04/01/2025 Les compagnies pétrolières américaines au pouvoir au Vénézula

Donald Trump a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter ses réserves de brut, lors de sa conférence de presse à Mar-a-Lago (Floride), samedi 4 janvier, après la capture du président Nicolas Maduro. « Nos compagnies pétrolières, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures gravement endommagées (…) et commencer à générer des revenus pour le pays », a affirmé Donald Trump.

« L’embargo sur tout le pétrole vénézuélien reste pleinement en vigueur », a-t-il aussi souligné. Washington impose des sanctions économiques au Venezuela depuis 2017, dont un embargo pétrolier instauré en janvier 2019 durant le premier mandat de Donald Trump visant à asphyxier économiquement le pays qui dépend de ses exportations de pétrole
t en 2025, Donald Trump a mis fin aux licences pétrolières qui permettaient à des multinationales du pétrole et du gaz d’opérer au Venezuela malgré les sanctions. Seul l’américain Chevron a bénéficié d’une exception, mais il n’a plus le droit de verser de l’argent au pouvoir. En partenariat avec l’entreprise publique PDVSA et ses affiliés, il exploite quatre champs de pétrole dans le pays.

Une production modeste, mais de grandes réserves

Source Agence internationale de l’énergie

Le sol du Venezuela renfermait en 2023 environ 303 milliards de barils, soit environ 17% des réserves mondiales. Mais avec un peu moins d’un million de barils par jour selon l’Opep, le Venezuela est loin de figurer parmi les principaux producteurs de pétrole. Des années de mauvaise gestion et de corruption ont fait chuter ce chiffre après un pic à plus de trois millions au début des années 2000.

A cause de l’embargo américain, Caracas est contraint de commercialiser ce pétrole sur le marché noir avec des fortes remises, en direction principalement de l’Asie. Washington a en outre imposé un « blocus total » aux « pétroliers sous sanctions »  venant du Venezuela. Le pétrole vénézuélien est de qualité moindre et finit transformé en diesel ou en sous-produits comme l’asphalte, et non en essence. Les Etats-Unis disposent sur le pourtour du golfe du Mexique de raffineries spécifiquement conçues il y a plusieurs décennies pour le traiter.

Donald Trump a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter ses réserves de brut, lors de sa conférence de presse à Mar-a-Lago (Floride), samedi 4 janvier, après la capture du président Maduro. « Nos compagnies pétrolières, les plus importantes au monde, vont se rendre sur place, dépenser des milliards de dollars, réparer les infrastructures gravement endommagées (…) et commencer à générer des revenus pour le pays », a affirmé le président des Etats-Unis.

« L’embargo sur tout le pétrole vénézuélien reste pleinement en vigueur », a-t-il aussi souligné. Washington impose des sanctions économiques au Venezuela depuis 2017, dont un embargo pétrolier instauré en janvier 2019 durant le premier mandat de Donald Trump visant à asphyxier économiquement le pays qui dépend de ses exportations de pétrole. Au début de son second mandat en 2025, Donald Trump a mis fin aux licences pétrolières qui permettaient à des multinationales du pétrole et du gaz d’opérer au Venezuela malgré les sanctions. Seul l’américain Chevron a bénéficié d’une exception, mais il n’a plus le droit de verser de l’argent au pouvoir. En partenariat avec l’entreprise publique PDVSA et ses affiliés, il exploite quatre champs de pétrole dans le pays.

A cause de l’embargo américain, Caracas est contraint de commercialiser ce pétrole sur le marché noir avec des fortes remises, en direction principalement de l’Asie. Washington a en outre imposé un « blocus total » aux « pétroliers sous sanctions » allant et venant du Venezuela. Le pétrole vénézuélien est de qualité moindre et finit transformé en diesel ou en sous-produits comme l’asphalte, et non en essence. Les Etats-Unis disposent sur le pourtour du golfe du Mexique de raffineries spécifiquement conçues il y a plusieurs décennies pour le traiter.

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