Des scientifiques ont récemment découvert dans le sud de l’Italie les restes d’un bébé ayant vécu il y a environ 17 000 ans, peu après la fin de l’ère glaciaire. Cette découverte, réalisée dans la grotte Grotta delle Mura, à Monopoli (Italie),donne de précieuses informations sur la vie des premiers humains dans cette région. Grâce à une analyse minutieuse des ossements et de l’ADN, les chercheurs ont même pu reconstituer une partie de l’histoire de cet enfant et découvrir la cause probable de sa mort.
La sépulture a été mise au jour en 1998 par l’archéologue Mauro Calattini et son équipe lors de fouilles dans la Grotta delle Mura. Les restes étaient très bien conservés. Le squelette était celui d’un bébé soigneusement enterré sous deux grandes dalles de pierre.
Découvrir des restes aussi bien préservés d’un enfant de cette période est exceptionnel. En effet, il y a 17 000 ans, nous étions encore à la fin de l’ère glaciaire, une époque où les conditions climatiques étaient extrêmement rudes. Cependant, le sud de l’Italie, plus tempéré que d’autres régions d’Europe, a probablement offert un refuge pour les premiers groupes humains.
Les analyses scientifiques du squelette ont révélé que l’enfant était décédé à l’âge d’environ un an et quatre mois. En examinant de près ses dents, les chercheurs ont découvert des marques révélant qu’il avait traversé de nombreuses difficultés au cours de sa courte vie, probablement liées à des périodes de maladie ou de malnutrition.
Référence
https://sciencepost.fr/decouverte-restes-bebe-yeux-bleus-17-000-ans/
Voir aussi NewScientist 12 october 2024 p. 18
Ancient DNA tells toddler’s story
Source
- Published: 20 September 2024
- Life history and ancestry of the late Upper Palaeolithic infant from Grotta delle Mura, Italy
Nature Communications volume 15, Article number: 8248 (2024) - Abstract
The biological aspects of infancy within late Upper Palaeolithic populations and the role of southern refugia at the end of the Last Glacial Maximum are not yet fully understood. This study presents a multidisciplinary, high temporal resolution investigation of an Upper Palaeolithic infant from Grotta delle Mura (Apulia, southern Italy) combining palaeogenomics, dental palaeohistology, spatially-resolved geochemical analyses, direct radiocarbon dating, and traditional anthropological studies. The skeletal remains of the infant – Le Mura 1 – were directly dated to 17,320-16,910 cal BP. The results portray a biological history of the infant’s development, early life, health and death (estimated at ~72 weeks). They identify, several phenotypic traits and a potential congenital disease in the infant, the mother’s low mobility during gestation, and a high level of endogamy. Furthermore, the genomic data indicates an early spread of the Villabruna-like components along the Italian peninsula, confirming a population turnover around the time of the Last Glacial Maximum, and highlighting a general reduction in genetic variability from northern to southern Italy. Overall, Le Mura 1 contributes to our better understanding of the early stages of life and the genetic puzzle in the Italian peninsula at the end of the Last Glacial Maxim
