Vladimir Poutine n’affiche pas clairement un tel objectif. Mais ses conseillers militaires ne s’en privent pas. Ansi les médias russes ne cessent de vanter la force nucléaire du Kremlin.
Sur la chaîne de télévision publique Rossiya 1, où la présentatrice Olga Skabeïeva défend avec force «l’opération spéciale» lancée par Vladimir Poutine en Ukraine, certains esprits fantasment ouvertement concernant le déclenchement de l’arme absolue.
Sans aller jusque là, un invité de l’émission de débat politique 60 minutes – la plus regardée de Russie – a commenté jeudi dernier avec enthousiasme l’éventualité d’utiliser contre l’Europe les nouveaux missiles Sarmat depuis l’enclave de Kaliningrad.
Aussi bien est-il possible d’envisager que dans les prochains mois l’armée russe conduise des offensives associant blindés et aviation, mais sans recours au nucléaire même de basse intensité, contre Berlin, Paris et Rome. Londres serait momentanément épargné compte tenu de la difficultés de traverser la Manche.
Les « experts » qui foisonnent sur les plateaux de télévision occidentaux diront que les forces conventionnelles russes sont dans un tel état de délabrement que de telles opérations leur seraient impossibles. Mais il ne faut jamais sous estimer l’adversaire https://fr.pinterest.com/pin/721842646509565908/
En fait, tout dépendrait de la réaction américaine. Selon le US Department of Defense, le total des bases américaines en Europe est de 37, y compris le SHAPE, quartier-général des forces alliées en Europe, basé à Mons en Belgique.
Mais aujourd’hui les relations entre Vladimir Poutine et Donald Trump sont devenues si bonnes que les Russes pourraient avoir les mains libres pour se débarrasser des intérêts européens.
Voir
Après l’Ukraine, la Russie prépare la guerre d’Europe
https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/24/poutine-prepare-la-guerre-deurope/
