18/05/2025 Les prévisions sur l’avenir de l’univers remises en question

Les scientifiques travaillant sur le Dark Energy Spectroscopic Instrument (DESI, instrument spectroscopique pour l’énergie sombre) ont réalisé la plus grande carte en 3D de l’univers et en ont tiré une mesure aussi précise que possible de l’énergie sombre (dite aussi énergie noire), cause supposée de l’expansion, elle même supposée, de l’univers.

DESI est monté sur un télescope. Il mesure le redshift de la lumière émise par les galaxies éloignées . Le redshift ou expansion vers le rouge est un accroissement de la longueur d’onde de la lumière émise par ces galaxies. Il correspond à une diminution de la fréquence et de l’énergie de la lumière provenant de ces mêmes galaxies alors qu’elles se déplacent dans l’univers.

C’est ce qui est représenté par le concept de constante cosmologique. La constante cosmologique est un paramètre ajouté par Einstein en février 1917 à ses équations de la relativité générale, dans le but de rendre sa théorie compatible avec l’idée qu’il se faisait alors d’un Univers statique.

A partir de ces données, les scientifiques peuvent déterminer l’importance de l’expansion de l’univers. Or aujourd’hui l’étude de cette lumière semble montrer qu’elle ne correspond pas à ce qu’elle serait si l’univers était en expansion.

Mais si l’univers n’était pas en expansion, il serait stable ou en régression. Le concept de stabilité de l’univers correspond à une stabilité de la constante cosmologique, hypothèse qu’aucune observation ne permet de confirmer.

Par contre un univers en régression finirait par s’effondrer sur lui-même (big crunch). Que se passerait-il ensuite ? Aucun théoricien ne se risque aujourd’hui à imaginer une réponse à cette question.

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