26/07/2024 Planter des arbres en ville aggrave la pollution atmosphérique

Les arbres ont toujours été considérés comme améliorant la respirabilité de l’air en milieu urbain. La fonction chlorophyllienne leur permet de décomposer les molécules de gaz carbonique en charbon dont ils se nourrissent et en oxygène qu’ils rejettent dans l’air. D’où le conseil des urbanistes aux édiles : multipliez les espaces verts et plantez, méme en pleine ville, le maximum d’arbres.

Selon une communication d’un institut de recherche allemand, référencée ci dessous, la plupart des plantes émettent une classe de composants dits terpenoïdes qui leur servent d’anti-oxydants mais qui dans l’atmosphère réagissent avec d’autres polluants pour produire de l’ozone et des particules fines PM2.5.

A la suite d’études de terrain menées dans divers quartiers de Los Angeles USA, les chercheurs ont constaté que les émissions de terpénoides étaient à leur plus haut niveau au delà de la température de 30° et dans les quartiers les plus riches en espaces arborés.

Il se peut que ces émissions soient dues au stress ressenti par les arbres du fait de la chaleur et de la sécheresse. Pour Matthew Cogon, de la US National Oceanic and Atmosphérique Administration, ces pollutions devraient se généraliser avec le réchauffement climatique


Référence

Temperature-dependent emissions dominate aerosol and ozone formation in Los Angeles

Eva Y. Pfannerstill and others

Science
20 Jun 2024
Vol 384, Issue 6702 pp. 1324-1329

DOI: 10.1126/science.adg82043 524

  • Editor’s summary

Despite the great strides that have been made in reducing urban pollution in major North America and European cities, there is much that remains unclear about the causes of such pollution. Pfannerstill et al. report that about 60% of ozone and secondary organic aerosol formation potential in summertime Los Angeles is caused by biogenic terpenoid emissions, and this contribution strongly increases with temperature (see the Perspective by Karl). Successful mitigation of urban air pollution needs to take into account that climate warming will strongly change emission amounts and composition. —Jesse Smith

Abstract

Despite declines in transportation emissions, urban North America and Europe still face unhealthy air pollution levels. This has challenged conventional understanding of the sources of their volatile organic compound (VOC) precursors. Using airborne flux measurements to map emissions of a wide range of VOCs, we demonstrate that biogenic terpenoid emissions contribute ~60% of emitted VOC OH reactivity, ozone, and secondary organic aerosol formation potential in summertime Los Angeles and that this contribution strongly increases with temperature. This implies that control of nitrogen oxides is key to reducing ozone formation in Los Angeles. We also show some anthropogenic VOC emissions increase with temperature, which is an effect not represented in current inventories. Air pollution mitigation efforts must consider that climate warming will strongly change emission amounts and composition.

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