Après avoir dans tous les pays augmenté régulièrement depuis le 19 siècle et plus particulièrement dans la première moitié du 20 siècle, la durée moyenne de la vie humaine commence partout à diminuer. Ceci malgré des conditions de vie en amélioration même dans les pays pauvres, assortie après les deux guerres mondiales d’une nette diminution des conflits.
Ceci suggère à de nombreux démographes qu’il existe une limite intrinsèque à la durée de la vie humaine, comparable à celles qui se manifestent dans toutes les espèces vivantes. Cette vie pourrait ne pas se poursuivre au delà de 70 à 80 ans , n’atteignant qu’exceptionnellement 100 à 110 ans.
Le démographe Jay Olshansky de l’Université de l’Illinois à Chicago ( Jay Olshansky https://publichealth.uic.edu/profiles/s-jay-olshansky/ a analysé toutes les dates de mortalité de 1999 à 2019 dans 9 pays développés comprenant les Etats-Unis. La date de 2019 ne devait pas être dépassée pour éviter toute influence de la pandémie due du Covid 19.
Il a observé que l’espérance de vie à la naissance avait augmenté de 6,5 ans dans tous les pays, atteignant même 78,8 ans aux Etats-Unis et 85 ans à Hong Kong. S’appuyant sur ces chiffres, il a constaté que l’espérance de vie avait diminué depuis 2019 dans tous les pays, sans jamais dépasser en moyenne 84 ans pour les hommes et 90 ans pour les femmes.
Il en a déduit que seule une infime minorité de nouveaux-nés d’aujourd’hui pourrait espérer devenir centenaire et ce en relativement bonne santé. L’abus des opioides dans certains milieux ne fera qu’aggraver ces prévisions. S’y ajoutera un moindre remboursement des services de santé
Source
Nature ageing, doi.org/nms6
