Cette question se pose désormais à chacun d’entre nous. Constamment, nous allons devoir démontrer que nous sommes plus intelligent que des agents générés par l’IA et avec lequels nous serons en concurrence. Si nous ne sommes pas capbles de le faire, les employeurs s’adresseront à eux et non à nous.
Il ne nous restera pour nous consoler que des allocations chômage qui ne seront même des ARE, allocations d’aide au retour à l’emploi, car personne ne voudra nous réemployer.
Prenons l’exemple des chatbots Des chatbots comme ELIZA existent depuis la fin des années 1960. Conçus principalement pour des applications spécifiques, ils reposaient sur des règles prédéfinies programmées par des humains. Leurs capacités étant limitées, ils échouaient face à des interactions plus complexes. Au fil des décennies, leur utilisation s’est étendue, notamment avec leur intégration dans des sites web et des services clients, ainsi que dans les années 2010 avec des assistants personnels intelligents tels que Siri ou Cortana.
Les performances des chatbots se sont rapidement améliorées au début des années 2020 avec les grands modèles de langage. Ces chatbots apprennent d’eux-mêmes à générer du texte en étant entraînés sur de vastes quantités de texte issu d’internet. ChatGPT a connu une forte popularité dès son lancement en novembre 2022, atteignant 100 millions de comptes enregistrés en seulement deux mois, la croissance la plus rapide de l’histoire pour une application logicielle. Des modèles concurrents sont rapidement apparus, comme Claude ou Gemini.
Le problème pour nous est que les textes générés par des chatbots sont plus complets et de meilleure qualité que ceux que nous écririons nous mêmes. Prenons l’exemple d’un journaliste auquel le rédacteur en chef demande d’écrire un article sur un sujet d’actualité tel que la guerre en Ukraine. S’il veut écrire un bon article, le journaliste passera plusieurs heures à consulter des sources sur Internet et à en faire des synthèses aussi intelligentes que possible.
Mais s’il avait posé la question à un chatbot, le rédacteur en chef aurait obtenu en quelques minutes et pour un coût quasiment nul, un article aussi bien documenté que celui du journaliste. Cet article aurait comporté, non seulement des faits mais des opinions, car il aurait pu citer des extraits contradictoires de communiqués produits par des hommes politique ou des experts militaires sur la question.
La seule façon pour nous de résister à cette concurrence de l’intelligence artificielle serait de nous montrer plus intelligent qu’elle et de le faire plus rapidement. Ceci ne nous serait pas impossible mais nous obligerait à réfléchir en profondeur tant sur sur le contenu que sur la forme des articles que nous écririons.
Autrement dit nous ne passerions pas auparavant une nuit tranquille et reposante.
Anne B., JPB
