01/05/2024 Le bel avenir des guerres nucléaires

Chaque jour qui passe rapproche l’humanité de ce que les stratèges bien informés nomment l’Apocalypse. Il s’agirait de la destruction, non seulement de toutes les sociétés humaines, mais sans doute d’une partie de la vie animale et végétale. Au mieux ne subsisteraient que des colonies bactériennes anaérobies  enfouies au fond des océans.

La Terre offrirait alors à un improbable observateur située dans le cosmos le visage qui est celui des centaines de planètes que les humains peuvent dorénavant observer dans l’espace-temps au fur et à mesure que se perfectionnent les moyens d’observation interplanétaires, celui de planètes situées dans la zone habitable de leur soleil et qui pourtant semblent dépourvues de toutes formes de vie complexe.

Il est alors tentant de penser, similia similibus curantur, que ces planètes ont été ravagées par des guerres nucléaires analogues à celles qui menaceront de plus en plus la Terre.

Jusqu’à présent, il était entendu que, compte tenu des conséquences potentiellement apocalyptiques de la décision d’engager le feu nucléaire stratégique, cette décision ne pouvait être prise, après un temps de réflexion extrêmement limité, que par une autorité politique censée représenter légitimement son peuple.

Or aujourd’hui, ces autorités politiques sont nombreuses . Mais elles ne s’intéressent qu’aux intérêts particuliers et souvent opposés qu’elles sont officiellement chargées de défendre.

Aucune n’est chargée de définir un quelconque intérêt collectif qui serait celui de l’humanité dans son ensemble. Les personnalités ou groupuscules qui à titre individuel essaieraient de rappeler cet intérêt collectif ne seraient pas entendues et seraient éventuellement poursuivies pour trahison. Plus un conflit nucléaire s’étendrait, plus elles seraient désavouées.

A une échelle bien plus modeste, ce même phénomène avait joué avant et pendant la 1ère guerre mondiale. Il en était résulté des millions de morts inutiles.

Nous faisons ce rappel aujourd’hui alors que se pose en France la question du partage avec d’autres pays européens du contrôle de l’arme nucléaire française. Plus ce pouvoir sera partagé, plus les risques d’un mauvais usage augmenteront.

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