29/05/2024 Surpopulation ou effondrement démographique

Dans un rapport intitulé Global fertility in 204 countries and territories 1950-2021 with forecast to 2100 dont nous donnons in fine les références, le Journal médical The Lancet constate que l’humanité n’est pas menacée du surpopulation mais au contraire de sous-natalité pouvant dans certain cas conduire à des effondrements démographiques.

La population actuelle est estimée à 8 milliards d’individus. Pour la maintenir constante, il faudrait que chaque femme ait 2,1 enfants.

Or en 2050, le taux de reproduction dans 76% des pays n’attendra pas ce niveau. En 2100, ce sera le cas dans 97% d’entre eux. Autrement dit la sous-population touchera le monde entier, excepté quelques régions d’Afrique.

On dira que ce sera une bonne chose pour l’environnement. Mais en fait, la baisse voire l’effondrement de la population en âge de travailler posera partout de grands problèmes car il faudra entretenir des inactifs, enfants et surtout retraités, de plus en plus nombreux.

Par ailleurs les chiffres montrent d’importants différences entre les pays à haut revenu et population en baisse, comme le sont en général les Etats européens et le petit nombre de pays, situés essentiellement en Afrique, à bas revenu et population croissante.

Le monde pourra-t-il faire face à ce que beaucoup d’économistes nomment une bombe démographique.

Dans l’ensemble, la hausse du taux de population se poursuivra encore sur sa lancée entre 2060 et 2080. Mais il n’est que temps pour les Etats de se préparer à la chute qui viendra après. La plus grande difficulté sera de maintenir le niveau de vie et même l’état de santé des retraités vieillissants;Ceci supposera un effort sans précédents de construction de maisons de retraites et d’EPAD (Etablissements de soins pour personnes âgées dépendantes).

Mais la véritable solution consistera à maintenir au travail productif un nombre croissant de personnes âgées. Cela sera possible grâce aux nouvelles technologies et à l’amélioration des conditions de travail. Mais ce serait dès maintenant qu’il faudrait préparer cette transition, y compris dans l’esprit des personnes qui à 50 ans se réjouissent déjà de la perspective de bientôt prendre leur retraite.

Référence

https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(24)00550-6/fulltext

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