13/01/20é-Un troisième porte-avions chinois, le Fujian

rs.

Engagé dans une rivalité navale avec Washington en mer de Chine méridionale et autour de Taïwan, Pékin reste toutefois sensiblement derrière les Américains en termes de capacité de projection, soulignent la plupart des analystes.

La Fujian, qui avait effectué ses premiers essais en mer en 2024, a été officiellement mis en service lors d’une cérémonie qui s’est tenue mercredi sur l’île tropicale de Hainan (sud), en présence du président Xi Jinping, a rapporté l’agence d’État Chine Nouvelle.

Plus de 2 000 personnes ont assisté à l’événement, a rapporté l’agence financée par le gouvernement chinois, qui a fait état d’une « atmosphère enthousiaste ».

« Après la cérémonie, Xi Jinping est monté à bord […] et s’est informé du développement des capacités de combat du système de porte-avions ainsi que de la construction et l’application du système de catapultage électromagnétique », a précisé la même source.avait salué un « jalon important » dans la modernisation de la marine.

« Aucun pays occidental, à part les États-Unis, n’exploite un porte-avions d’une taille et de capacités similaires », souligne auprès de l’AFP Alex Luck spécialiste des armements navals.

« Il faudra encore plusieurs années avant que ce porte-avions atteigne une réelle capacité de combat » et « la Chine devra disposer de plusieurs porte-avions de ce type » pour « bouleverser réellement l’équilibre des forces », nuance-t-il.

« La marine chinoise reste en retard sur ses adversaires potentiels — en particulier les États-Unis — en matière d’expérience opérationnelle cumulée, de formation des groupes aéronavals et, surtout, d’expérience du combat réel », ce dernier point étant un « handicap majeur », indique à l’AFP Collin Koh, spécialiste des questions navales en Asie-Pacifique à l’Université de technologie de Nanyang, à Singapour.

Un quatrième ?

Ces dernières années, les passages de porte-avions chinois en mer de Chine méridionale, près d’îles disputées, et autour de Taïwan, île revendiquée par Pékin, ont provoqué l’appréhension de Washington.

Jusqu’ici toutefois, « la Chine n’a pas utilisé ses porte-avions pour projeter de la puissance à longue distance, et le Fujian ne changera probablement pas cette dynamique », note Alex Luck, selon qui le navire servira surtout à « la formation et aux exercices ».

Il sera « plus vraisemblablement utilisé pour poursuivre les essais » et « tirer de nouveaux enseignements destinés aux futurs » porte-avions, abonde Collin Koh, sans exclure qu’il soit sollicité pour « des exercices autour de Taïwan ».

La Chine investit depuis plusieurs décennies dans la modernisation de ses forces armées, au diapason de son poids diplomatico-économique.

Cette tendance suscite l’appréhension de certains de ses voisins asiatiques. Pékin affirme lui avoir une politique militaire « défensive » et vouloir uniquement préserver sa souveraineté.

Des rumeurs persistantes font état d’un quatrième porte-avions en cours de construction, qui pourrait être mis en service au début des années 2030.

Rappelons que la France ne dispose que d’un porte-avions. Mais aucun pays de l’Otan ne peut faire de même, hori les USA

Laisser un commentaire