14/06/2024 Du givre matinal sur Mars

Des gelées matinales viennent d’être observées durant l’aurore sur les volcans martiens, dont la hauteur équivaut à trois fois celle du mont Everest. C’est ce indique un article publié dans la revue Nature Geosciences le lundi 10 juin 2024

Ce phénomène est surprenant car Mars possède une atmosphère beaucoup moins dense que celle de la Terre plusieurs milliers de fois moins d’eau que celle-ci. Le givre est donc peu probable. Et pourtant, une couche de givre exceptionnellement fine, moins épaisse qu’un cheveu, couvre une immense surface des volcans martiens.

« C’est la première fois que nous découvrons du gel d’eau sur les sommets des volcans et la première fois que nous découvrons du gel d’eau dans les régions équatoriales de Mars a déclaré au The Guardian Adomas Valantinas, planétologue à l’Université de Berne en Suisse et à l’Université Brown aux États-Unis.

Ce givre a été découvert dans la région de Tharsis. Elle réunit les immenses volcans de plusieurs kilomètres de haut tels qu’Olympus, Arsia et Ascraeus Mons, ou encore Ceraunius Tholus. Pour réaliser cette découverte, les chercheurs ont utilisé des images couleur à haute résolution de la sonde Exomars Trace Gas Orbiter (TGO) de l’Agence spatiale européenne (ESA).

Cette découverte a été confirmée à l’aide d’observations indépendantes réalisées entre autres par la sonde Mars Express de l’ESA. Cependant sur Mars, il existe deux principaux composés volatils : l’eau (H2O) et le dioxyde de carbone (CO2). Tous deux peuvent facilement se changer en gaz et apparaissent comme blanc ou brillants à la lumière visible. Difficile donc les distinguer.

Les chercheurs ont ainsi dû réaliser un véritable travail d’enquête à l’aide de nombreux outils et d’une simulation numérique du microclimat des volcans de Mars pour arriver à la conclusion que oui, il y a bien du givre sur la planète rouge. Autre point soulevé dans cette étude, ces simulations numériques démontrent que les températures à la surface des volcans cités plus haut permettent d’imaginer qu’il y aurait de l’eau gelée.

Cette découverte vient alimenter l’hypothèse selon laquelle la planète était autrefois un monde beaucoup plus humide, et peut-être même habitable, parsemé de lacs géants et de rivières sinueuses. En effet, des vaisseaux spatiaux en orbite autour de Mars ont déjà renvoyé des preuves de la présence d’eau gelée et liquide sur Mars, avec des quantités importantes de glace observées aux pôles Nord et sud.

« Ce que nous voyons pourrait être une trace d’un climat martien passé », a ajouté à The Guardian Valantinas à propos des volcans aux pointes de gel. « Cela pourrait être lié aux processus climatiques atmosphériques qui se produisaient plus tôt dans l’histoire martienne, il y a peut-être des millions d’années. »

Actuellement, les échanges d’eau entre l’atmosphère et la surface martienne ne sont pas totalement compris. Cette découverte de givre est un élément important puisqu’il pourrait servir de traceur au cycle de l’eau sur Mars. Une nouvelle étape pour identifier des ressources clés pouvant aider à une potentielle exploration humaine.

Source

https://www.huffingtonpost.fr/science/article/du-givre-matinal-sur-mars-une-decouverte-qui-pourrait-bien-servir-aux-futurs-astronautes_235335.html

  • Published: 10 June 2024

  • Evidence for transient morning water frost deposits on the Tharsis volcanoes of Mars

https://www.nature.com/articles/s41561-024-01457-7

The present-day water cycle on Mars has implications for habitability and future human exploration. Water ice clouds and water vapour have been detected above the Tharsis volcanic province, suggesting the active exchange of water between regolith and atmosphere. Here we report observational evidence for extensive transient morning frost deposits on the calderas of the Tharsis volcanoes (Olympus, Arsia and Ascraeus Montes, and Ceraunius Tholus) using high-resolution colour images from the Colour and Stereo Surface Imaging System on board the European Space Agency’s Trace Gas Orbiter. The transient bluish deposits appear on the caldera floor and rim in the morning during the colder Martian seasons but are not present by afternoon. The presence of water frost is supported by spectral observations, as well as independent imagery from the European Space Agency’s Mars Express orbiter. Climate model simulations further suggest that early-morning surface temperatures at the high altitudes of the volcano calderas are sufficiently low to support the daily condensation of water—but not CO2—frost. Given the unlikely seasonal nature of volcanic outgassing, we suggest the observed frost is atmospheric in origin, implying the role of microclimate in local frost formation and a contribution to the broader Mars water cycle.

14/06/2024 La gravité peut-elle exister sans masse ?

Selon  Richard Lieu, astrophysicien à l’Université de l’Alabama à Huntsville et auteur de l’article dont on trouvera ci-dessous les références et l’abstract, « l’excès de gravité » indispensable pour expliquer la cohérence des galaxies qui en principe devraient se disperser compte tenu de la force centrifuge pourrait provenir de défauts topologiques dans la structure du cosmos. Ces défauts auraient une forme de « coquille », et pourraient s’emboîter comme des poupées russes pour former de vastes structures susceptibles d’influencer la matière à très grande échelle.

Il explique que ces coquilles sont composées d’une couche interne de masse positive et d’une couche externe de masse négative. La masse totale de ces deux couches serait exactement nulle, ce qui rendrait donc la gravité indépendante de la notion de masse. En revanche, un objet comme une galaxie enfermée à l’intérieur de cette coquille subirait surtout l’influence de la couche interne. Elle serait donc soumise à une force centripète très importante, la forçant ainsi à rester cohérente. Avec un tel modèle, en théorie, il n’y aurait donc « plus besoin de perpétuer cette recherche sans fin de la matière noire ».

« Ce papier n’essaie pas de résoudre le problème de la formation de ces structures », explique-t-il. En outre, il ne propose aucune manière de confirmer ou de réfuter l’existence de ces coquilles au moyen d’observations. Mais dans le contexte actuel où la recherche de la matière noire a tendance à stagner, cette hypothèse mérite tout de même d’être explorée — ne serait-ce que par curiosité scientifique.

Référence

The binding of cosmological structures by massless topological defects 

Richard Lieu

Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, Volume 531, Issue 1, June 2024, Pages 1630–1636,

https://doi.org/10.1093/mnras/stae1258

 14 May 2024

  • ABSTRACT

Assuming spherical symmetry and weak field, it is shown that if one solves the Poisson equation or the Einstein field equations sourced by a topological defect, i.e. a singularity of a very specific form, the result is a localized gravitational field capable of driving flat rotation (i.e. Keplerian circular orbits at a constant speed for all radii) of test masses on a thin spherical shell without any underlying mass. Moreover, a large-scale structure which exploits this solution by assembling concentrically a number of such topological defects can establish a flat stellar or galactic rotation curve, and can also deflect light in the same manner as an equipotential (isothermal) sphere. Thus, the need for dark matter or modified gravity theory is mitigated, at least in part.

13/06/2024 La flèche du temps quantique

La théorie quantique nous apprend qu’à l’origine des temps il n’existait pas d’intrication quantique. C’est la conclusion d’une étude qui vient de paraître sous le titre de The Decoherent Arrow of Time and the Entanglement Past Hypothesis. Cet étude s’inscrit dans la démarche actuelle des auteurs visant à critiquer l’hypothèse selon laquelle le temps ne s’écoule que dans un seul sens .

Quand deux particules sont intriquées (entangled), aucune d’elle ne peut être considérée comme des objets indépendants l’une de l’autre. Leurs propriétés se lient, quelle que soi la distance qui les sépare, que ce soit l’autre bout de la rue ou l’autre bout de l’univers.

Cependant, si ces deux particules ne sont pas totalement isolées de leur environnement, des interférences extérieures peuvent rompre leur intrication dans un processus appelé « décohérence ».

Ce processus a inspiré aux auteurs de l’étude le concept de flèche du temps quantique décohérente, décohérente parce que quantique. Ce concept repose sur l’idée que si le temps nous apparaît comme ne s’écoulant que dans un seul sens, du passé vers le futur, c’est parce que la décohérence est irréversible.

On retrouve là sous une autre forme le concept de la thermodynamique selon lequel la direction vers laquelle le temps s’écoule est gouvernée par le principe selon lequel l’entropie ou le désordre est toujours obligé d’augmenter dans le monde. Ce principe est à la base de la seconde loi de la thermodyamique.

Selon ce principe appliqué au passé, il en ressort que l’état primitif de l’univers se caractérisait par une entropie très faible, les quarks, constitutifs des protons et des neutrons, n’étant pas encore apparus.

Les auteurs de l’étude mentionnée ci-dessous en concluent que l’étude du passé de l’intrication devrait montrer qu’il n’y avait pas d’intrication aux premiers moments de l’histoire de l’univers. Par contre, au fur et à mesure de l’évolution de l’univers, il y a eu de plus en plus d’intrication et en conséquence, de plus en plus de décohérence.

D’une façon générale, un nombre croissant de théoriciens, appliquant ces principes, considèrent qu’une flèche du temps décohérente devrait être considérée comme une des lois fondamentales de l’évolution de l’univers. Il en résulterait que la fin de l’univers pourrait ne pas être aussi simple qu’elle est aujourd’hui envisagée.

Aujourd’hui il est admis que la fin de l’univers résulterait d’un phénomène dit mort par excès de chaleur (heat death) et que de ce fait le temps cesserait de s’écouler, autrement dit disparaitrait. Mais avec une flèche du temps décohérente, l’univers ne devrait pas disparaître. Autrement dit, le temps serait réel.

Référence
Arrow of Time and the Entanglement Past Hypothesis

Jim Al-KhaliliEddy Keming Chen

If an asymmetry in time does not arise from the fundamental dynamical laws of physics, it may be found in special boundary conditions. The argument normally goes that since thermodynamic entropy in the past is lower than in the future according to the Second Law of Thermodynamics, then tracing this back to the time around the Big Bang means the universe must have started off in a state of very low thermodynamic entropy: the Thermodynamic Past Hypothesis. In this paper, we consider another boundary condition that plays a similar role, but for the decoherent arrow of time, i.e. the quantum state of the universe is more mixed in the future than in the past. According to what we call the Entanglement Past Hypothesis, the initial quantum state of the universe had very low entanglement entropy. We clarify the content of the Entanglement Past Hypothesis, compare it with the Thermodynamic Past Hypothesis, and identify some challenges and open questions for future research.

Comments:10 pages, no figures
Subjects:Quantum Physics (quant-ph); General Relativity and Quantum Cosmology (gr-qc); History and Philosophy of Physics (physics.hist-ph)
Cite as:arXiv:2405.03418 [quant-ph]
 (or arXiv:2405.03418v1 [quant-ph] for this version)
 https://doi.org/10.48550/arXiv.2405.03418

13/06/2024 La compétition pour les ressources naturelles de l’espace

Comme on pouvait aisément le supposer, la course à l’espace dans laquelle sont engagées les principales nations du monde, rejoint l’intérêt des entrepreneurs privés, en premier lieu les intérêts de ceux que l’on nomme les milliardaires américains de l’espace (Elon Musk, Jeff Bezos, Richard Branson).

Mais quelles sont les ressources de l’espace? Contrairement à ce que l’on imagine, elles sont nombreuses et seront de plus en plus facilement exploitables. En premier lieu on cite la présence de métaux rares sur les astéroides, métaux dont les terriens ont de plus en plus besoin.

Mais les roches brisées, les sables et la poussière constituant ce que l’on nomme le régolithe sur la Lune et Mars sont chargés d’éléments réutilisables. S’y ajoute la glace d’eau, dans la mesure où elle est facilement accessible, notamment sous les pôles. On mentionnera de plus en plus enfin les débris de fusées abandonnées sur les planètes en fin de mission.

Ceci dit les ressources de l’espace seront en priorité exploitables sur place (In-situ resources utilization ou ISRU), selon l’expression employée. Il s’agira de la production de carburants, de la protection contre les radiations ou les variations de température, de la mise en place de pistes d’atterrissages ou de routes, de l’extraction de métaux et autres matières premières, voire des débuts de culture de plantes terrestres acclimatables.

Plus intéssantes seront les techniques permettant l’exploitation des terres rares sur les astéroïdes orbitant près de la Terre et des planètes proches.

En 2023, un satellite ayant la taille d’un four à micro-ondes fut mis en orbite par une société nommée Astroforge dans l’objectif de forer les astéroides proches afin d’en rapporter des échantillons de terres rares et autres métaux précieux, notamment du platinium et du Cobalt. Cette première mission a échoué faute d’expériense suffisante dans ce domaine. Mais Astroforge récidivera et sera suivie par d’autres start-up ambitionnant de devenir une première génération de mineurs de l’espace.

De tels minerais existent sur Terre, mais leur exploitation est souvent difficile pour des raisons géographiques ou politiques. Le premier objectif aujourd’hui consiste à définir des méthodes permettant d’analyser les astéroïdes de passage pour savoir si la matière dont ils son faits justifie le coût de son extraction.

Aujourd’hui ces objectifs intéressent, outre les Etats-Unis , la Chine, l’ESA, le Japon, les Emirats Arabes Unis riches de l’argent du pétrole.

Références

Wikipedia AstroForge https://en.wikpedia.org/wiki/AstroForge

New-York Times (accès payant) https://www.nytimes.com/2023/12/27/science/secret-asteroid-mission-astroforge.html

Cubesat https://www.nasa.gov/what-are-smallsats-and-cubesats

space resources ESA https://business.esa.int/funding/invitation-to-tender/space-resources

12/06/2024 Notre réaction à l’exposé du président de la République

Le premier rôle d’un président de la République méritant ce titre, président tel que se voulait Charles de Gaulle, n’est pas d’essayer de donner du sens à une opinion publique lorsque celle-ci se montre incohérente, comme elle le fait aujourd’hui en France. Il lui est de préciser sa propre vision des choses. Celai lui permet de mesurer en quoi cette vision est acceptée, et dans quelle mesure il devrait la modifier pour susciter un plus large accord des citoyens.

Or les longs discours d’Emmanuel Macron le 12 juin, censés s’adresser à un électorat appelée à élire une nouvelle Assemblée Nationale, n’ont guère selon nous éclairé les électeurs. Plutôt que discuter d’interminables questions de détail destinées à préciser si ces électeurs se rangeaient à droite, à gauche ou au centre, Emmanuel Macron se devait de donner le résumé des choix qui s’imposent aujourd’hui à la Nation.

Le premier choix est militaire. Comment et avec quels sacrifices la France entend- elle se doter de forces armées suffisamment expertes et bien équipées non pas pour faire jeu égal mais au moins pour résister un temps suffisant aux grandes puissances souhaitant soumettre militairement la France. Or la liste des armements dont il es indispensable de disposer pour être entendu ne cesse de s’allonger. Il faut l’admettre.

Le second relève du spatial. La France s’était honorablement fait connaître dans le domaine du spatial sous-orbital avec sa fusée Ariane et quelques satellites scientifiques honorables. Mais désormais elle se devrait de figurer en bonne place dans la course à la face cachée de la Lune, la course à Mars et à ses satellites, et au delà la course pour l’exploration du Deep Space. Inutile de préciser que si la France renonçait se donner une présence significative dans ces domaines, face à des entrepreneurs tels qu’Elon Musk, sans mentionner la Chine, elle perdrait vite tout son crédit au plan international.

Le troisième domaine est scientifique. Pour résumer, la France devra-t-elle renoncer à relever l’héritage de Pasteur dans la lutte mondiale pour l’identification et la destruction des nouveautés virus et nouvelles bactéries qui ne cessent d’apparaître du fait du réchauffement climatique ? Devra-t-elle renoncer à figurer en tête dans la course à la biologie artificielle et à l’homme dit augmenté, course dans laquelle elle dispose d’excellents spécialistes mais qui doivent s’établir à l’étranger pour pouvoir travailler ?

Les soi-disant experts en communication que rémunère l’Elysée diront que si Macron avait tenu un tel discours il n’aurait pas été compris par ceux qui sont seulement intéressé par la hausse de leur pouvoir d’achat. Faisons le pari contraire.

Jean-Paul Baquiast, rédacteur en chef de Europesolidaire.eu

10/06/2024 Des étoiles anormalement jeunes au centre de la Voie lactée

Comme beaucoup de galaxies, la Voie Lactée comporte en son cœur un trou noir supermassif, nommé Sagittarius A.. Sa masse es t estimée à 4 millions de fois celle du Soleil. Il exerce une attraction gravitationnelle considérable sur les étoiles environnantes, dites  étoiles de type S, les faisant évoluer à des vitesses vertigineuses.

Ce qui rend ces étoiles encore plus mystérieuses, c’est leur comportement inhabituel et leur jeunesse apparente, surtout dans une région de la galaxie où l’on s’attendrait à ce qu’elles soient plus âgées. Ces objets situés à environ une année-lumière du centre galactique semblent ainsi contredire les lois stellaires habituelles.

Pour expliquer cette énigme, des astronomes formulent une hypothèse déroutante. Normalement, les étoiles brillent en brûlant de l’hydrogène par fusion nucléaire, un processus qui produit de l’hélium ainsi que l’énergie nécessaire pour contrebalancer leur propre gravité.

Selon eux, ces étoiles dites de type S semblent tirer leur énergie d’une source différente : l’annihilation de la matière noire. Ce phénomène exotique, où des particules de matière noire et d’antimatière noire s’annihilent pour produire de l’énergie, pourrait alors prolonger leur période d’activité, éloignant ainsi ces étoiles de la séquence principale du diagramme de Hertzsprung-Russ:

En d’autres termes, les étoiles de l’amas S ne suivraient pas la voie habituelle de l’évolution stellaire, où la fusion nucléaire de l’hydrogène en hélium est la principale source d’énergie. Au lieu de cela, leur jeunesse apparente et leur comportement inhabituel pourraient être expliqués par leur dépendance à la matière noire comme source d’énergie, contournant ainsi les processus stellaires conventionnels.

Cette idée est soutenue par une nouvelle étude appuyée par des simulations informatiques. Les modèles des chercheurs montrent en effet que dans les régions où la matière noire est dense, les étoiles peuvent effectivement maintenir leur équilibre en brûlant moins ou pas du tout d’hydrogène, grâce à l’énergie fournie par la matière noire.

Les futurs télescopes pourraient permettre d’observer cette région avec une résolution inédite, ce qui confirmerait ainsi la théorie de l’alimentation des étoiles par la matière noire. Cette avancée pourrait alors nous rapprocher de la résolution de certains des mystères les plus profonds de l’Univers, et nous aider à mieux comprendre sa nature et son rôle dans la formation et l’évolution des galaxies

Référence


Astrophysics > High Energy Astrophysical Phenomena
[Submitted on 20 May 2024]

Dark Branches of Immortal Stars at the Galactic Center

Isabelle JohnRebecca K. LeaneTim Linden

We show that stars in the inner parsec of the Milky Way can be significantly affected by dark matter annihilation, producing population-level effects that are visible in a Hertzsprung-Russell (HR) diagram. We establish the dark HR diagram, where stars lie on a new stable dark main sequence with similar luminosities, but lower temperatures, than the standard main sequence. The dark matter density in these stars continuously replenishes, granting these stars immortality and solving multiple stellar anomalies. Upcoming telescopes could detect the dark main sequence, offering a new dark matter discovery avenue.

Comments:6 pages, 3 figures. Appendix adds 2 pages, 1 figure
Subjects:High Energy Astrophysical Phenomena (astro-ph.HE); Solar and Stellar Astrophysics (astro-ph.SR); High Energy Physics – Phenomenology (hep-ph)
Report number:SLAC-PUB-17770
Cite as:arXiv:2405.12267 [astro-ph.HE]
 (or arXiv:2405.12267v1 [astro-ph.HE] for this version)

10/06/2024 Comme les humains les chiens comprennent que certains mots abstraits font référence à des objets rééls.

Généralement, quand les possesseurs de chiens leur demandent par exemple de leur apporter un objet familier, ils désignent l’objet tout en le nommant. Ils sont convaincus que s’ils ne joignaient pas le geste à la parole, le chien ne comprendrait pas l’ordre . Il se comporterait ainsi comme le chat et un grand nombre d’autres animaux  domestiques.

Récemment cependant un test de grande ampleur, référencé ci-dessous, fut organisé impliquant une vingtaine de chiens équipés de récepteurs encéphalographiques . A un ordre purement verbal tel que « apporte moi ma canne », que n’accompagnait aucun geste, même inconscient, le chien comprenait et exécutait l’ordre. 

Si au contrera le maitre répétait le même ordre mais en désignant une balle, le chien ne réagissait pas.. Les signaux EEG étaint différents.

Il sera intéressant de refaire ces tests avec d’autres animaux.

Référence

Current Biology

https://www.cell.com/current-biology/abstract/S0960-9822(24)00171-4?_returnURL=https%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS0960982224001714%3Fshowall%3Dtrue

  • • Dogs’ object word understanding is probed with EEG in a semantic violation paradigm
  • • Mismatch between prime word and target object evoked a human N400-like ERP effect
  • • This is neural evidence for object word-elicited mental representations in non-humans
  • • Dogs’ object word understanding is thus, similarly to humans’, referential in nature
Summary

Using words to refer to objects in the environment is a core feature of the human language faculty. Referential understanding assumes the formation of mental representations of these words.  

Such understanding of object words has not yet been demonstrated as a general capacity in any non-human species, despite multiple behavior-based case reports.  ,

In human event-related potential (ERP) studies, object word knowledge is typically tested using the semantic violation paradigm, where words are presented either with their referent (match) or another object (mismatch). ,12 

Such mismatch elicits an N400 effect, a well-established neural correlate of semantic processing. Reports of preverbal infant N400 evoked by semantic violations 14 

assert the use of this paradigm to probe mental representations of object words in nonverbal populations. Here, measuring dogs’ (Canis familiaris) ERPs to objects primed with matching or mismatching object words, we found a mismatch effect at a frontal electrode, with a latency (206–606 ms) comparable to the human N400. A greater difference for words that dogs knew better, according to owner reports, further supported a semantic interpretation of this effect. Semantic expectations emerged irrespective of vocabulary size, demonstrating the prevalence of referential understanding in dogs. These results provide the first neural evidence for object word knowledge in a non-human animal.

Using words to refer to objects in the environment is a core feature of the human language faculty. Referential understanding assumes the formation of mental representations of these words. 

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10/06/2024 Faut-il diaboliser un tiers des électeurs ?

Comme il était prévu, le Rassemblement National a montré lors des élections européennes qu’il représentait presque un tiers des électeurs français. C’est beaucoup au regard de la dispersion des autres listes. Dans un geste qui l’honore, le président de la République a immédiatement dissous l’Assemblée Nationale et convoqué de nouvelles élections.

Lors de celles-ci les partis autres que le RN feront-ils un front populaire unique contre ce dernier afin de l’empêcher de gouverner? C’est peu vraisemblable. On voit mal la gauche et la droite abandonner leur différences pour se donner un programme commun dont voit mal de quoi il serait fait.

Ceci d’autant plus que le Rassemblement n’est plus le parti quasi néo-nazi qu’il était dans ses premier temps sous la direction de Jean-Marie Le Pen. Rien ne distingue vraiment les propos de Marine le Pen ou de Marion Maréchal de ceux d’un Eric Ciotti. Il en est de même avec Jordan Bardela. Celui-ci de plus par sa haute taille et sa jeunesse suscitera un mouvement de curiosité voire de sympathie ce qui ne serait pas le fait de ses concurrent-e-s de l’actuelle majorité.

Plus sérieusement on voit mal ce que la France risquerait si elle était gouvernée pendant quelques temps par le RN. Les relations avec l’Union européenne n’en souffriraient pas, elle qui s’accommode parfaitement des écarts d’un Victor Orban. Quant aux Etats-Unis, ils n’auraient pas de leçons à donner, alors que leur président multiplie les impairs dus à un âge avancé.

Faudrait-il craindre un éventuel rapprochement avec la Russie? Disons que l’heure n’est plus aux embrassades de Marine Le Pen avec Vladimir Poutine. De toutes façons mieux vaudraient embrassades que guerre nucléaire.

Summary

09/06/2024 La guerre contre la résistance.

l ne s’agit pas de la guerre menée par l’Allemagne nazie contre les mouvements populaires qui s’opposaient à elle dans les pays occupés, mais d’une guerre aux enjeux différents, celle que mènent aujourd’hui dans le monde entier ceux qui veulent obtenir énergie électrique aussi abondante et peu coûteuse que possible.

Pour cela, il faut en théorie faire appel, tant pour le transport de l’électricité que pour son utilisation dans des moteurs électriques, à des matériaux dits supraconducteurs . Un supraconducteur est un matériau qui, lorsqu’il est refroidi en dessous d’une température critique Tc, présente deux propriétés caractéristiques, une résistance nulle et un un diamagnétisme parfait. Ce terme signifie qu’il n’adhère pas à un aimant, mais qu’au contraire, il est repoussé par lui.

Le phénomène de la supraconductivité a été découvert en 1911 par le physicien Heike Kammerlingh Onnes. Traduit par des propriétés électriques, magnétiques et quantiques spécifiques, il apparaît lorsque l’on refroidit certains métaux ou alliages à de très basses températures, proches du zéro absolu, 0 kelvin soit – 273,15 °C.

Appelée température critique (Tc), la température à laquelle le matériau devient supraconducteur dépend de la composition chimique de celui-ci. Pour la plupart des matériaux, dits supraconducteurs conventionnels, elle se situe entre 1 et 33 kelvins (soit entre – 272 et – 240°C), ce qui nécessite un refroidissement à l’hélium liquide, voire au-delà.

Aujourd’hui une véritable course s’est organisée entre les pays et les entreprises qui recherchent les matériaux et les applications permettant de maitriser la supraconductivité. Aucun véritable succès n’a été encore obtenu mais selon les spécialistes, cela ne saurait tarder. Nous reviendrons sur ce sujet sans doute prochainement.

Références

New Scientist Race against résistance 11 may 2024 P 41

Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Supraconductivit%C3%A9

Encyclopédie de l’énergie https://www.encyclopedie-energie.org/supraconductivite-et-ses-applications/

08/06/2024 Les vagues de chaleur (heat domes) dans l’ouest américain

https://www.newscientist.com/article/2434744-what-is-a-heat-dome-and-are-they-getting-worse-with-climate-change/

La plus grande partie de l’ouest américain enregistre depuis le début mai une température atteignant 100 degrés C .Ceci est du à l’installation d’un dôme de chaleur sur le sud-ouest des Etats-Unis.

Selon un des responsables du National Weather Service ce phénomène entrainera des températures de 20 ou 30 degrés C plus chaudes que la normale en cette saison. Phoenix et Las Vegas ont atteint 112 en début de semaine et la chaleur devrait persister, y compris la nuit où elle atteindra 80 degrés.

Les autorités rappellent qu’en juillet 1995, une vague de chaleur non prévue avait causé la mort de plus de 1000 personnes dans la région de Chicago. Les citoyens noirs ont constitué plus de 50 % des victimes. Beaucoup de personnes âgées sont mortes à leur domicile, n’ayant pas les moyens de se protéger.

Pour l’avenir, il apparaît urgent de renforcer les mesures de protection, mais aussi d’améliorer les techniques de prévision.

Note

Formule pour convertir les degrés Celsius et Fahrenheit

Convertir les Celsius en Fahrenheit en appliquant la formule suivante: Celsius * 9/5 + 32.

Pour convertir des Fahrenheit en Celsius il suffit de faire: (Fahrenheit – 32) * 5/9;

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