La vie est apparue sur terre à la suite d’une évolution spontanée de molécules chimiques suffisamment complexes pour pouvoir s’agréger spontanément et se reproduire sous la forme de l’ARN et de l’ADN qui sont les briques de base de la vie intelligente telle que nous la connaissons, y compris l’espèce humaine elle-même.
Logiquement, ce processus qui a demandé sur la Terre quelques milliards d’années à se déployer, n’aurait eu ou n’aura pas de difficultés à se reproduire de façon presque identique sur les milliers de milliards de planètes habitables que l’on découvre progressivement dans l’univers visible. Il est donc tout-à fait raisonnable de penser que, selon la formule célèbre, l’Homme n’est pas seul dans l’univers.
Cependant, il a fallu du temps pour que la vie et l’homme apparaissent spontanément sur la Terre. Il en faudrait encore plus que cette vie se généralise dans les planètes habitables. Pourrait-on alors imaginer que la vie apparue sur une planète puisse être transportée sur d’autres planètes, sous la forme notamment de molécules prébiotiques prêtes à se développer. Concernant la Terre, pourrait-on imaginer que la vie terrestre y soit venu d’ailleurs, transportée notamment par des astéroïdes.
On sait que cette hypothèse séduisante avait été abandonnée, compte tenu du fait que l’espace interplanétaire est soumis à des températures et des radiations mortelles pour la vie telle que nous la connaissons.
Or l’on apprend aujourd’hui que des chercheurs de l’Imperial Collège London viennent de découvrir que des fragments de l’astéroïde Ryugu rapportés sur terre en 2020 par la sonde spatiale japonaise Hayabusa 2 comportaient des microfractures résultant du froid interplanétaire dans lesquelles se trouvaient des produits chimiques organiques nécessaires à la vie ainsi que de l’eau sous forme de glace.
Cette glace peut redevenir de l’eau enrichie d’éléments prébiotique en se vaporisant au cas où l’astéroïde tomberait sur la Terre, notamment dans les océans. Elle aurait pu ainsi ensemencer la planète, au cas où celle-ci n’aurait pas encore contenu de vie.
Ce n’était pas encore de la vie, mais pourrait y conduire dans une jeune planète
Référence
Nature Astronomy doi.org/nktc
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Evidence from 162173 Ryugu for the influence of freeze–thaw on the hydration of asteroids
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- Published: 26 September 2024
Evidence from 162173 Ryugu for the influence of freeze–thaw on the hydration of asteroids
Matthew J. Genge, Natasha V. Almeida, Matthias van Ginneken,
Lewis Pinault, Penelope J. Wozniakiewicz & Hajime Yano
Nature Astronomy (2024)Cite this article
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Abstract
Hydrated asteroids are likely to be main source of water for the terrestrial planets. The controls on the extent of asteroid hydration, however, are poorly understood. Here we report the discovery of multiple fracture and vein sets in a sample from the C-type asteroid 162173 Ryugu that acted as pathways for the migration of distal fluids during its aqueous alteration. Early veins in Ryugu are decorated with framboidal magnetite, while later veins caused metasomatism of wall rocks. Both veins and fractures have cuspate geometries and complex intersecting geometries consistent with freeze–thaw fractures formed during experiments. We show that freeze–thaw is effective in fracturing C-type asteroids to up to 300 km in diameter and is thus crucial in the outwards migration of fluids in ice-bearing asteroids. Freeze–thaw is likely, therefore, to determine the distribution of mineral-hosted water in asteroids throughout the Cosmos
Voir aussi
NewScientist 19 october 2024, p 17
