C’est la question que se posent tous les détenteurs d’animaux de compagnie, chats et chiens notamment, quand ils les surprennent, manifestement endormis dans les phases de sommeil dites REM, Rapid Eyes Movements ou active sleep. Dans ce sommeil, l’observation a montré que les yeux bougent comme s’ils suivaient un objectif mais de façon plus amortie. De même, l’animal esquisse des mouvements, mais ralentiS. Dans les phases dites de sommeil profond, au contraire, l’animal reste totalement inerte.
Chez l’homme, la plupart des rêves se produisent en phase REM, notamment ceux dont on garde un souvenir au réveil. Il est donc naturel de supposer que les mammifères en général rêvent de cette façon, c’est-à-dire en phase REM. Ceci a pu être vérifié notamment chez des souris.
Mais qu’en est-il chez les non-mammifères ? La réponse à la question est difficile. D’une part leurs yeux ne sont pas faciles à observer, d’autre part il n’est pas toujours aisé de distinguer s’ils se reposent en phase d’éveil ou s’ils dorment vraiment. Chez des pigeons cependant , en 2023, Gianina Ungurean, du Max Plank Institute de Seeswien en Allemagne et son équipe ont pu différencier des pigeons éveillés et des pigeons endormis. Dans ce dernier cas, elle a pu identifier des phases de sommeil REM et des phases de sommeil profond.
Concernant les céphalopodes, tels que les octopus ou les calamars, l’absence de cerveau central caractérisé ne les dispense pas de besoin de sommeil. Chez ceux en captivité, il a été possible de distinguer ceux qui avaient l’équivalent de cauchemars. Ils étendaient leurs tentacules à l’extrémité desquelles se trouvent huit cerveaux répartis et répandaient de l’encre comme pour se défendre d’un prédateur. Quant aux animaux comme les baleines et les dauphins qui ne dorment que par moitié de cerveau, la moitié du cerveau qui s’endort n’a pas besoin de rêver pour se reposer. Elle n’est pas assez fatiguée.
Dans une récente étude encore en attente de révision (voir références et abstract ci-dessous) des astronomes proposent l’hypothèse selon laquelle il pourrait exister dans l’Univers un monde invisible constitué de matière noire. Cette matière, qui ne réagit pas à la lumière mais exerce une influence gravitationnelle sur la matière ordinaire, représenterait environ 80 % de la masse de chaque galaxie. Selon cette hypothèse, la matière noire pourrait être aussi riche et diversifiée que celle de l’Univers visible.
Des théories en physique de haute énergie suggèrent en effet l’existence d’un univers miroir, où chaque particule de matière normale aurait son équivalent dans le secteur noir : électrons noirs, quarks noirs, neutrinos noirs, etc. Ces particules interagiraient entre elles via leurs propres forces fondamentales, totalement étrangères aux forces que nous connaissons dans la matière ordinaire.
Les auteurs de l’étude avancent l’idée que des « étoiles miroirs » pourraient se former à partir de la matière noire, dans un processus similaire à la formation des étoiles ordinaires. Ces étoiles miroirs émettraient une radiation invisible pour nous, sous forme de photons noirs. Malgré leur invisibilité, ces étoiles exerceraient une force gravitationnelle, attirant la matière et la poussière interstellaires ordinaires.
Ces accumulations de matière ordinaire, nommées « pépites » ou nuggets par les chercheurs, émettraient un rayonnement semblable à celui des étoiles normales, mais avec des caractéristiques distinctes. Ces pépites seraient très rouges et peu lumineuses, n’ayant pas les hautes températures des étoiles ordinaires. De plus, les auteurs affirment qu’elles émettraient une lumière dans des longueurs d’onde différentes de celles des nébuleuses planétaires typiques.
Bien que l’idée d’un univers miroir relève encore de l’hypothèse, elle reste scientifiquement testable. Si de telles étoiles existent, nous pourrions les détecter grâce à des observations astronomiques sensibles et à grande échelle. Les instruments nécessaires devraient être bientôt disponibles.
La recherche sur la matière noire, avec ses étoiles miroirs et pépites, ouvre des perspectives nouvelles fascinantes sur notre compréhension de l’Univers et pourrait changer notre approche de la cosmologie. Découvrirons-nous un jour que chacun d’entre nous aurait un double (évidemment invisible), constitué de matière noire ?
Mais n’est-pas ce que suggèrent, depuis la nuit des temps, toutes les religions humaines ?
Mirror Stars are a generic prediction of dissipative dark matter models, including minimal atomic dark matter and twin baryons in the Mirror Twin Higgs. Mirror Stars can capture regular matter from the interstellar medium through extremely suppressed kinetic mixing interactions between the regular and the dark photon. This accumulated « nugget » will draw heat from the mirror star core and emit highly characteristic X-ray and optical signals. In this work, we devise a general parameterization of mirror star nugget properties that is independent of the unknown details of mirror star stellar physics, and use the Cloudy spectral synthesis code to obtain realistic and comprehensive predictions for the thermal emissions from optically thin mirror star nuggets. We find that mirror star nuggets populate an extremely well-defined and narrow region of the HR diagram that only partially overlaps with the white dwarf population. Our detailed spectral predictions, which we make publicly available, allow us to demonstrate that optically thin nuggets can be clearly distinguished from white dwarf stars by their continuum spectrum shape, and from planetary nebulae and other optically thin standard sources by their highly exotic emission line ratios. Our work will enable realistic mirror star telescope searches, which may reveal the detailed nature of dark matter.
Subjects:
High Energy Astrophysical Phenomena (astro-ph.HE); Cosmology and Nongalactic Astrophysics (astro-ph.CO); Astrophysics of Galaxies (astro-ph.GA); Solar and Stellar Astrophysics (astro-ph.SR); High Energy Physics – Phenomenology (hep-ph)
Pourquoi certains végétaux dont notamment des lentilles (lens culinaris), émettent-ils régulièrement des photons (particules de lumière) ? On emploie dans leur cas le terme de « biophotons ». Ce processus a été observé récemment mais personne à ce jour n’avait pu lui apporter d’explication. Certains commencent à soupçonner qu’il s’agit d’une forme subtile de communication.
Catalina Curceanu, qui est physicienne nucléaire au Laboratoire National de Frascati, en Italie, a décidé de tenter de comprendre le problème. Elle soupçonne qu’il s’agirait là d’une sorte d’échange de signaux quantiques entre végétaux, et pas seulement entre pieds de lentilles.
L’on savait déjà que beaucoup d’être vivants utilisent la communication quantique dans des tâches essentielles, la photosynthèse pour les végétaux, la navigation pour certains oiseaux. Il est quand même étonnant de constater que les lentilles, qui ne sont pas connues pour leurs comportements complexes, se comportent de la même façon. Que tant d’organismes simples émettent des biophotons laisse penser que les mécanismes quantiques sont omniprésents dans la nature.
Depuis un siècle, les échanges de biophotons entre plantes avaient surpris les botanistes. Dans le cas de nombreuses espèces, ils paraissaient être des messages par lesquels se signalait l’existence de conditions favorables à la survie et à la multiplication, non seulement de l’espèce mais du règne végétal ou animal lui-même. C’est le cas chez les méduses, les champignons et les lucioles.
Aujourd’hui les méthodes pour analyser les contenus extrêmement faibles résultant des échanges de biophotons s’étant améliorées, le caractère quantique de ces messages est apparu indiscutablement.
Mais pourquoi la nature parlerait-elle quantique dans ces cas ? Une réponse à cette question pourrait être que les échanges faisant appel à des biophotons sont si faibles en intensité qu’il est apparu utile à l’évolution naturelle, pour les distinguer des autres échanges, de faire appel aux processus quantiques.
Dans une étude dont on trouvera ci-dessous les références et l’abstract, des chercheurs danois et américains ont rassemblé au profit d’un algorithme d’IA, les données médicales, sociales, et économiques de six millions de Danois. Objectif ? Prédire la mort d’une personne intéressée.
Entre 2008 et 2016, 100.000 profils, âgés de 35 à 67 ans, ont donc été testés, dont la moitié est décédée quatre ans plus tard. Avec quel objectif ? Deviner des événements du futur en se basant sur ceux du passé. L’étude révèle que les prédictions concernant les problèmes sociaux et les ennuis de santé dépassent les capacités actuelles de prévision dans ce domaine. Selon l’université technique du Danemark, les résultats sont sans surprise : les hommes avec les revenus les plus faibles sont davantage susceptibles de mourir.
Les auteurs préviennent :«Ce modèle peut être utilisé pour de bonnes raisons : prévoir les problèmes de santé ou sociaux rencontrés par un individu, ou mettre en place des actions pour réduire les inégalités touchant un groupe, Mais il peut aussi être retourné contre eux.» Via notamment les compagnies d’assurances, qui voudraient connaître l’espérance de vie de leurs clients.
NB. Notre avis. Plutôt qu’employer le terme de predict live d’une personne, les auteurs de l’étude feraient mieux d’employer un terme moins affirmatif, par exemple « préciser les hypothèses concernant… »
Here we represent human lives in a way that shares structural similarity to language, and we exploit this similarity to adapt natural language processing techniques to examine the evolution and predictability of human lives based on detailed event sequences. We do this by drawing on a comprehensive registry dataset, which is available for Denmark across several years, and that includes information about life-events related to health, education, occupation, income, address and working hours, recorded with day-to-day resolution. We create embeddings of life-events in a single vector space, showing that this embedding space is robust and highly structured. Our models allow us to predict diverse outcomes ranging from early mortality to personality nuances, outperforming state-of-the-art models by a wide margin. Using methods for interpreting deep learning models, we probe the algorithm to understand the factors that enable our predictions. Our framework allows researchers to discover potential mechanisms that impact life outcomes as well as the associated possibilities for personalized interventions.
Les Etats-Unis ont décidé de moderniser et renforcer leur arsenal d’armes nucléaires terrestres, aériennes et maritimes.. Ces bombes qui vont inévitablement relancer la guerre froide nucléaire vont coûter 1,4 trillion de dollars soit 1,400,000,000,000 dollars. Leur emploi, même partiel, ferait disparaître toute forme de vie complexe sur la Terre.
Précédemment de tels programmes avaient été vivement critiqués dans les milieux militaires nucléaires américains. Nous avons dépensé des trillions de dollars et pris des risques incroyables dans une illusoire recherche de sécurité, avait écrit en 2016 l’U.S. defense secretary William J. Perry . La seule façon de gagner une course au armements est de ne pas courir.
Ceci n’a pas été entendu. Aujourd’hui l’arsenal nucléaire américain compte 3.700 tètes nucléaires, 1.700 prêtes à l’emploi et le reste stocké dans les réserves du Department of Energy.
Ajoutons que pour le moment aucune décision n’a été prise aux Etats-Unis pour le stockage des nouveaux déchets qui résulteront de la mise en exécution de ces objectifs.
Pour 2023 la production de gaz carbonique (CO2) du fait d’une utilisation plus élevée que jamais des combustible fossiles (charbon, gaz et pétrole) a battu tous ses records. Elle a atteint le niveau record de 36,8 gigatones ou milliards de tonnes. Ce chiffre est fourni par le Global Carbon Budget Report
Malgré les appels urgents en faveur de la réduction de la production mondiale de Co2, celle-ci continue à croître. En conséquence le réchauffement climatique et plus précisément la température de la Terre continue à s’élever. L’objectif visant à ne pas dépasser une hausse annuelle de 1,5° paraît plus que jamais impossible à atteindre.
On notera que ce sont l’Inde et la Chine, les Etats les plus peuplés du monde, qui sont responsables de ce dépassement. Au contraire, l’Union européenne et les Etats-Unis tiennent leurs engagements.
Le rapport précité rappelle qu’outre la combustion des carburants fossiles, la déforestation mondiale joue un rôle malheureusement encore trop ignoré dans le réchauffement. Selon Greenpeace, l’équivalent d’un terrain de football de forêts disparaît toutes les deux secondes. Il s’agit du résultat de la déforestation qui sévit partout dans le monde. Bien que les forêts naturelles soient essentielles pour le climat, pour la biodiversité et pour les populations humaines, elles sont rasées et brûlées pour être converties en terres le plus souvent agricoles ou en plantations d’arbres pour le commerce du bois.
Accurate assessment of anthropogenic carbon dioxide (CO2) emissions and their redistribution among the atmosphere, ocean, and terrestrial biosphere in a changing climate is critical to better understand the global carbon cycle, support the development of climate policies, and project future climate change. Here we describe and synthesize data sets and methodology to quantify the five major components of the global carbon budget and their uncertainties. Fossil CO2 emissions (EFOS) are based on energy statistics and cement production data, while emissions from land-use change (ELUC), mainly deforestation, are based on land-use and land-use change data and bookkeeping models. Atmospheric CO2 concentration is measured directly, and its growth rate (GATM) is computed from the annual changes in concentration. The ocean CO2 sink (SOCEAN) is estimated with global ocean biogeochemistry models and observation-based fCO2 products. The terrestrial CO2 sink (SLAND) is estimated with dynamic global vegetation models. Additional lines of evidence on land and ocean sinks are provided by atmospheric inversions, atmospheric oxygen measurements, and Earth system models. The resulting carbon budget imbalance (BIM), the difference between the estimated total emissions and the estimated changes in the atmosphere, ocean, and terrestrial biosphere, is a measure of imperfect data and incomplete understanding of the contemporary carbon cycle. All uncertainties are reported as ±
Le 9 novembre 2022, le Président de la République a dévoilé la revue nationale stratégique 2022 (RNS). Ce document dresse le panorama de notre environnement de défense et de sécurité, aussi bien national qu’international, puis identifie les enjeux stratégiques, opérationnels et capacitaires auxquels la France sera confrontée dans les prochaines années.
La RNS 2022 présente ainsi dix objectifs stratégiques que la France se fixe pour assurer son rôle de puissance d’équilibres et garantir la sécurité de ses intérêts.
Dans la partie 1 1. ce texte mentionne en ces termes la dissuasion nucléaire
Notre liberté d’action et la protection de nos intérêts fondamentaux sont assurées en premier lieu par la crédibilité de la dissuasion nucléaire, clé de voûte de notre stratégie de défense. La dissuasion vise fondamentalement à empêcher une guerre majeure qui menacerait la survie de la Nation en protégeant la France contre toute agression d’origine étatique contre ses intérêts vitaux et contre toute tentative de chantage. Dans un monde plus incertain et complexe, alors que certains pays sont engagés dans une trajectoire inquiétante combinant opacité et croissance rapide de leurs arsenaux nucléaires, voire font planer le spectre d’une utilisation de l’arme à des fins d’intimidation ou de chantage, le maintien de la crédibilité de notre dissuasion sur le long terme reste essentiel.
Aujourd’hui, certains pays, qu’ils disposent ou non de l’arme atomique, pourraient ne pas être arrêtés par le fait que leurs adversaires potentiels dotés d’un armement nucléaire pourraient utiliser celui-ci contre eux en riposte à des attaques de grande envergure n’utilisant que des armements conventionnels.
Supposons qu’un pays X doté d’un puissant armement conventionnel décide de s’emparer durablement d’une partie du territoire français. La France en ce cas ne tiendrait que quelques jours face à cet adversaire du fait de la faiblesse de son armement conventionnel. Ferait-elle appel à son l’armement nucléaire, qu’il soit stratégique ou tactique ?. On peut en douter.
Rappelons que l’arme nucléaire tactique se distingue de la stratégique par deux caractéristiques : une portée réduite, de quelques centaines de kilomètres, et une puissance réduite. Mais aussi réduite soit-elle, l’arme tactique peut détruire des zones considérables et provoquer des milliers de morts.
Nous n’avons pas vu évoquer ce cas dans la RNS 2022
En mai 2022, le Professeur Hamish Spencer, biologiste évolutionniste de l’université d’Otago (Nouvelle-Zélande), se trouvait en vacances près de Manizales, en Colombie. Soudain, John Murillo, un ornithologue amateur, a attiré son attention sur un oiseau étrange : un oiseau mi-femelle mi-mâle extrêmement rare. Leur découverte est détaillée dans la revue Journal of Field Ornithology.
L’oiseau, un Tangara émeraude (Chlorophanes spiza), avait une moitié du corps de couleur verte, et l’autre de couleur bleue, un phénomène appelé « gynandromorphisme bilatéral », où 50 % des caractéristiques d’un animal sont masculines et 50 % sont féminines. Normalement, les femelles Chlorophanes spiza sont entièrement vertes, et les mâles totalement bleus. Il s’agit seulement du deuxième exemple enregistré chez cette espèce en plus de cent ans.
« De nombreux ornithologues amateurs pourraient passer toute leur vie sans voir de gynandromorphisme bilatéral chez aucune espèce d’oiseau. Le phénomène est extrêmement rare chez les oiseaux, je ne connais aucun exemple en Nouvelle-Zélande, a ainsi déclaré le Professeur Spencer. C’est très frappant, j’ai eu le privilège de le voir. »
Il a ensuite ajouté que les photographies de l’oiseau « rendent la découverte encore plus significative car elles sont sans doute les meilleures d’un oiseau gynandromorphe bilatéral sauvage, toutes espèces confondues ». Selon lui, les individus gynandromorphes « sont importants pour notre compréhension de la détermination du sexe et du comportement sexuel chez les oiseaux ». « Cet exemple particulier de gynandromorphisme bilatéral – mâle d’un côté et femelle de l’autre – montre que, comme chez plusieurs autres espèces, chaque côté de l’oiseau peut être mâle ou femelle. Le phénomène résulte d’une erreur lors de la division cellulaire féminine pour produire un ovule, suivie d’une double fécondation par deux spermatozoïdes », a-t-il encore expliqué.
Le gynandromorphisme bilatéral se manifeste le plus souvent chez les espèces présentant un fort dimorphisme sexuel, comme les insectes ou les rongeurs.
Le professeur Spencer a ensuite ajouté que les photographies de l’oiseau « rendent la découverte encore plus significative car elles sont sans doute les meilleures d’un oiseau gynandromorphe bilatéral sauvage, toutes espèces confondues ». Selon lui, les individus gynandromorphes « sont importants pour notre compréhension de la détermination du sexe et du comportement sexuel chez les oiseaux ». « Cet exemple particulier de gynandromorphisme bilatéral – mâle d’un côté et femelle de l’autre – montre que, comme chez plusieurs autres espèces, chaque côté de l’oiseau peut être mâle ou femelle. Le phénomène résulte d’une erreur lors de la division cellulaire féminine pour produire un ovule, suivie d’une double fécondation par deux spermatozoïdes », a-t-il encore expliqué.
La question paraîtra paradoxale . En astrophysique, un trou noir est un objet céleste si compact que l’intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper..Or le solei comme toutes les étoiles, ne cesse de rayonner. Dans le soleil, étoile encore jeune, la fusion nucléaire consomme des noyaux d’hydrogène pour former des noyaux d’hélium en dégageant de l’énergie. Il met un rayonnement électromagnétique dont la lumière visible fait partie. Celui-ci se décompose en ondes radio et millimétriques, en émissions dans l’infrarouge, le visible et l’ultraviolet et, au-delà, en rayons X et gamma.. Un trou noir au centre du soleil absorberait toute ces rayonnements. Il faudrait parler de soleil noir. Un tel concept n’a pas de sens.
Cependant, une équipe internationale, dirigée par des chercheurs de l’Institut Max Planck d’astrophysique, vient de publier dans The Astrophysical Journal un article dont trouvera ci-dessous les références et l’abstract. En développant des idées avancées il y plus de 50 ans par Stephen Hawking ces chercheurs sont arrivés à la conclusion que plusieurs étoiles pourraient abriter un trou noir en leur cœur et cependant « vivre » étonnamment longtemps. Notre Soleil pourrait même en héberger un aussi massif que la planète Mercure sans que nous nous en rendions compte.
L’objet s’entoure doucement d’une zone d’accrétion qui rayonne en chauffant l’étoile et dont la pression de radiation régule l’alimentation du trou noir en s’opposant à une trop grande vitesse d’accrétion et d’absorption de la matière par le trou noir. Selon sa masse, il n’y a aucun effet sur l’étoile hôte pour les plus légers, et pour les plus lourds une partie non négligeable de la luminosité de l’étoile pourrait même provenir du disque d’accrétion et non de réactions thermonucléaires.
Concernant les minitrous noirs les plus massifs, l’évolution et la structure d’une étoile de type solaire pourrait tout de même être un peu changées au fur et à mesure que le trou noir central grossirait lentement. Ainsi, alors que la majeure partie de la structure interne de l’étoile effectue un transfert d’énergie vers la surface en mode radiatif, avec une couche externe dans un état convectif, dans le cas de ce que les chercheurs ont appelé une étoile de Hawking, c’est tout le corps de l’étoile qui serait en état convectif. Ce serait donc uniquement ce mode de transfert de la chaleur qui serait opérant entre le cœur de l’étoile, là où de l’énergie est libérée, et sa surface.
Le Soleil avalant un de ces trous noirs serait donc une étoile entièrement convective, brillant pendant des milliards d’années et dont la surface apparaitrait particulièrement riche en hélium étant donné que les mouvements convectifs feraient remonter l’hélium produit en son centre par la fusion de l’hydrogène en hélium. Le Soleil deviendrait finalement un trou noir, ce qui aurait été impossible autrement, car seules des étoiles d’au moins 8 à 10 masses solaires pouvant devenir des trous noirs naturellement en fin de vie après avoir explosé en supernova de type SN II.
On pourrait tester l’existence d’étoile de Hawking grâce à l’astérosismologie qui peut nous révéler la structure interne des étoiles. Notre Soleil ne paraît pas lui être une étoile de Hawking, On devrait cepandant en savoir plus avec la mission Plato (acronyme de Planetary transits and oscillations of stars) un télescope spatial de l’ESA qu’elle lancera dans quelques années.
Référence
The Astrophysical Journal [Submitted on 11 Dec 2023]
Hawking (1971) proposed that the Sun may harbor a primordial black hole whose accretion supplies some of the solar luminosity. Such an object would have formed within the first 1 s after the Big Bang with the mass of a moon or an asteroid. These light black holes are a candidate solution to the dark matter problem, and could grow to become stellar-mass black holes (BHs) if captured by stars. Here we compute the evolution of stars having such a BH at their center. We find that such objects can be surprisingly long-lived, with the lightest black holes having no influence over stellar evolution, while more massive ones consume the star over time to produce a range of observable consequences. Models of the Sun born about a BH whose mass has since grown to approximately 10−6 M⊙ are compatible with current observations. In this scenario, the Sun would first dim to half its current luminosity over a span of 100 Myr as the accretion starts to generate enough energy to quench nuclear reactions. The Sun would then expand into a fully-convective star, where it would shine luminously for potentially several Gyr with an enriched surface helium abundance, first as a sub-subgiant star, and later as a red straggler, before becoming a sub-solar-mass BH. We also present results for a range of stellar masses and metallicities. The unique internal structures of stars harboring BHs may make it possible for asteroseismology to discover them, should they exist. We conclude with a list of open problems and predictions
Alors que l’on vient de découvrir en France un important gisement d’Hydrogène naturel dit blanc estimé à 46 millions de tonnes, pouvant couvrir les besoins de la France pendant 50 ans, le lundi 25 décembre, les actionnaires étrangers (français, chinois et japonais) ont annoncé suspendre leur participation dans le programme gazier russe en Arctique LNG2.
Mais c’était sans compter sur un véritable rebondissement dans ce programme clé de la stratégie de la Russie sur le marché mondial de GNL (gaz naturel liquéfié). En effet, le lundi 25 décembre, trois investisseurs étrangers, français, chinois et japonais, ont annoncé suspendre leur participation. Ils invoquent un « cas de force majeure ». Il s’agit d’une conséquence directe des sanctions internationales qui visent Moscou. La dernière décision en date est celle des États-Unis et visait directement le projet LNG 2.
Selon Reuters, deux grandes majors chinoises avaient pourtant demandé des exemptions au gouvernement américain. Elles ne les avaient pas obtenues. Désormais, elles se retirent, tout comme un consortium de sociétés japonaises et TotalEnergies. Ils faisait chacun 10% du projet. Le pétrolier français s’était déjà retiré de manière opérationnelle en 2022 après le début de la guerre en Ukraine, mais des contrats d’approvisionnement continuaient de le lier au projet.
Rappelons que le LNG 2 Arctique est détenu à 60% par Novatek, le plus grand producteur russe de gaz naturel liquéfié.
Ce gisement pouvait permettre à Moscou d’augmenter sa part sur le marché mondial de GNL, pour passer de 8 à 20% d’ici à 2030. Le quotidien russe Kommersant estime que le retrait des investisseurs étrangers pourrait conduire LNG 2 Arctique à perdre les contrats d’approvisionnement à long terme qu’il a déjà signé. Le journal évoque aussi la nécessité pour Novatek de financer le projet par ses propres moyens et de vendre le gaz sur le marché au comptant.
Ces contretemps retardent les livraisons. Selon des sources industrielles citées par Reuters, les premiers méthaniers devraient désormais prendre la mer au plus tôt au deuxième trimestre de l’année prochaine.