Il s’agit d’in projet français de porte-avions destiné à remplacer le porte-avions Charles de Gaulle en 2038. Les études préliminaires sont lancées en octobre 2018. Il est dans sa phase d’avant-projet détaillé, avant que d’ici la fin de 2025 ne soit établi un dossier de lancement et de réalisation. La revue de conception préliminaire est attendue en 2028, avant une revue de conception finale.
Le début de la construction aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire est prévue en 2026 (découpe de la première tôle entre 2031 ou 2032). La notification du contrat est attendue par Naval Group fin 2025. re
Contexte
Depuis les années 2000 et la vente du Foch à la Marine brésilienne, le Charles de Gaulle est l’unique porte-avions français en service. Tous les dix ans, il subit une « indisponibilité périodique pour entretien et réparation » d’un an à un an et demi en cale sèche, pour les entretiens et réparations structurels les plus lourds (y compris le renouvellement du combustible nucléaire), privant ainsi la d’une part significative de ses capacités de projection. Cette perte périodique de capacité est la raison principale qui pousse à la construction d’un second porte-avions, afin d’assurer la disponibilité permanente d’un groupe aéronaval.
Après la mise en service du Charles de Gaulle le 18 mai 2001, un projet pour disposer d’un autre porte-avions, le PA 2, a été lancé en 2003 sur la base du Carrier Vessel Future britannique, la classe Queen Elizabeth. Le projet est suspendu en 2009 et abandonné en 2012.
À l’occasion de la version 2018 du salon Euronaval, Florence Parly, ministre des Armées, annonce le lancement d’un second programme de remplacement du Charles de Gaulle. Une phase d’études de 18 mois, inscrite dans le cadre de la loi de programmation militaire 2019-2025 pour un montant de quarante millions d’euros, doit permettre au président de la République de prendre les décisions sur les points importants du programme courant 2020.
En déplacement aux chantiers de l’Atlantique en mai 2020, la ministre des Armées confirme que le Porte-avions de nouvelle génération (dit PANG sera bien construit à Saint-Nazaire, le chantier naval étant en France le seul à pouvoir construire un navire d’un tonnage aussi important.
Les choix d’architecture et de propulsion concernant le futur porte-avions devaient initialement être arrêtés par le chef de l’État au cours d’un conseil de Défense au début du mois de juillet 2020, pour permettre une déclaration du président de la République lors de son allocution du 14 Juillet.. La question de savoir si la France se dotera d’un seul porte-avions ou de deux devait être tranchée dans le même temps. Mais le changement de gouvernement intervenu le 6 juillet oblige les services du chef de l’État à repousser ce conseil de Défense à une date ultérieure, probablement avant la fin de l’été ou à la rentrée.
Les décisions stratégiques concernant le PANG auraient pu dès lors être annoncées lors de l’édition 2020 du salon Euronaval qui devait se tenir, en dépit de la situation sanitaire en France, au Bourget du 20 au 23 octobre 2020.
C’est finalement le 8 décembre 2020, à l’occasion d’un déplacement sur le site Framatome du Creusot, qu’Emmanuel Macron a officialisé le lancement du programme de porte-avions de nouvelle génération ainsi que le choix de doter le successeur du Charles de Gaulle d’une propulsion nucléaire. Le président de la République n’évoque toutefois pas la possibilité pour la France de se doter d’un second porte-avions.
Construction
Dès le mois de mai 2020, la ministre des Armées annonce que la construction du successeur du Charles de Gaulle se fera aux Chahantiers de l’Atlantique Quelques jours plus tard, le député du Finistère Jean-Charles Larsonneur, issu du groupe La République en marche, évoque dans un article du Télégramme la possibilité de construire certains éléments du futur porte-avions à Brest, et fait valoir le travail du site brestois du groupe Thales. Lors de sa visite à Brest, trois jours plus tard, Florence Parly a assuré que le port breton participera à la « conception » du PANG.
Un porte-avions ou deux ?
Ceci dit, il ne faut pas se cacher la réalité. Pour un pays tel que la France qui dispose du deuxième domaine maritime mondial, après les États-Unis. Le contrôle et la surveillance d’espaces maritimes de plus de 10,2 millions de km², répartis sur tous les océans, représentent autant d’enjeux économiques que stratégiques.
Un porte-avions unique indisponible pour maintenance les deux-tiers de son temps, ne suffira pas.
Aujourd’hui, on fait valoir que les avions de combar seront remplacés par des drones volant en escadre. Mais ces drones n’ayant qu’une autonomie de quelques heures, seront toujours dépendant, pour ce qui concerne la France des Rafales-Marines embarqués sur le porte-avions français.
