Le calcul quantique rencontre en France, malgré sa difficulté un grand intérêt, tant de la part des universitaires que des entreprises. Nous venons de publier un article signalant les ambitions sur ces sujets de la start-up française Crystal Quantum Computing
https://europesolidaire.eu/2024/11/12/12-11-2024-calculateur-quantique-un-match-chine-france/.
Le gouvernement français a bien compris les enjeux. Il y a trois ans, il avait présenté le programme France 2030 définissant une stratégie nationale dans le domaine des technologies quantiques et lançant un programme de recherche dit Progcima.
Trois ans après un rapport officiel fait le point sur ces projets. Voir https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/france-2030-point-d-etapes-trois-ans-apres-le-lancement-de-la-strategie-nationale-des-technologies-95121
L’ensemble s’inscrit dans un Plan Quantique pour la France. Il s’agit d un projet national interministériel français initié par le Premier ministre et précisé par le Rapport Forteza. Celui-ci vise à fédérer les politiques, les scientifiques et les investisseurs. Le but est de trouver une place pour la France dans ce que la doctrine désigne sous le nom de « troisième révolution quantique » ,
Le rapport a conduit à l’annonce, le 21 janvier 2021, par le président Emmanuel Macron, d’un plan de financement de 1,8 milliard d’euros, dont 1 milliard de l’État
Le rapport est divisé en plusieurs parties. Il défini les ambitions de nationale de manière quantitative, puis propose des macro-recommandations et enfin une série de plusieurs recommandations.
Le plan quantique est piloté par le CNRS, le CEA et l’Inria, il s’articule autour de quatre grands axes :
- les qubits à l’état solide,
- les atomes froids,
- l’algorithmique,
- les concepts de rupture en cryptographie.
Un des objectifs est de devenir un des leaders mondiaux des calculateurs quantiques tolérants aux défauts (« Large Scale Quantum », ou LSQ) .Les défauts sont inhérents aux calculateurs quantiques, du fait que les bits quantiques peuvent prendre une infinité de valeur entre le zéro et le un, contrairement aux bits classique qui doivent être impérativement soit un un; soit un zéro .
La réalisation de ces machines rendra possibles calculs et modèles de plusieurs ordres de grandeur plus complexes qu’avec les super-calculateurs d’aujourd’hui. Mais les ordinateurs quantiques ne sont pas attendus avant 2030
Pour en savoir plus, voir Usine nouvelle
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Quantique : IBM investit massivement dans la recherche en France
Par Nassim Chentouf
Publié le 12/05/24 à 12h15
Selon une information de l’AFP, IBM s’apprête à investir 45 millions d’euros dans son IBM France Lab Paris-Saclay pour financer la recherche et le développement autour de l’informatique quantique en France.
L’informatique quantique représente un vrai défi pour la France qui envisage de créer deux prototypes d’ordinateurs universels. Le gouvernement peut compter sur le géant IBM puisque comme le rapporte BFMTV, l’entreprise va annoncer un investissement de 45 millions de dollars pour son laboratoire de recherche spécialisé situé dans l’Hexagone.
L’investissement de 45 millions d’euros d’IBM sera lissé sur plusieurs années et aboutira au recrutement d’une cinquantaine d’experts entre ingénieurs et chercheurs d’ici 2025.
Grâce à cet investissement, le centre IBM France Lab Paris-Saclay pourra poursuivre ses travaux et projets de recherche et développement en termes d’informatique quantique. Ce lieu permet aux équipes de mener des partenariats avec des écoles, instituts spécialisés, start-ups et entreprises.
L’informatique quantique constitue un domaine majeur pour ces prochaines années. Les ordinateurs quantiques offrent d’énormes puissances de calcul pour divers domaines comme l’IA, la finance, les transports ou les réseaux d’énergie.
