11/07/2025 Sionnisme et antésémitisme

Le sionnisme est une doctrine et mouvement politique dont le but est la construction, la consolidation et la défense d’un État juif en Palestine, près de Jérusalem.

Le mouvement est appelé ainsi en référence à la colline de Sion de Jérusalem où fut, dans l’Antiquité, érigée la citadelle de David. Le fondateur du sionisme est Theodor Herzl, homme politique juif hongrois et journaliste (1860-1904). En réponse à l’antisémitisme présent dans toute l’Europe (affaire Dreyfus en France, pogroms de Russie), il publie un manifeste fondateur du sionisme intitulé «Der Judenstaat, Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage» (L’État juif, recherche d’une réponse moderne à la question juive) daté de 1896, où il expose sa thèse sur la nécessité pour les Juifs de créer leur propre État.
En 1897, un congrès juif réuni à Bâle ), sous la présidence de Herzl lui-même, donne naissance au mouvement sioniste. Un an plus tard, une banque coloniale juive est créée, laquelle aboutira en 1901 à créer le Fonds national juif dont le but est l’achat de terres en Palestine, région autrefois occupée par les populations juives. Dès 1882, des étudiants juifs de Russie, les «Amants de Sion», avaient cependant amorcé les premières formes de colonisation.

Ce n’est qu’en 1917 que les sionistes purent marquer des points au plan politique avec la «Déclaration Balfour» (ministre britannique des Affaires étrangères) qui acceptait, au nom du Royaume Uni la création d’un «foyer national juif» en Palestine. En 1948, l’État d’Israël est finalement proclamé, provoquant de fortes réactions arabes.

Toujours menacé par des segments des communautés arabes, le sionisme est aujourd’hui étroitement lié à la défense idéologique et politique de l’État d’Israël de même qu’à la promotion de ses politiques de défense. Le sionisme s’opoppose à l’antisémitidme

L‘antisémiitisme

L’Association Internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) rassemble des gouvernements et des experts dans le but de renforcer et de promouvoir l’éducation, le travail de mémoire et la recherche sur l’Holocauste ainsi de mettre en œuvre les engagements de la déclaration de Stockholm de 2000.

La définition opérationnelle de l’antisémitisme, non contraignante, a été adoptée par les 31 États membres de l’IHRA le 26 mai 2016:

“L’antisémitisme est une certaine perception des Juifs qui peut se manifester par une haine à leur égard. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme visent des individus juifs ou non et/ou leurs biens, des institutions communautaires et des lieux de culte.”

Les exemples suivants, destinés à guider le travail de l’IHRA, illustrent cette définition:

L’antisémitisme peut se manifester par des attaques à l’encontre de l’État d’Israël lorsqu’il est perçu comme une collectivité juive. Cependant, critiquer Israël comme on critiquerait tout autre État ne peut pas être considéré comme de l’antisémitisme. L’antisémitisme consiste souvent à accuser les Juifs de conspirer contre l’humanité et, ce faisant, à les tenir responsables de «tous les problèmes du monde». Il s’exprime à l’oral, à l’écrit, de façon graphique ou par des actions, et fait appel à des stéréotypes inquiétants et à des traits de caractère péjoratifs.

Parmi les exemples contemporains d’antisémitisme dans la vie publique, les médias, les écoles, le lieu de travail et la sphère religieuse, on peut citer, en fonction du contexte et de façon non exhaustive:

  1. l’appel au meurtre ou à l’agression de Juifs, la participation à ces agissements ou leur justification au nom d’une idéologie radicale ou d’une vision extrémiste de la religion;
  2. la production d’affirmations fallacieuses, déshumanisantes, diabolisantes ou stéréotypées sur les Juifs ou le pouvoir des Juifs en tant que collectif comme notamment, mais pas uniquement, le mythe d’un complot juif ou d’un contrôle des médias, de l’économie, des pouvoirs publics ou d’autres institutions par les Juifs;
  3. le reproche fait au peuple juif dans son ensemble d’être responsable d’actes, réels ou imaginaires, commis par un seul individu ou groupe juif, ou même d’actes commis par des personnes non juives;
  4. la négation des faits, de l’ampleur, des procédés (comme les chambres à gaz) ou du caractère intentionnel du génocide du peuple juif perpétré par l’Allemagne nationale-socialiste et ses soutiens et complices pendant la Seconde Guerre mondiale (l’Holocauste);
  5. le reproche fait au peuple juif ou à l’État d’Israël d’avoir inventé ou d’exagérer l’Holocauste;
  6. le reproche fait aux citoyens juifs de servir davantage Israël ou les priorités supposés des Juifs à l’échelle mondiale que les intérêts de leur propre pays;
  7. le refus du droit à l’autodétermination des Juifs, en affirmant par exemple que l’existence de l’État d’Israël est le fruit d’une entreprise raciste;
  8. le traitement inégalitaire de l’État d’Israël, à qui l’on demande d’adopter des comportements qui ne sont ni attendus ni exigés de tout autre État démocratique;
  9. l’utilisation de symboles et d’images associés à l’antisémitisme traditionnel (comme l’affirmation selon laquelle les Juifs auraient tué Jésus ou pratiqueraient des sacrifices humains) pour caractériser Israël et les Israéliens;
  10. l’établissement de comparaisons entre la politique israélienne contemporaine et celle des Nazis;
  11. l’idée selon laquelle les Juifs seraient collectivement responsables des actions de l’État d’Israël.























































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