24/09/2023 A propos des origines de la vie dans l’univers ?

Des échantillons prélevés il y a trois ans sur l’astéroïde Bennu à des centaines de millions de kilomètres de la Terre, vont être récupérés après avoir été rapportés par la sonde américaine Osiris-Rex. Celle-ci revient sur Terre après un voyage de deux ans, chargée de « matière primitive » prélevée sur l’astéroïde par un petit robot, entre 2018 et 2021. Concrètement, il s’agit de matière qui existait avant la formation du système solaire et qui est susceptible de nous éclairer sur les origines de celui-ci.

Selon l’astrophysicienne  Antonella Barucci, co-investigatrice de la mission, citée par France-info, la mission vise aussi à chercher des informations sur les milieux interstellaires (la matière qui remplit l’espace entre les étoiles dans la galaxie), sur la nébuleuse protosolaire (le nuage qui a donné naissance au système solaire), sur les astéroïdes, sur la formation de la Terre… Ce qui est en jeu, selon elle, c’est de comprendre l’origine de la vie.

Le terme de comprendre l’origine de la vie mérite d’être précisé. Tous ceux qui sont censés comprendre, selon Antonella Barucci, les origines de la vie, sont eux mêmes des formes de cette vie. Peuvent ils alors comprendre les origines de celle-ci, non pas seulement sur la Terre, mais dans le système solaire, mais dans l’univers ?

De plus, comprendre les origines de la vie dans l’univers exigerait alors concrètement que nous comprenions les origines de l’univers, lequel a engendré le système solaire., lequel à vu naître la vie.

Note: Désormais nous éditerons en rouge les rares phrases de nos futurs articles qui nous paraitront mériter quelque réflexion.

23/09/2023 Piloter des drones par l’Intelligence Artificielle (AI)

Les drones sont de plus en plus utilisés, notamment dans des opérations militaires. Ils sont généralement commandés par des pilotes humains à terre, communiquant avec eux par radio. Seuls ceux que l’on nomme des drones suicides peuvent se jeter sur un objectif sans intervention humaine à condition d’avoir été programmés avec précision à l’avance.

Des scientifiques suisses de l’Université de Zurich viennent de présenter un programme d’Intelligence Artificielle qu’ils ont nommé Swift, capable de piloter seul un drone quadroptère engagé dans une course de vitesse sur parcours complexe comportant des obstacles variés difficiles à éviter, même pour les pilotes humains expérimentés des autres drones.

Les drones étaient engagés dans une course dite Drone Racing League World Champion. Les drones doivent y pratiquer couramment une vitesse de 100 km/h  et y supporter des accélérations de 5g. Ils doivent évidemment ne pas se heurter.

Swift, l’AI, a gagné 15 courses sur 25, à une vitesse souvent supérieure à celle des autres drones compétiteurs. Swift utilise un programme comportant des éléments d’AI et des sous-programmes informatiques classiques.

Les possibles usages militaires de tels drones intelligents ont évidemment été évoqués. On peut prévoir que l’infatigable président de l’Ukraine Volodomir Zélinsky demandera à la Suisse de lui en fournir quelques exemplaires.

Article

Champion-level drone racing using deep reinforcement learning

Nature 

volume620
pages 982–987 (2023)Cite this article

  • Abstract

First-person view (FPV) drone racing is a televised sport in which professional competitors pilot high-speed aircraft through a 3D circuit. Each pilot sees the environment from the perspective of their drone by means of video streamed from an onboard camera. Reaching the level of professional pilots with an autonomous drone is challenging because the robot needs to fly at its physical limits while estimating its speed and location in the circuit exclusively from onboard sensors1. Here we introduce Swift, an autonomous system that can race physical vehicles at the level of the human world champions. The system combines deep reinforcement learning (RL) in simulation with data collected in the physical world. Swift competed against three human champions, including the world champions of two international leagues, in real-world head-to-head races. Swift won several races against each of the human champions and demonstrated the fastest recorded race time. This work represents a milestone for mobile robotics and machine intelligence2, which may inspire the deployment of hybrid learning-based solutions in other physical systems.

23/09/2022 Le pape n’avait rien à faire à Marseille

Devant le Mémorial en l’honneur des marins et des migrants morts en mer, le souverain pontife a demandé « des actes » face aux drames « qui ensanglantent la Méditerranée », exhortant le Vieux Continent à choisir la « culture de l’humanité ». AFP

Or le pape n’avait rien à faire à Marseille, sinon se donner le beau rôle face à la chrétienté et au reste du monde.

Le Vatican est suffisamment informé pour savoir que si des migrants naïfs viennent de plus en plus d’Afrique par la mer, c’est par ce qu’ils y sont poussés par de véritables maffias internationales s’enrichissant du prix du passage.

Plus tard lorsque des embarcations surchargées coulent, ce sont ces maffias qui se chargent d’accueillir à terre les survivants récupérés par des marines européennes en faisant payer aux familles le coût de cet « accueil » . Selon des informations fournies par les polices nationales, les plus jeunes de ces femmes sont prises en main par les maffias et livrées à la prostitution et à des sévices dont l’Europe avait perdu le souvenir.

Le pape sait fort bien que plus l’Italie ou la France faciliteront le passage aux migrants, plus il y en aura. A cet égard les prévisions sont inquiétantes. Avec le changement climatique rendant le continent africain de moins en moins vivable, ce seront des centaines de millions de migrants qui voudront prendre le chemin de l’Europe. Combien l’Eglise catholique qui est riche en hébergera-t-elle au Vatican ?

22/09/2023. Des trous noirs particulièrement affamés

Si les trous noirs font toujours l’objet de spéculations, des universitaires de la Northwestern University, située au nord de Chicago, pourraient avoir découvert une caractéristique inédite les concernant. Dans une étude référencée ci-dessous et publiée le 20 septembre 2022 dans The Astrophysical Journal, les chercheurs expliquent avoir découvert que si la matière s’agrège en disque autour de cet abîme gravitationnel, ce disque peut être violemment déchiré par la gravité et absorbé extrêmement rapidement, en quelques mois seulement.

Les astrophysiciens se sont basés sur des modélisations en 3D de quasars pour mener à bien leur étude. Le terme quasar désigne plus spécifiquement des trous noirs supermassifs trouvés dans les noyaux actifs de jeunes galaxies (AGC, Active galactic nucleus), émettant des rayonnements quasi stellaires. Une importante quantité de matière orbite autour de ces quasars, formant un disque d’accrétion principalement composé de poussières et de gaz. « La théorie classique portant sur le fonctionnement des disques d’accrétion calcule que l’état d’un disque évolue lentement autour d’un trou noir. Mais nous avons constaté certaines variations, et il s’avère que certaines parties du disque peuvent être ingurgitées en quelques mois », détaille le doctorant Nick Kaaz dans un communiqué.

En modélisant les disques d’accrétion autour de quasars, les chercheurs ont compris que ces derniers se fractionnent en deux parties, l’une interne et l’autre externe. Les deux adoptent alors un mouvement gyroscopique, dont la portion interne semble se mouvoir bien plus rapidement. La raison est simple : ces larges bancs de matière se font engloutir à grande vitesse en plongeant au-delà de l’horizon des événements. Les deux parties du disque d’accrétion se « heurtent » alors à différents angles, la portion externe déversant de la matière dans le disque interne. Le cycle se répète ainsi, offrant un festin gargantuesque au trou noir.

Les visualisations standard d’un disque d’accrétion d’un trou noir le représentent comme plat et relativement uniforme. Mais cette scission s’explique sur ces nouvelles modélisations par une déchirure provoquée par l’importante force gravitationnelle exercée par le trou noir. Pour Kaaz et ses collaborateurs, cette théorie pourrait expliquer les extrêmes variations de luminosité observées chez certains quasars. Découverts à la jonction des années 1950 et 1960, ces objets parmi les plus lumineux et énergétiques observables dans l’Univers, recèlent encore de nombreux mystères.

Merci à Futura Sciences
https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronomie-trous-noirs-dechirent-engloutissent-leurs-proies-vitesse-vertigineuse-107836/

Référence
Nozzle Shocks, Disk Tearing, and Streamers Drive Rapid Accretion in 3D GRMHD Simulations of Warped Thin Disks

https://iopscience.iop.org/article/10.3847/1538-4357/ace051

Nicholas Kaaz1,2, Matthew T. P. Liska3, Jonatan Jacquemin-Ide2, Zachary L. Andalman2,4, Gibwa Musoke5, Alexander Tchekhovskoy1,2, and Oliver Porth5

Published 2023 September 20 • © 2023. . Published by the American Astronomical Society.

The Astrophysical JournalVolume 955Number 1Citation Nicholas Kaaz et al 2023 ApJ 955 72DOI 10.3847/1538-4357/ace051

Abstract

The angular momentum of gas feeding a black hole (BH) may be misaligned with respect to the BH spin, resulting in a tilted accretion disk. Rotation of the BH drags the surrounding spacetime, manifesting as Lense–Thirring torques that lead to disk precession and warping. We study these processes by simulating a thin (H/r = 0.02), highly tilted (${ \mathcal T }=65^\circ $) accretion disk around a rapidly rotating (a = 0.9375) BH at extremely high resolutions, which we performed using the general-relativistic magnetohydrodynamic code H-AMR. The disk becomes significantly warped and continuously tears into two individually precessing subdisks. We find that mass accretion rates far exceed the standard α-viscosity expectations. We identify two novel dissipation mechanisms specific to warped disks that are the main drivers of accretion, distinct from the local turbulent stresses that are usually thought to drive accretion. In particular, we identify extreme scale height oscillations that occur twice an orbit throughout our disk. When the scale height compresses, « nozzle » shocks form, dissipating orbital energy and driving accretion. Separate from this phenomenon, there is also extreme dissipation at the location of the tear. This leads to the formation of low-angular momentum « streamers » that rain down onto the inner subdisk, shocking it. The addition of low-angular momentum gas to the inner subdisk causes it to rapidly accrete, even when it is transiently aligned with the BH spin and thus unwarped. These mechanisms, if general, significantly modify the standard accretion paradigm. Additionally, they may drive structural changes on much shorter timescales than expected in α-disks, potentially explaining some of the extreme variability observed in active galactic nuclei.

22/09/2023 La saga catastrophique du F35 continue

Nous lisons dans le journal marocain L’Opinion, en date du 10 janvier 2023

« En décembre 2021, plusieurs supports médiatiques nationaux et internationaux ont annoncé que le Maroc aurait exprimé son intérêt pour les avions de chasse américains F-35, tout en sollicitant la médiation d’Israël auprès de l’Administration Biden pour autoriser la vente de ces avions de chasse furtifs aux Forces Armées Royales. …

Cependant d’autres obstacles d’ordre économique s’opposent à l’acquisition de ces avions, dont le coût exorbitant d’exploitation et la cherté de l’entretien. Jugé comme «Le programme d’armement le plus cher de l’Histoire», les F-35 requièrent une enveloppe d’approximativement 42.000 dollars  par heure de vol, nous indique un haut responsable du ministère français de la Défense. »

Pour notre modeste part, nous conseillons au roi du Maroc de ne pas acquérir de F35. Tout autre avion de combat ferait mieux. Le F35 continue a accumuler les incidents de vol. Ceux-ci en font l’avion le plus dangereux au monde pour les forces armées qui, sous la pression continue de Washington, ont eu la faiblesse de s’en commander.

Le F 35 n’épargne pas l’US Air Force elle-même. Ainsi on apprend que le pilote d’un des appareil, ayant rencontré du mauvais temps n’ayant rien d’exceptionnel, apparemment tétanisé par l’impossibilité de contrôler son avion, s’était éjecté au dessus de la Caroline du Sud. L’avion du fait de sa furtivité, avait continué à voler seul pendant plusieurs heures sans qu’il soit possible à terre de le localiser. Finalement il a fini par s’ écraser au sol non loin d’une zone habitée, mais sans faire de victimes.

L’Incident n’est pas fait l’objet de commentaires officiels, ni chez Dassault, ni dans les Etats européens qui, OTAN oblige, ont jugé bon de s’équiper de ces appareils.

https://nypost.com/2023/09/20/f-35-pilot-ejected-over-south-carolina-due-to-bad-weather/

21/09/2023 Près de 70 pays s’engagent à protéger la haute mer

Leurs représentants ont signé mercredi 20 septembre un traité dit historique de protection de la haute mer, faisant espérer une entrée en vigueur dès 2025. L’objet en est de sauvegarder des écosystèmes marins vitaux pour l’humanité. Parmi ces pays on note États-Unis, Australie, Royaume-Uni, France, Allemagne, Chili, Chine, Costa Rica, Mexique, Norvège, Fidji…

La Russie a pris « ses distances » à l’égard du consensus, qualifiant certains éléments du texte de « totalement inacceptables« . Il ne semble pas que ces éléments aient été précisés. Ce faisant la Russie ne s’ honore pas.

La haute mer commence là où s’arrêtent les zones économiques exclusives (ZEE) des États, à un maximum de 200 milles nautiques (370 km) des côtes. Elle n’est donc sous la juridiction d’aucun État. Même si elle représente près de la moitié de la planète et plus de 60 % des océans, elle a longtemps été ignorée dans le combat environnemental. Aussi le nouveau traité y prévoit la création d’aires marines protégées. Aujourd’hui, environ 1 % seulement de la haute mer fait l’objet de mesures de conservation.

« Nous sommes tous dans le même bateau », a insisté auprès de l’AFP le commissaire européen à l’Environnement Virginijus Sinkevicius. « Aucun pays, aucun groupe de pays ne peut lutter seul contre la triple crise planétaire : perte de biodiversité, changement climatique et pollution ».

La science a prouvé l’importance de protéger tout entier l’océan, riche d’une biodiversité souvent microscopique qui fournit la moitié de l’oxygène que nous respirons et limite le réchauffement climatique en absorbant une partie importante du CO2 émis par les activités humaines. Mais il est menacé par le changement climatique, les pollutions et la surpêche.

La haute mer commence où s’arrêtent les zones économiques exclusives (ZEE) des Etats, à un maximum 200 milles nautiques (370 km) des côtes. Elle n’est donc sous la juridiction d’aucun Etat. Même si elle représente près de la moitié de la planète et plus de 60% des océans, elle a longtemps été ignorée dans le combat environnemental, au profit des zones côtières et de quelques espèces emblématiques.

Hormis les aires marines, le nouveau traité introduit notamment l’obligation de réaliser des études d’impact sur l’environnement des activités envisagées en haute mer. Le texte ne cite pas ces activités, qui pourraient aller de la pêche à l’exploitation minière du plancher océanique en passant par le transport maritime. Des activités qui dépendent parfois d’autres organisations internationales, comme l’Autorité internationale des fonds marins.

Le secrétaire d’État français à la Mer Hervé Berville a d’ailleurs saisi l’occasion pour répéter l’appel de la France – loin d’être consensuel – à un moratoire sur l’extraction minière sous-marine. « Nous ne serons pas crédibles si nous ratifions le traité sur la haute mer mais permettons une activité qui va causer du tort au climat, à la biodiversité, et aux communautés à travers le monde ».

Le Traité sera-t-il respecté ? A ce jour on peut en douter. Les intérêts industriels de la plupart des pays ont découvert récemment la présence sur les fonds marins ou à faible profondeur de minerais de grande valeur, devenus rares. On y ajoutera des ressources pétrolières auxquelles personne ne renoncera, malgré l’essor des énergies dites vertes ou les promesses de l’énergie nucléaire de fusion.

Par ailleurs et surtout, quels Etats ont les ressources suffisantes pour jouer le rôle de gendarme de la mer. Les observations satellitaires ne suffiront pas. Il faudra des unités marines armées pour intercepter des pirates bien décidés à se défendre par tous moyens.

21/09/2023 Découverte historique de la plus ancienne structure en bois, vieille de 476 000 ans

L’Âge de la pierre, ou Âge de pierre, est la période de la Préhistoire durant laquelle les humains ont fabriqué et utilisé des outils et des armes en pierre, avant l’usage prépondérant des métaux. Elle est de loin la plus longue de la Préhistoire, débutant il y a 3,3 millions d’années pour s’achever entre 3000 et 2000 av. J.-C. en Eurasie et en Afrique du Nord.

Durant l’âge de la pierre, le bois, l’os, l’ivoire, la corne, et les bois de cerf étaient aussi utilisés, notamment au Paléolithique moyen et supérieur, mais la pierre, et notamment le silex, était le principal matériau travaillé pour créer des outils coupants et des armes.    Wikipédia

L’Age de la pierre ne doit pas faire oublier l’Age du bois

Une équipe internationale de recherche a mis au jour en Zambie un assemblage préhistorique qui remet en cause notre vision des hommes archaïques, aux compétences techniques plus avancées qu’on ne le pensait, bien avant l’apparition d’« Homo sapiens ».

L’âge de pierre était aussi l’âge du bois. Mais, jusqu’à présent, nous ne le voyions pas. Car si les outils lithiques ou les coquillages utilisés par les humains de la préhistoire traversent le temps sans encombre, il n’en va pas de même pour les objets en matière organique, qui nécessitent des conditions bien spécifiques pour éviter la décomposition.

C’est donc une découverte exceptionnelle à plus d’un titre qu’annonce, mercredi 20 septembre, dans Nature, une équipe internationale : celle de la plus ancienne structure en bois jamais mise au jour. Vieille, qui plus est, de 476 000 ans, une époque reculée où les humains modernes n’étaient pas encore apparus.

Restait a déterminer la période à laquelle cette structure avait été produite. La datation au carbone 14 n’a rien donné car elle ne permet pas de remonter plus loin que cinquante mille ans. Pour avoir leur réponse, les chercheurs ont utilisé une technique qui permet de dater non pas l’objet lui-même, mais les sédiments dans lesquels il est enfoui : la datation par luminescence.

Celle-ci exploite la capacité qu’ont certains cristaux naturels, comme le quartz et le feldspath, à se comporter comme des dosimètres grâce à de petits défauts de structure qui jouent le rôle de pièges à électrons. « Sous l’effet de la radioactivité naturelle, ces cristaux accumulent de l’énergie et ils la restituent quand on les chauffe ou quand on les éclaire au laboratoire 

Oubliez l’étiquette “âge de pierre”, regardez ce que ces gens faisaient : ils fabriquaient quelque chose de nouveau, et de grand, à partir du bois. Ils ont utilisé leur intelligence, leur imagination et leurs compétences pour créer quelque chose qu’ils n’avaient jamais vu avant, quelque chose qui n’avait jamais existé auparavant. »

Le chercheur conclut ainsi : « Ils ont transformé leur environnement pour se faciliter la vie, ne serait-ce qu’en fabriquant une plate-forme sur laquelle s’asseoir au bord de la rivière pour accomplir leurs tâches quotidiennes. Ces gens nous ressemblaient plus que nous le pensions. »

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2023/09/20/decouverte-historique-de-la-plus-ancienne-structure-en-bois-vieille-de-476-000-ans_6190201_1650684

  • Reférence
Abstract

Wood artefacts rarely survive from the Early Stone Age since they require exceptional conditions for preservation; consequently, we have limited information about when and how hominins used this basic raw material1. We report here on the earliest evidence for structural use of wood in the archaeological record. Waterlogged deposits at the archaeological site of Kalambo Falls, Zambia, dated by luminescence to at least 476 ± 23 kyr ago (ka), preserved two interlocking logs joined transversely by an intentionally cut notch. This construction has no known parallels in the African or Eurasian Palaeolithic. The earliest known wood artefact is a fragment of polished plank from the Acheulean site of Gesher Benot Ya’aqov, Israel, more than 780 ka (refs. 2,3). Wooden tools for foraging and hunting appear 400 ka in Europe4,5,6,7,8, China9 and possibly Africa10. At Kalambo we also recovered four wood tools from 390 ka to 324 ka, including a wedge, digging stick, cut log and notched branch. The finds show an unexpected early diversity of forms and the capacity to shape tree trunks into large combined structures. These new data not only extend the age range of woodworking in Africa but expand our understanding of the technical cognition of early hominins11, forcing re-examination of the use of trees in the history of technology12,13.



20/09/2023 Qui gouverne vraiment aux Etats Unis ?

La question mérite d’être posée lorsque l’on apprend que l’actuel Président Joe Biden multiplie les épisodes dans lesquels il perd momentanément conscience en public avant d’être gentiment remis sur les rails par un conseiller proche.

Mais il n’est pas le seul à inquiéter. Ainsi on lit dans Spoutnik International https://sputnikglobe.com/20230914/us-political-system-frozen-by-soviet-style-aging-crisis-1113382319.html

« La semaine dernière, l’ancienne présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, aujourd’hui âgée de 83 ans, a annoncé qu’elle se représenterait l’année prochaine, tandis que la sénatrice Diane Feinstein, âgée de 90 ans, continue de siéger au Sénat sans penser à la retraite, même si sa propre fille lui a donné une procuration pour payer ses factures. La semaine dernière, le chef de la minorité sénatoriale, Mitch McConnell, 81 ans, s’est engagé à terminer son mandat en répondant aux inquiétudes concernant sa santé, suite à des épisodes de “congélation”»

On pourrait y ajouter le cas de la sénatrice Feinstein, 89 ans en charge d’un poste important à la commission sénatoriale du renseignement, qui compte sur ses aides pour le travail d’espionnage à faire après une attaque cérébrale.

Par ailleurs, on apprend en lisant l’annuaire des sénateurs des Etats-Unis, lesquels jouent un rôle essentiel dans la définition de la ligne politique au niveau fédéral, qu’un certain nombre des sénateurs et sénatrices ont dépassé largement les 70 ans https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_s%C3%A9nateurs_du_115e_congr%C3%A8s_des_%C3%89

Certes, tous ces honorables personnages se font assister par des cabinets qui préparent leurs décisions. Mais les membres de ces cabinets ont leur carrière à prendre en considération. Ils s’opposent rarement à leurs patrons, d’autant plus qu’ils sont souvent de la même ascendance familiale.

L’exemple désastreux, qui a fait rire dans les médias du monde entier, est celui du fils de Joe Biden lui-même, Hunter Biden. Les parlementaires conservateurs lui reprochent d’avoir fait des affaires douteuses en Ukraine et en Chine en capitalisant sur les réseaux et le nom de son père.

En fait, après une telle affaire impliquant son fils, Joe Biden, dans un instant de lucidité, aurait du quitter la Maison Blanche.

19/09/2023 Peut-on lutter contre le changement climatique ?

L’Organisation Météorologique Mondiale OMM vient d’émettre un nouveau rapport selon lequel au moins l’une des 5 prochaines années sera la plus chaude que la Terre ait jamais connue

https://public.wmo.int/en/our-mandate/climate/global-annual-decadal-climate-update

Ce rapport connu comme le  Global Annual to Decadal Climate Update prévient que si l’humanité ne peut pas stabiliser à zéro la croissance de ses émissions de gaz à effets de serre, des records de chaleur à des niveaux bien plus élevés qu’actuellement seront enregistrés durant la prochaine décade. Aujourd’hui la température globale annuelle dépasse ce seuil en moyenne 1 fois tous les 5 ans. Il y a 32 chances sur 100 pour que ce record devienne annuel et que la hausse de température soit supérieure à celles enregistrées jusqu’ici. 

Ainsi, les températures mondiales moyennes augmentent de 0,2 degrés par décade. Ceci paraît peu, mais en quelques décennies, le résultat sera catastrophique .

https://climate.metoffice.cloud/temperature.html

De plus, des phénomènes cycliques se produisant dans certaines régions de globe risqueront de s’aggraver et se répercuter sur l’ensemble sans remèdes possible. Le plus redouté à cet égard est celui dit El Nino event sur les côtes australiennes

http://www.bom.gov.au/climate/updates/articles/a008-el-nino-and-australia.shtml

L’accord de Paris (Paris Agreement) visait à limiter le réchauffement global à 2° et préférablement en dessous de 1,5° à ce qu’il était avant l’ère préindustrielle. Il apparaît qu’il ne sera pas respecté. Si ces dépassements ne se produisaient qu’irrégulièrement, leurs effets pourraient être supportés. Mais s’ils devenaient réguliers, comme il est actuellement prévisible, les pertes sur les écosystèmes deviendraient irréversibles

https://theconversation.com/global-carbon-emissions-at-record-levels-with-no-signs-of-shrinking-new-data-shows-humanity-has-a-monumental-task-ahead-193108

Que faudrait-il faire en conséquence ?

Aujourd’hui une Commission indépendante d’experts proches de divers chefs gouvernements considérés comme des leaders mondiaux présente un ensemble de propositions sous le titre Reducing the Risks of Climate Change

https://www.overshootcommission.org/

Ces propositions ne paraîtront pas très originales à l’exception de la 4e. Encore faudrait il les appliquer effectivement. Résumons :

. Couper les émissions de gaz à effets de serre en les replaçant par l’appel à des sources renouvelables. Comme il fallait s’y attendre l’énergie atomique n’est pas mentionnée, qu’elle soit de fission ou de fusion.

. S’adapter au changement climatique. Mais l’adaptation est coûteuse, souvent hors de portée des pays pauvres. Ils devront être aidés. Ainsi en sera-t-il du choix de nouvelles espèces agricoles plus résistantes ou refaire les barrières littorales détruites par la montée du niveau de la mer.

. Supprimer le carbone qui est déjà dans l’atmosphère ou les océans. Ainsi faudrait-il cesser la déforestation notamment en luttant contre les feux de forêts et en replantant des végétaux gros consommateurs de CO2. Parallèlement il faudra stocker durablement sous forme liquide le CO2 prélevé par divers procédés.

.Ralentir le réchauffement par des dispositifs (gigantesques) réfléchissant vers l’espace une partie de la lumière solaire.

Sans être trop pessimiste, on prendra ces propositions avec scepticisme. Pour être efficaces, elles devront être décidées et mises en œuvre à un niveau international. Or pour le moment la principale préoccupation consiste à éviter une guerre mondiale entre puissances dotées de l’arme atomique

    18/09/2023 L’opposition au nucléaire en Allemagne va-t-elle devenir plus raisonnable ?

    Six jeunes militants écologistes européens du réseau RePlanet, https://www.replanet.ngo/ et menés par une activiste suédoise de 18 ans, Ia Aanstoot, ont lancé, le 30 août 2023, une vaste campagne de communication, baptisée « Cher Greenpeace ».

     Pétition à l’appui, ils demandent à l’ONG de « renoncer à son opposition démodée et non scientifique à l’énergie nucléaire » et de les rejoindre « dans la lutte contre les combustibles fossiles ». Un positionnement encore inimaginable il y a quelques années, tant Greenpeace a pu faire figure d’association tutélaire et intouchable.

    « Nous faisons confiance à la science », affirme-le collectif. « Contrairement à certaines personnes qui dirigent Greenpeace, c’est notre génération qui devra vivre avec les conséquences du changement climatique. (…) Notre génération fait confiance à des organismes respectés comme le GIEC qui affirment que nous ne pouvons pas atteindre les objectifs climatiques de Paris sans énergie nucléaire »,

    Le dernier rapport du GIEC est en effet clair sur le nucléaire : pouvant fournir « une énergie à faible émission carbone à grande échelle », l’atome est, malgré des réserves sur son coût et son acceptabilité, un indiscutable atout énergétique dans la lutte contre le changement climatique.

    Pour RePlanet, l’opposition de Greenpeace au nucléaire sert, in fine, les intérêts des combustibles fossiles. Le cas de l’Allemagne est parlant : entre 2005 et 2020, Berlin a porté de 5 à 32% la part des renouvelables intermittents (éolien et photovoltaïque) dans son mix électrique. Tout en promouvant et poursuivant, au nom de l’Energiewende, une active stratégie de sortie du nucléaire, fermant ses derniers réacteurs en avril 2023. Entre 2005 et 2020, le charbon a certes reculé, passant de 45 à 24% du mix électrique allemand, mais la part du gaz fossile a augmenté (de 12 à 16%), et, surtout, le pays a préféré l’abandon du nucléaire à la fermeture de plus de centrales fossiles.

    Si elle avait conservé toutes ses centrales nucléaires, l’Allemagne serait déjà pratiquement sortie du charbon, et aurait réduit bien plus significativement ses émissions de CO2.

    Il est temps de voir la réalité en face sur la révolution énergétique allemande, l’Energiewende, et sa priorité donnée envers et contre tout à la production d’électricité renouvelable assortie de l’abandon dans le même temps du nucléaire. Une stratégie prônée par les écologistes de tous partis et les fonctionnaires européens

    Elle est pourtant totalement irrationnelle et inefficace, ce qui ne l’a pas empêché d’être imposée pour des raisons uniquement politiques par les institutions européennes. Et pourtant, c’est un échec total. En dépit d’investissements considérables, elle n’a fait très peu diminuer les émissions de gaz à effet de serre et renchérit considérablement le prix de l’électricité. Car quand il n’y a pas de vent et pas de soleil, la seule solution consiste à faire tourner à plein régimes les centrales au charbon et au gaz… russe.

    Et pour passer un hiver qui s’annonce difficile, le gouvernement allemand vient même d’annoncer maintenir en veille jusqu’au printemps prochain deux réacteurs nucléaires qui auraient dû être fermés définitivement à la fin de l’année.

    La France quant à elle ne peut que se féliciter de sa politique énergétique : maintenir en activité pendant sans doute trente ans encore son parc de 18 centrales nucléaires, en les rajeunissant progressivement et parallèlement prendre la tête à Cadarache du consortium international ITER visant à produire aussi vite que possible l’électricité de fusion nucléaire dont elle aura besoin pour prendre le relais de la fission.