On se souvient que X.com, alors Twitter, avait subi de vastes restrictions d’accès à ses données au mois de juillet 2023. Peu après, Elon Musk, patron de Twitter, s’était expliqué sur l’origine de ces bugs qui affectaient le réseau social.
Il avait précisé que Twitter allait restreindre temporairement la lecture des tweets provenant de ses utilisateurs pour contenir l’utilisation massive de données dont dispose le réseau social par des tiers, notamment afin d’alimenter les modèles d’intelligence artificielle.
Concrètement, la plateforme avait limité la lecture à 6.000 messages par jour pour les comptes vérifiés, à 600 pour les utilisateurs non vérifiés et 300 pour les nouveaux comptes non vérifiés. À l’époque, Elon Musk disait vouloir combattre l’utilisation illégale des données de son réseau par les développeurs d’IA génératives.
En fait, il semblait vouloir garder ces données pour lui-même. Le tout nouveau chatbot qu’il vient de présenter, et qui prend le nom de « Gork », aura pour spécificité d’être le seul à être connecté en direct aux données personnelles ou non que les usagers déposent sur la plateforme
.« Grok dispose d’un accès en temps réel aux informations via la plateforme, ce qui constitue un avantage considérable par rapport à d’autres modèles » a-t-il indiqué en présentant Gork.
Elon Musk avait notamment accusé ChatGPT d’être idéologiquement biaisé. Le trouvant trop « woke », c’est-à-dire trop progressiste et sensibles aux idéologies racialistes, il avait alors décidé de se lancer lui-même dans l’aventure des IA génératives en recrutant une équipe, qui devait donner naissance à une intelligence artificielle plus conforme à ses aspirations libertariennes.
Les spécialistes du renseignement civil et militaire n’ont cependant aucun doute. Les premiers utilisateurs de ces données seront si nécesssaire la CIA et les 19 Defense Intelligence Agency (DIA) américaines
