Dans son dernier essai « La Russie de Poutine contre l’Occident : La menace russe au-delà de la guerre en Ukraine (Eyrolles) », Aurélien Duchêne décrit la solidité de la puissance russe, analyse ce qui au sein du pouvoir et de la société russes annonce l’aggravation de la dérive autoritaire de ce pays, et explore les scénarios probables d’affrontement avec l’Otan.
Il a déjà publié » Russie : la prochaine surprise stratégique ? « (2021). Il intervient régulièrement dans les médias sur les questions internationales, notamment comme chroniqueur pour la chaîne LCI.
Il défend l’idée que la menace russe est sous-estimée. Pour lui le pouvoir russe reste profondément opportuniste, mais l’on sous-estime sa dimension idéologique : celle-ci se renforce autour d’un discours cohérent quoique composite, qui imprègne aussi bien les discours de Poutine que les manuels scolaires. Il en découle un projet de société qui pérennise la confrontation avec l’Occident, et une radicalisation de celle-ci.
Aurélien Duchêne reste flou sur la question de savoir si la Russie prendrait le risque d’une guerre de grande ampleur, sinon mondiale, en décidant d’attaquer l’Otan au Nord, notamment à la hauteur des Etats Baltes. Pour réussir, cette attaque devrait vite faire appel à des armes nucléaires de basse intensité dites tactiques. Les pays qui au sein de l’Otan disposent de telle armes sont les Etat Unis, en attendant sans doute la France. La Russie est-elle prête à les affronter ?
Et qu’en serait-il des alliés de la Russie au sein des BRICS, notamment la Chine et l’Inde ?
