Ce terme d’univers observable rappelle qu’avec les moyens d’observation actuels, les astronomes ne peuvent étudier qu’une petite partie de l’univers. Le reste demeure inconnu. On ne peut procéder à son égard qu’à des extrapolations invérifiables.
Par ailleurs, plus les galaxies sont distantes, plus leur lumière prend de temps pour nous parvenir.
Notre étoile le soleil est une étoile parmi d’autres qui, rassemblées dans l’espace, constituent cet immense ensemble qu’est notre galaxie, la Voie lactée. On estime que la Voie lactée s’étend sur 100 000 années-lumière et contient environ 150 milliards d’étoiles.
Par ailleurs, à en croire les conclusions d’une étude internationale d’astronomes qui vient d’être publiée, l’Univers observable compte environ 2 2000 milliards de galaxies, c’est-à-dire dix fois plus que ne le pensaient jusqu’alors les scientifiques. Jusqu’à présent ceux-ci estimaient que l’Univers contenait entre 100 milliards et 200 milliards de galaxies.
Si cela était exact, il faudrait en conclure que le nombre des étoiles composant ces galaxies serait de 150 milliards multiplicité par 10 soit 1.500
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Et si la vie était là où on ne l’attendait pas ? Alors que Mars est au cœur des recherches, des scientifiques pensent qu’une forme de vie serait probable sur Titan, un des satellites ou Lune de Saturne dans le système solaire
On retrouve là une des questions qui occupent les scientifiques depuis des dizaines d’années. La vie existe-t-elle ailleurs que sur Terre ? Si Mars est particulièrement observée en ce sens, la réponse pourrait venir d’ailleurs.
Selon la NASA, Titan, l’une des lunes de Saturne, possède des caractéristiques similaires à la Terre. Cela pourrait créer des conditions favorables à la vie, envisagent des chercheurs dans une étude publiée parl’International Journal of Astrobiology dont on trouve ci-dessous le résumé.
Abstract
Based on present knowledge of atmospheric composition, a mechanism for the natural formation of vesicles in the lakes of Titan is proposed. It involves precipitation-induced spray droplets coated by a monolayer of amphiphiles. On interaction with the monolayer on the lake’s surface, bilayer membranes are being formed that encapsulate the liquid phase of the original droplet. The resulting vesicles develop thermodynamic stability by continuous compositional selection of various types of amphiphiles in a dynamic equilibrium, leading to an optimized vesicle stability. Different populations of stable vesicles may compete, initiating a long-term evolution process that could eventually result in primitive protocells. The existence of any type of vesicles on Titan would prove that early steps towards increasing order and complexity have taken place, which represent the necessary precondition for abiogenesis. A valid analytical approach could involve a laser device with combined light scattering analysis and surface enhanced Raman spectroscopy. It would allow for very sensitive detection of amphiphiles as well as for the observation of dispersed vesicles.
.La surface de Titan est composée de lacs et de mers d’un liquide qui n’est pas de l’eau mais un mélange d’hydrocarbures comme le méthane et l’éthane. Comme sur Terre, ces étendues de liquide effectuent un cycle entre l’état de vapeur et l’état liquide. Ils s’évaporent pour former des nuages et retomber sous forme de pluie. Le cycle de l’eau étant l’un des piliers de la vie sur Terre, certains scientifiques sont persuadés que cela pourrait être une preuve de vie sur Titan également.
La présence de cellules sur Titan pourrait signifier que la vie y est possible
Dans la nouvelle étude de la NASA, les chercheurs explorent l’hypothèse selon laquelle des vésicules cytoplasmiques – des cellules sous forme basique composées d’une substance visqueuse protégée par une membrane – pourraient se former sur Titan. « La présence d’une quelconque vésicule sur Titan prouverait une capacité à créer de l’ordre et de la complexité, ce qui sont des conditions nécessaires à la vie », explique Conor Nixon, l’un des auteurs de l’étude.
Selon les scientifiques, la création des vésicules pourrait avoir lieu selon un processus très précis qui commencerait par une pluie de méthane. Cela permettrait de transporter des molécules de l’atmosphère jusqu’à la surface des lacs. Ces molécules doivent être amphiphiles. Cela signifie qu’elles attirent les liquides d’un côté et les graisses de l’autre. « La mission Cassini [qui a eu lieu entre 1997 et 2017 sur et autour de Saturne, ndlr] a révélé la présence de nitrile organique. Ces composés sont amphiphiles », expliquent les scientifiques.
Quand la prochaine mission spatiale sur Titan est-elle prévue ?
Si les molécules sont en effet amphiphiles, elles ont la capacité d’attraper des vésicules et de former des parois autour d’elles. Si elles réussissent à former une double paroi, via un nouveau cycle d’évaporation et de pluie, les vésicules deviennent stables. « Sur le long terme, les vésicules les plus stables prolifèreront tandis que les moins stables mourront. Cela mène à un processus d’évolution où la complexité et la fonctionnalité prévalent », lit-on dans l’étude.
Pour prouver cette hypothèse, et donc l’existence potentielle de la vie sur Titan, il faudrait faire des analyses sur les liquides de ce satellite. La prochaine mission prévue autour de Saturne, Dragonfly, est prévue pour 2034, rappelle Science Alert. Mais les outils nécessaires à la détection de vésicules ne pourront pas être embarqués. Il faudra donc se contenter d’autres formes d’expériences et de données, au risque de rester dans le flou encore longtemps.
L’équipe du professeur Christopher Conselice, de l’Université de Nottingham (Grande-Bretagne), a travaillé longuement à partir des données du télescope spatial Hubble développé par la Nasa avec l’Agence spatiale européenne, mais aussi d’autres télescopes.
Elle a ensuite construit laborieusement des images en 3D et extrapolé le nombre de galaxies présentes à différentes époques de l’histoire de l’Univers.
« Qui sait ce que nous allons découvrir ? »
Plus les galaxies sont distantes, plus leur lumière peine à nous parvenir.
Les télescopes actuels ne permettent d’étudier que 10% des galaxies.
« C’est sidérant que penser que 90% des galaxies du cosmos doivent encore être étudiées », déclare Christopher Conselice. « Qui sait ce que nous allons découvrir quand nous serons en mesure d’étudier ces galaxies grâce à la nouvelle génération de télescopes ? », s’interroge-t-il dans un communiqué publié suite à la parution de son étude dans Astrophysical Journal.
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