Finalement, l’univers ne se déchirera pas
La théorie du Big Rip [le «grand déchirement» en français] réservait à notre univers un scénario assez peu optimiste: toutes les structures, des amas de galaxies jusqu’aux atomes, étaient vouées à être détruites, étirées par une expansion de plus en plus importante menant jusqu’au déchirement.
Mais soyez rassuré: à l’occasion de la 243e réunion de l’Union américaine d’astronomie à La Nouvelle-Orléans, de nouveaux calculs ont été publiés par le Dark Energy Survey (DES), un programme international dont le but est de cartographier l’univers afin de mieux comprendre la nature de l’énergie noire. La nouvelle mesure en question clarifie cette dernière, et par extension écarte la théorie du Big Rip.
D’après les estimations, notre univers observable est composé à près de 70% d’énergie noire. Depuis sa découverte en 1998, on sait que son principal effet à (très) grande échelle est d’accélérer l’expansion de l’univers. Toutefois, si l’on arrive à quantifier cette énergie noire, il est nettement plus délicat de la qualifier avec précision.
Jusqu’ici, la nature de l’énergie noire demeurait mystérieuse. Plus précisément, c’est le paramètre «w» qui a longtemps été insaisissable pour les scientifiques du monde entier. Par «w», il faut comprendre «équation d’état». En physique, celle-ci correspond au rapport entre la pression et la densité énergétique d’une substance. Absolument tout dans notre univers possède une équation
