18/08/2025 Le loup terrible

Aenocyon dirus (autrefois désigné sous le nom de Canis dirus), désigné vulgairement sous les noms de loup sinistre ou encore loup terrible[1], est une espèce de canidés qui a vécu en Amérique du Nord et en Sibérie au Pléistocène et s’est éteinte il y a environ 10 000 ans.

En avril 2025, l’entreprise Colossal Biosciences annonce avoir « ressuscité » cette espèce disparue en restaurant les caractères phénotypiques les plus marquants du loup sinistre chez un loup gris ; il s’agit toutefois bien de loups légèrement modifiés génétiquement, et aucunement de Aenocyon.

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Aenocyon dirus désigne une est une espèce de canidés qui a vécu en Amérique du Nord et en Sibérie au Pléistocène et s’est éteinte il y a environ 10 000 ans.

En avril 2025, l’entreprise Colossal Biosciences annonce avoir « ressuscité » cette espèce disparue en restaurant les caractères phénotypiques les plus marquants du loup sinistre chez un loup gris ; il s’agit toutefois bien de loups légèrement modifiés génétiquement, et aucunement de Aenocyon.

Aenocyon dirus désigne une est une espèce de canidés qui a vécu en Amérique du Nord et en Sibérie au Pléistocène et s’est éteinte il y a environ 10 000 ans.

En avril 2025, l’entreprise Colossal Biosciences annonce avoir « ressuscité » cette espèce disparue en restaurant les caractères phénotypiques les plus marquants du loup sinistre chez un loup gris ; il s’agit toutefois bien de loups légèrement modifiés génétiquement, et aucunement de Aenocyon.

Caractères

Aenocyon dirus était plus gros que le Loup gris en taille et en allure, il mesurait environ 1,50 m de long et pesait en moyenne 68 kg pour la sous-espèce la plus grosse, le Aenocyon dirus dirus. Il est probable que ces loups vivaient en meutes, unies par des liens de famille, et qu’ils chassaient en groupes.

La principale différence entre Canis lupus et Aenocyon dirus se trouve dans la structure du squelette, plus massif et plus lourd chez A. dirus. Ses pattes étaient proportionnellement plus courtes, sa tête plus grande et plus lourde (une tête retrouvée en Yakoutie en 2018 est longue de 41,5 cm, correspondant ainsi à la moitié du corps d’un loup contemporain), mais la capacité crânienne était moindre. Ses dents, plus grandes et plus fortes que celles du Loup gris, étaient capables de broyer des os. De telles caractéristiques suggèrent que c’était un moins bon coureur que les loups actuels et qu’il se nourrissait d’animaux peu rapides et de grande taille, ou de proies affaiblies et de charognes, un peu comme les hyènes actuelles, mais aussi comme d’autres prédateurs qui vivaient à son époque, les félins à dents de sabre comme le Smilodon, qui eux aussi présentaient des adaptations évolutives pour la chasse d’animaux de grande taille.

Répartition et chronologie

Illustration de deux Aenocyon dirus disputant une carcasse de Mammouth de Colomb à un Smilodon à La Brea, par R.Bruce Horsfall[2]. Cette concurrence a probablement dû se dérouler, car ces deux animaux ont vécu à la même époque dans toute l’Amérique.

En Amérique, Aenocyon apparaît dans le registre fossile de l’Amérique du Nord il y a environ 100 000 ans. Il est rapidement devenu un superprédateur mais il a commencé à décliner il y a 16 000 ans, ce qui coïncide avec l’essor des populations humaine sur le continent américain. Les causes de son extinction ne sont pas établies clairement, mais on suppose qu’elles doivent être en rapport avec l’impact de l’homme sur la mégafaune de l’Amérique du Nord, d’une part, et avec le changement climatique qui suit la dernière glaciation, d’autre part. Au fur et à mesure que disparaissaient peu à peu ses proies traditionnelles, comme Megatherium (des paresseux géants), A. dirus a été réduit à un régime essentiellement nécrophage et s’est éteint voici 10 000 ans. Au contraire, le loup gris, qui se nourrissait d’animaux plus petits et plus rapides, a survécu à l’arrivée de l’homme et s’est maintenu jusqu’à nos jours.

Fossiles

Les premiers restes fossiles de Aenocyon dirus ont été découverts par Francis Linck sur les rives du fleuve Ohio en 1854, mais le principal gisement pour cette espèce se trouve dans les puits de bitume de La Brea en Californie où on en a découvert plus de 3 600 spécimens.

Une tête de loup congelée dans le pergélisol sibérien a été mise au jour en 2018, correspondant à un A. dirus âgé de 2 et 4 ans. À elle seule la tête, longue de 41,5 cm et dont le cerveau, les dents et la fourrure sont préservés, correspond à la moitié du corps d’un loup contemporain, montrant que ce loup des steppes du Pléistocène était bien plus grand que nos loups et couvert d’une épaisse fourrure[3].

Taxonomie et évolution

En 2020, cinq génomes provenant de fossiles vieux de 13 000 à plus de 50 000 ans montrent que Aenocyon dirus (alors encore désigné sous le nom de Canis dirus), bien que morphologiquement similaire au Loup gris actuel, appartient à une lignée qui s’est séparée des autres Canidés il y a environ 5,7 millions d’années. Contrairement à de nombreux exemples d’hybridation chez les Canidés, ils ne montrent aucun flux génique entre Aenocyon dirus et les loups gris d’Amérique du Nord ou les coyotes. Cela suggère que Aenocyon dirus a évolué indépendamment des ancêtres pléistocènes de ces espèces. Ces résultats soutiennent également une origine précoce dans le Nouveau Monde, tandis que les ancêtres des loups gris, des coyotes et des dholes ont évolué en Eurasie et n’ont colonisé l’Amérique du Nord que relativement récemment[4].

En 1918, des restes fossiles, reconnus plus tard comme de la même espèce que les fossiles connus de C. dirus, avaient été placés dans un genre séparé, Aenocyon (« Loup terrible »)[5]. L’étude génétique de 2020, qui montre une grande entre C. Dirus et la sous-tribu des Canina (en), tend à restaurer cet ancien classement[4].



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