Une mission réussie en septembre 2022, dans la nuit du 26 au 27, lorsque la sonde DART s’est écrasée sur Dimorphos. DART avait bien dévié ce dernier, sauf que l’impact a provoqué un événement imprévu, notamment une déformation importante du satellite et une perturbation de l’équilibre entre celui-ci et Didymos.Un Un article, publié dans la revue scientifique Planetary Science Journal, détaille les observations post-impact de cette mission et leurs implications pour les futures recherches sur les astéroïdes.
Derek Richardson, professeur d’astronomie à l’Université du Maryland et responsable du groupe de recherche sur DART, indique que Dimorphos a subi une déformation importante, dont un large cratère et une modification permanente de sa forme. Ce qui a probablement changé son interaction avec son astéroïde parent. Initialement, elle avait la forme d’un hamburger, mais après l’impact, elle est devenue plus allongée comme un ballon de rugby. Par ailleurs, sa trajectoire évolutive avait été perturbée et, selon les chercheurs, elle risquerait de se tordre de façon chaotique dans sa tentative de retrouver l’équilibre gravitationnel avec Didymos. Ils ajoutent que les durées de stabilisation de la rotation et de dispersion des débris restent incertaines.
Bien que DART n’ait pas touché Didymos, celui-ci et son satellite naturel sont liés par la gravité. Selon les scientifiques en charge du projet, les débris dispersés par l’impact ont perturbé l’équilibre entre l’astéroïde et sa lune, raccourcissant l’orbite de Dimorphos autour de Didymos. La forme de ce dernier est cependant restée inchangée. Ce qui, d’après eux, semble indiquer qu’il est suffisamment solide et rigide pour maintenir sa forme, même après avoir perdu de la masse pour former sa lune. «
À l’origine, Dimorphos était probablement en équilibre et orienté vers Didymos, comme la Lune l’est toujours par rapport à la Terre « Maintenant, son orientation est perturbée, ce qui signifie qu’il peut osciller et pourrait même effectuer des rotations chaotiques et imprévisibles* », explique le professeur Richardson. La préoccupation principale est de savoir si Dimorphos est suffisamment stable pour supporter une sonde et des instruments de recherche.
