28/02/2025 Le CEA annonce un nouveau record

Le CEA annonce un nouveau record , opéré sur le centre de Cadarache : il a maintenu un plasma de fusion chaud de plusieurs dizaines de millions de degrés pendant 22 minutes avec 2,6 gigajoules d’énergie injectée. Il bat ainsi très largement le record précédent de durée de plasma obtenu dans un tokamak. Cette avancée démontre que la connaissance des plasmas et leur maîtrise technologique sur de longues durées sont devenues bien plus efficaces, laissant espérer que des plasmas de fusion puissent être stabilisés sur de longues durées dans des machines comme Iter.

https://twitter.com/CEA_Officiel/status/1891913068864733647?

West est une installation du CEA, qui bénéficie de décennies d’expérience de l’organisme dans l’utilisation de tokamaks pour étudier les plasmas. Elle accueille des chercheurs du monde entier, qui exploitent ses caractéristiques indispensables à l’obtention de plasmas de longue durée, notamment ses bobines supraconductrices et ses composants refroidis activement.

West fait partie d’un effort international aux côtés d’autres d’expériences majeures auxquelles les chercheurs du CEA participent fortement comme JET, le tokamak européen situé au Royaume-Uni (arrêté fin 2023) qui détient le record d’énergie de fusion, JT-60SA au Japon, East en Chine et KSTAR en Corée du Sud, sans compter la machine-phare qu’est Iter.

La France, avec West et Iter, est bien placée pour accueillir la première centrale à fusion prototype. En effet, la fusion est une source d’énergie qui met en jeu des réactions nucléaires, avec de nombreuses complémentarités possibles avec l’énergie de fission et ses technologies relatives aux neutrons et aux matériaux, qui sont maîtrisées.

Pour autant, compte-tenu des infrastructures nécessaires pour produire cette énergie à grande échelle, il est peu probable que les technologies de fusion contribuent significativement à l’atteinte du remplacement de la fission par la fusionn et le zéro d’émissions de CO2 en 2050. Il faudra pour cela lever plusieurs verrous technologiques. Mais la France avec le CEA a tout les atouts en mains pour ce faire

Quand à l’intérêt d’une telle production d’électricité, il est évident, quoiqu’en écrivent les représentants d’autres sources d’énergie, solaire, éolienne, bioénergies. Le soleil et le vent sont intermittents, l’occupation de territoire est considérable sans mentionner une esthétique contestable. Les bioénergies quant à elles supposent un approvisionnement continu en déchets organiques qui sont indispensables à l’agriculture et qui, soit dit sans insister, n’ont rien d’appétissant pour le voisinage.

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