03/04/2024 Le 4-phénylbutyrate, innovation majeure dans le traitement de la maladie d’Alzheimer.

L’accumulation de protéines anormales dans le cerveau constitue l’une des signatures biologiques de la maladie d’Alzheimer. Ces agrégats provoquent des dysfonctionnements cellulaires et la mort neuronale, entraînant progressivement une détérioration des fonctions cognitives. Le PBA intervient à ce niveau en prévenant la formation de ces agrégats toxiques.

Comme l’explique la professeure agrégée de recherche en médecine du sommeil et auteur principale de l’étude : « En améliorant généralement la santé neuronale et cellulaire, nous pouvons atténuer ou retarder la progression de la maladie ». Cette approche vise non seulement à ralentir l’évolution de la maladie mais également à restaurer certaines fonctions cérébrales

Les expérimentations menées sur des souris victimes de la maladie d’Alzheimer révèlent des résultats particulièrement encourageants. Les chercheurs ont administré le PBA par injection à des souris présentant des altérations cérébrales et des symptômes comparables à ceux observés chez les patients atteints d’Alzheimer.

Le traitement s’est avéré efficace même à un stade avancé de la maladie. Avant l’administration du PBA, les souris montraient des déficits cognitifs majeurs, notamment une incapacité à distinguer les objets déplacés des objets immobiles lors de tests de mémoire standardisés.

Après le traitement, les chercheurs ont observé une restauration remarquable des capacités mémorielles chez ces animaux. Cette récupération fonctionnelle suggère que le PBA pourrait non seulement freiner la progression de la maladie, mais aussi inverser certains de ses effets délétères sur la cognition

Les avantages potentiels de cette approche sont multiples :

  • Restauration des fonctions cognitives précédemment perdues.
  • Amélioration de la santé neuronale globale.
  • Efficacité même à des stades avancés de la maladie.
  • Nouveau paradigme thérapeutique ciblant les mécanismes fondamentaux de la maladie.

L’équipe de recherche souligne pourtant que beaucoup de travail reste à accomplir avant d’envisager des usages cliniques chez l’humain. Des essais supplémentaires seront nécessaires pour confirmer ces résultats prometteurs et évaluer l’innocuité du traitement pour les patients.

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