de caractères acquis à différents moments et dans différentes régions du continent. Ce chemin évolutif laisserait derrière lui différentes populations ou espèces humaines archaïques ayant coexisté un certain temps avec la lignée pionnière, avant de finalement s’éteindre peu avant ou durant le Pléistocène supérieur.

Premières arrivées en Europe

Un fragment de calotte crânienne fossile, noté Apidima 1, fut découvert en 1978 dans la Grotte d’Apidima, située dans le sud du Péloponnèse, en Grèce. Grâce à l’imagerie virtuelle par tomodensitométrie, l’analyse du fossile en morphométrie 3D, soulignant notamment la rondeur de l’os occipital et l’absence de fosse sus-iniaque, a permis en 2019 de l’attribuer à Homo sapiens, avec une datation de 210 000 ans (datation par l’uranium-thorium). Cette datation reculerait de quelque 160 000 ans l’âge de l’arrivée des premiers Homo sapiens en Europe[14],[15].

Homo sapiens n’a pas pu à l’époque se maintenir en Europe où il a probablement été supplanté par l’Homme de Néandertal, mieux adapté au froid des cycles glaciaires successifs, avant que l’Homme de Cro-Magnon réussisse bien plus tard son implantation, à partir de 48 000 ans aBP.

Le second plus ancien fossile d’Homo sapiens trouvé hors d’Afrique, un demi-maxillaire avec ses huit dents, a été découvert en 2002 dans la grotte de Misliya, en Israël. Il a été daté en 2018 d’environ 185 000 ans. Des fossiles d’Homo sapiens avaient été mis au jour en Israël dès les années 1930, dans la grotte d’Es Skhul, datés d’environ 118 000 ans, et dans la grotte de Qafzeh, datés d’environ 92 000 ans. Sur les deux sites, les individus exhumés ont bénéficié de sépultures[17].

Ces premiers Homo sapiens trouvés hors d’Afrique n’auraient pas contribué au patrimoine génétique de l’humanité actuelle[18]. Ils auraient profité d’une période interglaciaire pour s’étendre en dehors de l’Afrique, avant que le retour ultérieur d’une phase glaciaire conduise peut-être à leur retrait d’Eurasie, au profit de Néandertaliens venus du Nord. .

Certains chercheurs pensent que seules quelques individs ont quitté l’Afrique dans le cadre d’une unique migration et qu’elles ont peuplé le reste du monde. Seul un petit groupe de près de 150 personnes aurait franchi la mer Rouge. C’est pourquoi, de tous les lignages présents en Afrique, seules les filles d’un seul lignage, L3, sont présentes hors d’Afrique. S’il y avait eu plusieurs migrations, on trouverait plus d’un lignage africain hors d’Afrique. Les filles du L3, les lignages M et N, sont peu fréquentes en Afrique subsaharienne (l’haplogroupe M1 est très ancien et diversifié en Afrique du Nord et en Afrique du Nord-Est) et semblent y être arrivées récemment. Une explication possible est que ces mutations se sont produites en Afrique de l’Est peu avant l’exode et, par effet fondateur, sont devenues les haplogroupes dominants après la sortie d’Afrique. Les mutations ont aussi pu se produire peu après la sortie d’Afrique.

D’autres chercheurs ont proposé un modèle de dispersion double selon lequel il y aurait eu deux sorties d’Afrique, dont l’une par la mer Rouge, qui se serait dirigée vers l’Inde en traversant les régions côtières (la route de la Côte), et qui serait représentée par l’Haplogroupe M. La seconde impliquerait un autre groupe, porteur de l’haplogroupe N, qui aurait suivi le Nil à partir de l’Afrique de l’Est, se dirigeant vers le nord et gagnant le Levant à travers le Sinaï. Puis, ce groupe se serait séparé dans plusieurs directions, certains allant en Europe et d’autres se dirigeant vers l’est, en Asie. Cette hypothèse tente d’expliquer pourquoi l’haplogroupe N est prédominant en Europe et pourquoi l’haplogroupe M y est absent.

Les preuves d’une migration vers l’est par la côte d’Arabie ont pu être en partie détruites par la montée du niveau de la mer pendant l’Holocène.

Une calotte crânienne fossile d’Homo sapiens, notée Manot 1, découverte en 2008 dans la grotte de Manot, en Galilée occidentale (Israël), publiée en 2015 avec une datation de 54 700 ans +/- 5 500 ans avant le présent, est le plus ancien fossile de morphologie moderne trouvé à ce jour au Levant. Sa datation semble indiquer un probable contact des hommes modernes avec les populations néandertaliennes contemporaines du Levant, représentées par les fossiles néandertaliens de la grotte de Kébara, datés d’environ 60 000 ans, et de la grotte d’Amud, datés d’environ 55 000 ans. Selon les études génétiques, cette période correspond à l’époque estimée de l’hybridation des Néandertaliens avec les hommes modernes, juste après leur sortie d’Afrique. Cette découverte tend à appuyer la théorie d’une dernière sortie d’Afrique par le Levant plutôt que par la mer Rouge.

L’hypothèse d’une sortie d’Afrique il y a 60 000 ans serait corroborée par l’analyse du crâne d’Hofmeyr appartenant à un Homo sapiens d’Afrique du Sud, daté de 36 000 ans, et étonnamment semblable aux crânes d’Européens du Paléolithique supérieur. Cette similitude suggère en effet que la population d’Afrique sub-saharienne dont l’Homme d’Hofmeyr était issu et les Européens du Paléolithique descendaient d’un ancêtre commun.

Une étude de 2021 estime, qu’à partir de la sortie d’Afrique il y a entre 63 000 à 90 000 ans, le peuplement de l’Eurasie aurait duré entre 12 000 à 15 000 ans par des voies intérieures.

références

27/08/2025 La lignée de l’Homme de Denisova pourrait représenter trois espèces humaines

Des analyses de l’ADN humain moderne suggèrent que la lignée de l’Homme de Denisova était étonnamment diversifiée. Il pourrait être le dernier à avoir précédé l’Homo Sapiens.

Il y a près de dix ans, un fragment d’os de petit doigt découvert en Sibérie révélait aux yeux du monde entier une nouvelle espèce déconcertante d’ancien être humain. Nommés Dénisoviens ou Hommes de Denisova d’après le nom de la grotte de l’Altaï qui renfermait leurs ossements, ces lointains cousins de l’Homme de Néandertal ont élu domicile en Asie pendant des dizaines de milliers d’années et pourtant, aucune trace de fossile à l’exception de cet os de doigt, de quelques dents et d’un morceau de crâne, tous contenus dans le petit périmètre de la grotte de Denisova.

Une étude publiée récemment dans Cell vient donner une tournure surprenante à leur mystérieuse histoire : l’ADN d’un large échantillon de personnes vivant en Asie suggère que les fantomatiques Dénisoviens seraient non pas une, mais bien trois espèces humaines différentes, dont une espèce aussi différente des Dénisoviens que des Néandertaliens.

De plus, alors que les Dénisoviens ont vécu aux côtés des humains pendant des millénaires, un groupe pourrait bien avoir survécu aux Néandertaliens disparus il y a environ 40 000 ans. D’après l’étude, ce groupe de Dénisoviens aurait coexisté et se serait mêlé à l’Homme moderne en Nouvelle Guinée jusqu’à disparaître il y a environ 30 000 ans, peut-être même 15 000 ans. Une date qui, si elle est confirmée, signifierait que les Dénosiviens ont été les derniers humains à précéder notre espèce.

Des membres du groupe ethnique Asamat de Papouasie Nouvelle Guinée participent à la fête de la résurrection de Jipae en Papouasie occidentale. Selon les chercheurs, les génomes des Papous modernes présentent des traces de deux groupes distincts d’ancêtres Dénisoviens. Groupe cousin des Néandertaliens, ces hominidés mystérieux ne sont connus que grâce à quelques fossiles et à l’ADN transmis sur des milliers de génération.

PHOTOGRAPHIE DE Joshua Irwandi

Cette trouvaille pour le moins provocante rejoint plusieurs découvertes récentes qui suggèrent une étonnante diversité d’Hominina en Asie au cours de l’histoire, notamment l’annonce faite mercredi dernier de la découverte d’une nouvelle espèce, Homo luzonensis, aux Philippines.

« Tout à coup, il apparaît comme évident que le centre de la diversité des espèces anciennes se trouve dans les îles d’Asie du Sud-Est, » déclare le coauteur de l’étude Murray Cox de l’université Massey en Nouvelle Zélande. Une région qui fait référence aux Philippines, à la Malaisie et aux autres archipels qui composent la vaste région maritime du sous-continent Asiatique.

Sharon Browning de l’université de Washington exprime à la fois enthousiasme et prudence vis-à-vis des résultats et de ce qu’ils pourraient signifier. En 2018, Browning et ses collègues avaient identifié deux vagues de métissage de l’Homme de Denisova avec l’Homme moderne, sur lesquelles la nouvelle étude s’appuie.

« Ce n’est qu’une petite pièce du puzzle, » commente-t-elle à propos du nouveau rapport. « Mais chaque nouvelle petite pièce que nous apportons vient compléter l’histoire. »

Les prédécesseurs de l’Homme de Denisova se sont probablement séparés des Néandertaliens il y a 400 000 ans au bas mot. Alors que l’Homme de Néandertal se dispersait à travers l’Europe et le Moyen-Orient, les Dénisoviens se sont eux dirigés vers l’Asie pour finalement s’accoupler avec des ancêtres de l’Homme moderne d’ascendance Asiatique. De cette manière, les Dénisoviens ont laissé leurs empreintes génétiques dans le génome des Homo sapiens pour les générations à venir, offrant autant d’indices pour étudier leur lignée.

. Les chercheurs espèrent en apprendre davantage sur les traces génétiques laissées par les Dénisoviens dans l’ADN moderne des Papous, des traces qui leur permettent d’améliorer leur état de santé.

Cox et ses collègues n’avaient pas pour objectif initial de s’intéresser à la diversité des Dénisoviens. L’équipe avait plutôt l’intention d’améliorer les soins de santé en Indonésie et dans les régions voisines des îles d’Asie du Sud-Est. Une meilleure compréhension des variantes génétiques en lien avec les maladies de la région pourrait mener à des traitements ciblés spécifiquement pour ces populations.

« C’est très important pour nous, » confie l’auteur de l’étude Herawati Sudoyo, chargée de recherche principale à l’institut Eijkman en Indonésie, qui s’est associée à une équipe internationale pour son travail le plus récent. Alors que l’Indonésie est un pays à la diversité impressionnante qui accueille un grand nombre de personnes génétiquement différentes, elle précise « qu’aucune étude génétique n’avait encore été réalisée tout simplement parce que la technologie nécessaire n’était pas [encore] disponible. »

L’une des différences génétiques caractéristiques de ces groupes indiquait clairement que la scission entre les populations était survenue il y a fort longtemps. Le métissage entre les Homo sapiens en provenance de leurs terres africaines et d’autres ancêtres de l’Homme moderne ont inséré des bribes d’informations ADN de chacun de ces ancêtres qui ont ensuite été transmises de génération en génération, jusqu’à aujourd’hui. De nos jours, les populations non africaines possèdent jusqu’à 2 % d’ADN de Néandertalien, dont une partie présente un réel intérêt pour l’Homme en aidant les systèmes immunitaires à se protéger contre les maladies infectieuses.

Mais les Néandertaliens n’étaient pas les seuls partenaires de reproduction des Homo Sapiens après leur longue sortie d’Afrique il y a 64 000 ans. La majorité des personnes d’origine Asiatique possèdent une certaine quantité d’ADN dénisovien, cette proportion est particulièrement importante chez les Mélanésiens dont le génome est jusqu’à 6 % Dénisovien. Ces derniers auraient rencontré les ancêtres des Mélanésiens modernes et se seraient reproduits lors de leur périple vers leur foyer insulaire.

Afin d’aller plus loin dans l’étude de cet héritage, Cox et son équipe ont séquencé 161 génomes issus de 14 groupes insulaires à travers l’Indonésie et la Nouvelle Guinée. Ils ont ensuite combiné ces données avec 317 génomes du monde entier et comparé l’ensemble des données aux génomes des Hommes de Néandertal et de Denisova. Lorsqu’ils ont aligné l’ADN des anciens Dénisoviens avec les fragments dénisoviens des Papous d’aujourd’hui, l’équipe s’attendait à ne voir qu’un seul pic, là où l’ADN des Papous se regroupait. À leur grande surprise, ce sont deux pics distincts qui sont apparus.

« C’était soit l’artefact le plus ennuyeux au monde, soit quelque chose d’incroyablement excitant, » raconte Cox.

DÉCHIFFRER LE MÉLI-MÉLO GÉNÉTIQUE

Selon la nouvelle étude, le double pic relève bien de la deuxième hypothèse : il est fort probable qu’ils représentent deux groupes distincts de Dénisoviens en Nouvelle Guinée, eux-mêmes différents des Dénisoviens de la grotte des montagnes russes de l’Altaï.

L’un de ces groupes, qui s’est reproduit avec les Hommes modernes habitant aujourd’hui l’Asie du Sud-Est et l’Inde, s’est séparé des Dénisoviens d’Altaï il y a environ 363 000 ans, moins de 50 000 ans après que les Néandertaliens se sont séparés de leur ancêtre commun.

« Je les rejoins totalement sur ce point, » indique Bence Viola, paléoanthropologue à l’université de Toronto et éminent expert de la morphologie des (très peu nombreux) fossiles de l’Homme de Dénisova. Il rappelle qu’en 2010, alors que lui et ses collègues décrivaient pour la première fois les Dénisoviens, des scientifiques avaient remarqué que la portion d’ADN de cet ancien Hominina présente chez les Mélanésiens modernes était bien différente de celle extraite de l’os et de la dent de la grotte de Denisova. En 2014, lui et ses collègues avaient estimé que ces populations dénisoviennes s’étaient séparées il y a 276 000 à 403 000 ans, une fourchette qui comprend la date récemment proposée.

Mais le véritable casse-tête de cette nouvelle étude, c’est le troisième groupe de Dénisoviens suggéré qui semble s’être exclusivement reproduit avec les ancêtres des populations actuelles de Nouvelle Guinée, et ce, potentiellement des milliers d’années après la supposée disparition des Dénisoviens et des Néandertaliens.

Ce résultat fait hésiter certains scientifiques. D’un côté et selon les auteurs de l’étude, cela signifierait que les Dénisoviens ont trouvé un moyen de traverser des eaux profondes et agitées, un obstacle que les scientifiques ont pendant longtemps jugé franchissable uniquement par l’Homme moderne, en bateau. Cependant, au cours du siècle dernier plusieurs découvertes ont remis en question cette hypothèse. Par exemple avec le petit Homo floresiensis d’Indonésie, dont l’occupation de Florès pourrait remonter à 700 000 ans ; les outils en pierre de l’île de Célèbes en Indonésie datant de 118 000 à 194 000 ans ; et le tout récemment baptisé Homo luzonensis des Philippines qui aurait vécu il y a 50 000 ans.

Toutefois, en ce qui concerne les Dénisoviens, la véracité des résultats reste encore sujet à débats.

« Le problème c’est que nous n’avons aucune preuve archéologique ou fossile de la présence d’anciens Hommes en Nouvelle Guinée ou en Australie, » explique Viola. Cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas existé, poursuit-elle, mais « il y a encore tant de choses que nous ignorons. »

Le généticien de l’évolution Benjamin Vernot, à l’origine de certaines des méthodes utilisées dans cette analyse, émet d’autres doutes sur la façon dont les données ont été analysées. Bien que l’équipe ait identifié à la fois des fragments d’ADN dénisovien de grande et de petite taille dans les génomes modernes, elle a décidé de limiter son analyse aux fragments d’ADN les plus longs associés aux Dénisoviens afin d’avoir le plus haut degré de confiance dans l’exactitude de l’identification.

Même si Vernot est d’accord avec ce raisonnement, il ajoute : « Je suis toujours méfiant lorsque pour produire un résultat vous devez mener des recherches, identifier des dizaines de milliers d’éléments puis n’en retenir que 500 sur lesquels mener votre analyse. »

Vernot et d’autres chercheurs restent tout de même optimistes vis-à-vis des nouveaux ensembles de données génétiques et de ce qu’ils peuvent apporter à présent que d’autres scientifiques peuvent les télécharger puis les examiner. « C’est ainsi que fonctionne la science, » commente-t-il.

De leur côté, Cox, Sudoyo et leurs collègues étudient actuellement l’influence des fragments dénisoviens d’ADN sur la santé de l’Homme moderne. Bien que le travail de recherche soit loin d’être terminé, ils disposent déjà d’indices prometteurs selon lesquels certains des gènes joueraient un rôle majeur dans les systèmes immunitaires et dans le métabolisme des graisses. Pour sa part, Cox se dit très enthousiaste quant au futur de la recherche indonésienne.

« J’ai le pressentiment que cette région du monde nous réserve encore quelques histoires captivantes. »



27/0/2025 L’Homme de Denisova, l’Homme de Néandertal, l’Homo sapiens, des ancêtres communs ?

En 2010, Svante Pääbo et ses collègues avaient présenté les premiers résultats de l’étude du génome de l’homme de Denisova. Ils avaient découvert cette nouvelle espèce d’hominidé en étudiant uniquement l’ADN contenu dans l’os d’une phalange. Cette étude avait permis de différencier cet ADN qui n’appartenait ni à un néandertalien, ni à un Homo sapiens. Cet hominidé nouveau avait été nommé Homme de Denisova en référence à la grotte de Denisova (sud de la Sibérie) où ces fossiles avaient été trouvés.

Les éléments fossilisés de l’homme de Denisova (une phalange et une dent) montrent des différences morphologiques notoires avec ceux de l’homme de Neandertal et d’Homo sapiens.  En particulier, la dent, découverte dans la même grotte que celle de l’os de doigt, ressemble beaucoup plus à celles d’hominidés plus vieux comme Homo habilis et Homo erectus.
L’étude de l’ADN montre que les 2 éléments appartiennent à la même espèce, mais pas au même individu.

Le séquençage du génome de l’homme de Denisova a permis de nouvelles découvertes surprenantes. En comparant le séquencage du génome de l’homme de Denisova avec les génomes des Néandertaliens et des hommes modernes, les chercheurs ont déterminé que l’homme de Denisova appartenait à un groupe frère de l’homme de Neandertal... Ce qui signifie que Néandertaliens et Denisoviens descendent d’une même population ancestrale qui s’était elle même séparé plus tôt des ancêtres des hommes actuels.

Denisova et les Mélanésiens

L’étude a également trouvé des similitudes de séquences ADN entre les Dénisoviens et certains Mélanésiens actuels (entre 4 et 6%), ce qui suggère qu’il y a eu métissage entre Dénisoviens et les ancêtres des Mélanésiens.
Cela veut également dire que le territoire de l’Homme de Denisova devait aller de la Sibérie au sud de l’Asie. Pour les chercheurs cette grande amplitude territoriale aurait du permettre de trouver un grand nombres de fossiles de cette population. Comme il n’en est rien les chercheurs suggèrent d’examiner plus attentivement les fossiles déjà trouvés dans cette région. Il est possible que des fossiles aient été mal « affectés ».
« Il se pourrait que d’autres échantillons soient classés à tort, indique Richard Green. Mais maintenant, avec l’analyse de l’ADN, on peut dire de façon définitive à quelle espèce appartient un fossile … c’est juste une nouvelle façon d’extraire des informations à partir de restes fossiles. »

Une nouvelle hypothèse de la sortie d’Afrique ?

A la lumière de cette nouvelle découverte il est possible d’imaginer un autre type de migration hors d’Afrique. Il y a 300 000 – 400 000 ans un groupe d’hominidés ancestraux aurait quitté l’Afrique. Il aurait divergé assez rapidement en deux populations. L’une va devenir l’Homme de Neandertal et va conquérir l’Europe à l’ouest, l’autre va coloniser les terres de l’est et devenir l’Homme de Denisova.
Par la suite ( entre -70 000 et – 80 000 ans), Homo sapiens sort à son tour d’Afrique. Il va d’abord rencontrer les néandertaliens avant de conquérir l’Europe puis en se développant vers l’est il va également se métisser avec l’homme de Denisova… 

Richard Green déclare « L’histoire est maintenant un peu plus compliquée. Au lieu de l’histoire, que nous pensions simple, d’une migration hors d’Afrique (Out of Africa) de homme moderne et le remplacement des Néandertaliens, nous voyons maintenant plusieurs axes de migrations avec plus d’espèces et des métissages plus nombreux qu’auparavant.

l y a près de dix ans, un fragment d’os de petit doigt découvert en Sibérie révélait aux yeux du monde entier une nouvelle espèce déconcertante d’ancien être humain. Nommés Dénisoviens ou Hommes de Denisova d’après le nom de la grotte de l’Altaï qui renfermait leurs ossements, ces lointains cousins de l’Homme de Néandertal ont élu domicile en Asie pendant des dizaines de milliers d’années et pourtant, aucune trace de fossile à l’exception de cet os de doigt, de quelques dents et d’un morceau de crâne, tous contenus dans le petit périmètre de la grotte de Denisova.

Une étude publiée récemment dans Cell vient donner une tournure surprenante à leur mystérieuse histoire : l’ADN d’un large échantillon de personnes vivant en Asie suggère que les fantomatiques Dénisoviens seraient non pas une, mais bien trois espèces humaines différentes, dont une espèce aussi différente des Dénisoviens que des Néandertaliens.

De plus, alors que les Dénisoviens ont vécu aux côtés des humains pendant des millénaires, un groupe pourrait bien avoir survécu aux Néandertaliens disparus il y a environ 40 000 ans. D’après l’étude, ce groupe de Dénisoviens aurait coexisté et se serait mêlé à l’Homme moderne en Nouvelle Guinée jusqu’à disparaître il y a environ 30 000 ans, peut-être même 15 000 ans. Une date qui, si elle est confirmée, signifierait que les Dénosiviens ont été les derniers humains à précéder notre espèce.

Des membres du groupe ethnique Asamat de Papouasie Nouvelle Guinée participent à la fête de la résurrection de Jipae en Papouasie occidentale. Selon les chercheurs, les génomes des Papous modernes présentent des traces de deux groupes distincts d’ancêtres Dénisoviens. Groupe cousin des Néandertaliens, ces hominidés mystérieux ne sont connus que grâce à quelques fossiles et à l’ADN transmis sur des milliers de génération.

Cette trouvaille pour le moins provocante rejoint plusieurs découvertes récentes qui suggèrent une étonnante diversité d’Hominina en Asie au cours de l’histoire, notamment l’annonce faite mercredi dernier de la découverte d’une nouvelle espèce, Homo luzonensis, aux Philippines.

« Tout à coup, il apparaît comme évident que le centre de la diversité des espèces anciennes se trouve dans les îles d’Asie du Sud-Est, » déclare le coauteur de l’étude Murray Cox de l’université Massey en Nouvelle Zélande. Une région qui fait référence aux Philippines, à la Malaisie et aux autres archipels qui composent la vaste région maritime du sous-continent Asiatique.

Sharon Browning de l’université de Washington exprime à la fois enthousiasme et prudence vis-à-vis des résultats et de ce qu’ils pourraient signifier. En 2018, Browning et ses collègues avaient identifié deux vagues de métissage de l’Homme de Denisova avec l’Homme moderne, sur lesquelles la nouvelle étude s’appuie.

« Ce n’est qu’une petite pièce du puzzle, » commente-t-elle à propos du nouveau rapport. « Mais chaque nouvelle petite pièce que nous apportons vient compléter l’histoire. »

Les prédécesseurs de l’Homme de Denisova se sont probablement séparés des Néandertaliens il y a 400 000 ans au bas mot. Alors que l’Homme de Néandertal se dispersait à travers l’Europe et le Moyen-Orient, les Dénisoviens se sont eux dirigés vers l’Asie pour finalement s’accoupler avec des ancêtres de l’Homme moderne d’ascendance Asiatique. De cette manière, les Dénisoviens ont laissé leurs empreintes génétiques dans le génome des Homo sapiens pour les générations à venir, offrant autant d’indices pour étudier leur lignée.

. Les chercheurs espèrent en apprendre davantage sur les traces génétiques laissées par les Dénisoviens dans l’ADN moderne des Papous, des traces qui leur permettent d’améliorer leur état de santé.

Cox et ses collègues n’avaient pas pour objectif initial de s’intéresser à la diversité des Dénisoviens. L’équipe avait plutôt l’intention d’améliorer les soins de santé en Indonésie et dans les régions voisines des îles d’Asie du Sud-Est. Une meilleure compréhension des variantes génétiques en lien avec les maladies de la région pourrait mener à des traitements ciblés spécifiquement pour ces populations.

« C’est très important pour nous, » confie l’auteur de l’étude Herawati Sudoyo, chargée de recherche principale à l’institut Eijkman en Indonésie, qui s’est associée à une équipe internationale pour son travail le plus récent. Alors que l’Indonésie est un pays à la diversité impressionnante qui accueille un grand nombre de personnes génétiquement différentes, elle précise « qu’aucune étude génétique n’avait encore été réalisée tout simplement parce que la technologie nécessaire n’était pas [encore] disponible. »

L’une des différences génétiques caractéristiques de ces groupes indiquait clairement que la scission entre les populations était survenue il y a fort longtemps. Le métissage entre les Homo sapiens en provenance de leurs terres africaines et d’autres ancêtres de l’Homme moderne ont inséré des bribes d’informations ADN de chacun de ces ancêtres qui ont ensuite été transmises de génération en génération, jusqu’à aujourd’hui. De nos jours, les populations non africaines possèdent jusqu’à 2 % d’ADN de Néandertalien, dont une partie présente un réel intérêt pour l’Homme en aidant les systèmes immunitaires à se protéger contre les maladies infectieuses.

Mais les Néandertaliens n’étaient pas les seuls partenaires de reproduction des Homo Sapiens après leur longue sortie d’Afrique il y a 64 000 ans. La majorité des personnes d’origine Asiatique possèdent une certaine quantité d’ADN dénisovien, cette proportion est particulièrement importante chez les Mélanésiens dont le génome est jusqu’à 6 % Dénisovien. Ces derniers auraient rencontré les ancêtres des Mélanésiens modernes et se seraient reproduits lors de leur périple vers leur foyer insulaire.

Afin d’aller plus loin dans l’étude de cet héritage, Cox et son équipe ont séquencé 161 génomes issus de 14 groupes insulaires à travers l’Indonésie et la Nouvelle Guinée. Ils ont ensuite combiné ces données avec 317 génomes du monde entier et comparé l’ensemble des données aux génomes des Hommes de Néandertal et de Denisova. Lorsqu’ils ont aligné l’ADN des anciens Dénisoviens avec les fragments dénisoviens des Papous d’aujourd’hui, l’équipe s’attendait à ne voir qu’un seul pic, là où l’ADN des Papous se regroupait. À leur grande surprise, ce sont deux pics distincts qui sont apparus.

« C’était soit l’artefact le plus ennuyeux au monde, soit quelque chose d’incroyablement excitant, » raconte Cox.

Le mélange des gènes

Selon la nouvelle étude, le double pic relève bien de la deuxième hypothèse : il est fort probable qu’ils représentent deux groupes distincts de Dénisoviens en Nouvelle Guinée, eux-mêmes différents des Dénisoviens de la grotte des montagnes russes de l’Altaï.

L’un de ces groupes, qui s’est reproduit avec les Hommes modernes habitant aujourd’hui l’Asie du Sud-Est et l’Inde, s’est séparé des Dénisoviens d’Altaï il y a environ 363 000 ans, moins de 50 000 ans après que les Néandertaliens se sont séparés de leur ancêtre commun.

« Je les rejoins totalement sur ce point, » indique Bence Viola, paléoanthropologue à l’université de Toronto et éminent expert de la morphologie des (très peu nombreux) fossiles de l’Homme de Dénisova. Il rappelle qu’en 2010, alors que lui et ses collègues décrivaient pour la première fois les Dénisoviens, des scientifiques avaient remarqué que la portion d’ADN de cet ancien Hominina présente chez les Mélanésiens modernes était bien différente de celle extraite de l’os et de la dent de la grotte de Denisova. En 2014, lui et ses collègues avaient estimé que ces populations dénisoviennes s’étaient séparées il y a 276 000 à 403 000 ans, une fourchette qui comprend la date récemment proposée.

Mais le véritable casse-tête de cette nouvelle étude, c’est le troisième groupe de Dénisoviens suggéré qui semble s’être exclusivement reproduit avec les ancêtres des populations actuelles de Nouvelle Guinée, et ce, potentiellement des milliers d’années après la supposée disparition des Dénisoviens et des Néandertaliens.

Ce résultat fait hésiter certains scientifiques. D’un côté et selon les auteurs de l’étude, cela signifierait que les Dénisoviens ont trouvé un moyen de traverser des eaux profondes et agitées, un obstacle que les scientifiques ont pendant longtemps jugé franchissable uniquement par l’Homme moderne, en bateau. Cependant, au cours du siècle dernier plusieurs découvertes ont remis en question cette hypothèse. Par exemple avec le petit Homo floresiensis d’Indonésie, dont l’occupation de Florès pourrait remonter à 700 000 ans ; les outils en pierre de l’île de Célèbes en Indonésie datant de 118 000 à 194 000 ans ; et le tout récemment baptisé Homo luzonensis des Philippines qui aurait vécu il y a 50 000 ans.

Toutefois, en ce qui concerne les Dénisoviens, la véracité des résultats reste encore sujet à débats.

« Le problème c’est que nous n’avons aucune preuve archéologique ou fossile de la présence d’anciens Hommes en Nouvelle Guinée ou en Australie, » explique Viola. Cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas existé, poursuit-elle, mais « il y a encore tant de choses que nous ignorons. »

Le généticien de l’évolution Benjamin Vernot, à l’origine de certaines des méthodes utilisées dans cette analyse, émet d’autres doutes sur la façon dont les données ont été analysées. Bien que l’équipe ait identifié à la fois des fragments d’ADN dénisovien de grande et de petite taille dans les génomes modernes, elle a décidé de limiter son analyse aux fragments d’ADN les plus longs associés aux Dénisoviens afin d’avoir le plus haut degré de confiance dans l’exactitude de l’identification.

Même si Vernot est d’accord avec ce raisonnement, il ajoute : « Je suis toujours méfiant lorsque pour produire un résultat vous devez mener des recherches, identifier des dizaines de milliers d’éléments puis n’en retenir que 500 sur lesquels mener votre analyse. »

Vernot et d’autres chercheurs restent tout de même optimistes vis-à-vis des nouveaux ensembles de données génétiques et de ce qu’ils peuvent apporter à présent que d’autres scientifiques peuvent les télécharger puis les examiner. « C’est ainsi que fonctionne la science, » commente-t-il.

De leur côté, Cox, Sudoyo et leurs collègues étudient actuellement l’influence des fragments dénisoviens d’ADN sur la santé de l’Homme moderne. Bien que le travail de recherche soit loin d’être terminé, ils disposent déjà d’indices prometteurs selon lesquels certains des gènes joueraient un rôle majeur dans les systèmes immunitaires et dans le métabolisme des graisses. Pour sa part, Cox se dit très enthousiaste quant au futur de la recherche indonésienne.

« J’ai le pressentiment que cette région du monde nous réserve encore quelques histoires captivantes.

https://www.nationalgeographic.fr/sciences/la-lignee-de-lhomme-de-denisova-pourrait-representer-trois-especes-humainesI


27/08/2025 Le prochain supersonique américain

L

Le Lockheed Martin X-59 QueSST futur avion supersonruque de la Nasa

Rôleavion expérimental
Constructeur Lockheed Martin
Premier volPrévu en 2025
Retrait2027
Client principalNational Aeronautics and Space Administration
Investisementssement247,5 millions de dollars américains
Commandes1

Dimensions

Longueur29,50 m
Envergure9,02 m
Hauteur4,27 m

Masse et capacité d’emport

Max. à vide14,990 lbs, soit 6,9[1] t
Kérosène3 402 kg, soit 4,25 m3
Fret272 kg

Performances

Vitesse maximaleMach 1,42, soit 1 728 km/h
Plafond55 000 pieds, soit 16 800 m

Le Lochheed Martin X-59 QueSST (en anglais : Quiet Supersonic Transport) est un avion supersonique expérimental américain en cours de développement aux Skunk Works de Lockheed Martin pour le programme Low-Boom Flight Demonstrator de la NASA. Le but de cet avion est de mener des expériences afin de réduire le bruit du bang supersonique.

L’objectif est de mettre à l’épreuve les technologies visant à réduire le bruit et de collecter des données auprès des populations des villes survolées. Les promoteurs du projet espèrent que lorsque ces résultats seront récoltés, de nouvelles lois concernant l’aviation civile supersonique seront promulguées afin de permettre le développement d’avions civils cargo et passagers supersoniques[2],[3],[4].

Historique
Contexte

La conception préliminaire du X-59 commence en février 2016. La construction commence en 2020, l’avion devant être livré à la fin de 2021 pour des tests en vol[5]. Le 3 avril 2018 les Skunk Works sont sélectionnés pour la conception, la construction et les tests en vol du X-59. En novembre de la même année[6], la construction commence à l’industrie de Palmdale[7]. En juin 2019, Lockheed révèle des résultats d’étude et concepts pour un avion de ligne supersonique silencieux. L’avion devrait faire son premier vol, initialement prévu en 2021[7],[8], fin 2023[9], et devrait commencer les expériences en 2023[6],[8].

Début novembre 2024 a lieu le premier test d’allumage des moteurs au sol. Les essais en vol sont repoussés en 2025[10]. En décembre 2024 a lieu les essais au sol du moteur F414-GE-100 à pleine puissance avec la postcombustion[11]. Le premier vol devrait avoir lieu au printemps 2025.

Une fois en service, l’avion fera une série de vols ; principalement pour démontrer que la technologie du bang silencieux fonctionne comme prévu. Il volera, ensuite, au-dessus de plusieurs villes américaines pour mesurer la réaction de la population au sol au bruit diminué créé par le passage de l’avion[12].

Conception

L’avion utilise des méthodes de fabrication modernes telles que les robots industriels (le robot COBRA utilisé pour ce travail est multitâche et a une très grande précision), les projections optiques, la conception assistée par ordinateur et autres[8].

Un simulateur a été développé permettant d’estimer l’intensité et la position du bang supersonique au sol[13].

La NASA réutilise des pièces d’avions retirés du service stockés au 309th Aerospace Maintenance and Regeneration Group, notamment « le train d’atterrissage d’un chasseur F-16 de l’Air Force, un auvent de cockpit d’un avion d’entraînement T-38 de la NASA, une partie du système de propulsion d’un avion-espion Lockheed U-2 et un manche de contrôle d’un chasseur furtif F-117. »[14].

General Electric a livré deux moteurs à la NASA pour inspection : un pour servir de moteur principal, l’autre pour servir de rechange en cas de besoin. Les moteurs qui ont été livrés sont des F414-GE-100, une version modifiée spécialement pour le X-59 des F414[15].

La dérive, montée au dessus du moteur, est faite d’un alliage d’aluminium. Sa couleur vert clair (avant la peinture) est due à son revêtement qui la protège de la chaleur[16].

Éléments réduisant le bang supersonique

Principe de formation de l’onde en N.

Le phénomène de bang supersonique peut être comparé à l’apparition de la vague d’étrave d’un navire. Tant que le navire navigue plus lentement que la vitesse de propagation des vagues (régime subsonique d’un avion), la vague d’étrave n’apparait pas. S’il dépasse cette vitesse, une vague de proue se créée sur l’étrave fendant l’eau et, à l’arrière, une vague de poupe, correspondant à un creux, se forme corrélativement. Un avion dépassant la vitesse du son produit des ondes du même type, les ondes en N.

La forme du X-59 adapte la répartition du volume et de la portance afin de séparer la compression à l’avant de la détente à l’arrière, associées au vol supersonique. La « pulsation » qui en résulte est considérablement plus silencieuse que le boom d’ondes en N généré par les avions supersoniques classiques[17].

La longueur de l’avion fait 30 mètres, le nez en représente un tiers. L’envergure atteint 9 mètres[18]. Du fait de son cockpit très reculé et bas dans le fuselage, l’avion dispose d’un système de caméra (eXternal Vision System) qui offre au pilote une meilleure vision vers l’avant et le bas de l’appareil[19].

Le turboréacteur est installé sur le dessus, permettant ainsi de disposer d’un bas de cellule parfaitement lisse. En effet, les points convexes ou courbes, au bord d’attaque de l’aile et surtout à l’entrée des moteurs, forcent l’air à effectuer un virage, ce qui génère des ondes de choc. Celles-ci ont une vitesse un peu différente des ondes des deux ondes de choc principales : à une certaine distance derrière l’avion, elles rejoignent une onde de choc principale et s’ajoutent à elle, créant ainsi une forme d’onde N encore plus marquée[17].

La NASA a souligné les objectifs qu’elle souhaitait atteindre avec le tout premier vol de l’avion supersonique expérimental X-59. Mais avant cela, il faut achever d’ultimes essais au sol. Ensuite, direction les cieux.

Attendu depuis des lustres, le tout premier vol de l’avion supersonique expérimental X-59 serait désormais « imminent ». C’est en tout cas ce qu’a affirmé l’agence spatiale américaine (NASA) dans un point d’étape courant août. Seule une phase resterait à accomplir dans les essais de roulage avant de passer aux choses sérieuses.

Ces manœuvres au sol, qui ont commencé dès juillet à basse vitesse, vont se poursuivre en augmentant l’allure, à moyenne et haute vitesse. Ce seront alors « les dernières étapes » de la campagne visant à préparer l’avion avant son décollage inaugural. On ignore cependant encore à quelle date le X-59 sera autorisé à s’envolerUn pilote d’essai dans le cockpit. // Source : Lockheed Martin

Durant cette séquence, il s’agira de contrôler une nouvelle fois le freinage, la direction, la stabilité et les performances des capteurs lorsque l’aéronef est en mouvement, à une cadence de plus en plus élevée. La visibilité des pilotes sera vérifiée une nouvelle fois, car le cockpit a pour particularité de n’avoir aucune fenêtre orientée vers l’avant.

Une fois cette étape bouclée, l’avion volera. Cependant, inutile d’espérer un vol supersonique immédiatement : le X-59 doit d’abord montrer qu’il vole convenablement et, surtout, qu’il ne fait courir aucun risque à personne. Ce n’est qu’après avoir évalué sa navigabilité et sa sécurité que l’on tentera de passer le mur du son.insi, le plan de vol inaugural prévoit un vol d’environ une heure au-dessus de la Californie, à vitesse réduite et à basse altitude. Le X-59 devrait ainsi plafonner à environ 3,5 km d’altitude (12 000 pieds) et ne pas dépasser les 400 km/h. À titre de comparaison, un TGV exploité en France a une vitesse de croisière pouvant aller jusqu’à 325 km/h.

« Pendant le vol, l’équipe X-59 évaluera plusieurs systèmes critiques, notamment les performances du moteur, la stabilisation, l’instrumentation, le pilote automatique, les systèmes de contrôle et les performances des données aérodynamiques », a continué la NASA. Autant d’éléments qu’il est préférable de vérifier immédiatement, avant d’aller plus vite et plus haut.

e fait, en raison du délai parfois important qu’il peut y avoir d’une phase d’essai à l’autre, il n’est pas certain que le vol supersonique du X-59 aura bien en 2025 — au contraire des vols préparatoires, à plus petite vitesse. Peut-être faudra-t-il attendre 2026 pour découvrir enfin à quoi ressemblera le bruit d’un avion supersonique « silencieux ».

Car c’est ici que réside tout l’intérêt du X-59 : avoir un design d’appareil tel qu’il peut étouffer le bang sonique et le réduire à l’équivalent d’un bruit sourd de claquement de porte de voiture. C’est pour cela qu’il présente une silhouette aussi atypique, avec un nez particulièrement étroit et allongé. Rendez-vous dans quelques mois.

24/08/2025  Que sont devenus les dénisoviens ?

De récentes analyses génétique semblent montrer qu’ils étaient nos lointains cousins. Ils ont été découvert il y a une quinzaine d’années. Ils ont vécu en Eurasie pendant des siècles. A ce titre, ils ont nécessairement échangé des gènes avec les néandertaliens et les premiers Homo sapiens. Il est très probable dans ces conditions , que nous avons conservé en état d’activité une certaine partie de leurs génomes.

Les Néanderthaliens ont disparu il y a environ 40.000. Les Denisoviens semblent avoir partagé avec eux une partie de leur territoire. Une étude relativement récente a été publiée à leur sujet. Voir https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.1522477112.

In 2010, une équipe de généticiens et d’anthropologues conduite par Svante Pääbo du Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology annonça avoir découvert des séquences inconnue d’ADN dans l’os du petit doigt et dans une molaire enfouisdans une grotte des monts Altai en Sibérie.

Par la suite les chercheurs trouvèrent une seconde dent, dent de sagesse en ce cas, dans le fond de la grotte. L’étude de celle-ci fut confiée à Bence Viola, une anthropologue de l’Université de Toronto Elle observa que ces deux dents étaient différentes de celles des humains modernes ou des Néanderthaliens. Elle les attribua à des Dénisoviens.

Pour Pontus Skoglund, chercheur post docteur à la Harvard University, qui n’avait pas participé aux études initiales, la découverte sur ces dents d’une portion de matériel génétique ancien montre la puissance de l’analyse génétique en paléontologie et archéologie.

25/08/2025 Recherche de vie extraterrestre

La recherche d’atmosphère autour de l’étoile naineTRAPPIST-1 star system, l’une des plus prometteuses régions de la galaxie en ce qui concerne une présence de vie, sera plus difficile que les astronomes ne l’avaient prévu du fait de la découverte de radiations à courte vie mais intense, dites « stellar flares » émises par celle-ci.

En astronomie, une étoile est dite « naine » quand sa classe de luminosité est V. Cela signifie que l’étoile se trouve, dans le diagramme HR, sur la séquence principale. Comparées aux géantes, ce sont des étoiles relativement petites qui présentent une faible luminosité. https://en.wikipedia.org/wiki/Dwarf_star

TRAPPIST-1, découverte en 2016, est une petite étoile naine rouge située approximativement à 40 années-lumière de la Terr et dotée d’au moins sept planètes orbirtant autour d’elle.C’esr un site privilégié pour la reche de la vie extraterre parce que certaines de ces planètes semblent situées dans la zone habitable où les températures permettent la présence d’ eau liquide.

Mais afin d’entretenir la vie ; ces planètes devraient aussi être dotées d’atmosphères. Or jusqu’à présent les observations conduites par le James Webb Space Telescope n’en ont pas trouvé trace 

Pourtant aujourd’hui, Julien de Wit du Massachusetts Institute of Technology et ses collègues ont détecté des « microflares » émises par TRAPPIST-1 toutes les heures et durant plusieurs minutes.Ces radiations semblent interférer avec notre capacit d’observer la lumière qui traverse les atmosphères de ces planètes,

Elles diminueraient notamment notre capacité à analyser les composants chimiques qui se trouveraient dans ces atmosphères.

Avec le Hubble Space Telescope, de Wit a particulièrement recherché des ondes d’ultraviolet venant de TRAPPIST-1qui seraient éventuellement absorbées par l’hydrogène s’échappant à travers l’atmosphère de la planète lorsque celle-c passe devant l’étoile.

Rien de ceci n’a été obserté. Cela signifie-t-il que de l’hydrogène s’écoulerait de l’atmosphère de la planete. Cet écoulement pourrait etre la cause des « stellar flares » observéesavid Berardo
[v1] Fri, 13 Jun 2025 18:02:12 UTC (3,216 KB)
https://arxiv.org/abs/2506.12140
Astrobiology,

La recherche d’atmosphère autour de l’étoile naineTRAPPIST-1 star system, l’une des plus prometteuses régions de la galaxie en ce qui concerne une présence de vie, sera plus difficile que les astronomes ne l’avaient prévu du fait de la découverte de radiations à courte vie mais intense, dites « stellar flares » émises par celle-ci.

En astronomie, une étoile est dite « naine » quand sa classe de luminosité est V. Cela signifie que l’étoile se trouve, dans le diagramme HR, sur la séquence principale. Comparées aux géantes, ce sont des étoiles relativement petites qui présentent une faible luminosité. https://en.wikipedia.org/wiki/Dwarf_star

TRAPPIST-1, découverte en 2016, est une petite étoile naine rouge située approximativement à 40 années-lumière de la Terr et dotée d’au moins sept planètes orbirtant autour d’elle.C’esr un site privilégié pour la reche de la vie extraterre parce que certaines de ces planètes semblent situées dans la zone habitable où les températures permettent la présence d’ eau liquide.

Mais afin d’entretenir la vie ; ces planètes devraient aussi être dotées d’atmosphères. Or jusqu’à présent les observations conduites par le James Webb Space Telescope n’en ont pas trouvé trace 

Cependanr aujourd’hui, Julien de Wit du Massachusetts Institute of Technology et ses collègues ont détecté des « microflares » émises par TRAPPIST-1 toutes les heures et durant plusieurs minutes.Ces radiations semblent interférer avec notre capacité d’observer la lumière qui traverse les atmosphères de ces planètes,

elles diminueraient notamment notre capacité à analyser les composants chimiques qui se trouveraient dans ces atmosphères.

Avec le Hubble Space Telescope, de Wit a particulièrement recherché des ondes d’ultraviolet venant de TRAPPIST-1qui seraient éventuellement absorbées par l’hydrogène s’échappant à travers l’atmosphère de la planète lorsque celle-c passe devant l’étoile.

Rien de ceci n’a été obserté. Cela signifie-t-il que de l’hydrogène s’écoulerait de l’armosphère de la planete. Cet écoulement pourrait etre la cause des « stellar flares » observéesavid Berardo
[v1] Fri, 13 Jun 2025 18:02:12 UTC (3,216 KB)
https://arxiv.org/abs/2506.12140
Astrobiology,

La recherche d’atmosphère autour de l’étoile naineTRAPPIST-1 star system, l’une des plus prometteuses régions de la galaxie en ce qui concerne une présence de vie, sera plus difficile que les astronomes ne l’avaient prévu du fait de la découverte de radiations à courte vie mais intense, dites « stellar flares » émises par celle-ci.

En astronomie, une étoile est dite « naine » quand sa classe de luminosité est V. Cela signifie que l’étoile se trouve, dans le diagramme HR, sur la séquence principale. Comparées aux géantes, ce sont des étoiles relativement petites qui présentent une faible luminosité. https://en.wikipedia.org/wiki/Dwarf_star

TRAPPIST-1, découverte en 2016, est une petite étoile naine rouge située approximativement à 40 années-lumière de la Terr et dotée d’au moins sept planètes orbirtant autour d’elle.C’esr un site privilégié pour la reche de la vie extraterre parce que certaines de ces planètes semblent situées dans la zone habitable où les températures permettent la présence d’ eau liquide.

Mais afin d’entretenir la vie ; ces planètes devraient aussi être dotées d’atmosphères. Or jusqu’à présent les observations conduites par le James Webb Space Telescope n’en ont pas trouvé trace 

Cependanr aujourd’hui, Julien de Wit du Massachusetts Institute of Technology et ses collègues ont détecté des « microflares » émises par TRAPPIST-1 toutes les heures et durant plusieurs minutes.Ces radiations semblent interférer avec notre capacité d’observer la lumière qui traverse les atmosphères de ces planètes,

elles diminueraient notamment notre capacité à analyser les composants chimiques qui se trouveraient dans ces atmosphères.

Avec le Hubble Space Telescope, de Wit a particulièrement recherché des ondes d’ultraviolet venant de TRAPPIST-1qui seraient éventuellement absorbées par l’hydrogène s’échappant à travers l’atmosphère de la planète lorsque celle-c passe devant l’étoile.

Rien de ceci n’a été obserté. Cela signifie-t-il que de l’hydrogène s’écoulerait de l’armosphère de la planete. Cet écoulement pourrait etre la cause des « stellar flares » observées

24/08/2025 Les européens disparus

Pendant des milliers d’années, des vagues d’H.Sapiens ont cherché à s’implanter en Europe et en Asie, avant de disparaître mystérieusement lors de la dernière période périglaciaire

Ce terme de  « dernière période périglaciaire » fait référence à la Période Glaciaire du Vistulien (ou Weichselien), qui s’est déroulée il y a environ de 11.000 à 10. 000 ans,. Elle s’est caractérisée par l’expansion des calottes glaciaires et des conditions climatiques froides non glaciaires typiques des régions périglaciaires.

Le domaine périglaciaire désignait alors des zones où l’action du gel et des alternances de gel-dégel étaient prédominantes, notamment du fait de là présence de sous-sol gelé en permanence (pergélisol ou permafrost). 

Les forets jusque là le siégé d’habitats riches en biodiversité s’étaient retirées loin dans le sud.

Ces homo sapiens s’étaient accrochés à l’existence. Ils n’étaient que quelques centaines. Ils chassaient le renne et le rhinocéros laineux. Ils erraient à l’aventure, entre les iles britanniques à l’ouest et ce qui est maintenant le Pologne à l’est. Ils fabriquaient des outils de pierre taillés en forme de feuille, très reconnaissables.

Puis ils disparurent. personne ne porte d’ADN provenant de cette petite population. Nul ne sait ce qui leur était arrivé et ce qu’ils sont devenus. Quelques ossements sont tout ce qui reste d’eux. ‘

On s’aperçoit aujourd’hui, grâce à l’étude d’ADN anciens retrouvés par hasard que des évènements semblables furent très communs poud l’espèce humaine. Celle-ci ne fut pas le résultat d’une évolution directe mais le produis de bourgeonnements faits au hasard et dans le désordre.

Les démographes prévoient actuellement que la majorité des deux milliards d’africains noirs vivant sur le continent africain aujourd’hui se réfugieront en Europe chassés d’Afrique par le réchauffement climatique. Ils peupleront l’Europe presque majoritairement à la fin du présent siècle. Ce phénomène se traduira-t-il par une modification des génomes des européens, au niveau des caractères secondaires de l’espèce?

23/08/2025 (2) La conscience chez les animaux

Suite à notre article 23/08/2025. Les animaux sont-ils conscients?

Plutôt que parler de conscience chez les animaux, beaucoup de scientifiques préfèrent se référer à des « nivaux de conscience », les humains occupant le sommet de la pyramide.. Ainsi récemment David Robson pour la revue New Scientist https://www.newscientist.com/author/david-robson/ expliqua qu’il convenait d’envisager cinq different elements de l’expérince consciente.

Ceux-ci seraient les suivants : comment l’animal perçoit chacun de ses cinq sens – Comment il distingue entre le bon et le mauvais – Comment l’animal conjugue des informations sensorielles différentes en une expérience sensorielle unique – A quel niveau les expériences passées influencent-elles ses décisions présentes et ses futurs comportements – Comment se représent-t-il lui-même – comment son passé influence-t-il sa perception du présent et ses décisions pour le futur.

Il est connu depuis des millénaires que toutes les espèces animales ne réagissent pas de la même façon à la perception qu’elles ont de la réalité. L’on sait également que les espèces dites domestiquées par l’homme n’ont pas les mêmes réactions que les espères restées sauvages.

La science en saura plus dans ce domaine au fur et à mesure que de nouvelles espèces animales seront testées pour évaluer leur niveau de conscience. C’est ainsi que le poulpe montre une conscience précise de son corps, et notamment de la distance qui sépare ses deux yeux. Les poulpes ne sont pas des animaux comme les autres : dotés de nombreux cerveaux, un à l’extrémité de chacune de leur tentacules principales, le fonctionnement de leur système nerveux est totalement différent du nôtre.

Quels animaux peuvent faire montre de conscience ?

Il semble qu’il n’y ait pas de limites. Les nuées d’oiseaux qui sont des rassemblement d’oiseaux grégaires, s’adaptent à des situations différentes, y compris inattendues, pour mieux y faire face, en improvisant les répondes adaptéess. On parle de comportements d’agrégation. Mais les oiseaux n’attentenent pas que leurs leaders décident pour les suivre. Une communication entre eux s’étblie ablits pour qu’ils adoptent un comportement cohérent. Il en est de même cornant les bancs de poissons migrateurs

Par ailleurs, dans un tout autre domaine, le nombre des animaux s qui passent avec succès le test du miroir par lequel ils montrent qu’ils peuvent distinguer leur image dans un miroir de ce qu’ils son eux-mêmes  ne cesse d’augmenter.

S’appuyant sur ces résultats, des chercheurs ont écrit en avrils dernier The New York Declaration on Animal Consciousness, qui a récolté plus de 300 signatures. Ils y déclarent approuver les travaux scientifiques recherchant des possibilités d’expériences conscientes chez les mammifères et les oiseaux, ainsi que d’états passagers de conscience chez les poissons, les amphibiens, les reptiles et certains insectes.

Cela n’avait pas toujours été le cas. En 2012 avait été publiéé la Cambridge Declaration on Consciousness quis se bornait à constater l’évidence du fait que les humains n’étaient pas les seuls à posséder le substrat neurologique capable de suggérer l’apparition d’états de conscience.

23/08/2025. Les animaux sont-ils conscients?

Depuis une cinquantaine d’années des expériences ont été conduites pour vérifieur les observations selon lesquelles ceux qui vivent avec eux n’ont jamais doute : les animaux ont une vie intérieure très proche de ce que sont les formes premières de la conscience humaine, notamment les très jeunes enfants.

Le concept de conscience est difficile à préciser. S’agit-il de l’anglais awareness ou état de mise en garde permanent, S’agit-il de self-awareness ou conscience du fait que celui qui regarde et qui juge n’est pas nécessairement objectif. Son jugement peut dépendre des conditions dans lesquelles ce regard est porté, et notamment de l’état d’esprit de la personne qui le porte.

On pourra parler dans ces conditions de conscience subjective . Elle reposerait sur le fait que le sujet conscient, celui qui observe et qui juge, a appris que son jugement initial ne pouvait jamais être pris au premier degré. Il devait être soumis à sa propre auto-critique.

Autrement dit, si l’on pouvait observer le fonctionnement du cerveau d’un sujet conscient ou plus exactement en état de conscience, on devrait distinguer deux types de zones neuronales. Les premières se borneraient à enregistrer au premier degré ce que ce que percevrait le sujet, puis mettraient si l’on peut dire cette première perception en réserve, notamment en n’en faisant pas part à l’extérieur.

Par contre elles la communiqueraient à d’autres aires du cerveau ayant mémorisé les réactions précédentes du sujet conscient à des situations analogues . Interviendrait ensuite le cerveau tout entier qui informerait le sujet conscient lui-même des contenus et des suites des expériences passées

Pour la Science 2019/7 N° 501 – juillet

Couverture de PLS_501

Article de magazine

Le génome d’Escherichia coli complètement recodé

Pages 6 à 7

Article

Bibliographie

Auteur(e)s

Illustrations

22/08/2025 Recodage du code génétiquue d’une bactérie

Pour supprimer des redondances dans le code génétique de la bactérie Escherichia coli, des chercheurs l’ont entièrement recodé. Et la souche produite est viable. Cette bactérie

La bactérie Escherichia coli ci-contre, un amas de ces microorganismes vu au microscope électronique) est très commune dans la flore intestinale de l’humain.

La biologie de synthèse est un domaine de recherche en plein essor. Afin de mieux comprendre les mécanismes génétiques et les lois du vivant, les scientifiques modifient de diverses façons l’ADN. En 2016, l’équipe de l’entrepreneur californien Craig Venter, spécialisé dans les biotechnologies, a synthétisé une cellule artificielle capable de se répliquer avec un nombre minimal de gènes: elle n’en comptait que 473, à comparer par exemple aux quelque 20 000 du génome humain. Par des approches similaires de suppression de gènes, d’autres chercheurs ont réussi à réduire le génome de la bactérie Escherichia coli de près de 15 %. Jason Chin, de l’université de Cambridge, et ses collègues ont adopté une autre approche. Ils ont cherché non pas à réduire la taille du génome d’E. coli, mais à remplacer certaines redondances du code génétique.

Cette tâche ambitieuse a été rendue possible grâce au développement récent de techniques de synthèse et d’assemblage de l’ADN. Cette molécule, avec sa structure en double hélice, est constituée d’une succession de bases azotées de quatre types : adénine (A), thymine (T), guanine (G) et cytosine (C). Certaines de ces séquences, contenant parfois plusieurs milliers de bases, définissent des gènes dont la transcription permet la synthèse de protéines. Ces dernières sont composées d’une suite d’acides aminés, chacun étant codé par un triplet de bases dans l’ADN, un « codon ». Par exemple, le triplet TCG code la sérine. Il existe des centaines d’acides aminés, mais les organismes vivants n’en utilisent que 20. Dès lors, 20 codons devraient suffire, mais le génome utilise tous les 43 = 64 codons possibles: 61 d’entre eux codent des acides aminés et 3 servent de codons stop qui indiquent quand se termine un gène. Il y a donc redondance, plusieurs codons étant associés au même acide aminé (par exemple, la sérine est associée à 6 codons différents). On parle alors de « code dégénéré ».

En 2013, afin d’étudier ces redondances, une équipe a supprimé un codon stop du génome d’E. coli. et l’a remplacé systématiquement par un codon équivalent. Mais cela n’avait un impact que sur un nombre limité (321) de codons dans l’ADN de la bactérie. Jason Chin et son équipe ont procédé à des modifications plus importantes. Ils ont remplacé deux codons de la sérine et un codon stop par des synonymes. Cela a impliqué de modifier pas moins de 18 214 triplets de bases.

Le nouvel ADN a été conçu sur ordinateur et synthétisé par des processus chimiques bien maîtrisés. La difficulté rencontrée par les chercheurs venait de la taille du génome de la bactérie, qui comprend 4 millions de paires de bases. Comme il ne peut être synthétisé en une fois, les chercheurs ont dû produire des fragments de 100 000 bases, qui étaient injectés au fur et à mesure dans le génome d’E. coli. Ils ont finalement obtenu une lignée de bactéries au génome complètement recodé. Nommée Syn61, cette lignée est viable, mais ses membres se reproduisent plus lentement que leurs consœurs. En outre, les images au microscope indiquent que les bactéries Syn61 sont légèrement plus longues.

La biologie de synthèse étant une discipline qui progresse vite, le record établi par l’équipe de Jason Chin ne tiendra pas très longtemps. Un consortium international achèvera bientôt la synthèse du génome complet de la levure Saccharomyces cerevisiae, soit 12 millions de paires de bases. Et la constitution d’un génome d’E. coli utilisant seulement 57 codons est aussi en cours.

Par ailleurs, le fait de réduire les redondances sur les codons présente un intérêt majeur. Il est alors possible de réaffecter un codon non utilisé et, par des opérations de génie génétique, lui faire correspondre un acide aminé que ne produisent pas les organismes vivants. Ce qui pourrait donner des protéines de synthèse aux fonctions nouvelles.

À terme, l’un des objectifs est de fabriquer des organismes spécialement conçus, par exemple, pour produire certains composés: des sortes de microusines sur mesure, à l’image des souches génétiquement modifiées d’E. coli qui produisent l’insuline humaine à destination des diabétiques.