15/02/2026Le fossile d’un poisson à trois yeux découvert en Colombie britannique

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12 juillet 2022 – Publiés dans Current Biology, les résultats d’un étude nous apprennent que des paléontologues du Musée royal de l’Ontario ont fait la découverte d’un incroyable fossile qui a conservé le cerveau et le système nerveux d’un ancien prédateur marin à trois yeux.

C’est dans les Rocheuses canadiennes de la Colombie-Britannique, dans les schistes de Burgess, que des chercheurs ont fait la découverte. Reconnue pour abriter des restes d’animaux fossilisés vieux de plus de 500 millions d’années, c’est une mine d’or pour les chercheurs.

STANLEYCARIS HIRPEX

Apparenté de loin aux insectes et araignées modernes, l’animal, étonnant, appartenait à une ancienne ramification éteinte de l’arbre évolutif des arthropodes appelé Radiodonta. Interrogé sur cette découverte, Joseph Moysiuk, le principal auteur de ces travaux déclare :

« Bien que les cerveaux fossilisés de la période cambrienne ne soient pas nouveaux, cette découverte se distingue par l’étonnante qualité de conservation et le grand nombre de spécimens ». Comme le souligne le chercheur enthousiaste :

« Nous pouvons même distinguer des détails fins tels que des centres de traitement visuel desservant les grands yeux et des traces de nerfs pénétrant dans les appendices. Les détails sont si clairs qu’on a l’impression de regarder un animal mort hier ».

Lire aussi An eye-opening discovery New Scientist 31 January2026, p.

poisson trois yeux home

Représentation de l’animal / Crédits : Sabrina Capell

UN PRÉDATEUR À TROIS YEUX

Ce qui a enthousiasmé les chercheurs est sans nul les restes du cerveau et des nerfs encore préservés dans 84 de ces fossiles. Une découverte rare sachant que tous ces spécimens auraient vécu il y a environ 506 millions d’années.

« Avant cela, il n’y avait que peu d’autres découvertes de cerveaux fossilisés, en particulier de la période cambrienne. Et c’est encore quelque chose de très rare… La plupart des espèces avec des cerveaux fossilisés ne sont représentées que par un ou deux spécimens seulement ».

Malgré sa relative petite taille de vingt centimètres de long en moyenne, selon les spécialistes, Stanleycaris Hirpex devait être un redoutable prédateur. Avec ses longues épines semblable à des râteaux, il raclait le fond marin et s’aidait de volets latéraux pour glisser dans l’eau. Ses deux énormes appendices situés au niveau de la gueule lui permettait d’écraser ses proies.

UN CERVEAU À DEUX SEGMENTS

Les fossiles retrouvés par les chercheurs montrent que le cerveau du Stanleycaris Hirpex était divisé en deux segments : le protocerebrum et le deutocerebrum. Le premier était en lien avec ses yeux, tandis que le second commandait des griffes frontales.

« La préservation du cerveau de ces animaux nous donne un aperçu direct de l’évolution du système nerveux du point de vue des archives fossiles » soulignent les auteurs de la publication.

Si sur bltv, il est souvent question de troisième œil, lui en avait bien trois. Son troisième œil était surdimensionné et situé entre ses deux yeux latéraux. À ce jour, les paléontologues ignorent toujours à quoi il pouvait servir, même si l’orientation semble la théorie la plus plausible. Grâce à lui, il pouvait s’orienter ou traquer ses proies. Une chose est sûre, c’est la première fois qu’une telle caractéristique est observée chez ce type de spécimen.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr Source Current Biology)

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