12/01/2025 V Sagitta

Ce terme désigneu une explosion d’une violence exceptionnelle, provoquée par un système d’étoiles hors norme, qui pourrait bientôt être visible depuis la Terre.

Un duo stellaire baptiséV Sagittae – , situé à environ 10 000 années-lumière. intrigue depuis plusieurs décennies les scientifiques par son comportement étrange. Des observations récentes ont montre qu’il s’agissait d’une étoile dite naine blanche est en train d’absorber son étoile compagne. Une explosion d’une «rare violence pourrait secouer notre galaxie, la Voie Lactée.

C’est ce qu’ont découvert récemment des scientifiques spécialistes de l’espace. Leur étude a révélé que l’étoile sur le point de devenir double, baptisée V Sagittae, brille d’une luminosité inhabituelle. Elle absorbe sa jumelleastrale plus grande en avalant littéralement la matière qui la constitue.

Les deux partenaires bouclent un tour complet l’un autour de l’autre toutes les 12,3 heures, se rapprochant progressivement. Cela pourrait provoquer une explosion massive si éblouissante qu’elle serait visible à l’œil nu depuis la Terre, à quelque 10.000 années-lumière de là.

Une équipe internationale d’astronomes, dont des professeurs exerçant au Royaume-Uni, en Finlande et en Espagne. étudie actuellement le phénomène. Un enseignant de l’université de Southampton, a déclaré que leurs résultats avaient permis de résoudre un mystère concernant cette paire d’étoiles qui intriguait les astronomes depuis un siècle, ajoutant : «V Sagittae n’est pas un système stellaire ordinaire : c’est le plus brillant de son genre et il déconcerte les experts depuis sa découverte en 1902». 

Pour savoir plus voir Wikipediiiia

V Sagittae – Wikipedia

V Sagittae or V Sge is a cataclysmic variable in the constellation Sagitta. It is the only super soft X-ray source non-magnetic cataclysmic variable found so far. Lidiya Tseraskaya discovered the variability of this star, in 1902.[7] It appeared with its variable star designation in Annie Jump Cannon’s 1907 ork Second catalogue of variable stars.[8]

Characteristics

visual band light curve for V Sagittae, adapted from Šimon and Mattei (1999)[9]

There are two models that have been proposed to explain V Sagittae’s properties. One says that the system is composed of a white dwarf accreting mass from a companion via an accretion disk, while the other model says that the system is composed of two hot stars (nearly) forming a contact binary. Both models have been disputed. Smak (2022) notes that the primary component shows similarities with Wolf-Rayet stars and the model with a white dwarf and its accretion disk does not explain many aspects of the system, including orbital period variations and mass loss from the primary, supporting a configuration with a Wolf-Rayet star and a main sequence star.[10] However, a 2025 study by Hakala, Charles and Rodríguez-Gil found that the ‘hot binary’ model fails to explain multiple properties of V Sagittae, such as the system’s variability, strong  emission and presence of stationary, double-peaked narrow emission lines, while the white dwarf model explains nearly all of them.[3]

Material from the donor is accreting onto the primary at an exponentially increasing rate, generating a huge stellar wind. The doubling time for the accretion rate, and hence for the system luminosity, is about 89±11 years.[5] It is predicted that the system will erupt as a nova some time between 2067 and 2099, at which point it will become one of the brightest stars in the sky.[11][12]

10/01/2026 Les débuts de la compétition mondiale pour le contrôle de l’espace

Ce n’est que très récemment que les hommes réussirent à s’élever au dessus du niveau moyen de la mer. Ne disposant pas d’ailes comme les oiseaux ils durent attendra le 18e sicle, avec les ballons captifs, pour pour dépasser ce niveau de qualqus dizaines de metres ce niveau. On dit aussi le liveau moyen de la mer.

Le niveau moyen de la mer est une référence  verticale ,géodésique ,altimétrique normalisée qui permet notamment de définir une altitude topographique, positive au-dessus (hypsométrie), négative en dessous (bathymétrie). Cette référence est utilisée notamment en cartographie, en navigation maritime, en cartographie, en navigation maritime, dans l’aviation et en météorologie.

Au dessus de cette altitude, on emploi le terme d’espace. Classiquement, on distingue quatre catagories d’espace, l’espace aéronautique, l’espace sub orbital, l’espace orbital et l’espace profond.

-L’espce aéronautique est l’espace accessible aux aéronefs. Il s’étend constament avec les progrès de l’aviation et des missilles .

-L’espace suborbital est l’espace accessiblle aux engins spatiaux se déplaçant dans l’espace à une vitesse inférieure à la vitesse requise pour qu’il se maintienne en orbite.

– L’espace orbitaL s’agitLe terme d’espace en astronomie désignetoutepartie du monde si sitent au dela de lespacace

Un vol suborbital est un vol spatial d’un engin spatial se déplaçant dans l’espace à une vitesse suborbitale, infériita de l’espace accessible à un engisn placés  orbite autour d’un astre, ce qui signifie qu’il suit une trajectoire circulaire sous l’effet de la gravitation. Le premier vol suborbital a étéest effectué le 5 mai 1961 par l’astronaute Alan Shepard lors de la mission Mercury-Redstone .

Quelques semaines plus tôt, le 12 avril 1961, ce fut un vol orbital qui permit à Youri Gagarine (Юрий Гагарин) de devenir le premier homme à être allé dans l’espace.

Pour réaliser un vol orbital, il est nécessaire d’atteindre une vitesse et une altitude suffisantes, ce qui le rend plus complexe qu’un vol suborbital.  psieurs entreprises se positionnent sur le marché des vols orbitaux, stimulant l’innovation et potentiellement réduisant les coûts pour les consommateurs d’espace.

L’espace profond fait référence à l’exploration de l’espace lointain, qui inclut des missions visant à explorer les galaxies et les étoiles situées à des distances astronomiques.

La conquète spatiale

De 1957 à 1969, la conquête spatiale est un enjeu majeur de la guerre froide. Elle est le terrain d’une compétition technologique acharnée entre l’URSS et les États-Unis, où chacun tente de démontrer sa supériorité. Débutant en 1957 avec Spoutnik-1, le premier satellite artificiel de l’Histoire, elle a rapidement pour enjeu les vols habités et l’envoi d’un homme sur la Lune. Au début des années 1950, voyager au-delà de la Terre semble tenir plus du fantasme que de la réalité. En effet, si Wernher von Braun travaille avec Walt Disney aux États-Unis pour vulgariser et diffuser ses rêves de conquête spatiale, l’idée d’envoyer un objet ou un homme au-delà de l’atmosphère n’est pas une priorité pour les gouvernements, qu’ils soient russe ou américain. Toutefois les ingénieurs militaires des deux camps, notamment dans la balistique, envisagent sérieusement cette possibilité.

Le satellite Spoutnik 1, une première mondiale

Souffrant d’un certain retard dans le domaine du nucléaire, c’est l’URSS qui exploite le plus cette invention. Elle met en place au cours des années 1950 un projet de missile intercontinental capable de transporter une bombe A. Contrairement aux bombes H, les bombes A sont très encombrantes. Au Japon, elles avaient dû être lâchées d’un bombardier. Le projet est donc doublement ambitieux : construire un missile d’une portée intercontinentale (plusieurs milliers de kilomètres contre 350 pour le V2) et pouvant porter une bombe de plusieurs tonnes. 

Le projet est confié à Sergueï Korolev, un ingénieur ukrainien extrait du goulag au cours de la Seconde Guerre mondiale grâce à ses compétences en aéronautique. Conscient des possibilités spatiales d’une telle fusée, et peut-être nourri par les mêmes rêves que von Braun, il parvient à obtenir l’autorisation de construire un petit satellite et celle de tenter de l’envoyer dans l’espace. La fusée conçue par Korolev est très innovante. Malgré quelques difficultés lors des premiers essais, elle permet d’envoyer le petit satellite Spoutnik-1 dans l’espace le 4 octobre 1957. Ce qui n’était qu’un projet secondaire devient une immense victoire technologique et symbolique : une nouvelle frontière de l’environnement humain vient d’être franchie.

Réactions des Etats-Unis

Les États-Unis vivent cet événement comme une véritable humiliation. Au-delà des applications militaires induites par cette réussite soviétique, c’est un coup dur porté à la confiance des États-Unis en leur supériorité technologique. Le symbole est également politiquement fort : l’URSS attribue naturellement ses prouesses à la nature de son régime. Une équipe est donc mise en place aux États-Unis pour préparer un premier lancement. Mais l’URSS lance Spoutnik-2 dès le 3 novembre 1957. Il transporte une chienne répondant au nom de Laïka, démontrant une fois de plus l’avance soviétique. Toutefois, l’animal ne survit pas au vol et la Russie n’est pas encore prête à envoyer un homme dans l’espace. 

Les États-Unis, malgré l’urgence, refusent de confier le projet à l’ex-ingénieur nazi Wernher von Braun, qui travaille sur des missiles moyenne portée, certainement pour des raisons d’image. Pourtant, après un premier échec du projet officiel Vanguard, l’équipe de Braun est autorisée à tenter sa chance : le 31 janvier 1958, Explorer-1 est envoyé dans l’espace. Il permet notamment de découvrir la ceinture de Van Allen. Dorénavant, Wernher von Braun aura un rôle majeur dans la conquête spatiale, de même que son concurrent Sergueï Korolev. Ce dernier, à la différence de son homologue américain, ne connaîtra pourtant pas la gloire, l’URSS faisant de son identité un secret défense. 

Les États-Unis commencent alors à rattraper leur retard et investissent sur le long terme. Ainsi, Eisenhower décide de la création de la NASA (National Aeronautics Space Administration) fin 1958. Toutefois, L’URSS domine la conquête spatiale pendant les années qui suivent, notamment grâce au programme Luna. Dès le 2 janvier 1959, la sonde Luna-1 sort de l’orbite terrestre et survole la Lune. Le 13 septembre, Luna-2 atteint sa cible en se posant sur le satellite de la Terre. Enfin, moins d’un mois plus tard, Luna-3 fait découvrir à l’humanité la face cachée de la Lune. Les photos qu’elle transmet montrent d’ailleurs un paysage visage plus accidenté que la face visible. Fort de ces succès, les Russes reprennent le programme Spoutnik, dont l’objectif est d’envoyer un homme dans l’espace. Plusieurs lancements sont réalisés, avec à chaque fois un chien à bord : contrairement à Laïka, la plupart survivent à leur retour dans l’atmosphère. Au programme Spoutnik, les États-Unis opposent le programme Mercury. Leur progrès leur permet aussi d’envoyer un être vivant dans l’espace en janvier 1961 : un chimpanzé nommé Ham.

Les Américains se rapprochent donc des Soviétiques et comptent prendre leur revanche en envoyant le premier homme dans l’espace. Mais l’URSS prend les devants le 12 avril 1961, lorsque Youri Gagarine prend place à bord de Vostok-1 sur le site de Tyura-Tam. Il effectue un vol en orbite de 1h48 autour de la Terre, à une altitude moyenne de 250 km. L’URSS renforce encore son prestige dans le domaine spatial. Les Américains répondent dès le 5 mai avec le vol d’Alan Shepard, mais à une altitude moins élevée et pour une durée beaucoup plus courte (15 minutes seulement)

10/01/2026Un nouveau partage du monde

Donald Trump a célébré la nouvelle année en marquant son territoire et en ouvrant la porte à un nouveau partage du monde entre Washington, Moscou et Pékin. L’Europe, tétanisée, prend acte par son silence approbateur de la mort du droit international.

Donald Trump et les hauts responsables de son administration ont salué l’opération « Détermination absolue » – le raid sur Caracas et la capture et l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro, le 3 janvier 2026 – comme un succès militaire exceptionnel. On peut tout aussi aisément affirmer qu’il s’agit d’une violation flagrante et éhontée du droit international, qui marque une nouvelle érosion de ce qui reste de l’ordre international.

Mais la tentation pour la Maison Blanche est désormais de crier victoire et de passer rapidement à d’autres cibles, alors que le monde est encore sous le choc de l’audace dont a fait preuve le président américain en kidnappant un dirigeant étranger en exercice. Les populations et les dirigeants de Cuba (depuis longtemps une obsession pour le secrétaire d’État de Trump Marco Rubio), de Colombie (le plus grand fournisseur de cocaïne des États-Unis) et du Mexique (la principale voie d’entrée du fentanyl aux États-Unis) ont des raisons de s’inquiéter sérieusement pour leur avenir dans un monde trumpien.

Il en va de même pour les Groenlandais, en particulier à la lumière des commentaires de Trump ce week-end selon lesquels les États-Unis « ont besoin du Groenland du point de vue de leur sécurité nationale ». Sans parler du tweet alarmant de Katie Miller, influente membre du mouvement MAGA et épouse de Stephen Miller, l’influent chef de cabinet adjoint de Trump, montrant une carte du Groenland aux couleurs du drapeau américain.

Et ce n’est pas la réaction timide de la plupart des responsables européens qui freinera le président américain dans son élan. Celle-ci est extrêmement déconcertante, car elle révèle que les plus ardents défenseurs du droit international semblent avoir renoncé à prétendre qu’il a encore de l’importance.

La cheffe de la politique étrangère de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas a été la première à réagir, avec un message qui commençait par souligner le manque de légitimité de Maduro en tant que président et se terminait par l’expression de sa préoccupation pour les citoyens européens au Venezuela. Elle a du bout des lèvres réussi à ajouter que « les principes du droit international et de la charte des Nations unies doivent être respectés ». Cette dernière partie apparaissait comme une réflexion après coup, ce qui était probablement le cas.

La déclaration commune ultérieure de 26 États membres de l’UE (soit tous les États membres sauf la Hongrie) était tout aussi équivoque et ne condamnait pas explicitement la violation du droit international par Washington.

Le premier ministre britannique Keir Starmer a pour sa part axé sa déclaration sur le fait que « le Royaume-Uni soutient depuis longtemps une transition au Venezuela », qu’il « considère Maduro comme un président illégitime » et qu’il « ne versera pas de larmes sur la fin de son régime ». Avant de conclure en exprimant son souhait d’une « transition sûre et pacifique vers un gouvernement légitime qui reflète la volonté du peuple vénézuélien », l’ancien avocat spécialisé dans les droits humains a brièvement réitéré son « soutien au droit international ».

Le chancelier allemand Friedrich Merz remporte toutefois la palme. Tout en faisant des commentaires similaires sur le défaut de légitimité de Maduro et l’importance d’une transition au Venezuela, il a finalement souligné que l’évaluation juridique de l’opération américaine était complexe et que l’Allemagne « prendrait son temps » pour le faire.

Le point de vue de Moscou et Pékin

Alors que l’Amérique latine était partagée entre enthousiasme et inquiétude, les condamnations les plus virulentes sont venues de Moscou et de Pékin.

Le président russe Vladimir Poutine avait manifesté son soutien à Maduro dès le début du mois de décembre. Dans une déclaration publiée le 3 janvier, le ministère russe des affaires étrangères se contentait initialement d’apporter son soutien aux efforts visant à résoudre la crise « par le dialogue ». Dans des communiqués de presse ultérieurs, la Russie a adopté une position plus ferme, exigeant que Washington « libère le président légitimement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse ».

La Chine a également exprimé son inquiétude quant à l’opération américaine, la qualifiant de « violation flagrante du droit international ». Un porte-parole du ministère des affaires étrangères a exhorté Washington à « garantir la sécurité personnelle du président Nicolas Maduro et de son épouse, à les libérer immédiatement, à cesser de renverser le gouvernement du Venezuela et à résoudre les problèmes par le dialogue et la négociation ».

La position de Moscou, en particulier, est bien sûr profondément hypocrite. Certes condamner l’opération américaine comme étant une « violation inacceptable de la souveraineté d’un État indépendant » est peut-être justifié. Mais cela n’est guère crédible au vu de la guerre que Moscou mène depuis dix ans contre l’Ukraine, qui s’est traduite par l’occupation illégale et l’annexion de près de 20 % du territoire ukrainien.

La Chine, quant à elle, peut désormais avoir le beurre et l’argent du beurre à Taïwan, qui, contrairement au Venezuela, n’est pas largement reconnu comme un État souverain et indépendant. Le changement de régime apparaissant de nouveau à l’ordre du jour international comme une entreprise politique légitime, il ne reste plus grand-chose, du point de vue de Pékin, qui pourrait s’opposer à la réunification, si nécessaire par la force.

Les actions de Trump contre le Venezuela n’ont peut-être pas accéléré les plans chinois de réunification par la force, mais elles n’ont guère contribué à les dissuader. Cet épisode va probablement encourager la Chine à montrer plus d’assurance en mer de Chine méridionale.

Le partage du monde

Tout cela laisse présager un nouveau glissement progressif des intérêts des grandes puissances américaine, chinoise et russe, qui souhaitent disposer de sphères d’influence dans lesquelles elles peuvent agir à leur guise. Car si la Chine et la Russie ne peuvent pas faire grand-chose pour leur allié Maduro, désormais destitué, c’est aussi parce qu’il n’existe aucun moyen simple de délimiter où commence une sphère d’influence et où finit une autre.

La perspective d’un partage du monde entre Washington, Moscou et Pékin explique aussi l’absence d’indignation européenne face à l’opération menée par Trump contre le Venezuela. Elle témoigne de sa prise de conscience que l’ère de l’ordre international libre et démocratique est bel et bien révolue. L’Europe n’est pas en position d’adopter une posture qui lui ferait risquer d’être abandonnée par Trump et assignée à la sphère d’influence de Poutine.

Au contraire, les dirigeants européens feront tout leur possible pour passer sous silence leurs divergences avec les États-Unis et tenteront de tirer parti d’une remarque presque anodine faite par Trump à la fin de sa conférence de presse samedi 3 janvier, selon laquelle il n’est « pas fan » de Poutine.

Ce qui importe désormais pour l’Europe, ce ne sont plus les subtilités des règles internationales. Il s’agit dorénavant de garder les États-Unis et leur président imprévisible de son côté, dans l’espoir de pouvoir défendre l’Ukraine et de dissuader la Russie de commettre de nouvelles agressions.

Ces efforts pour accommoder le président américain ne fonctionneront que dans une certaine mesure. La décision de Trump de réaffirmer son ambition d’annexer le Groenland, dont il convoite les vastes ressources minérales essentielles, s’inscrit dans sa vision d’une domination absolue dans l’hémisphère occidental.

Cette renaissance de la doctrine Monroe vieille de deux siècles (rebaptisée par Trump « doctrine Donroe ») a été exposée dans la nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine en décembre 2025. Elle ne s’arrête clairement pas au changement de régime au Venezuela.

La stratégie vise à « rétablir les conditions d’une stabilité stratégique sur le continent eurasien » ou à « atténuer le risque de conflit entre la Russie et les États européens ». Mais déstabiliser davantage l’alliance transatlantique en menaçant l’intégrité territoriale du Danemark au sujet du Groenland et en abandonnant peut-être l’Europe et l’Ukraine aux desseins impériaux du Kremlin risque d’avoir l’effet inverse.

De même, si l’incursion au Venezuela encourage les revendications territoriales chinoises en mer de Chine méridionale et éventuellement une action contre Taïwan, elle ne permettra guère d’atteindre l’objectif américain, énoncé dans la stratégie de sécurité nationale, qui consiste à prévenir une confrontation militaire avec son rival géopolitique le plus important.

À l’instar des autres tentatives de changement de régime menées par les États-Unis depuis la fin de la guerre froide, l’action américaine au Venezuela risque d’être une initiative qui isolera le pays et se retournera contre lui. Elle marque le retour de la loi de la jungle, pour laquelle les États-Unis, et une grande partie du reste du monde, finiront par payer un lourd tribut.

09/01/2026. Un amas de galaxies jamais observé à ce jour

Depuis qu’ils l’ont découvert, les astronomes s’étonnent de ce qu’ils observent de cet amas de galaxies qui évoluent dans l’Univers lointain. Et ils viennent juste d’y faire une découverte déconcertante de plus. Une découverte qui pourrait remettre en question leurs modèles cosmologiques.

Dans la Voie lactée, il s’allume environ une étoile nouvelle chaque année ! Alors, imaginez la surprise des astronomes lorsqu’ils ont découvert, il y a quelques temps déjà – ils en ont parlé dans un article publié par la revue Nature -, un amas de galaxies qui donnait naissance tous les ans à des milliers d’étoiles. Un amas de galaxies évoluant, qui plus est, à quelque 12 milliards d’années-lumière de la Terre. Soit dans un Univers qui n’avait pas plus de 1,4 milliard

En 2018, les chercheurs ont baptisé cet amas SPT2349-56. Ils estimaient alors qu’il se composait de 14 jeunes galaxies regroupées dans une région à peine trois fois plus grande que notre Voie lactée. Comme une concentration extrêmement dense de galaxies chaudes se dirigeant les unes vers les autres dans un élan dit de « méga-fusion » susceptible de donner naissance, en bout de processus, à une immense galaxie.

Aujourd’hui, une équipe de l’université de Colombie-Britannique (Canada) annonce avoir fait, au sujet de cet amas de galaxies, une nouvelle découverte inattendue. Tellement inattendue que les astronomes n’en ont, pendant plusieurs mois, pas cru leurs yeux. Ils semblent pourtant bel et bien avoir découvert, au cœur de SPT2349-56, un gaz brûlant et omniprésent qui pourrait bouleverser les modèles actuels de formation de tels amas.

Précisons que les chercheurs estiment désormais que le noyau de SPT2349-56 s’étend sur environ 500 000 années-lumière de diamètre. C’est environ 5 fois plus que celui de la Voie lactée. Et de l’ordre de la taille du halo qui entoure notre Galaxie. L’amas contient par ailleurs plus de 30 galaxies actives et il forme des étoiles plus de 5 000 fois plus vite que la Voie lactée.

Reference

  • Published: 25 April 2018
  • A massive core for a cluster of galaxies at a redshift of 4.3T. B.
  • Miller, and others

Nature volume 556, pages 469–472 (2018)Cite this article

Abstract

Massive galaxy clusters have been found that date to times as early as three billion years after the Big Bang, containing stars that formed at even earlier epochs1,2,3. The high-redshift progenitors of these galaxy clusters—termed ‘protoclusters’—can be identified in cosmological simulations that have the highest overdensities (greater-than-average densities) of dark matter4,5,6. Protoclusters are expected to contain extremely massive galaxies that can be observed as luminous starbursts7. However, recent detections of possible protoclusters hosting such starbursts8,9,10,11 do not support the kind of rapid cluster-core formation expected from simulations12: the structures observed contain only a handful of starbursting galaxies spread throughout a broad region, with poor evidence for eventual collapse into a protocluster. Here we report observations of carbon monoxide and ionized carbon emission from the source SPT2349-56. We find that this source consists of at least 14 gas-rich galaxies, all lying at redshifts of 4.31. We demonstrate that each of these galaxies is forming stars between 50 and 1,000 times more quickly than our own Milky Way, and that all are located within a projected region that is only around 130 kiloparsecs in diameter. This galaxy surface density is more than ten times the average blank-field value (integrated over all redshifts), and more than 1,000 times the average field volume density. The velocity dispersion (approximately 410 kilometres per second) of these galaxies and the enormous gas and star-formation densities suggest that this system represents the core of a cluster of galaxies that was already at an advanced stage of formation when the Universe was only 1.4 billion years old. A comparison with other known protoclusters at high redshifts shows that SPT2349-56 could be building one of the most massive structures in the Universe today.

08/01/2125 La mission Dragon fly de la Nasa

La mission Dragonfly de la Nasa, qui survolera les sables de Titan, une lune de Saturne, est retardée d’un an, avec un lancement désormais prévu pour 2028.

C’est le défi le plus fou et le plus lointain de la Nasa : poser un robot sur Titan, l’une des lunes satellites de Saturne. Pour donner une idée du challenge, Saturne est dix fois plus loin que Mars où Perseverance et Ingenuity ont atterri il y a bientôt quatre ans, et où l’homme espère poser un pied en 2030. Malheureusement, le défi est si compliqué que l’agence spatiale américaine a décidé de repousser cette mission à 2028.

Baptisée Dragonfly, cette mission dite « nucléaire » ne décollera pas en 2027, et dans le meilleur des cas, la Nasa fixe désormais à juillet 2028 le lancement de la fusée vers Titan, située à 1,2 million de kilomètres de Saturne. Ce qui signifie que l’appareil  devrait y atterrir sept ans plus tard, en 2035 ! Space.com cite « l’incertitude budgétaire » comme raison de ce report, et c’est ce qu’a confirmé Lori Glaze, la directrice de la division des sciences planétaires.

Un problème financier

Au sortir de la réunion du 28 novembre dernier, elle a indiqué que la confirmation formelle de Dragonfly et l’établissement officiel des coûts et du calendrier de la mission par le Conseil de gestion du programme de l’agence (APMC) de la Nasa avaient été reportés en raison de l’incertitude sur le montant des fonds disponibles pour le projet. Cette commission examinera à nouveau le projet au printemps 2024 après la proposition de budget de la NASA pour 2025.

Il n’en demeure pas moins que le développement de Dragonfly se poursuit, et il s’agit de finaliser la conception de ce drone rotatif à propulsion nucléaire de la taille d’une voitur. et exploité par le Johns Hopkins Applied Physics Laboratory (APL) à Laurel, dans le Maryland, ce drone embarquera des caméras, des capteurs et des échantillonneurs pour partager un maximum d’informations sur le sol de Titan. Des tests en cours en soufflerie et dans le désert

Plusieurs composants de Dragonfly, tels que ses systèmes de contrôle et de navigation, ont déjà subi des essais dans les déserts de Californie, spécifiquement choisis pour leur similitude avec les dunes de sable de Titan. De plus, des évaluations ont déjà eu lieu dans les souffleries du Langley Research Center de la NASA. Un modèle grandeur nature a également subi des tests dans la vaste chambre Titan de l’APL de Johns Hopkins, reproduisant les conditions glaciales et les pressions atmosphériques présentes dans l’environnement

08/01/2026 Sanctions américaines contre la Russie et pétroliers fantômes

La Russie, soumises aux sanctions américaines s’efforcent actuellement d’y échapper. Dans ce but, elles exporte son pétrole vers des pays amalliés, notamment la Chine. Elle utilise pour cela une centaine de pétrolies fournis par cespays et non enregistrés. On parle d’une « flotte fantôme. Les EtatsUnisn sont oblgésde réagir . D’ou l’incident récent avec le pétrolioer Les Etats-Unis s’efforcent d’intercepter un pétrolier battant pavillon russe et dont l’activité est liée au Venezuela après une traque de plus de deux semaines dans l’Atlantique, ont déclaré mercredi deux responsables

Ce pétrolier sous sanctions américaines, appelé initialement Bella-1 et désormais enregistré sous le nom de Marinera, avait dans un premier temps échappé au blocus maritime imposé par les Etats-Unis au Venezuela et son équipage avait refusé de laisser les garde-côtes américains monter à son bord.

L’opération en cours est conduite par l’US Coast Guard et l’armée américaine, ont dit les deux responsables ayant requis l’anonymat.

Des bâtiments de la marine militaire russe, dont un sous-marin, naviguaient dans les parages au moment de l’intervention, ont-ils ajouté.

Cité par les médias d’Etat russes, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que le pétrolier se trouvait dans les eaux internationales et respectait le droit maritime international. Il a réclamé que soit respectée sa liberté de navigati

Annexe

Les sanctions contre la Russie, imposées principalement par l’Union européenne et d’autres pays, visent à répondre à l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine et à exercer une pression économique sur le pays.

Contexte des Sanctions

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, l’Union européenne a adopté des sanctions massives et sans précédent. Ces mesures s’ajoutent aux sanctions déjà en place depuis 2014, suite à l’annexion de la Crimée par la Russie. Les sanctions comprennent des restrictions économiques, des sanctions individuelles, des mesures diplomatiques et des restrictions en matière de visas. 

Types de Sanctions

  1. Sanctions Économiques: Celles-ci incluent des restrictions sur les échanges commerciaux, l’interdiction d’exporter certaines marchandises vers la Russie, et des limitations sur les importations de produits russes, notamment le pétrole.  1
  2. Sanctions Individuelles: Plus de 2 700 personnes et entités ont été sanctionnées, y compris des responsables politiques, des oligarques et des entreprises liées à l’agression militaire.  1
  3. Sanctions Diplomatiques: Ces mesures visent à isoler la Russie sur la scène internationale et à limiter ses interactions diplomatiques.  1
  4. Source 1

Impact des Sanctions

Les sanctions ont eu un impact significatif sur l’économie russe, entraînant une récession et des difficultés économiques. Cependant, la Russie a également mis en place des contre-sanctions, y compris un embargo alimentaire, et a tenté de diversifier ses partenariats économiques. En 2023, la croissance économique de la Russie a été maintenue à environ 4 %, mais des défis structurels persistent, notamment une pénurie de main-d’œuvre et des difficultés d’investissement. 

Wikipedia

07/01/2026 Avancés vers la fusion nucléaire

La fusion nuclaire représente l’avenir du nucléaire en tant que source dénergie. Elle remplacera l’actuellef fission d’un atome d’Uranium par la fusion de deus atomes de cecelui-ci. Mais le procédé est générateur de chaleur, analogue à celle rêgnant à la surface du soleil. Il est donc nécessaire de le refroidir.

La fission nucléaire se produit lorsqu’un noyau lourd, comme l’uranium-235 ou le plutonium-239, absorbe un neutron et devient instable. Ce noyau se scinde alors en deux noyaux plus légers, accompagnée de la libération de plusieurs neutrons et d’une énergie considérable, environ 200 MeV par fission. Ce phénomène peut entraîner une réaction en chaîne, où les neutrons libérés provoquent d’autres fissions, générant encore plus d’énergie.  A l’opposé, se trouve la fusion. Deux arotomes légers, comme ceux du deutérium et du tritium, se combinent pour former un noyau pllourd, généralement de l’hélium. Ce processus libère une quantité d’énergibien plus importante, bien plus que  celle de la fission nucléaire La fusion est la source d’énergie des étoiles Elle permet  aux noyaux de surmonter leur répulsion électrostatique. 

Avantages de la fusion nucléaire

Abondance des ressources: Les matières premières nécessaires à la fusion, comme le lithium, sont largement disponibles et pourraient théoriquement soutenila production d’énergie pendant des millions d’années.

Énergie propre: Les produits de la fusion, principalement de l’hélium, ne sont pas radioactifs, contrairement aux déchets de la fission nucléaire. Cela en fait une source d’énergie potentiellement plus propre et durable. 

Avancés vers la fusion

  1. Des avancées significatives ont été réalisées dans la recherche sur la fusion nucléaire. Par exemple, des équipes françaises ont récemment établi un nouveau record en maintenant un plasma de fusion à des températures de plusieurs dizaines de millions de degrés pendant plus de 22 minutes, ce qui est crucial pour le projet ITER, qui vise à démontrer la faisabilité de la fusion comme source d’énergie. Plus récemment, un petit miracle s’est produit dans le sud de la France. Dans un réacteur expérimental, un changement de matériau a tout changé. On est passé du carbone au tungstène, ce métal méconnu, et les résultats sont prometteurs.

En Provence, se trouve un réacteur un peu particulier nommé WEST, acronyme pour Tungsten (W) Environment in Steady-state Tokamak. C’est le successeur du vieux Tore Supra. Les opérateurss ont fait un pari osé : remplacer tout l’intérieur du réacteur qui était en tuiles de graphite (du carbone), par du tungstène.

Les résultats, annoncés récemment, paraissent très intéressants. Le WEST a réussi à maintenir un plasma à la température de 50 millions de degrés Celsius. Et ce pendant six minutes entières. Ceci lui a permis d’ atteindre des densités et des énergies supérieures à tout ce qu’on avait vu avant avec du carbone. Il s’agit d’unvrai bond en avantPar ailleurs en avril 2024, l’Institut coréen de l’énergie de fusion annonçait que son réacteur KSTAR KSTAR FR : Solutions d’énergie solaire avait maintenu un plasma à 100 millions de degrés. Leur secret ? Un « divertor » – une sorte d’échappement pour tokamak – également en tungstène. .

Pourquoi pas du Carbone ?Rappelons que le Carbone a une masse atomique est relativement élevée par rapport au tungstène. En pratique, ceci veut dire qu’il peut parfois retenir le combustible de fusion dans ses parois Le réacteur .WEST n’est pas une installation isolée, mais fait partie d’un effort international plus large pour maîtriser l’énergie de fusion. Aux côtés d’installations comme JT-60SA au Japon, EAST en Chine, KSTAR en Corée du Sud, et l’ancien Joint European Torus (JET) au Royaume-Uni, le CEA fait avancer les recherches vers la mise en place de réacteurs capables de produire de l’énergie de fusion sur une échelle industrielle.

WEST joue un rôle particulièrement essentiel dans la préparation de ITER, le projet phare de fusion nucléaire qui doit prendre place en France à Cadarache. ITER vise à démontrer la faisabilité de la fusion à grande échelle et pourrait devenir une source d’énergie révolutionnaire dans les prochaines décennies.
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Malgré ces progrès, la fusion nucléaire à grande échelle reste confrontée à des obstacles techniques, économiques et infrastructurels importants. Les besoins en matière d’infrastructures, la complexité des technologies à développer, ainsi que les coûts élevés de construction et d’entretien des réacteurs font que la fusion ne sera probablement pas une solution immédiate à la crise énergétique mondiale. Cependant, des projets comme ITER et WEST, qui bénéficient d’une expertise accrue en matière de confinement magnétique et de gestion du plasma, constituent des étapes cruciales dans la direction de l’énergie de fusion durable.

06/01/2026. Les européens ne doivent pas laisser Donald Trump s’emparer du Groenland


En janvier 2025, Jean-Noël Barrot déclarait que la France était « prête à réfléchir » à l’envoi de troupes européennes au Groenland, « si nos intérêts de sécurité sont en jeu ». Objectif : montrer à Donald Trump que l’Europe est capable de se mobiliser pour l’intégrité de son territoire, et le contraindre à adopter une autre voie que celle de la force.

Reste à savoir dans quel cadre un tel déploiement pourrait intervenir. Ou dit autrement, si celui-ci impliquerait seulement les pays capables de dépêcher des forces sur place, et si le Royaume-Uni (désormais hors de l’Union européenne) pourrait y prendre part, au nom de la solidarité avec ses voisins et en dépit de sa relation privilégiée avec Washington.

Autre option, mise cette fois sur la table par le spécialiste Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique : couper aux Gafam l’accès au marché numérique européen, pesant pour 400 millions de consommateurs. « Nous autres Européens ne pourrions ni ne voudrions nous passer de la plupart des fournisseurs américains. Mais les réseaux sociaux (entre autres entreprises) pourraient bien en subir les conséquences. Nous dépendons des États-Unis, et ils dépendent de nous. À ce jeu-là, on peut être deux », juge-t-il sur son compte X, avant de préciser qu’une telle issue nécessiterait du « courage » de la part de l’UE. Ce qui n’est pas vraiment la qualité première qui caractérise l’institution.

Quoi qu’il en soit, les habitants du Groenland, eux, sont attachés à leur appartenance au Danemark. Seuls 6 % d’entre eux souhaitaient passer sous contrôle des États-Unis, d’après une enquête de janvier 2025. Mais dans cette affaire, il n’est pas sûr que leur voix soit beaucoup entendue.

L’Eurotpe doit faire preuve de vigilance face aux menaces annexionnistes de Donald Trump. Les dirigeants européens doivent être conscients des implications géopolitiques et diplomatiques de l’annexion du Groenland, qui pourrait avoir des répercussions sur la sécurité et la coopération trans aatlantique. L’Eurotpe doit également être prête à intervenir si Trmp cherchait ent à s’emparer du Groenland, en respectant le droit international et en évitant toute agression territoriale. 

L’Europe a-t-elle les moyens d’empêcher Donald Trump d’annexer le Groenland comme il menace de le faire ?

La plus grande île au monde, habitée par 57 000 personnes, regorge de ressources en hydrocarbures et en minerais (or, graphite, cuivre, nickel, fer, zinc…). Très peu de gisements sont aujourd’hui exploités, en raison de l’immense calotte glaciaire qui la traverse et des lois environnementales. Mais Donald Trump ambitionne de passer outre, flairant le potentiel très rentable des forages. « Drill, baby, drill ! », martelait-il lors de sa campagne présidentielle. Un slogan que l’on pourrait traduire par « Fore, bébé, fore ! ». Le réchauffement climatique accentue la fonte des glaces et ouvre de nouveaux accès aux ressources naturelles.

Donald Trump sait qu’une course contre la montre est engagée, notamment parce que la Russie et la Chine ont le même objectif que lui. En face, l’Europe semble bien démunie. Pourtant, si le Groenland ne fait pas formellement partie de l’Union européenne, il appartient à un pays qui en est membre. De nombreux observateurs relèvent une exceptionnelle unité des pays européens ces dernières semaines, qui affichent leur solidarité au Danemark face à l’expansionnisme belliqueux de Donald Trump. « Il y a eu une unanimité, ce qui n’est pas toujours le cas au sein de l’Union Européenne, sur la question du soutien au Groenland et au Danemark », confirme le chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique Alexandre Taithe sur France Culture.

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Au sein de l’UE, certains pays se montrent même très déterminés à empêcher l’annexion du Groenland. Ainsi Emmanuel Macron s’est-il rendu sur place en juin 2025, avant un déplacement du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot deux mois plus tard. « L’Allemagne a aussi renforcé ses liens avec le Groenland en envoyant un de ses plus gros navires militaires pendant l’été », observe Alexandre Taithe. Un volontarisme destiné à contrecarrer le procès en inertie régulièrement instruit contre les dirigeants européens, accusés de se montrer trop faibles face aux États-Unis.

Pourtant, de nombreuses voix continuent de critiquer l’attitude de l’Union européenne sur le dossier groenlandais. L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a estimé sur franceinfo que « Donald Trump ne peut pas prendre les Européens au sérieux tant qu’ils ne décident pas d’agir ensemble », leur reprochant notamment de ne pas avoir signé de « pacte de souveraineté » en commun. Le député européen Raphaël Glucksmann exige lui aussi de la « fermeté » et une « solidarité » des chefs d’État et de gouvernement de l’UE, jugeant que « les courbettes devant Trump pour essayer de le calmer ne fonctionnent pas ».

Peu d’actes mis sur la table

Même Nathalie Loiseau, pourtant membre du camp présidentiel, n’hésite pas à critiquer l’attitude d’Emmanuel Macron et de ses homologues européens. « Cette fois-ci, les dirigeants européens vont-ils enfin dire à Trump ce qu’ils pensent de sa diplomatie du bon plaisir ? Où vont-ils encore tenter de ménager son ego, au risque de nous humilier une fois de plus ? La politique de l’apaisement qu’ils pratiquent est un échec », attaque-t-elle, inquiète que le scénario vénézuélien ne se reproduise au Groenland.

En réalité, l’Union européenne apparaît démunie face aux menaces d’invasion d’un État souverain. « Le Groenland est un territoire autonome du Royaume du Danemark, seuls les Groenlandais et les Danois peuvent décider d’un changement de ce statut », a bien affirmé la haute représentante de l’UE, Kaja Kallas. Mais au-delà des postures et des protestations, peu d’actes sont mis sur la table.

Impuissants, les Européens ? Faux, répond le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Invité sur TF1 ce 5 janvier, Pascal Confavreux a exprimé sa « solidarité » avec le Groenland, expliquant qu’il ne pouvait y avoir « de modification des frontières par la force ». Surtout, il a lié cette menace au « réarmement militaire » qui a lieu partout en Europe. « On s’y prépare, a-t-il poursuivi. Le projet de loi de finances prévoit d’augmenter le budget militaire ». Plus de moyens pour l’armée… et c’est tout ?

Vers l’envoi de militaires européens au Groenland ?

Depuis le Parlement européen, Raphaël Glucksmann propose la mise en place d’une « base militaire européenne pérenne au Groenland ». Cela enverrait, selon lui, « un signal de fermeté face à Trump et permettrait de tuer l’argument américain sur notre incapacité à assurer la sécurité du Groenland ». Une proposition loin d’être isolée, puisque le gouvernement l’avait formulée il y a un an.

En janvier 2025, Jean-Noël Barrot déclarait que la France était « prête à réfléchir » à l’envoi de troupes européennes au Groenland, « si nos intérêts de sécurité sont en jeu ». Objectif : montrer à Donald Trump que l’Europe est capable de se mobiliser pour l’intégrité de son territoire, et le contraindre à adopter une autre voie que celle de la force.

Reste à savoir dans quel cadre un tel déploiement pourrait intervenir. Ou, dit autrement, si celui-ci impliquerait seulement les pays capables de dépêcher des forces sur place, et si le Royaume-Uni (désormais hors de l’Union européenne) pourrait y prendre part, au nom de la solidarité avec ses voisins et en dépit de sa relation privilégiée avec Washington.

Autre option, mise cette fois sur la table par le spécialiste Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique : couper aux Gafam l’accès au marché numérique européen, pesant pour 400 millions de consommateurs. « Nous autres Européens ne pourrions ni ne voudrions nous passer de la plupart des fournisseurs américains. Mais les réseaux sociaux (entre autres entreprises) pourraient bien en subir les conséquences. Nous dépendons des États-Unis, et ils dépendent de nous. À ce jeu-là, on peut être deux », juge-t-il sur son compte X, avant de préciser qu’une telle issue nécessiterait du « courage » de la part de l’UE. Ce qui n’est pas vraiment la qualité première qui caractérise l’institution.

Quoi qu’il en soit, les habitants du Groenland, eux, sont attachés à leur appartenance au Danemark. Seuls 6 % d’entre eux souhaitaient passer sous contrôle des États-Unis, d’après une enquête de janvier 2025. Mais dans cette affaire, pas sûr que leur voix soit beaucoup entenduele les moyens d’empêcher Donald Trump d’annexer le Groenland comme il menace de le faire ?

06/01/2026 Incertitude concernant le programme franco allemand SCAF

Le système de combat aérien du futur (SCAF) (Future Combat Air SystemFCAS) est un projet européen concernant d’un ensemble de systèmes d’armes aériens interconnectés impliquant la France, l’Allemagne, l’Espagne ainsi que la Belgique, en tant que membre observateur.

Le projet prévoit le développement d’un SCAF pour chaque pays participant, qui connectera les capacités militaires nationales actuelles (Dassault Rafale pour la France, Eurofighter Typhoon pour l’Allemagne et l’Espagne, dronesavions de surveillance, de ravitaillement en vol, systèmes de commandement) .

En particulier, les SCAF possèdent un sous-ensemble développé en commun, le système d’armes de nouvelle génération (SAGN, en anglais Next Generation Weapon System ou NGWS), qui lui-même comprend un avion de combat de nouvelle génération (avion de chasse de sixième génération) accompagné de drones. L’ensemble sera interconnecté au sein d’un cloud (informatique) spécifique.

Cependant aujourd’hui la décision de s’engager dans ce projet ne suscit$te pas l’enthousiasme des gouvernements concernés La France et l’Allemagne ont reporté leur décision sur le SCAF, faute d’avoir trouvé une solution au conflit qui oppose Dassault à Airbus.

Aussi le dossier est en train de devenir encombrant au plan politique. Les Etats respectifs avaient fixé un délai. Mais il s’est écoulé sans avancée notable. En août, le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron avaient donné jusqu’à fin décembre à leurs ministres de la Défense pour résoudre le différend qui oppose les deux pays sur le système de combat aérien du futur (SCAF).

Du fait d’un agenda franco-allemand « très chargé en matière de politique étrangère et de sécurité », aucune décision définitive « n’a encore été prise », a déclaré mercredi un porte-parole du gouvernement allemand, sans évoquer de nouvelle date.

Voir aussi SUPER RAFALE – Et si la France avait déjà son chasseur de 6e génération ?