Ces planètes (anglais rogue planet) sont très nombreuses, au moins 20 fois plus que les étoiles. Selon une analyse de 2023 faite par David Bennett du NASA’s Goddard Space Flight Center de Maryland , il pourrait s’en trouver des trillions dans notre galaxie.
Il ne s’agirait pas de planètes orbitant autour d’étoiles, comme le fait la Terre autour du soleil. Mais leur existence n’est pas incompatible avec les théories concernant la formation des planètes. On ne peut les observer directement. On ne peut le faire qu’en étudiant la façon dont elles dévient la lumière provenant d’étoiles plus éloignées ou d’autres galaxies.
Il apparaît que certaines de ces planètes ont le diamètre de la Terre. Elles auraient pris naissance du fait de l’effondrement sous la gravité de nuages de gaz orbitant autour de certaines étoiles jeunes. Mais elles auraient pu aussi se former au sein de systèmes solaires avant d’en être éjectées par des collisions internes, collisions dont la force les auraient projetées à l’extérieur.
Concernant la Voie Lactée, on sait que certaines étoiles errantes se sont formées autour de paires d’étoiles orbitant l’une autour de l’autre, que l’on nomme des systèmes binaires Dans ce cas la plus grosse finit par éjecter la plus petite.
Sans étoiles pour les échauffer, les planètes errantes sont glaciales. La seule source de chaleur provient de ce que l’on nomme les vents thermaux générés par la contraction de la planète alors qu’elle se refroidit, le cryovolcanisme sur Pluton. Cependant certaines planètes errantes peuvent d’avoir d’importants nuages d’hydrogène dans leur atmosphère. Celui-ct est un gaz à effet de serre dans les hautes pressions, pouvant réchauffer la planète, , comme l’a fait remarquer David Stevenson, du California Institute of Technology, Pasadena. Dans certains cas les planètes errantes pourraient avoir des temperatures de surface analogues aux températures terrestres du fait d’une désintégration radioactive interne
Des simulations ont même suggéré que certaines planètes errantes pourraient etre habitables sinon habitées, soit dans des océans restés liquides sous une épaisse banquise glacée, soit dans une atmosphère de surface constituée d’hydrogène.
