16/10/2023 LLM De mystérieux modèles

La SiliconValley qui est restée la référence mondiale en matière de technologies de l’information, ne jure plus que par les LLM. Google a introduit son propre LLM, nommé BARD, dans chacun de ses services, Open AI a fait de même, dotant le sien, dit ChatGPT, de nouvelles capacités sensorielles, telles que la capacité de voir et parler afin d’en faire un assistant personnel. Mais l’on en sait encore peu sur la façon dont ces outils fonctionnent, dans quels domaines on peut les utiliser et quand il vaut mieux les éviter. Est-il prudent d’y faire appel dans ces conditions ?

Certains auteurs voient dans les LLM des algorithmes de compression tels que JPEG en photographie digitale. Mais dans ce cas, ils auraient vocation à comprimer tous l’Internet pour le faire entrer dans un simple disque. Un récent article de chercheurs de Google Deepmind a confirmé l’hypothèse de la compression (Voir https://venturebeat.com/ai/llms-are-surprisingly-great-at-compressing-images-and-audio-deepmind-researchers-find/)

Mais l’article montre que les LLM visent aussi a reconstituer des textes ou des images complets à partir de fragments. A la base ils utilisent la technique dite Next Word Prediction. Celle-ci vise à prédire le sens d’un mot inconnu à partir du sens d’un mot connu. Elle est le plus souvent précieuse

Dans certains cas les LLM peuvent se tromper ou, plus gravement tromper l’utilisateur. Ainsi, en reconstituant le discours d’un homme politique, utilisé d’une façon malveillante, ils pourront lui faire dire le contraire de ce qu’il a dit. Personne ne s’en rendra compte.

Pour bien faire, les créateurs des LLM devraient passer plus de temps, avant de les commercialiser, pour comprendre comment ils fonctionnent et en quoi ils peuvent se tromper. Il leur restera à en avertir honnêtement leurs utilisateurs

Voir notre article précédent

https://europesolidaire.eu/2023/07/26/26-07-27-le-piege-des-grands-modeles-de-langage-large-language-models-llm-repeter-comme-des-perroquets/

15/10/2023 Assassinat des enseignants français par les islamistes

Apres Samuel Paty, c’est un deuxième enseignants français que les intérêts islamistes bien représentés en France ont décidé de faire taire de la facon la plus violente qui soit.

 Arras a rendu hommage le dimanche 15 octobre à Dominique Bernard, le professeur de français tué par un ancien-élève islamiste radicalisé, ainsi qu’aux deux victimes collatérales.

Mais les fleurs et les couronnes ne suffiront pas. Les mesures gouvernementales qui viennent décidées pas davantage ( déclaration d’urgence-attentat, interdiction de certaines manifestations, identification partout sur le territoire des nationaux considérés comme dangereux par les services de renseignement, retrait systématique du titre de séjour pour les étrangers).

Quant à l’expulsion systématique de tout étranger considéré comme dangereux, elle sera impossible. Aucun pays étranger ne l’acceptera.

De plus, les représentants de l’islam radical installés en France depuis longtemps et qui l’ont souvent frappée, ne laisseront pas faire. L’appel lancé par Khaled Mechaal, l’ancien chef du Hamas, qui exigeait des musulmans du monde entier qu’ils fassent connaître leur colère, a été entendu. Il le sera encore longtemps, car on trouve en chaque pays des cellules dormantes et des individus radicalisables , souvent issus de l’immigration, qui, tôt ou tard, entendront la voix de l’islam radical. La France porte en elle une entité qui la rejette et veut l’anéantir.

14/10/2023 Matière et Antimatière

Rappelons en introduction qu’il ne faut pas confondre la matière noire et l’anti-matière. Il n’y a en moyenne qu’une particule d’antimatière pour un milliard de particules de matière. Donc l’antimatière ne joue aucun rôle dans l’Univers d’aujourd’hui, alors que la matière noire est prépondérante.

L’antimatière est si l’on peut dire le contraire de la matière, dont sont constituées les étoiles et les planètes. Les deux substances auraient été générées en quantités égales lors du Big Bang, La dernière étude en date a révélé que les deux matières réagissent de la même manière à la gravité. Autrement dit, si on laissait tomber un morceau d’antimatière, il arriverait au sol aussi vite que le ferait son homologue constitué  de matière.

Pendant des années, les physiciens se sont efforcés de découvrir les différences et les similitudes entre les deux substances, afin d’expliquer l’origine de l’univers. Découvrir que l’antimatière s’élèverait vers le haut en réponse à la gravité, au lieu de tomber, aurait complètement bouleversé tout ce que nous savons de la physique.

Or, il vient d’être confirmé pour la première fois que les atomes d’antimatière tombent. Loin d’être une impasse scientifique, cette découverte ouvre la voie à de nouvelles expériences et hypothèses. Tombent-ils à la même vitesse, par exemple ? Lors du Big Bang, la matière et l’antimatière ont dû se combiner et s’annuler, ne laissant que de la lumière. C’est l’un des grands mystères de la physique, et la découverte des différences entre les deux est la clé pour le résoudre. Or d »une manière ou d’une autre, la matière a pris le dessus sur l’antimatière dans les premiers instants de la création.

La façon dont elle réagit à la gravité pourrait en être la clé, selon le Dr Danielle Hodgkinson, membre du groupe de recherche de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), en Suisse, l’un des plus grands laboratoires de physique des particules au monde.

« Nous ne comprenons pas comment notre univers en est venu à être dominé par la matière, c’est donc ce qui motive nos expériences » a-t-elle dit.

La plupart de l’antimatière n’existe que de façon fugace dans l’univers. Pour réaliser les expériences, l’équipe du CERN a donc dû la créer sous une forme stable et durable. Le professeur Jeffrey Hangst a passé 30 ans à mettre au point une installation permettant de construire méticuleusement des milliers d’atomes d’antimatière à partir de particules subatomiques, puis de les piéger et de les relâcher à nouveau.

« L’antimatière s’avère être la substance la plus fascinante et la plus mystérieuse que l’on puisse imaginer. Pour autant que nous puissions le comprendre, il serait possible de construire un univers comme le nôtre, avec vous et moi, uniquement composé d’antimatière », explique le professeur Hangst.

D’abord, qu’est que la matière ? Tout dans notre monde est fait de matière, depuis les plus petites particules jusqu’aux atomes. L’atome le plus simple est l’hydrogène. C’est l’élément le plus important qui compose le Soleil. Un atome d’hydrogène est constitué d’un proton chargé positivement au centre et d’un électron chargé négativement en orbite autour de lui.

Dans le cas de l’antimatière, les charges électriques sont inversées. Prenons l’exemple de l’antihydrogène, qui est la version antimatière de l’hydrogène, utilisée dans les expériences du CERN. Son centre est constitué d’un proton chargé négativement (antiproton) autour duquel tourne un électron chargé positivement (positron).

Les antiprotons du CERN sont produits par la collision de particules à l’intérieur des accélérateurs du Centre. Ils sont transportés par des tubes vers le laboratoire d’antimatière à une vitesse élevée, presque égale à celle de la lumière. Cette vitesse est trop élevée pour que les chercheurs puissent la contrôler. La première étape consiste donc à les ralentir en les faisant passer dans un grand anneau magnétique. Cela permet d’extraire leur énergie, jusqu’à ce que leur mouvement deviennent plus observables.

Les antiprotons et les positrons sont envoyés ensuite vers un aimant géant, où ils se mélangent pour former des milliers d’atomes d’antihydrogène. L’aimant crée un champ magnétique qui piège l’antihydrogène. S’il venait à toucher les parois du conteneur, il serait instantanément détruit, car l’antimatière ne peut survivre au contact avec la matière . Lorsque le champ magnétique est désactivé, les atomes d’antihydrogène sont libérés. Des capteurs détectent alors s’ils sont tombés vers le haut ou vers le bas.

Certains physiciens théoriques ont prédit que l’antimatière pourrait tomber (monter) vers le haut, alors que la plupart d’entre eux, notamment Albert Einstein dans sa théorie générale de la relativité il y a plus de 100 ans, affirment qu’elle devrait se comporter comme la matière et tomber vers le bas. Les chercheurs du CERN viennent de confirmer, avec le plus haut degré de certitude jamais atteint, qu’Einstein avait raison.

Mais ce n’est pas parce que l’antimatière ne tombe pas vers le haut qu’elle tombe vers le bas exactement à la même vitesse que la matière. Aussi, dans les prochaines étapes de la recherche, l’équipe améliorera son expérience pour la rendre plus sensible et vérifiera s’il existe une légère différence dans les vitesses de chute de l’antimatière.

Si c’était le cas, cela pourrait répondre à l’une des principales questions que pose la cosmologie: comment l’univers est-il apparu ?

Les résultats de la recherche ont été publiés dans la revue Nature. Nous en reprenons ci-dessous les références et l’abstract.

Les chercheurs du CERN préparent d’autres expériences pour tester ces premiers résultats, notamment celles dites AEgIS et GBAR

Référence

Observation of the effect of gravity on the motion of antimatter
Abstract

Einstein’s general theory of relativity from 1915 remains the most successful description of gravitation. From the 1919 solar eclipse to the observation of gravitational waves, the theory has passed many crucial experimental tests. However, the evolving concepts of dark matter and dark energy illustrate that there is much to be learned about the gravitating content of the universe. Singularities in the general theory of relativity and the lack of a quantum theory of gravity suggest that our picture is incomplete. It is thus prudent to explore gravity in exotic physical systems. Antimatter was unknown to Einstein in 1915. Dirac’s theory  appeared in 1928; the positron was observed in 1932. There has since been much speculation about gravity and antimatter. The theoretical consensus is that any laboratory mass must be attracted by the Earth, although some authors have considered the cosmological consequences if antimatter should be repelled by matter. In the general theory of relativity, the weak equivalence principle (WEP) requires that all masses react identically to gravity, independent of their internal structure. Here we show that antihydrogen atoms, released from magnetic confinement in the ALPHA-g apparatus, behave in a way consistent with gravitational attraction to the Earth. Repulsive ‘antigravity’ is ruled out in this case. This experiment paves the way for precision studies of the magnitude of the gravitational acceleration between anti-atoms and the Earth to test the WEP.4/10/2023 Matière et Antimatière

13/10/2023 Guerre Israel-Hamas. Qui a fourni des armes au Hamas ?

La bande de Gaza s’étend sur quelque 360 km2, soit à peu près la taille du lac de Neuchâtel. Il s’agit d’un territoire très densément peuplé, pauvre et disposant de très peu de ressources. Surtout, l’enclave est presque totalement coupée du reste du monde depuis que le Hamas en a pris le contrôle, il y a 16 ans. Les Etats limitrophes, Israël et l’Egypte, imposent un blocus strict sur ce territoire, contrôlé par un vaste dispositif de surveillance.

Et pourtant, les combattants du Hamas qui ont attaqué Israël samedi matin l’ont fait à l’aide de milliers de roquettes, de drones larguant des grenades et d’un nombre considérable d’armes légères et munitions. D’où venaient ces armes ?

Au fil des années, le Hamas a creusé un immense réseau de tunnels reliant le territoire de Gaza au Sinaï égyptien et à Israël pour faire circuler combattants, armes et autres biens de contrebande. Ces voies souterraines sont régulièrement ciblées par les forces israéliennes et égyptiennes, sans succès. Après chaque attaque, le Hamas en creuse de nouvelles.

Avant d’atteindre les tunnels du Hamas, les armes transitent de l’Iran au Soudan. Les cargaisons gagnent ensuite l’Egypte par voie terrestre, où des réseaux de contrebande les introduisent dans la bande de Gaza. Les cargaisons gagnent ensuite l’Egypte par voie terrestre, où des réseaux de contrebande les introduisent dans la bande de Gaza.

Autre source d’entrée, la voie maritime. D’inoffensifs bateaux de pèche ou de petit cabotage larguent les armes au large de la bande de Gaza ou libèrent de petits containers ensuite récupérés par des combattants du Hamas.

Quel a été le rôle de l’Iran ?

Les responsables palestiniens ont nié avoir reçu de l’aide de la part de l’Iran pour planifier leur dernière attaque, et rien ne prouve que l’Iran ait activement participé aux massacres, selon le renseignement américain. Pourtant, Téhéran est depuis longtemps le principal soutien militaire du Hamas.

L’Iran fournit notamment des roquettes, dont le modèle Fajr-5, d’une portée de 75 kilomètres, ainsi qu’une variante locale des missiles antichars russes Kornet.

La République islamique n’exporte pas uniquement des armes prêtes à l’emploi. Elle livre également des pièces détachées et, surtout, son savoir-faire: les miliciens du Hamas sont formés par elle pour pouvoir assembler ou réparer des armes en autonomie, à l’intérieur de Gaza.

En résultat, le Hamas fabrique désormais une grande partie de ses propres armes, met au point des drones et des véhicules sous-marins sans pilote, s’engage dans la cyberguerre et est sur le point de passer des roquettes non guidées à des drones et des missiles de précision guidés par GPS», résumait une étude du Jerusalem Center for Public Affairs parue en août 2021.

Recyclage

Pourtant, la bande de Gaza ne dispose pas des matières premières habituellement nécessaires à la construction des armes. Pour se les procurer, le Hamas doit faire preuve d’ingéniosité.

Le métal utilisé à ces fins provient souvent des infrastructures détruites par les frappes aériennes d’Israël sur Gaza. Tout ce qui reste après ces attaques – tôles et tuyaux métalliques, barres d’armature, câbles électriques – trouve son chemin dans les ateliers d’armement du Hamas, pour en ressortir sous forme de tubes de roquettes ou d’autres engins explosifs.

Le groupe islamiste a également déterré les conduites d’eau qui reliaient d’anciennes colonies évacuées au territoire israélien, utilisées désormais pour fabriquer les sections de propulsion des roquettes. 

L’armée israélienne est, malgré elle, également une source d’équipements pour le Hamas. Après chaque opération de Tsahal à Gaza, les combattants islamistes fouillent minutieusement décombres et champs à la recherche de munitions non explosées.

Après la guerre de 2014, Tsahal aurait laissé derrière lui des dizaines de bombes américaines non explosées, ce qui aurait permis aux hommes du Hamas de récupérer 470 kilos d’un puissant explosif dit tritonal (TNT) dans chacune d’entre elles.

L’aveuglement d’Israël et de Washington.

On comprend mal dans ces conditions que ni Israël ni les Etats-Unis, qui se vantent d’avoir les services de renseignement militaires les plus affutés du monde, n’aient rien vu venir et se soient laissés surprendre par le Hamas et par l’Iran.

https://jcpa.org/frequently-asked-questions-about-the-2023-war-with-hamas/

13/10/2023 Lancement réussi de la sonde Psyché de la Nasa.

Le 13 octobre 2023, la sonde Psyché a été lancée par la Nasa à destination de l’astéroïde du même nom.

Psyché est un astéroïde (petit astre) d’environ 230 km de diamètre et composé principalement de métal, notamment du fer et du nickel. Après l’astéroïde Bennu (voir notre article), c’est le second de ces objets que la Nasa se prépare à explorer grâce à l’envoi de sondes (mission Psyche).

Psyche est un astéroïde globalement sphérique de 280 km de diamètre. Il fait partie des astéroïdes de « type M », c’est-à-dire qu’il est principalement composé de métaux, notamment nickel, fer et or. Ce type d’astéroïde est assez rare dans le système solaire et pourrait permettre de répondre à de nombreuses questions sur l’origine de planètes comme la Terre et Mars.

Références

https://www.sciencesetavenir.fr/espace/systeme-solaire/video-suivez-le-lancement-de-la-mission-psyche-vers-un-asteroide-metallique_174406

https://www.huffingtonpost.fr/science/video/asteroide-psyche-la-mission-de-la-nasa-est-elle-une-ruee-vers-l-or-clx1_223722.html

Article détaillé de Wikipédia.fr concernant Psyche et la mission Psyche https://fr.wikipedia.org/wiki/Psych%C3%A9_(sonde_spatiale)

12/10/2023 L’Amérique repart pour la Lune.

Le premier volet de la mission Artemis vient d’être lancé en direction de la Lune. Cette première partie se caractérise par un vol inhabité. La capsule Orion, dont une grande partie est fournie par l’Agence spatiale européenne, va se mettre en orbite autour de la Lune et revenir sur Terre. Le but est de vérifier que la nouvelle fusée de la Nasa (SLS) et la capsule fonctionnent correctement.

Dans quelques années, lors de la deuxième partie (Artemis II), des humains embarqueront dans la capsule mais ne se poseront pas à la surface de la Lune. L’alunissage aura lieu lors de la troisième partie (Artemis III). Cela n’est pas prévu avant 2025, selon les prévisions les plus optimistes. Les échéances de 2026 voire 2028 sont déjà évoquées.

Le but de la mission Artemis n’est pas seulement d’aller sur la Lune, de faire des observations et des prélèvements de roches, mais de s’installer durablement autour du satellite (avec une petite station orbitale) et d’y implanter une base.

Cette relance de l’exploration lunaire n’est qu’une étape dans le programme des vols habités de la Nasa, qui vise la planète Mars. A terme, la Lune pourrait devenir un premier arrêt, une station-service, pour les longues traversées.

La dernière fois qu’un être humain a foulé le sol lunaire remonte à 1972, lors de la mission Apollo 17.

Le programme de vols habités de la Nasa a connu un brusque coup d’accélérateur sous la présidence de Donald Trump. En 2017, celui-ci  a signé une directive demandant à l’agence spatiale américaine d’accentuer ses efforts sur les missions habitées vers l’espace lointain.

En 2019, son vice-président Mike Pence annonce que les Etats-Unis vont déployer « tous les moyens nécessaires«  pour renvoyer des astronautes sur la Lune d’ici 2024. Cette nouvelle échéance est aussitôt jugée ambitieuse : la précédente visait 2028. « Nous sommes aujourd’hui dans une course à l’espace comme nous l’étions dans les années 1960 », a précisé Mike Pence pour justifier cet empressement.

La Chine l’a bien compris. Il est probable qu’après celle de la Nasa, la station lunaire suivante sera chinoise.

12/10/2023 De l’eau et du carbone sur l’astéroïde Bennu

L’échantillon de l’astéroïde Bennu rapporté sur Terre par la mission Osiris-Rex de la Nasa  contient de l’eau et du carbone en grande quantité, a annoncé mercredi 11 octobre l’agence spatiale américaine. Cette découverte devrait permettre de vérifier l’hypothèse selon laquelle des astéroïdes ont apporté sur Terre les composés ayant permis la naissance de la vie, comme le pensent certains scientifiques.

« Les molécules d’eau et de carbone sont exactement le genre de matière que nous souhaitions trouver », a déclaré le chef de la Nasa, Bill Nelson »Il s’agit d’éléments cruciaux dans la formation de notre propre planète, et ils vont nous aider à déterminer l’origine des éléments qui pourraient avoir mené à la vie. »

Depuis, le méticuleux processus d’ouverture de la capsule se déroule dans une chambre blanche au centre spatial Johnson de la Nasa à Houston. Selon les premières analyses, il s’agit de l’échantillon spatial le plus riche en carbone jamais rapporté sur Terre.

« Nous avons choisi le bon astéroïde ! », s’est réjoui Daniel Glavin, scientifique à la Nasa, parlant d’un « rêve pour les astrobiologistes ». « Le carbone est essentiel pour la vie sur Terre, nous sommes tous façonnés de carbone »  » En frappant la Terre, les astéroïdes comme Bennu auraient ainsi pu « ensemencer » notre planète. »

L’eau est présente sur Bennu, emprisonnée dans ce qu’on appelle des minéraux hydratés. « Nous pensons que c’est ainsi que l’eau est arrivée sur Terre », a expliqué Dante Lauretta, principal responsable scientifique de la mission. « La raison pour laquelle la Terre est un monde habitable, pour laquelle nous avons des océans, des lacs, des rivières, est parce que ces minéraux hydratés (…) ont atterri sur Terre il y a entre 4 et 4,5 milliards d’années. »

La majorité de l’échantillon sera conservée pour être étudiée par des générations futures, avec de nouveaux instruments plus performants et pour répondre à de nouvelles questions scientifiques. C’est ce qui avait été fait pour les roches lunaires rapportées lors du programme Apollo.

L’analyse de Bennu pourrait en outre se révéler très directement utile à l’avenir. Il existe un faible risque (une chance sur 2 700) que l’astéroïde frappe la Terre en 2182, une collision qui serait catastrophique. Connaître sa composition exacte pourrait ainsi aider à mieux comprendre sa trajectoire, et peut-être même, si besoin un jour, à calculer l’impact nécessaire pour la dévier. 

Ce résultat pose selon nous de nouvelles questions encore sans réponses

. Les chutes de petits astéroïdes sur la Terre sont et demeurent nombreuses. Pourquoi n’y a-t-on pas encore trouvé de tels composants. Sont-ils détruits en traversant l’atmosphère terrestres ou en arrivant au sol. Jusqu’ici les astéroïdes tombés en mer étaient irrécupérables.

. Pourquoi la Terre serait-elle le seul réceptacle de tels astéroïdes. La Lune et Mars, notamment, ne paraissent pas en avoir reçu . Est-ce pour cette raison que la vie n’y est pas apparu ?

. Même si les chutes d’astéroïdes ont pu apporter sur terre des éléments nécessaires à l’apparition de la vie, ont-ils pu le faire en quantité suffisante pour ce faire ??

. On estime généralement que la vie est apparue sur la Terre dans les failles de la croûte océanique, c’est-à-dire dans l’eau. On ne comprendrait pas dans ces conditions comment des fragments d’astéroïdes tombés sur la croute terrestre auraient pu influencer ce processus.

Références

Mission OSIRIS-REX https://en.wikipedia.org/wiki/OSIRIS-REx3

https://www.france24.com/fr/%C3%A9co-tech/20231012-de-l-eau-et-du-carbone-la-nasa-d%C3%A9voile-le-contenu-de-l-%C3%A9chantillon-de-l-ast%C3%A9ro%C3%AFde-bennu

https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/origine-de-la-vie-l-hypothese-interieure_23192

11/10/2023 L’ITT est-elle une pseudoscience ?

La Théorie de l’Information Intégrée (ITT ) qui prétend être la mieux à même d’expliquer le phénomène de la conscience serait une pseudo-science pour 124 neuroscientifiques consultés le 15 septembre 2023 par une lettre ouverte.. La raison en est qu’elle serait invérifiable (untestable)

Voir https://mindmatters.ai/2023/09/leading-consciousness-theory-slammed-as-pseudoscience-huh/

Les auteurs de la lettre comprennent Adrian Owen (Western University Canada) qui avait récemment montré que les personnes en état végétatif pouvaient avoir des périodes conscientes, Chris Frith ( London University College) expert en images cérébrales et Joseph LeDoux (New York University) qui a étudié comment la peur se matérialise dans le cerveau 

Mais ne seraient-ils pas excessivement pessimistes?

On sait que le concept de conscience (le hard problem) n’a jamais encore pu expliquer comment, par exemple, la perception du rouge dans les cellules oculaires se traduisait par la conscience du rouge dans les neurones.

Récemment cependant l’ITT avait décidé d’étudier la structure mathématique des réseaux neuronaux de traitement de l’information conduisant à des perceptions conscientes. L’étude se veut transposables aux animaux et aux systèmes d’intelligence artificielle.

Pour l’ITT, plus un réseau est densément interconnecté, plus il est apte à la conscience. Les interactions entre les nœuds (nodes) générent plus d’information que les liaisons directes. L’ITT prévoit qu’il devrait être possible de calculer un niveau de conscience dit phi qui sera fonction du nombre des noeuds et de celui de leurs interactions.

Mais plus le réseau se densifie, plus il devient opaque. Au delà de 30 noeuds, la tâche est pour le moment impossible. C’est le cas des cerveaux des animaux les plus simples et a fortiori des hommes. La neuroimagine en plein développement pourrait aider au décompte, mais elle n’en est pas là

Il existe une autre hypothèse dite global neuronal workspace theory selon laquelle plus les échanges neuronaux intéressent de zones du cerveau diversifiées plus ils ont de chances de devenir conscients. Mais celle-ci est encore plus difficiles à démontrer que la précédente. Les images globales du cerveau au niveau neuronal ne sont pas pour demain

11/10/2023 La première future base lunaire permanente

Après étude, l’un des emplacements le plus favorable devrait être le cratère Svendrup-Henson, qui fait partie d’une série de 5 cratères situés non loin du pôle sud.

Les pentes y sont modérées, le jour et la nuit s’y succèdent régulièrement et surtout il est proche de considérables ressources en eau peu profonde certes congelée mais facilement décongelable grâce l’électricité de panneaux solaires. Les mêmes panneaux fourniraient toute l’électricité nécessaire à la vie de la station. Cette zone avait été explorée précédemment par les rovers américains et indien. Les télécommunications avec la terre y sont aisées.

La surface plate accessible ne dépasse pas 5km2. Mais elle sera suffisante pour les activités quotidiennes.

Ces données résultent d’observations instrumentales. Elles devront être vérifiées par des informations obtenues in situ.

Il s’agit de bonnes nouvelles concernant la future présence permanente de l’Homme sur Mars. Le relais par la Lune sera indispensable.

Rappelons qu’aujourd’hui les puissantes spatiales terrestres potentielles n’ont pas encore convenu de travailler en commun pour la construction et la maintenance de bases lunaires.

Référence

cell.com

ARTICLE| VOLUME 26, ISSUE 10, 107853, OCTOBER 20, 2023

https://www.cell.com/iscience/fulltext/S2589-0042(23)01930-2?_returnURL=https%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS2589004223019302%3Fshowall%3Dtrue

11/10/2022 Ils commettent le pire des crimes de guerre imaginables

Que des hommes armés et en uniforme coupent froidement et publiquement le cou à de jeunes enfants et s’en vantent sur les médias au prétexte d’effrayer l’adversaire constitue le pire des crimes de guerre que l’histoire ait jamais connus. C’est pourtant ce qui se passe de plus en plus fréquemment le long de la bande de Gaza.

Il est incompréhensible que de tels actes soient considérés avec indulgence par les hiérarchies civiles, militaires et religieuses dont relèvent ces hommes.

Au lieu de se voir condamnés, ils sont ainsi encouragés à continuer et faire pire encore. De nombres jeunes femmes auparavant étaient violées et tuées. Pourquoi ne pas continuer ?

Les simples citoyens devraient avoir à cœur, comme nous le faisons ici, de dénoncer de tels crimes. Mais on ne les entend guère

Jean-Paul Baquiast et le Comité de rédaction de Europe solidaire

En annexe, copie d’une circulaire du Garde des Sceaux français
Direction des affaires criminelles et des grâces
Sous-direction de la justice pénale générale
Bureau de la politique pénale générale

Paris, le 10 octobre 2023
Le garde des Sceaux, ministre de la Justice

Pour attribution

Mesdames et Messieurs les procureurs généraux près les cours d’appel
Madame la procureure de la République près le tribunal supérieur d’appel
Mesdames et Messieurs les procureurs de la République près les tribunaux judiciaires

Pour information

Mesdames et Messieurs les premiers présidents des cours d’appel
Monsieur le président du tribunal supérieur d’appel
Mesdames et Messieurs les présidents des tribunaux judiciaires

N° NOR : JUSD2327199C N° CIRCULAIRE : CRIM 2023 – 17 / E1 – 10/10/2023 N/REF : 2023/0062/A4

Circulaire relative à la lutte contre les infractions susceptibles d’être commises en lien avec les attaques terroristes subies par Israël depuis le 7 octobre 2023

Annexe : Télégramme du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer relatif à la vigilance renforcée et à la sécurité des sites de la communauté juive après les attaques menées contre Israël

Les attaques terroristes survenues en Israël le 7 octobre 2023, d’une ampleur sans précédent, sont susceptibles d’avoir des répercussions sur le territoire français, appelant un traitement judiciaire vigilant. La survenance de ces faits est notamment de nature à engendrer une recrudescence d’infractions à caractère antisémite, qu’il s’agisse d’atteintes à l’intégrité physique de personnes issues de la communauté juive, de dégradations de lieux de cultes ou encore de propos susceptibles de revêtir les qualifications d’apologie de terrorisme ou de provocation directe à des actes de terrorisme prévues par l’article 421-2-5 du code pénal.

Ces comportements intolérables heurtent les fondements mêmes de notre République et exigent une réponse pénale ferme et rapide. Vous veillerez à ce que les parquets, dès lors que les éléments de la procédure permettent d’établir que le crime ou délit a été « précédé, accompagné ou suivi de propos, écrits, images, objets ou actes de toute nature qui soit portent atteinte à l’honneur ou à la considération de la victime ou d’un groupe de personnes dont fait partie la victime à raison de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée, soit établissent que les faits ont été commis contre la victime pour l’une de ces raisons », retiennent la circonstance aggravante prévue par l’article 132-76 du code pénal

Les atteintes à l’intégrité physique des personnes pour un motif discriminatoire appellent, si elles apparaissent caractérisées, une réponse pénale systématique et empreinte de fermeté, privilégiant la voie de la comparution immédiate. J’attire en outre votre attention sur le fait que « les propos qui tendent à inciter autrui à porter un jugement favorable sur une infraction qualifiée de terroriste ou sur son auteur, même prononcés dans le cadre d’un débat d’intérêt général et se revendiquant comme participant d’un discours de nature politique » sont constitutifs de l’apologie de terrorisme visée par l’article 421-2-5 du code pénal.

La tenue publique de propos vantant les attaques précitées, en les présentant comme une légitime résistance à Israël, ou la diffusion publique de message incitant à porter un jugement favorable sur le Hamas ou le Djihad islamique, en raison des attaques qu’ils ont organisées, devront ainsi faire l’objet de poursuites du chef précité.

Le Hamas figurant sur la liste des organisations terroristes établie par l’Union européenne, l’exhibition, à l’occasion d’un rassemblement public, du drapeau de cette organisation pourra de même caractériser les faits d’apologie de terrorisme, notamment si ces faits s’inscrivent dans un contexte de soutien à l’idéologie portée par ce mouvement ou aux attaques précitées.

Une attention particulière devra à cet égard être portée aux circonstances des faits pour caractériser cette infraction. Si les infractions à caractère discriminatoire et les expressions apologétiques sont malheureusement susceptibles d’être commises en tous points du territoire national à l’occasion ou hors de tout rassemblement public, Internet et les réseaux sociaux se révèlent être régulièrement le lieu privilégié d’expression de ces messages de haine.

Dans le prolongement des faits survenus en Israël, la plateforme d’harmonisation, d’analyse de recoupement et d’orientation des signalements (PHAROS) relève ainsi une multiplication depuis le 7 octobre des publications à caractère antisémite sur les réseaux sociaux.

Comme précisé dans ma circulaire du 24 novembre 2020 relative à la lutte contre la haine en ligne, le parquet de Paris est l’interlocuteur judiciaire privilégié de la plateforme PHAROS pour tous les aspects ayant trait aux signalements effectués en matière de haine en ligne.

Si les premières réquisitions aux opérateurs techniques aux fins d’identification des auteurs de propos signalés sur la plateforme sont ainsi diligentées sous l’autorité du procureur de la République de Paris, celui-ci apprécie ensuite l’opportunité de se dessaisir au profit du parquet du ressort de domiciliation de l’auteur présumé identifié.

Cette décision est prise au regard des critères énoncés dans la circulaire précitée, notamment au regard de la complexité de la procédure, de la nécessité d’éviter un morcellement de la réponse judiciaire, ou encore du fort trouble à l’ordre public généré par les faits. Ces procédures devront faire l’objet d’un traitement prioritaire par le parquet compétent.