La trisomie 21 – parfois appelée syndrome de Down – a été découverte en 1959 par un groupe de médecins français : Marthe Gautier, Jérôme Lejeune et Raymond Turpin. Le terme “trisomie” souligne l’anomalie génétique avec 3 chromosomes – tri – au lieu de deux sur le chromosome 21, d’où l’appellation trisomie 21.
La trisomie 21 est la première cause diagnostiquée de déficience intellectuelle d’origine génétique.
Les Néanderthaliens, qui avait précédé l’espèce humaine de quelques 300 millions à 30 millions d’années sont connus pour avoir partagé avec l’homme quelques outils et techniques caractéristiques de l’Age de pierre. Mais ils avaient aussi certainement partagé quelques pathologies, dont la trisomie 21. Une récente découverte montre que dans ce cas, les néanderthaliens étaient capables de déployer autant d’attentions et de soins que les hommes actuels.
Une récentes découverte due à Penny Spikins, de l’université de York (Grande Bretagne) montre qu’un os fossile du crane d’un jeune néanderthalien de 6 à 10 ans retrouvé dans la Cave de Cova Negra (Espagne de l’est) présente les caractéristique du syndrome de Down. Que cet enfant ait survécu, ne fut-ce que quelques années, montre qu’il avait été certainement entouré de soins et d’attentions par son entourage durant ces années. Il n’aurait pas pu se mouvoir dans cette cave sans être atteint de vertige violent, caractéristique de ce syndrome.
Un autre néanderthalien trouvé dans une cave en Irak avait un bras paralysé et une jambe très abîmée. Il était par ailleurs à demi sourd et aveugle. Tout laisse penser que les soins qui lui avaient été donnés pendant plusieurs années ne relevaient pas de l’intérêt mais de la compassion. Aucune espèce animale ne présente les mêmes caractéristiques.
Pour en savoir plus, voir Newscientist 6 july 2024, p.14
Référence
- The child who lived: Down syndrome among Neanderthals?
SCIENCE ADVANCES
26 Jun 2024
Vol 10, Issue 2
Abstract
Caregiving for disabled individuals among Neanderthals has been known for a long time, and there is a debate about the implications of this behavior. Some authors believe that caregiving took place between individuals able to reciprocate the favor, while others argue that caregiving was produced by a feeling of compassion related to other highly adaptive prosocial behaviors. The study of children with severe pathologies is particularly interesting, as children have a very limited possibility to reciprocate the assistance. We present the case of a Neanderthal child who suffered from a congenital pathology of the inner ear, probably debilitating, and associated with Down syndrome. This child would have required care for at least 6 years, likely necessitating other group members to assist the mother in childcare
