28/10/2023 Amin Maalouf: au bord d’une guerre mondiale pire que les précédentes

Amin Maalouf  né le 25 février 1949 à Beyrouth, est un écrivain francolibanais. Il reçoit le prix Goncourt en 1993, pour Le Rocher de Tanios, et est élu à l’Académie française en 2011. Le 28 septembre 2023, il est élu secrétaire perpétuel de l’Académie française.

Il vient de nous prévenir : « On est au bord d’une guerre mondiale pire que les précédentes »

N’est-ce pas exagéré ? Certes, nous lisons dans la presse du 28 octobre 2023

La nuit dernière, l’armée israélienne a lancé son raid le plus intense depuis le début de la guerre, le 7 octobre. Samedi matin, elle a annoncé avoir bombardé «150 cibles souterraines dans le nord de la bande de Gaza, dont des tunnels de terroristes, des espaces de combat souterrains et d’autres infrastructures». Ces violents bombardements ont accompagné une incursion terrestre : des images diffusées samedi matin par le service de communication de l’armée montrent des dizaines de chars Merkava, qui seraient toujours sur place.

Coupé en début de soirée, Internet n’a toujours pas été restauré dans la bande de Gaza. Le contact est impossible à établir avec les habitants, qui utilisent surtout les réseaux sociaux pour communiquer avec le reste du monde. Depuis plus de douze heures, Gaza est plongée dans le brouillard. Ce samedi, le dernier bilan communiqué par le ministère de la Santé du Hamas faisait état de 7703 morts dans les bombardements ; un chiffre impossible à vérifier. Le seul message qu’on reçoive encore de Gaza, depuis Israël, ce sont les roquettes Al Qassam, les missiles tirés par les combattants du Hamas. Samedi, dans la matinée, les sirènes d’alarme ont retenti dans plusieurs localités avoisinant la bande de Gaza : à Kissufim, Magen, Nachal Oz, Nir Oz, Soufa, Nir Itzhak…

Faut-il qu’Israël se laisse détruire par le Hamas ? Entourés de pays arabes hostiles, pour qui un Juif n’a de valeur que mort, les Israéliens ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour se défendre. Ils ne trouveront en tous cas aucune aide dans l’Union européenne, à genoux devant l’islamisme.

Or Amin Maalouf connait-il les grands programmes de recherche scientifique mondiaux auxquels Israël apporte une contribution décisive?

. Voyez le site Israël Science Info https://www.israelscienceinfo.com/

27/10/2023 Que se passe-t-il dans le cerveau en état de mort imminente

Nombreuses sont les expériences de personnes en état de mort imminente mais n’étant finalement pas décédées, qui relatent après leur réveil différentes visions ayant traversé leur cerveau et dont elles ont gardé le souvenir. Ainsi elles auraient revécu des années entiere de leur vie passée, ou au contraire imaginé des scènes ou des situations qu’elles auraient voulu vivre et qu’elles n’ont pas vécu.

Dans ces divers cas cependant l’on pouvait se demander si en reprenant conscience, elles n’imaginaient pas ces situations en prêtant à leur cerveau des activités créatrices que ce cerveau n’aurait pas eu si elles étaient finalement mortes

Pour résoudre ce dilemme, des chercheurs de l’Université du Michigan ont observé quatre patients décédés à la suite d’arret cardiauTous étaient plongés dans le coma, maintenus sous assistance respiratoire et ne répondaient pas. Autrement dit, dans d’autres circonstances ils auraient été considérés comme morts et envoyés à la morgue après un délai raisonnable.

Dans l’expérience relatée, chaque patient a été débranché de son respirateur artificiel et les activités cardiovasculaire et cérébrale ont alors été mesurées.

Quels ont été les résultats ? Un communiqué rapporte que deux patients ont montré une augmentation de la fréquence cardiaque quand le respirateur artificiel a été débranché. Ils ont également eu une augmentation de l’activité des ondes gamma, ce qui est considéré comme l’activité cérébrale la plus rapide et associée à la conscience.

« L’activité a été détectée dans la zone dite chaude des corrélats neuronaux de la conscience dans le cerveau, la jonction entre les lobes temporaux, pariétaux et occipitaux à l’arrière du cerveau. Cette zone correspond aux rêves, aux hallucinations visuelles dans l’épilepsie et les états de conscience altérés dans d’autres études sur le cerveau », notent les auteurs de l’étude. Les deux autres patients n’ont, eux, montré aucun signe d’activité cérébrale au moment où l’assistance respiratoire a été stoppée.

 Le cerveau mourant peut encore être actif 

« La façon dont une expérience vivante peut émerger d’un cerveau dysfonctionnel pendant le processus de la mort est un paradoxe neuroscientifique », a déclaré George Mashour, directeur fondateur du Michigan Center for Consciousness Science. L’étude ayant été menée sur un très petit panel, les auteurs soulignent qu’il n’est pas possible de connaître avec précision le ressenti des patients puisqu’ils n’ont pas survécu. D’autres études seront nécessaires pour déterminer si ces sursauts d’activité gamma représentent la preuve d’une conscience au moment de la mort.

« Nous ne sommes pas en mesure d’établir des corrélations entre les signatures neurales de conscience observées et une expérience correspondante chez les mêmes patients dans cette étude. Cependant, les résultats observés sont définitivement passionnants et fournissent un nouveau cadre pour notre compréhension de la conscience profonde chez les humains mourants », a assuré Nusha Mihaylova, professeur agrégé de clinique au département de neurologie, dans le communiqué de l’étude. « Bien que les mécanismes et la signification physiologique de ces découvertes restent à explorer pleinement, ces données démontrent que le cerveau mourant peut encore être actif. Elles suggèrent également la nécessité de réévaluer le rôle du cerveau lors d’un arrêt cardiaque »,

Version anglaise

https://medicalxpress.com/news/2023-05-evidence-consciousness-like-dying-brain.html

Surge of neurophysiological coupling and connectivity of gamma oscillations in the dying human brain

Gang Xu https://orcid.org/0000-0001-6233-0388Temenuzhka Mihaylova https://orcid.org/0000-0002-9323-5823Duan Li+5, and Jimo Borjigin https://orcid.org/0000-0001-7246-4232 borjigin@umich.eduAuthors Info & Affiliations

Edited by Giulio Tononi, University of Wisconsin-Madison, Madison, WI; received September 23, 2022; accepted March 27, 2023 by Editorial Board Member Jeremy Nathans

May 1, 2023

120 (19) e2216268120

https://doi.org/10.1073/pnas.2216268120

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Significance

Is it possible for the human brain to be activated by the dying process? We addressed this issue by analyzing the electroencephalograms (EEG) of four dying patients before and after the clinical withdrawal of their ventilatory support and found that the resultant global hypoxia markedly stimulated gamma activities in two of the patients. The surge of gamma connectivity was both local, within the temporo–parieto–occipital (TPO) junctions, and global between the TPO zones and the contralateral prefrontal areas. While the mechanisms and physiological significance of these findings remain to be fully explored, these data demonstrate that the dying brain can still be active. They also suggest the need to reevaluate role of the brain during cardiac arrest.

Abstract

The brain is assumed to be hypoactive during cardiac arrest. However, animal models of cardiac and respiratory arrest demonstrate a surge of gamma oscillations and functional connectivity. To investigate whether these preclinical findings translate to humans, we analyzed electroencephalogram and electrocardiogram signals in four comatose dying patients before and after the withdrawal of ventilatory support. Two of the four patients exhibited a rapid and marked surge of gamma power, surge of cross-frequency coupling of gamma waves with slower oscillations, and increased interhemispheric functional and directed connectivity in gamma bands. High-frequency oscillations paralleled the activation of beta/gamma cross-frequency coupling within the somatosensory cortices. Importantly, both patients displayed surges of functional and directed connectivity at multiple frequency bands within the posterior cortical “hot zone,” a region postulated to be critical for conscious processing. This gamma activity was stimulated by global hypoxia and surged further as cardiac conditions deteriorated in the dying patients. These data demonstrate that the surge of gamma power and connectivity observed in animal models of cardiac arrest can be observed in select patients during the process of dying.

27/10/2022 Guerre Hamas/Israël. Que vont faire la Russie et l’Iran?

Vont-ils tenter de ralentir la riposte de l’armée israélienne qui vient de commencer dans la bande de Gaza. Vont-ils au contraire chercher à calmer le Hamas, bien décidé selon ses propos à détruire l’Etat Juif ?

Des représentants du Hamas sont arrivés à Moscou jeudi 26 octobre pour discuter de la guerre en cours avec Israël. Ils ont rencontré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhail Bogdanov, lors d’une réunion à laquelle a également participé Ali Bagheri Kani, vice-ministre des Affaires étrangères de l’Iran, principal soutien du Hamas.

La délégation du Hamas était dirigée par Musa Abu Marzouk, chef du bureau des relations internationales du Hamas et comprenait également Basem Naim, l’ancien ministre de la santé du Hamas à Gaza et représentant de l’organisation à Moscou. Selon celui-ci, l’objectif déclaré de la visite était de discuter de la guerre en cours avec Israël et des moyens de mettre fin aux « crimes sionistes soutenus par les États-Unis et l’Occident ».

En premier lieu, la délégation du Hamas avait salué la position du président Vladimir Poutine. Une source diplomatique russe avait en effet indiqué que la rencontre avec la délégation du Hamas serait axée sur les otages détenus par celui-ci et sur l’évacuation des ressortissants étrangers vivant à Gaza avant une possible offensive massive d’Israël .

Selon cette source russe, Moscou a en effet insisté auprès du Hamas sur « la libération immédiate des otages étrangers dans la bande de Gaza » et a abordé « les questions liées à l’évacuation des citoyens russes et d’autres citoyens étrangers de l’enclave palestinienne ».

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères s’est pour sa part entretenu avec son homologue russe Mikhaïl Bogdanov. Ils ont discuté de « l’escalade sans précédent du conflit israélo-palestinien », selon le ministère russe des Affaires étrangères.

« La nécessité de cesser les hostilités dans et autour de la bande de Gaza et de fournir rapidement une aide humanitaire à la population palestinienne a été réaffirmée », a-t-il indiqué. « Moscou et Téhéran restent déterminés à poursuivre la coordination étroite des efforts visant à stabiliser la situation au Proche-Orient »,

Mardi, le Kremlin avait indiqué qu’aucun progrès n’avait été réalisé pour libérer les otages russes enlevés par le Hamas, et même reconnu ne pas savoir combien il y en avait. La diplomatie russe avait précédemment fait état d’au moins 20 binationaux russo-israéliens tués et deux enlevés lors des attaques du Hamas du 7 octobre. Par ailleurs des centaines de ressortissants russes vivent dans la bande de Gaza.

La Russie, contrairement aux Etats-Unis, ne considère pas le Hamas comme une organisation terroriste et a toujours entretenu des relations avec celui-ci. Si Moscou a condamné les attaques lancées le 7 octobre contre des civils israéliens, la Russie insiste également sur la nécessité d’un Etat palestinien (solution dite des deux Etats) pour mettre fin au conflit et a mis en garde Israël contre les conséquences d’une riposte militaire.

A la suite de cette réunion tripartite, le ministère israélien des Affaires étrangères a regretté que la Russie ait accueilli des représentants du groupe terroriste, alors que la frustrations de Jérusalem à l’égard de l’inaction de la Russie s’accroît. « Le Hamas est une organisation terroriste pire que l’Etat islamique », a indiqué le porte-parole du ministère, Lior Haiat.

« Israël considère l’invitation de hauts responsables du Hamas à Moscou comme une démarche obscène qui apporte un soutien au terrorisme et légitime les atrocités des terroristes du Hamas », a déclaré pour sa part le ministère des Affaires étrangères, qui a appelé Moscou à expulser immédiatement les dirigeants du Hamas.

« Les mains des hauts responsables du Hamas sont tachées du sang depuis que plus de mille quatre cent Israéliens ont été massacrés, assassinés, exécutés et brûlés, sans mentionner l’enlèvement de plus de 220 Israéliens, présentés comme des otages, dont des bébés, des enfants, des femmes et des personnes âgées », a ajouté le ministère.

Israël a interpellé Moscou à plusieurs reprises ces derniers jours au sujet de ses fréquentes déclarations contre l’État juif dans le contexte de la guerre à Gaza, a déclaré le ministère des Affaires étrangères au Times of Israel mardi.

Un diplomate israélien s’est entretenu avec un responsable russe cette semaine pour exprimer le « mécontentement de Jérusalem quant au rôle joué par la Russie » dans la guerre contre le Hamas, et pour souligner l’espoir d’Israël que Moscou adopte des positions « plus équilibrées », a ajouté le ministère.

Rappelons que Moscou avait notamment proposé une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à un cessez-le-feu qui ne mentionnait pas le Hamas, et qui a donc été rejetée par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et d’autres pays. Moscou a soutenu le droit d’Israël à se défendre, mais a reproché à Israël d’employer des « méthodes cruelles » dans sa campagne contre le groupe terroriste.

Liens Russie-Iran

Parallèlement, les liens bilatéraux entre Moscou et Téhéran semblent se développer. En début de semaine, l’Iran a annoncé qu’elle était sur le point de conclure un accord de libre-échange avec l’Union économique eurasienne, un bloc économique de pays post-soviétiques dirigé par la Russie.

Les vice-ministres des Affaires étrangères des deux pays se sont réunis jeudi pour discuter des moyens de promouvoir le multilatéralisme, la paix et la sécurité internationales « à un moment où certains pays agissent unilatéralement », selon un communiqué iranien.

Rappel

Rappelons que la guerre entre Israël et le Hamas a éclaté lorsque le Hamas a lancé une attaque terrestre, aérienne et maritime depuis la bande de Gaza contre l’État juif le 7 octobre.

Sous un barrage de milliers de roquettes, plus de 2 500 hommes armés ont franchi la frontière et se sont déchaînés dans les kibboutz et dans les villes du sud. Ils ont tué plus de 1 400 personnes, pour la plupart des civils, et ont pris en otage plus de 200 personnes, y compris un bébé de moins d’un an et des vieillards.

Quelque 200 000 Israéliens ont été déplacés du sud et du nord du pays, qui a essuyé des tirs de roquettes du groupe terroriste Hezbollah, basé au Liban.

Israël a répondu par des frappes intenses sur des cibles du Hamas, tout en affirmant vouloir détruire le groupe terroriste et de le chasser de Gaza, où il a pris le pouvoir par  un coup d’Etat depuis 2007.

Le ministère de la Santé, contrôlé par le Hamas, a affirmé jeudi 26 octobre qu’au moins 7 000 Palestiniens avaient été tués dans le conflit en cours. Les chiffres publiés par le Hamas ne peuvent être vérifiés de manière indépendante et comprennent vraisemblablement ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, ainsi que les victimes d’une explosion survenue dans un hôpital de la ville de Gaza le 17 octobre, causée par une erreur de tir d’un missile du Jihad islamique, mais que le Hamas a imputée à Israël.

Israël affirme avoir tué 1 500 terroristes du Hamas à l’intérieur d’Israël le 7 octobre et après cette date.

26/10/2023 Les Homo sapiens savaient résister aux grands froids prolongés

Des Homo Sapiens ont survécu aux froids extrêmes du Plateau Espagnol qui ont affecté l’Espagne durant la dernière période glaciaire entre – 24.000 et -14.000 ans. Ce plateau y a été bien plus froid que les régions côtières. Néanmoins une équipe de chercheurs de l’Université d’Alcalà, dirigée par Manuel Ascaraz-Castano, y a trouvé des traces révélant un habitat permanent relativement dense.

A partir de 3,58 millions d’années bp, la Terre a traversé des périodes de froid glacial, où les zones recouvertes de neige et de glace se sont étendues à la totalité de ce qui aujourd’hui l’Europe, et des périodes interglaciaires où les glaces se retiraient. La dernière période glaciaire est située au plus froid entre – 115.000 et – 11.700 ans, une période nommée le dernier épisode glaciaire. Le froid fut maximum entre -25.000 et -19.000 ans.

Ceci fut particulièrement redoutable pour les premiers humains modernes arrivés en Europe près de 20.000 auparavant et notamment installés sur le Plateau Espagnol. Néanmoins ils y survécurent, comme l’ont prouvé des fouilles conduites sur un site dit Chaco Verde dans la vallée de la rivière Piedra, situé à 10.000 m d’altitude.

Ces fouilles y montrent la présence de charbons provenant de feux permanents, d’ossements animaux porteurs de blessures et de différentes sortes d’outils de pierre tels des grattoirs et des perçoirs.

Ainsi, durant le paléolitique supérieur, des chasseurs cueilleurs pouvaient parfaitement s’adapter à des froids prolongés. Les outils retrouvés sont la preuve qu’ils savaient se vêtir de peaux de bêtes savamment découpées et cousues.

Référence

Human occupations of upland and cold environments in inland Spain during the Last Glacial Maximum and Heinrich Stadial 1: The new Magdalenian sequence of Charco Verde II

26/10/2023. La viande de culture

On nomme viande de culture une viande produite avec les méthodes de l ‘agriculture cellulaire. Il s’agit d’une viande consistant en cellules animales, musculaires de préférence prélevées vivantes en très petites quantités et sans douleur sur un animal puis élevées dans une enceinte destinée à les protéger d’infections microbiennes extérieures.

Ces cellules demeurent vivantes et se multiplient, si elles sont convenablement nourries, jusqu’à devenir consommables par l’homme de la même façon que le serait un steak acheté dans une boucherie. La nourriture qui leur est dispensée prend la forme d’un liquide apportant aux cellules tout ce que son sang apporte aux cellules d’un animal vivant.

Les personnes qui consomment ensuite ces cellules, par exemple sous la forme d’un steack préparé en cuisine, admettent que, consistance mise à part, elles ne perçoivent aucune différence entre cette viande de culture et une viande naturelle. Des essais ont été réalisées à partir de cellules de lions ou de crocodiles prélevées selon la même méthode sur des animaux vivants. On y retrouve   des saveurs spécifiques analogues à celles que dégage de la viande de lion ou de crocodile mort de mort naturelle.

Cette méthode est très sérieusement envisagée dans les pays menacés de sécheresse à la suite du réchauffement climatique. Ils ne pourront plus se permettre des élevages traditionnels désastreux pour l’environnement.

L’humanité devra-t-elle donc renoncer à la viande ? Pour le moment des enquêtes d’opinion ont montré qu’aucun consommateur de viande ne voudra se passer de la viande naturelle.

En juillet 2023, la revue américaine The Atlantic a publié un article intitulé « Open your mind to unicorn meat (la viande de licorne » montrant que les différentes sortes de viande de culture devraient satisfaire les goûts des consommateurs les plus exigeants.

Sans attendre une start-up également américaine intitulée Primeval Foods annonce avoir fait des investissements qui permettront à chacun de consommer de la viande de culture provenant de différentes espèces exotiques, comme le tigre ou le zèbre. Vow Foods pour sa part a annoncé pouvoir vendre des boulettes de viande de mammouth laineux reconstitué à partir de l’ADN de cet animal conservé dans des sites préhistoriques datant de l’âge de pierre. On trouve sur le site de VowFoods un document technique justifiant le recours à la viande artificielle.

Faudra-t-il recourir à la guerre pour diminuer les prélèvements actuels de l’humanité sur les ressources d’élevage naturel. La guerre en Ukraine aurait fait à ce jour 500.000 morts et blessés. Autant d’économies, dira-t-on, en matière de viandes de boucherie.

25/10/2023 Une nouvelle loi concernant l’évolution dans l’univers

Selon une équipe composée de scientifiques et de philosophes, la théorie de l’évolution formulée par Charles Darwin au 19e siècle n’est qu’un « cas particulier » d’une loi de la nature qui engloberait le vivant mais aussi les minéraux, les planètes et les étoiles.

Et si l’évolution ne se limitait pas à la vie sur Terre ? C’est ce que suggère une équipe de neuf scientifiques et philosophes américains dirigés par la Carnegie Institution for Science, à travers un nouvel article publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (16 octobre 2023).

Voir références ci dessous

L’article désigne une  « loi de l’augmentation de l’information fonctionnelle », selon laquelle tous les « systèmes naturels complexes » – qu’il s’agisse de la vie sur Terre ou des atomes, des minéraux, des planètes et des étoiles – évoluent vers des états « plus structurés, plus diversifiés et plus complexes. De même que pour les mutations se produisant dans les systèmes biologiques au niveau cellulaire, ces différents systèmes, y compris ceux considérés comme non-vivants, sont faits de briques de base (building bloks) en interaction

La nouvelle loi proposée, intitulée « law of increasing functional information, » suggère que tous les systèmes évolutifs, biologiques ou non biologiques, évoluent avec le temps vers une diversité et une complexité accrues. Les résultats de cette évolution, tous différents, sont mis en concurrence. Les plus divers et les plus complexes sont sélectionnés par l’évolution comme les mieux à même de répondre aux besoins d’adaptation dans un monde dont la complexité évolue toujours davantage.

Ainsi les premières étoiles peu après le Big Bang, ne comportaient que deux éléments, l’hydrogene et l’hélium. Mais le cheudron de la fusion thermonucléaire se produisant dans leur cœur, elles firent apparaître 20 éléments plus légers, comme le carbone, l’azote et l’oxygène qui furent projetés dans l’espace quand elles explosèrent en fin de vie. Il en résultat de nouvelles générations d’étoiles de plus en plus complexes, jusqu’à celles d’aujourd’hui qui comportent plus de 100 éléments chimiques.

Sur Terre et sans doute ailleurs dans l’univers des formes de vie de plus en plus complexes se sont formées à partir de ces éléments.

Références

On the roles of function and selection in evolving systems

Michael L. Wong https://orcid.org/0000-0001-8212-3036Carol E. Cleland https://orcid.org/0000-0002-8703-7580Daniel Arend Jr.+5, and Robert M. Hazen https://orcid.org/0000-0003-4163-8644 rhazen@carnegiescience.edu

Contributed by Jonathan I. Lunine; received July 8, 2023; accepted September 10, 2023; reviewed by David Deamer, Andrea Roli, and Corday Seldon

October 16, 2023

120 (43) e2310223120

https://doi.org/10.1073/pnas.2310223120

  • Significance

The universe is replete with complex evolving systems, but the existing macroscopic physical laws do not seem to adequately describe these systems. Recognizing that the identification of conceptual equivalencies among disparate phenomena were foundational to developing previous laws of nature, we approach a potential “missing law” by looking for equivalencies among evolving systems. We suggest that all evolving systems—including but not limited to life—are composed of diverse components that can combine into configurational states that are then selected for or against based on function. We then identify the fundamental sources of selection—static persistence, dynamic persistence, and novelty generation—and propose a time-asymmetric law that states that the functional information of a system will increase over time when subjected to selection for function(s).

Abstract

Physical laws—such as the laws of motion, gravity, electromagnetism, and thermodynamics—codify the general behavior of varied macroscopic natural systems across space and time. We propose that an additional, hitherto-unarticulated law is required to characterize familiar macroscopic phenomena of our complex, evolving universe. An important feature of the classical laws of physics is the conceptual equivalence of specific characteristics shared by an extensive, seemingly diverse body of natural phenomena. Identifying potential equivalencies among disparate phenomena—for example, falling apples and orbiting moons or hot objects and compressed springs—has been instrumental in advancing the scientific understanding of our world through the articulation of laws of nature. A pervasive wonder of the natural world is the evolution of varied systems, including stars, minerals, atmospheres, and life. These evolving systems appear to be conceptually equivalent in that they display three notable attributes: 1) They form from numerous components that have the potential to adopt combinatorially vast numbers of different configurations; 2) processes exist that generate numerous different configurations; and 3) configurations are preferentially selected based on function. We identify universal concepts of selection—static persistence, dynamic persistence, and novelty generation—that underpin function and drive systems to evolve through the exchange of information between the environment and the system. Accordingly, we propose a “law of increasing functional information”: The functional information of a system will increase (i.e., the system will evolve) if many different configurations of the system undergo selection for one or more functions.

25/10/2023 Table des éditoriaux récents

Table au 25102023

https://europesolidaire.eu/2023/10/18/18-19-2023-augmentation-preoccupante-des-cas-de-cancers-precoces/

https://europesolidaire.eu/2023/10/02/03-10-2023-signes-de-relance-de-lactivite-cerebrale

-chez-des-patients-a-lagonie-near-death/

25/10/2023 Table des éditoriaux récents

Table au 25102023

https://europesolidaire.eu/2023/10/18/18-19-2023-augmentation-preoccupante-des-cas-de-cancers-precoces/

https://europesolidaire.eu/2023/10/02/03-10-2023-signes-de-relance-de-lactivite-cerebrale

-chez-des-patients-a-lagonie-near-death/

24/10/2023 L’univers est-il un ballon gonflable ?

L’idée selon laquelle l’univers serait en expansion est un des fondements de la cosmologie moderne. Mais comment constate-t-on cette expansion puisque l’univers ne peut être comparé à aucune référence extérieure à lui-même permettant de constater et éventuellement mesurer son expansion.

Si je souffle dans un ballon gonflable dit de baudruche, il augmente de dimension. Je le constate en mesurant sa nouvelle dimension avec un décimètre qui lui est extérieur et en comparant cette nouvelle dimension avec celle qui était la sienne avant gonflement. Mais si j’étais avec ce décimètre à l’intérieur du ballon, nous serions tous les deux en expansion et je n’aurais pas pu constater cette expansion, faute de références extérieures.

La cosmologie répond à cette objection en expliquant que nous pouvons constater l’expansion de l’univers en constatant que les objets cosmiques que nous apercevons s’éloignent de nous au lieu de tomber sur nous, comme ils le devraient en application du principe de la gravitation universelle. Celle-ci justifie le fait que si nous lâchons un objet que nous tenons à la main, il tombe à nos pieds.

Ainsi, après le Big Bang, le Grande Explosion, nous aurions pu constater que tous les objets cosmique crées à l’occasion de cette grande explosion se sont éloignés de nous à des vitesses identiques. Ce phénomène peut aujourd’hui être constaté lorsque l’on mesure l’éloignement les uns par rapport aux autres des amas de galaxies.

Mais au sein des galaxies elles-mêmes, c’est la loi de la gravité qui semble s’appliquer. Les objets de grande masse attirent selon des trajectoires complexes les objets de masse inférieure. Ainsi la Terre tombe sur le soleil et la galaxie d’Andromède moins massive que la Voie Lactée tombe sur cette dernière

Cette théorie relativiste de la gravitation prédit des effets absents de la théorie newtonienne mais vérifiés, comme les ondes gravitationnelles et les trous noirs. Elle ne permet pas par contre de déterminer certaines constantes ou certains aspects de l’univers (notamment son évolution, s’il est fini ou non, s’il retombera un jour sur lui-même, etc.) 

De plus, des observations nouvelles seront nécessaires pour préciser des paramètres ou faire des choix entre plusieurs possibilités laissées ouvertes par la théorie.

Aucun des nombreux tests expérimentaux effectués n’a pu mettre cette théorie en défaut. Toutefois, des questions restent sans réponse : comment la relativité générale et la physique quantique peuvent elles être unies pour produire une théorie complète et cohérente de gravité quantique ; et sur le plan des observations astronomiques ou cosmologiques, comment concilier certaines mesures avec les prévisions, par exemple concernant la matière et l’énergie dites noires.

Lire

Chanda Prescod-Weinstein
How the balloon analogy is almost perfect
New Scientist 14 october 2023, p.22

23/10/2023. Découverte d’un sursaut radio rapide qui dure environ 1 000 fois plus longtemps que le sursaut moyen. 

Les sursauts radio rapides ou FRB (Fast Radio Burst) sont des impulsions transitoires d’ondes radio dont les origines sont inconnues. Tous les sursaut jusqu’ici identifiés provenaient d’au-delà de la Voie lactée.

Cependant en décembre 2019, en utilisant le  Radiotélescope CHIME (https://chime-experiment.ca/en), une équipe d’astronomes a détecté un signal qui semble provenir du voisinage de la galaxie.

Ce sursaut radio rapide nommé FRB 20191221A provenait d’une source relativement proche située à un milliard d’années-lumière. Contrairement à la plupart des FRB, d’une durée de quelques millisecondes, il a duré trois secondes.

Sur la base de la périodicité de l’explosion, les chercheurs pensent qu’elle provenait d’une étoile à neutrons lointaine. Les étoiles à neutrons sont les restes effondrés du cœur de certaines étoiles massives lorsque celles-ci ont épuisé leur combustible nucléaire. Elles comptent parmi les objets les plus denses de l’univers.

https://www.astrofiles.net/astronomie-les-etoiles-a-neutrons-41.html

Ce dernier FRB a en 1 milliseconde relâché l’énergie équivalant à celle que le soleil produit en 30 ans.

L’analyse de l’équipe de recherche vient d’être publiée dans Nature.

Voir

Sub-second periodicity in a fast radio burst

Nature volume 607, pages256–259 (2022)

Abstract

Fast radio bursts (FRBs) are millisecond-duration flashes of radio waves that are visible at distances of billions of light years1. The nature of their progenitors and their emission mechanism remain open astrophysical questions2. Here we report the detection of the multicomponent FRB 20191221A and the identification of a periodic separation of 216.8(1) ms between its components, with a significance of 6.5σ. The long (roughly 3 s) duration and nine or more components forming the pulse profile make this source an outlier in the FRB population. Such short periodicity provides strong evidence for a neutron-star origin of the event. Moreover, our detection favours emission arising from the neutron-star magnetosphere3,4, as opposed to emission regions located further away from the star, as predicted by some models5.