IA et archéologie

L’impact de l’intelligence artificielle sur la science et la recherche est croissant depuis une dizaine d’année. C’est notamment le cas en archéologie qui voit en cette technologie une opportunité pour compiler, traiter et interpréter, avec un gain de temps considérable, de gros volumes d’informations. L’IA s’est également imposée comme une aide précieuse à la préservation du patrimoine archéologique et à la création de nouveaux savoirs. Son utilisation systématique peut cependant ouvrir la porte à certaines dérives, dont celle de la réinterprétation.

Premiers usages : compiler des informations

Dans les années 2000, différents conflits armés et l’accélération du changement climatique menacent de faire disparaître un nombre important de sites archéologiques. Face à ce triste constat, plusieurs organisations internationales, dont l’Unesco, qui a fait de la sauvegarde numérique du Patrimoine une de ses priorités, décident de lancer d’importants projets de numérisation 3D des sites menacés. Différentes entreprises, comme Iconem, développent des technologies innovantes, notamment l’utilisation de drones intelligents, pour scanner les vestiges et en proposer une restitution virtuelle à l’identique.
 
En plus de conserver la mémoire numérique d’un patrimoine menacé de destruction, cette initiative a permis de compiler une masse de données totalement inédite de par sa nature et son volume. Conscient de l’opportunité créée, le monde de la recherche s’est appuyé sur l’IA pour exploiter cette nouvelle base de référence.

En 2016, l’utilisation de l’IA en archéologie prend un nouveau tournant avec l’apparition de l’application ArchAIDE, un système de reconnaissance automatique de fragments de céramique généré par une intelligence artificielle : l’apport pour la recherche est immense et les gains de temps pour trier les vestiges sont remarquables. Le potentiel de cet outil ouvre la voie à une identification plus poussée des artefacts jusqu’à en proposer une reconstitution.

De l’identification à la reconstitution des informations

Il est rare qu’un archéologue découvre un objet intact en parfait état de conservation. Généralement, les fouilles relèvent essentiellement des fragments dont l’identification puis la reconstitution sont particulièrement chronophages et fastidieuses.

Dans les années 2000, différents conflits armés et l’accélération du changement climatique menacent de faire disparaître un nombre important de sites archéologiques. Face à ce triste constat, plusieurs organisations internationales, dont l’Unesco, qui a fait de la sauvegarde numérique du Patrimoine une de ses priorités, décident de lancer d’importants projets de numérisation 3D des sites menacés. Différentes entreprises, comme Iconem, développent des technologies innovantes, notamment l’utilisation de drones intelligents, pour scanner les vestiges et en proposer une restitution virtuelle à l’identique.
 
En plus de conserver la mémoire numérique d’un patrimoine menacé de destruction, cette initiative a permis de compiler une masse de données totalement inédite de par sa nature et son volume. Conscient de l’opportunité créée, le monde de la recherche s’est appuyé sur l’IA pour exploiter cette nouvelle base de référence.

En 2016, l’utilisation de l’IA en archéologie prend un nouveau tournant avec l’apparition de l’application ArchAIDE, un système de reconnaissance automatique de fragments de céramique généré par une intelligence artificielle : l’apport pour la recherche est immense et les gains de temps pour trier les vestiges sont remarquables. Le potentiel de cet outil ouvre la voie à une identification plus poussée des artefacts jusqu’à en proposer une reconstitution.

Ainsi en Grande-Bretagne, des chercheurs ont utilisé l’IA pour déterminer à quoi des pierres sphériques retrouvées sur l’île de Santorin, en Crète et à Chypre pouvaient correspondre. L’outil, après analyse, a suggéré que les pierres, de deux tailles distinctes, avaient été délibérément choisies pour leur forme et leur poids. À partir de leur localisation, les plus grandes étant déposées dans des cavités artificielles sous les habitations, l’IA a pensé qu’il s’agissait d’un jeu de société, alors que les chercheurs pensaient plutôt à des balles à lancer, à un système de comptage ou des pions d’un jeu.
 
Le risque de dérive n’est cependant pas à exclure. L’IA, qui est particulièrement efficace pour identifier à partir de ce qu’elle connaît, n’a pas (encore) la capacité de résonner. Elle ne prend pas en compte les notions de culture, de croyance ou de sensibilité artistique. Elle reste un outil pour aider à la détermination, et à associer à l’expertise humaine dans une démarche scientifique.

Source

https://www.ocim.fr/actualites/regard-sur-lactu/larcheologie-face-aux-defis-de-lintelligence-artificielle-ia

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