La préfecture maritime de l’Atlantique a indiqué dans un communiqué, ce dimanche, l’intervention de l’équipe de plongeurs démineurs de Brest au Cap Ferret. Ils ont découvert 39 obus au total et les opérations de sécurisation du site se poursuivent
Sous l’action de l’érosion un blockhaus s’est affaissé sur la plage de l’Horizon au Cap Ferret, en Gironde samedi. Mobilisé, le groupe de plongeurs démineurs de Brest y a découvert « 39 obus français de 75 mm, modèle 1917 », selon un communiqué de la préfecture maritime. La majorité des munitions était non amorcée et non tirée. Des douilles et quelques dispositifs d’amorçage (fusées) ont également été trouvées sur place. Bien qu’anciennes et vétustes, ces munitions conservent un caractère dangereux et nécessitent un traitement spécialisé.
Une intervention sous la pression de la marée
La zone d’intervention étant entièrement recouverte par l’eau à marée haute, deux opérations ont eu lieu pour détruire sur place 35 obus. Quatre autres obus restaient à traiter ce dimanche.
Des recherches complémentaires laissent supposer la présence possible d’autres munitions dans la zone. « Les opérations de clarification et de sécurisation se poursuivront dimanche 22 février afin de neutraliser l’ensemble des engins encore présents », précise la préfecture maritime dans son communiqué.
L’intervention s’est déroulée avec l’appui de la Gendarmerie nationale, de la police municipale et des services techniques de la commune.
Note
Le canon franciais de calibre 75 a été dit avoir gagné la première guerre mondiale du fait de sa péciosion et et de sa mobilité
Canon de 75 mm modèle 1897 — Wikipédia Devenu un emblème de la puissance militaire française, connu bientôt comme le soixante quinze, voire notre glorieux soixante quinze, il fait l’objet d’un culte de la part des militaires et patriotes français, qui voient en lui une solution miracle à tout problème. Cet enthousiasme conduira à négliger entre autres la modernisation de l’artillerie lourde, erreur qui sera durement payée lors de la Première Guerre mondiale. En effet, si le 75 est le meilleur canon de campagne de son époque et s’est avéré très efficace dans la guerre de mouvement, et notamment dans la première bataille de la Marne, il est en revanche beaucoup moins à l’aise et efficace dans une guerre de position, où l’on a besoin d’artillerie lourde pour atteindre les troupes retranchées. Il se distinguera néanmoins en grande partie grâce à ses servants qui paieront un lourd tribut. Il est utilisé dans le char Saint-Chamond lors de la reprise du mouvement à la fin de la Grande guerre.
Encore en service en grand nombre dans l’armée française de 1940, il se montra cette fois-ci dépassé dans la guerre de mouvement, car on avait tardé à le rendre apte à la traction automobile, désormais nécessaire. Il connaîtra toutefois une seconde jeunesse comme pièce antichar, lors de la bataille de France, aux mains de la Wehrmacht et des Forces françaises libres.
