Donald Trump dédaignerait-il de rester dans l’histoire comme celui grâce auquel l’espèce humaine se sera établie durablement sur la planète Mars?
Il a répété durant sa campagne électorale qu’il espérait bien que l’Homme marcherait sur Mars avant la fin de son second mandat. Voulait-il seulement faire plaisir à son ami Elon Musk, ou une stratégie se cache-t-elle derrière ses propos ? Un tel changement de cap aurait des implications politiques et géopolitiques profondes.
Viser Mars signifierait sans doute abandonner l’actuel programme lunaire dit Artemis ? Or abandonner Artemis voudrait dire renoncer à la station spatiale Gateway, qui devait être mise en orbite autour de la Lune dans les trois prochaines années. Cela voudrait également dire que les États-Unis laissent le retour sur la Lune aux Chinois. On sait qu’il existe des ressources précieuses sur la Lune, par exemple de l’hélium-3, très coûteux et utile à la fusion nucléaire, ainsi que de l’eau, une denrée recherchée dans l’espace. C’est pour cette raison que le pôle Sud lunaire est visé par le programme Artemis.
Trump est-il prêt à laisser planter le drapeau chinois sur la Lune pour devenir le président qui aura financé le plus incroyable programme spatial de tous les temps avec les premiers pas de l’Homme sur Mars ? Il faut rappeler que si un voyage vers la Lune est à portée technologique, celui vers Mars ne l’est pas encore.
Pour y parvenir sous quatre ans, il faudrait engager des dépenses comparables à celles d’un effort de guerre majeur. Mais l’Amérique de Donald Trump est-elle encore celle commandée par le Military–industrial complex ou celle qui n’est plus motivée que par l’antiaméricanisme de façade des jeunes élites?
