Les deux dernières guerres mondiales avaient montré qu’elles avaient entraîné un développement sans précédent des nations qui y avaient participé, y compris, après un certain délai, de l’Allemagne et du Japon. Aujourd’hui beaucoup se demandent si ce que l’on pourrait appeler la course à l’espace n’apporterait pas les mêmes bénéfices, avec un coût humain infiniment moindre.
En simplifiant beaucoup, nous dirions que la course à l’espace comporterait trois composantes, développer l’économie spatiale, découvrir et exploiter les planètes proches, commencer à concrétiser l’homme de demain, dit parfois superhumain ou homme synthétique.
L’économie spatiale englobe toutes les activités et ressources qui contribuent à l’exploration, la recherche, la compréhension, la gestion et l’utilisation de l’espace. Ce secteur fournit une infrastructure critique sur Terre, contribue à la collecte de données scientifiques fondamentales pour la prise de décision et soutient le bien-être de la société. Mais des défis abondent, de la durabilité de l’utilisation actuelle de l’espace à la nécessité d’une coopération internationale pour garantir sans conflits l’ accès aux ressources.
La découverte et l’exploitation non destructives des planètes proches dites planètes rocheuses et de leurs satellites, correspond à développer sur ces planètes des stations humaines durables et respectueuses de leur environnement. Il s’agira le plus souvent au début de stations robotisées, mais à terme elles devraient pouvoir accueillir des humains, pour des temps plus ou moins longs. La Lune comme Mars et ses satellites seront visés en premier.
Le problème du développement d’un superhumain ou homme de synthèse sera bien plus complexe. Il s’agira de mettre en place des sociétés humaines capables de vivre et de prospérer sur la Terre comme sur les planètes voisines sans renier leurs valeurs initiales, mais en y ajoutant d’autres qu’il faudra progressivement découvrir et enseigner aux Terriens.
L’exemple de la préhistoire humaine n’est à cet égard pas éclairant. L’Homo sapiens a écrasé touts les espèces d’homme l’ayant précédé, le dernier en date étant l’homme du Néandertal avec lequel il aurait très bien pu coopérer autrement que par des viols furtifs dans l’ombre des cavernes.
