Confronté au problème mondial résumé par ce titre, l’ONU (UNESCO) a demandé au World Resources Institute de produire un rapport annuel sur la situation et les remèdes possibles à apporter aux crises prévues.
On trouve aux références ci-dessous un état de la situation pour 2024 / 2025
ainsi que
Élément essentiel à toute forme de vie, l’eau couvre 72 % de la surface de la Terre et représente un volume d’environ 1,4 milliard de km3. Malgré son abondance, seul 2,8 % de ce volume est constitué d’eau douce, propre à la consommation humaine. L’eau douce se trouve en grande partie dans les glaciers, mais également dans les nappes souterraines, les rivières et les lacs, ainsi que sous forme de vapeur d’eau dans l’air. La part de l’eau issue des précipitations atmosphériques qui s’écoule dans les cours d’eau jusqu’à la mer, ou qui est recueillie dans les lacs, les aquifères et les réservoirs, correspond à la ressource renouvelable. On parle alors d’« eau bleue » ; son volume mondial est estimé à 37 000 km3 par an
Au cours du XXe siècle, les prélèvements d’eau douce pour les usages domestiques, agricoles ou industriels ont considérablement augmenté à l’échelle mondiale, passant de 600 km3/an au début du XXe siècle à 3 880 km3/an en 2017. Avec l’accroissement de la population, ils devraient continuer de croître de 1 % par an d’ici 2050 (Unesco, 2022).
À l’échelle planétaire, le taux de prélèvement d’eau douce représente 10,5 % du taux de renouvellement annuel moyen des ressources en eau douce. Il varie fortement d’un continent à l’autre du fait de la densité de population et de l’abondance ou non de la ressource : Asie (41,3 %), Amérique du Nord (8,8 %), Afrique (6,6 %), Europe (4,2 %), Australie et Océanie (2,9 %), Amérique du Sud (1,7 %). Environ 69 % de l’eau prélevée est destinée à l’agriculture (principalement pour l’irrigation mais aussi pour l’élevage et pour l’aquaculture), 19 % à l’industrie (y compris la production d’énergie) et 12 % aux consommations des municipalités et des particuliers (Unesco, 2021).
Avec le changement climatique, la ressource en eau renouvelable intérieure par habitant a diminué d’environ 20 % entre 2000 et 2018. Cette évolution est plus marquée dans les pays où la ressource par habitant est la plus basse, tels que l’Afrique subsaharienne (- 41 %), l’Asie centrale (- 30 %), l’Asie de l’Ouest (- 29 %) et l’Afrique du Nord (- 26 %), avec des risques de pénurie d’eau (FAO, 2021).
Compte tenu des enjeux liés à l’utilisation de l’eau et aux besoins des écosystèmes, les auteurs du rapport ont défini des seuils à ne pas dépasser en matière d’utilisation d’eau douce (« eau bleue ») à l’échelle globale et à l’échelle locale (bassins-versants)
