La semaine dernière, 1400 chalutiers ont formé une longue barrière étendue 200 miles (environ 320 kilomètres) au large de la mer de Chine orientale (qui sépare la Chine, le Japon et Taïwan), relève le New-York Times . Aux alentours de Noël, une opération similaire avait été menée sur une plus large échelle. Près de 2000 navires se sont étalés sur près de 290 miles (490 kilomètres). Le quotidien américain a été prévenu par une société d’analyse de données. «Je me suis dit : Ce n’est pas normal», explique Jason Wang, directeur des opérations de la société d’analyse ingeniSPACE.Plusieurs cargos ont dû être déroutés, tant la masse des bateaux était importante. Une formation qui pourrait être utile en cas de conflit. «La masse de ces petits bateaux pourrait servir de leurre pour les missiles et les torpilles, saturant les radars ou les capteurs de drones avec un trop grand nombre de cibles», analyse Thomas Shugart, un ancien officier de marine auprès du journal américain.
Ces multiples bateaux de pêche pourraient avoir «d’énormes impacts tactiques en cas de confrontation en mer», ajoute l’expert militaire Stéphane Audrand sur X. Ils contribueraient «à un isolement de Taïwan qui serait potentiellement difficile à rompre sans des masses colossales de munitions». La Chine n’a pas souhaité commenter ces formations.
«Selon moi, il s’agissait d’un exercice visant à évaluer la réaction des civils face à une mobilisation massive en cas d’urgence future, par exemple pour venir en renfort d’une mise en quarantaine, un blocus ou d’autres mesures de pression contre Taïwan», commente auprès du New-York Times Gregory Poling, directeur de l’Initiative pour la transparence maritime en Asie au CSIS. Une analyse corroborée par l’utilisation par le passé de chalutiers civils dans le cadre de manœuvres militaires.
Ces mouvements de chalutiers interviennent à peine quelques jours après des exercices militaires maritimes chinois de grande ampleur au large de Taïwan. L’un d’eux simulait notamment l’encerclement de l’île dans le viseur du régime communiste de Pékin. Plusieurs cargos ont dû être déroutés, tant la masse des bateaux était importante. Une formation qui pourrait être utile en cas de conflit. «La masse de ces petits bateaux pourrait servir de leurre pour les missiles et les torpilles, saturant les radars ou les capteurs de drones avec un trop grand nombre de cibles», analyse Thomas Shugart, un ancien officier de marine auprès du journal américain.
Ces multiples bateaux de pêche pourraient avoir «d’énormes impacts tactiques en cas de confrontation en mer», ajoute l’expert militaire Stéphane Audrand sur X. Ils contribueraient «à un isolement de Taïwan qui serait potentiellement difficile à rompre sans des masses colossales de munitions». La Chine n’a pas souhaité commenter ces formations.
«Selon moi, il s’agissait d’un exercice visant à évaluer la réaction des civils face à une mobilisation massive en cas d’urgence future, par exemple pour venir en renfort d’une mise en quarantaine, un blocus ou d’autres mesures de pression contre Taïwan», commente auprès du New-York Times Gregory Poling, directeur de l’Initiative pour la transparence maritime en Asie au CSIS. Une analyse corroborée par l’utilisation par le passé de chalutiers civils dans le cadre de manœuvres militaires.
Ces mouvements de chalutiers interviennent à peine quelques jours après des exercices militaires maritimes chinois de grande ampleur au large de Taïwan. L’un d’eux simulait notamment l’encerclement de l’île dans le viseur du régime communiste de Pékin.
