Une nouvelle étape du conflit russo‑ukrainien a émergé ce week‑end avec l’annonce du renseignement militaire ukrainien (HUR) d’une opération visant l’oléoduc Koltsevoy, dans le district de Ramenski, à environ cinquante kilomètres de Moscou. Ce raid s’ajoute à une série d’attaques entre les deux pays et illustre l’intensification des affrontements. La destruction de l’oléoduc, qui approvisionnait l’armée russe en carburants, représente un coup dur pour les chaînes d’approvisionnement militaires russes, selon Kyrylo Budanov, chef du HUR, cité par Euronews.
Un coup porté à la logistique russe ?
Vendredi soir, trois tronçons de l’oléoduc Koltsevoy, long de 400 km et vital pour le transport de carburant, ont été détruits. Cet oléoduc alimente l’armée russe en essence, en gazole (avec une capacité de 2 800 000 tonnes par an) et en kérosène, issus des raffineries de Riazan, Nijni Novgorod et Moscou. Selon le HUR, les conséquences de cette opération sont encore plus lourdes que celles des sanctions imposées à la Russie. Le communiqué, publié sur Telegram, a rapidement mis en lumière cet acte de guerre asymétrique.
Cet evènement illustre le thèses selon laquelle l’Ukraine serait un proxy du Pentagone dans sa guerre discrète avec la Russie
