03/01/2025 Les trains Maglev. Quel avenir?

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Un train à sustentation magnétique  Maglev, dit aussi parfois Transrapid est un train utilisant les forces magnétiques pour se déplacer. Il utilise le phénomène de sustentation électromagnétique et n’est donc pas en contact avec des rails contrairement aux trains classiques. Ce procédé permet de supprimer la résistance au roulement et d’atteindre des vitesses plus élevées : le record est de 603 km/h obtenu en avril 2015, soit 28,2 km/h de plus que le record d’un train classique (574,8 km/h par une version modifiée du TGV en 2007). Maglev est l’acronyme anglais pour Magnetic levitation.

La ligne de 30 kilomètres entre Shanghai et son aéroport international de Pudong, inaugurée en 2002, a connu son premier trajet commercial en mars 2004.

La difficulté du Maglev à trouver des débouchés commerciaux tient à plusieurs facteurs

  • au coût élevé de l’infrastructure de ce mode de transport, même si la maintenance de la ligne est bien moins onéreuse que celle d’une LGV classique ;
  • à l’absence d’effet réseau, compte tenu de la spécificité de la voie qui interdit de prolonger son exploitation au-delà de l’infrastructure à grande vitesse, contrairement au cas du TGV ou de l’Intercity-Express dont les rames sont compatibles avec les voies ferrées traditionnelles ;
  • à l’augmentation constante de la vitesse d’exploitation commerciale de ses concurrents. Le TGV est ainsi passé en exploitation commerciale de 260 km/h en 1981, à 270 km/h en 1983, 300 km/h en 1989 puis à 320 km/h en mars 2007, le record de 574,8 km/h le 3 avril 2007 laissant envisager de futures augmentations encore ; l’avantage conféré au Transrapid par sa vitesse supérieure (vitesse de service : 430 km/h) s’en trouve donc réduit ;
  • aux contraintes d’urbanisme, la ligne ne pouvant accepter que des courbes de grand rayon, même sur les tronçons à grande vitesse.
  • à la concurrence. Le Maglev détient peut-être les records du monde actuels, mais il aura des concurrents. Ainsi l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe a proposé de vendre la technologie aux États-Unis pour construire une ligne Maglev entre New York et Washington. Une ligne de train Hyperloop reliant Los Angeles à San Francisco (Californie, États-Unis), dont la vitesse peut dépasser 700 km/h, est également en cours d’élaboration.

Projets chinois

La Chine dispose déjà aujourd’hui d’un réseau ferroviaire grande vitesse très dense, qui permet de relier toutes les grandes villes. Le système fonctionne de façon exemplaire, et les trains arrivent à l’heure, presque à la seconde près. Mais même avec un train à grande vitesse, qui roule à 350 km/h, certains trajets restent très longs. Pékin-Canton, par exemple correspond sept heures et demie de train pour parcourir plus de 2 000 kilomètres. Souvent, les Chinois préfèrent prendre l’avion.

Dans ces conditions, la Chine a décidé de développer des trains encore plus rapides, en faisant appel à la sustentation magnétique. Dans son plan de transport 2023-2035, la municipalité de Canton annonce avoir planifié plusieurs lignes Maglev entre Canton et Pékin : 3h30 de trajet contre 7h30 aujourd’hui.

Une autre ligne devrait relier Canton à Shanghai en seulement trois heures, contre sept actuellement en TGV classique. Et des prolongements de ces lignes sont aussi prévus jusqu’à Macao et Shenzhen, la capitale chinoise des nouvelles technologies. Les autorités chinoises annoncent que ces trains circuleront à une vitesse d’au moins 600 km/h.

Plusieurs lignes sont déjà en service sur de petits trajets, par exemple à l’aéroport Pudong de Shanghai. Mais c’est la première fois que les Chinois se lancent sur des trajets beaucoup plus longs, jusqu’à 2 000  kilomètres.

La Chine veut aller toujours plus loin. L’année dernière, lors d’un essai réalisé dans un tunnel, un train a atteint les 1 000 km/h sur une portion de 2 kilomètres.

Le ferroviaire sera ainsi rapide que l’avion, mais avec tout de même une inconnue : le coût des trains Maglev est très élevé, voire exorbitant. La Chine n’a pour le moment pas communiqué sur le montant qui va devoir être déboursé pour construire les nouvelles lignes annoncées par la ville de Canton.

Le Japon

La mise en exploitation commerciale a débuté. La ligne Chuo Shinkansen devrait relier Tokyo et Nagoya d’ici 2027.

Le trajet ne devrait durer que 40 minutes, soit plus rapide que les vols entre les deux villes ou le trajet actuel sur la ligne Tokaido, disponible avec le Japan Rail Pass. L’itinéraire proposé comprendra des arrêts aux gares de Shinagawa, Sagamihara, Kofu, Iida et Nakatsugawa.

L’objectif initial du projet Maglev était de produire un train capable de relier Tokyo à Osaka en moins d’une heure. Celui-ci sera atteint lorsque la ligne Maglev sera prolongée de Nagoya à Osaka, une extension prévue pour 2045.

Au total, 80 % des 286 kilomètres de la voie de train à grande vitesse Maglev seront situés sous terre, passant sous les zones urbaines et les terrains montagneux. Le projet devrait coûter l’équivalent de 35 milliards de dollars.

Une fois achevé, le train comprendra 16 wagons capables d’accueillir un millier de passagers. À l’heure actuelle, le public a été invité à prendre part à des essais sur Maglev. Les touristes peuvent visiter le centre SC Maglev à Nagoya ou le parc des expositions Maglev près de la ville d’Otsuki pour en savoir plus et visualiser les essais du Maglev.

Ailleurs dans le monde

Le Maglev détient peut-être les records du monde actuels, mais il aura des concurrents. L’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe a proposé de vendre la technologie aux États-Unis pour construire une ligne Maglev entre New York et Washington.

Une ligne de train Hyperloop reliant Los Angeles à San Francisco (Californie, États-Unis), dont la vitesse peut dépasser 700 km/h, est également en cours d’élaboration.

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